XVIII et XIX siècles. « Briqueterie et four à chaux » sur le quai de Dinan.

1770 et 1861.
La briqueterie du sieur Jan Tetot et le four à chaux de madame Théodolinde-Jeanne Ledoux
épouse Lenouvelle-Maisonneuve.

Mais d’abord quelques photographies et plans de situation commentés…

Avant 1843 cette maison de maître faite de pierres et ornée de briques existait déjà.

Assis sur le quai de Dinan en cette maison seront en 1862 les bureaux et logement patronal de la nouvelle usine à chaux de madame Lenouvel née Théodolinde-Jeanne Ledoux , usine édifiée à la demande de celle-ci sur ce quai en 1862 il est vrai (Cette propriété adossée à la montagne de Dinan est délimitée à orient et à midi, côté rivière et côté fontaine, d’un pourprin en L édifié lui aussi probablement en 1862. Cette maison de maitre par elle même présente trois travées verticales sur cour, 1 travée côté quai, 1 RDC élevé sur un sous-sol partiel, 1 étage et un comble aménagé sous une toiture longue à deux pans. Les différentes fenêtres sont en arc surbaissés chacune habillée par des ceinturages de briques. Les deux cheminées assises en extrémité elles aussi sout enjolivées de briques).
Cette maison apparait déjà en effet sur le plan cadastral de Dinan réalisé en 1843 ; en son derrière immédiat sont alors les grands magasins à bois et à grains des sieurs Charles et François Moncoq, magasins et personnages nommément cités quant à eux en 1861 (Charles oncle du dit François sera de son état marchand de bois et François, lui, marchand de grains ; tous deux respectivement stockeront ici mêmes dans ces entrepôts leurs propres marchandises. L’ensemble de ces magasins vers 1930 sera très fortement modifier au travers d’une campagne de réhabilitation menée très en profondeur, réhabilitation présentant aujourd’hui le bâti actuel).
A l’inverse à l’emplacement du four à chaux édifié en 1862 en sa grande cour, et ainsi qu’à l’emplacement de la brasserie édifiée elle en 1858, aucun bâti originel sur ce dit plan cadastral de 1843 en ces deux mêmes emplacements alors n’existent encore ; en effet hormis cette maison de maitre et les magasins des dits sieurs Moncoq, tous assis en bordure du quai, ne sont alors ici même représentées en la dite année 1843 qu’une très grande cour et une très grande vallée (la dite vallée des Vaux).
En 1861 la briqueterie de Jan Teto citée vers 1780 semble en effet avoir depuis déjà longtemps entièrement disparue ; citée présente il est vrai sur ce quai vers 1770 elle sera entièrement remplacée en la dite année 1862 par une nouvelle chaufournerie et, pour le besoin de celle-ci, en la grande cour ici située à la gauche de ces bureaux et logement patronal sera effectivement construit en 1862 un grand four à chaux.

Ce four à chaux à feu permanent sera édifié en l’ancien site supposé du dit sieur Jan Této après une autorisation préfectorale émise le 9 octobre 1861 les travaux de construction de fait ne commençant qu’en 1862; sur le premier dessin ci-dessous présenté, dessin réalisé pour les besoins de la brasserie Lenouvel-Maisonneuve, brasserie située à la gauche immédiate du four Lenouvel, cette maison de maitre occupe la parcelle cadastrale n° 139 (La brasserie AUSSI édifiée par un « Lenouvel-Maisonneuve, le fils de la dite Théodolinde-Jeanne Ledoux , apparait seulement 3 années avant le dit four, en 1858 exactement ; le frère de celui-ci sera en le bas de la rue de la Magdeleine possesseur de la tannerie Lenouvelle bien en 1811 des héritiers de feux Jacques Salmon).

Nous ne connaissons pas il est vrai l’emplacement exacte sur le quai de Dinan de la dite briqueterie des dits sieur et Dame Jan Teto et Jane Arot, briqueterie citée existante sur le quai de Dinan vers 1780 ; comment la passation Teto-Lenouvel, si passation il y eu, a t’elle bien pu se faire ?
Il est troublant toutefois de savoir que Jane Arot eu pour père et mère Laurent Arot et LOUISE LENOUVEL.
Nous partons cependant du principe qu’elle était ici même assise au regarde de la seule antériorité et de la dite cour et de la dite maison de maitre ornée de ses propres briques; le sieur Jan Této et son épouse Jane Arot en la fin du XVIII siècle, vers 1770-80, seront au port de Dinan aussi propriétaires par acquêt de la maison du sieur Dugué, maison donnant directement sur le vieux pont. Jan Této acquerra également du sieur de la Touche Salmon, fils de Pierre et d’Hélène Lemée, le petit immeuble sis au 29 de la rue de la Madeleine à Lanvallay au pont à Dinan bien au XVII siècle du sieur Alain Gigot des Anges
.
En la seconde moitié du XX siècle seront ici même en les parcelles n°139 et 140 les établissements de maçonnerie générale « Clément », puis « Clément-Berthelot » et enfin « Berthelot Pinsard » ; l’entreprise aujourd’hui n’existe plus. Madame Berthelot, hier « entrepreneur de maçonnerie » héritière de feu son père , est toujours propriétaire de tout cet ensemble (La briqueterie TETO semble devoir définitivement s’arrêter au lendemain de la mort de Janne Arot celle-ci ayant rendu son dernier souffle en sa maison SUR LE QUAI DE DINAN comme cela le sera précisé sur son acte de décès daté du 30/11/1801 ; Jan lui le 11/10/1804 semble devoir décédé à Becherel chez son fils François Teto alors marchand de son état à Becherel il est vrai).

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Plan de situation réalisé en 1862

En 1862 en la grande cour sera en effet dessiné l’emplacement du futur four à chaux du madame Lenouvel celui-ci étant édifié au lendemain de la délivrance préfectorale émise le 09/10/1861 ; la Briqueterie du sieur Jan Této citée en 1780 depuis fort longtemps a déjà entièrement disparue.
En 1862 le rapport de l’ingénieur des Ponts et chaussées consacré à l’étude de cette réalisation précisera que le FOUR par lui même possédait une hauteur de 8 mètres, soit presque trois étages, pour un diamètre de 1.30m à l’ouverture de sa gueule sa contenance de 12 mètres cube de pierre à chaux pouvant aller jusqu’à une capacité maximale de 15 mètres cube ; le four était alimenté par du charbon de terre (nom donné au charbon usuel pour le différencier du charbon de bois).
Ce plan réalisé implante aussi la brasserie d’Adolphe-Eugène-Maisonneuve, fils de la précédente, brasserie édifiée en 1858 trois années avant seulement ; cette brasserie en 1884 deviendra ensuite une grande teinturerie-filature de laine à façon (Sur ce dessin seul le four en la grande cour est représenté ; de part et d’autre de celui-ci en la dite année 1862 aucun autre bâti accolé au four ne semble devoir alors exister. Ce bâti de part et d’autre n’apparaitra dessiné qu’en 1907 et tout laisse à penser que ce MÊME BÂTI RAJOUTE fut la fameuse briqueterie énoncée en 1890 par Victor Barbier lui même. Lire ci-dessous…).
Constitué en société le 01/10/1892 le four à chaux va changer de raison social pour prendre le nouveau nom de Blanche et Emilie Rosse nées Lenouvel, filles de la dite madame Lenouvel, donc mutuellement sœurs l’une de l’autre, nom associé à celui de leur propre beau-frère, William Vogel; ainsi la nouvelle société va se nommer : la société  » Vogel et Rosse sœurs.
A noter aussi à l’extrémité du retour en L des magasins à grains du sieur François-Louis Moncoq, en le n° cadastral 136, l’apparition d’une extension ici nommé : Maison. Celle-ci est inexistante sur les différents plans de 1843 et 1861.

Plan cadastral de 1843

Ce plan cadastral montre en la grande parcelle en L, parcelle cadastrée n°136, les grands magasins à bois et à grains des sieur Charles et François-Louis Moncoq, oncle et neveu, accompagnés de leur cour ; ces magasins seront vers 1930-40 entièrement réhabilités en effet. Relire ci-dessus.
En la parcelle n° 139 est la maison de maitre ci-dessus décrite et présente en effet avant 1843, maison de maitre aménagée en 1862 en bureaux et logement patronal pour la nouvelle usine à chaux ; en la parcelle n°140, sa cour, sa propre grande cour, aucun four à chaux alors n’existe encore effectivement (Au travers du dit François-Louis Moncoq il s’agit du fils de François et Yvonne Lavergne frère du dit Charles lesquels tous deux, de l’autre côté du pont, acquerront l’ancienne « Maisonneuve » hier bien de Christophe Leroux sieur des Aulnais. En effet en 1844 sera possesseur de cette grande maison édifiée sur un embats tout professionnel François Moncoq époux d’Yvonne Lavergne dit de son état lui aussi marchand de grain. Et ainsi déjà les fils professionnellement succédaient aux pères) .
Ce plan cadastral met aussi en évidence l’absence de toute brasserie en la parcelle n°143 même si la maison « logement » sur rue, ici n° 144, demain logement patronal pour la dite brasserie (celle-ci ne sera réalisée qu’en 1858), elle existe déjà à l’entrée de la venelle desservant depuis des lustres la fontaine publique des vaux. Les parcelles non bâties n° 143, 142, 141 et 138 forment toutes ensemble la grande vallée des Vaux.
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Vers 1930-40. Le même ensemble parcellaire que le plan ci-dessus réalisé en 1843 (voir ci-dessous la carte postale entière).

A l’extrême gauche est la parcelle n°143 en laquelle sera édifiée en 1858 la brasserie Adolphe-Eugène Lenouvel ; avant la dite brasserie en 1844 cette parcelle était un grand jardin (Entre 1930-40 et aujourd’hui cette ancienne brasserie sera modifiée en sa toiture; voir la photographie ci-dessous) . La maison qui lui fait suite à droite, assise en bordure de rue, est la maison assise en la parcelle 144 (celle-ci relevait alors du dit grand jardin et était sa maison de maitre ; existante en 1843 elle est antérieure à la dite brasserie (celle-ci sera à l’image de la dite ancienne brasserie elle aussi modifiée en sa propre toiture un comble y ayant été depuis aménagé). La cour qui lui fait suite, à sa droite immédiate, est la cour en la parcelle n°140, cour en laquelle madame Lenouvel fera édifier son four à chaux et en laquelle elle installera aussi sa propre briqueterie. La maison en pierres et en briques qui lui fait suite, maison relevant de la même cour, maison assise en la parcelle n°139, sera la maison de maitre de la cour, maison antérieure toutefois aux dits four et briqueterie de la dite Lenouvel (celle-ci fut t-elle la maison de maitre de jan Teto premier fabricant de tuile en cette même cour vers 1770 ?). A sa droite immédiate, en la parcelle n°136, toujours sur la rue, sont les anciens entrepôts des sieurs Charles et François Moncoq marchand de bois pour l’un et marchand de grains en tous genres pour l’autre respectivement oncle et neveu l’un de l’autre (ce grand ensemble d’entrepôts sera très fortement modifié pour ne pas dire reconstruit ; une nouvelle maison sera édifiée à sa gauche immédiate. Les entrepôts originels seront éventrés en leur milieu pour permettre un accès à la cour de derrière depuis la rue).
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Le même ensemble aujourd’hui

Des sources écrites au XIX siècle nous apprennent que Monsieur Moncoq de son prénom se prénommait François-Louis et que celui-ci était ici même avec son oncle Charles, Charles Moncoq, toujours propriétaire de ces mêmes grands magasins à bois et à grains en 1861 puisque Charles décèdera en effet qu’en 1866. Ces entrepôts effectivement étaient grands et très importants puisqu’ils étaient au nombre de douze et qu’annuellement des milliers de tonneaux de charbon et de grains de toute espèce y transitaient . Eux mêmes diront de leurs entrepôts assis sur le quai de Dinan : … sans contredit les mieux achalandés du port, recevant chaque année des grains de toute espèce et des charbons de terre par des milliers de tonneaux 
Par leur commerce de charbon, de bois et de grains Charles et François seront tous deux de notables riches commerçants, tous deux bourgeois dans l’âme, Charles en 1830 allant jusqu’à acheter le pavillon originel de la Roberdais en Taden, soit l’actuel château de Kerrossen, le réaménageant et l’agrandissant de deux ailes latérales telle que la propriété est représentée sur les plans cadastraux de Taden de 1844 (Charles nait en 1787 et décède en 1866 ; il prendra pour épouse  le 5 avril 1813 Angélique Gingast). 
Tous deux parents de Louis Moncoq, lui même de son vivant marchand de grains à Dinan, François-Louis en 1857 ira même jusqu’à se faire construire un chaland en les chantiers de la Richardais pour transporter lui même ses propres grains de toutes sortes.
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Les anciens entrepôts en 1861 des dits sieurs Charles et François Moncoq.

A la gauche immédiate la dite nouvelle maison qui sera édifiée au lendemain de 1930-40 ; à droite se voit très bien le nouvel accès qui sera réalisé en le milieu des anciens entrepôts pour permettre depuis la rue l’accès à la cour de derrière.

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Plan de situation de 1861

Plan de situation dressé le 1er octobre 1861 montrant et la brasserie, et le four à chaux, et les magasins à grains du sieur François-louis Moncoq.
Les magasins à grains édifiés sur la rue en un seul ensemble, bien professionnel en 1862 du dit sieur François-Louis Moncoq, magasins ou bâtis premiers encore représentés avec le four et sa cheminée sur une carte postale éditée vers 1910, seront en leur totalité remplacés par le bâti actuel comprenant aujourd’hui en deux corps distincts, deux corps tous deux séparés par une entrée d’arrière-cour, les actuels numéros 55 – 57 – 59 et 61 ; ces deux nouveaux corps de bâtis forte modification du premier semble devoir apparaitre qu’aux alentours de 1930 ...
La grande cour par elle même en laquelle était hier le four à chaux porte aujourd’hui le n°51 ; les anciens bureaux et le logement patronal, ensemble toujours existant ce soir, portent aujourd’hui le numéro 53 (Le dit sieur François-Louis Moncoq dans sa propre vallée assise au derrière de ses magasins à grains possédait lui aussi fontaine mais privée quant à elle ; voir le plan de 1862).
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Plan de situation de 1907

Ce dessin sera réalisé le 11/04/1907 pour les besoins de la nouvelle teinturerie Scordia hier l’ancienne brasserie du sieur « Adolphe-Eugène Lenouvel-Maisonneuve » jouxtant l’emplacement du four depuis 1858 (Eugène LenouvelMaisonneuve son frère sera élu Maire de Lanvallay en mars 1881 et décèdera à ce poste en 1886. Né à Dinan le 13/05/1840 Eugène Lenouvel prendra à Corseul pour épouse Ernestine Renée Véronique Marguerite Le MIRE (Lemire) ; fille de Jean-Baptiste Lemire et de Véronique Pépin par son aïeul Pierre Pepin Ernestine descend alors des riches et nobles hommes Pepin sieurs de la Renardière en Léhon possesseurs en leur propre temps de son manoir).

Ici se remarque très bien en la dite année 1907 , assis au sein de l’ancienne grande cour, bien supposé vers 1770 du sieur Jan Této, la présence d’un très important bâtiment en U contenant alors très probablement en son centre le four à chaux et sa haute cheminée édifié en 1861 ; ce grand bâtiment n’apparaitra en effet qu’au lendemain de 1862, qu’au lendemain de la réalisation du dit premier dessin.
Construit de part et d’autre du dit four cet agrandissement de fait apparait avoir été édifié qu’entre 1862 et 1907, c’est à dire entre les plans de situation de 1862 et 1907 ; ce bâti RAJOUTE de part et d’autre du dit four fut peut être la dite briqueterie présentée EXISTANTE en 1890 par le dit Victor Barbier.
Ce bâti aujourd’hui, four à chaux compris, dans sa TRES GRANDE PARTIE n’existe plus…
Construite avant 1844

Ici en peinture rose est la maison patronale de la Brasserie « Lenouvelle-Maisonneuve » laquelle brasserie , ici en retrait, ne sera construite il est vrai qu’en 1858.

Cette maison édifiée AVANT 1843, numéro cadastral 144, est donc forcément antérieure à sa propre brasserie ; au derrière est la dite ancienne brasserie Lenouvelle-Maisonneuve laquelle deviendra ensuite la teinturerie Scordia.

Les anciens entrepôts et logis du sieur Christophe Leroux sieur des Aulnai plus tard bien aussi de François Moncoq époux Yvonne lavergnes.

En 1844 de l’autre côté du pont, en la rue de la Madeleine, sera ici même le nouveau propriétaire de cet immeuble construit au lendemain de 1756 sur un embats entièrement professionnel François Moncoq époux Yvonne Lavergne père et mère tous de deux du dit François-Louis Moncoq le père et le fils ayant été tous deux de leur état MARCHAND DE GRAINS (Neveu de Charles il entrera en effet en possession de ce grand logis, logis assis sur embats total, par droits d’hérédité de ses parents François-Guillaume Moncoq et Yvonne Lavergne tous deux ici même cités propriétaires pour la matrice cadastrale de 1811).

Le port vers 1910.

Vieille carte postale montrant la haute cheminée du four à chaux en la grande cour bien supposée à la fin du XVIII siècle de la première briqueterie du dit sieur Jan Teto.

XVIII siècle. La briqueterie Jan Této au port de Dinan.

Dans sa « Monographie des directions des douanes de France » édité en 1890 Victor Barbier cite la présence à Dinan de deux Briqueteries dont l’une est proche du port de la Courbure et de son four à chaux (Donc briqueterie il y avait encore au port de Dinan en la dite année 1890 ; si monsieur Victor Barbier dit vrai tout laisse à penser que l’usine à chaux Lenouvel édifiée en 1861 était AUSSI une briqueterie ; cette briqueterie pourrait très bien avoir été de part et d’autre du dit four à chaux).

Présente en la seconde moitié du XVIII siècle il y eu en effet une première fabrique de tuiles au port de Dinan, avant que naisse le XIX siècle, propriété que celle-ci sera de Jan Teto. En effet celui-ci sur les différents actes de baptêmes de ses propres enfants sera présenté comme étant de son état soit Fabricant de tuiles sur le quai de Dinan soit Marchand à Dinan ; Jan Teto et Jane Teto semble devoir s’unir l’un à l’autre vers 1770 puisque leur premier enfant prénommé François naît en 1772 ; de son propre état Jane sera dit quant à elle marchande de cuir.

L’activité professionnelle de Jan, assise sur le quai de Dinan en la seconde moitié du XVIII siècle, vers 1770 donc, semble cependant devoir très tôt disparaitre et cela peut-être même au lendemain de la mort de Jane Arot, femme de Jan, celle-ci ayant rendu son dernier souffle en sa maison SUR LE QUAI DE DINAN le 30/11/1801 ; ainsi cet ultime épisode de sa vie sera présenté sur son acte de décès. Jan lui le 11/10/1804 semble devoir décédé à Becherel chez son fils François alors marchand de son état à Becherel il est vrai.

Cette première activité fermée le site « industriel » semble devoir s’endormir pendant quelques 50 années remplacée qu’elle sera en la seconde moitié du XIX siècle par une nouvelle activé propre à la chaux, activité aussi nécessaire à la fabrication de la tuile ; en effet en le courant de l’année 1862 ici même va être édifié un grand four à chaux à l’initiative de monsieur Lenouvel; ce four à chaux en sa production sera encore en activité en 1907.

En vérité nous ne connaissons pas l’emplacement exacte sur le quai de Dinan de la dite briqueterie de Jan Teto, époux Jane Arot ; au seul regard porté sur tout un ensemble d’informations tout laisse cependant penser que cette première briqueterie fut assise en la Vallée des Clos, vallée en laquelle en 1858 sera aussi édifiée, jouxtant ainsi le futur four à chaux, jouxant ainsi l’ancienne briqueterie du dit Jan Teto, la grande brasserie Lenouvel-Maisonneuve. Ainsi en la dite vallée des Vaux sera édifiée en 1858 la brasserie Lenouvel-Maisonneuve, ainsi en cette même vallée des Vaux sera édifié en 1862, jouxtant cette même brasserie, le four à Chaux Lenouvel.

Mais comment la passation Teto-Lenouvel, si passation il y eu en effet, a t’elle bien pu se faire ?

Il est troublant toutefois de savoir que Jane Arot eu pour père et mère Laurent Arot et LOUISE LENOUVEL.
Nous partons aussi du principe qu’elle était ici même assise au regard de la seule antériorité et de la dite cour et de la dite maison de maitre ornée de ses propres briques; le sieur Jan Této et son épouse Jane Arot en la fin du XVIII siècle, vers 1770-80, seront au port de Dinan aussi propriétaires par acquêt de la maison du sieur Dugué, maison donnant directement sur le vieux pont. Jan Této acquerra également du sieur de la Touche Salmon, fils de Pierre et d’Hélène Lemée, le petit immeuble sis au 29 de la rue de la Madeleine à Lanvallay au pont à Dinan.

Remplacée qu’elle sera par la nouvelle usine de production de chaux, la grande cour au lendemain de 1861 comportera effectivement en son sein un grand four à chaux avec sa propre cheminée elle presque monumentale ; adossée aux jardins en terrasse cette cour occupe aujourd’hui les n° 51 et 53 de la rue du Quai. Cette ancienne briqueterie citée vers 1770-80, devenue usine à produire de la chaux en la dite année 1861, était en effet assise au port de Dinan aux numéros actuels 51-53; les n° actuels 55-57-59 et 61 en 1861 seront eux les magasins à grains du sieur Moncoq alors lui déjà existant en la dite année 1861. La briqueterie du sieur Jan Této qui apparait ici même dès la fin du XVIII siècle ne semble pas avoir produit sa propre chaux le grand four moderne avec sa haute cheminée n’apparaissant qu’au lendemain de 1861, n’apparaissant qu’au lendemain de l’ouverture du dit four à chaux des établissements Lenouvel (L’aïeul du dit Jan Teto, fabriquant de tuiles sur le quai de Dinan, sera Guillaume Této ce dernier ayant de son vivant été de sa charge l’un des deux « trésoriers » de l’église du prieuré de la Magdeleine du pont) .

La femme de Jan Teto, Janne Arot, de son métier sera elle marchande de cuir à Dinan ; ainsi au sein même de cette famille se côtoierons et la brique et le cuir. Dans un premier temps Ils posséderont tous deux de l’autre côté du pont assis en Lanvallay une maison présente en la rue de l’Abbaye mais aussi l’actuel logis sis au 29 de la rue de la Madeleine; en celui-ci, ou en celle-ci, certains de leurs enfants verront le jour puisque ceux-ci naitront en effet à Lanvallay et non pas sur le quai de Dinan ; professionnellement notables et aisés plus tard ils se porteront même acquéreurs en 1794, assise sur le pont lui même, de la maison du dit sieur Dugué, maison édifiée en 178 . Marie Yvonne ANGOT, femme de Guillaume-Julien TETO leur fils,  tenant café à Dinan sera personnellement multipropriétaire en Lanvallay, rue de la Magdeleine, en entrant notamment et en possession de la vieille auberge de l’Ecu et de l’actuelle maison sise au 21 rue la Magdeleine ; ce bien sera hier celui d’Hélène Salmon fille héritière de Pierre Salmon (prendre le chapitre consacré à ce personnage qui fut de son vivant marchand tanneur et de son état aussi « fermier général » des biens temporels du prieuré). Par son propre époux Marie-Yvonne Angot entrera donc aussi et en possession de la dite maison sise rue de l’Abbaye mais aussi de celle assise au dit n° 29 de la rue de la Madeleine. Nous voyons ici même en effet toute la suffisance financière de toute cette nouvelle bourgeoisie professionnelle laquelle, dès le début du XVIII siècle, chassera toute l’ancienne bourgeoisie de Dinan, bourgeoisie alors très souvent de « robes, ici présente tout au long du XVII siècle. A sa mort survenue en 1845 Marie Yvonne laissera tous ses biens à son gendre, Julien Louis JEGUT, de son état huissier à Dinan et veuf de sa fille Jeanne Marie ; sera aussi perçue par celui-ci au titre même de cet héritage une somme d’argent relativement conséquente (Jan Této et Jane Arot seront les père et mère des différents Této tanneurs professionnels demain assis en le bas de la rue du Petit-fort; aussi ils ne semble pas devoir transmettre par droits d’hérédité cette même briqueterie à un seul de leurs propres enfants celle-ci semblant devoir disparaitre avec Jan Teto lui même) .

Vers 1930-40 (la dite carte postale entière).

La grande cheminée de la briqueterie encore citée présente en 1890 par Victor Barbier n’existe déjà plus…et son four à chaux non plus très probablement.
Au devant de celle-ci, en premier plan, avec ses propres bureaux et logement patronal est l’ancienne brasserie édifiée en 1858 par Adolphe Eugène Lenouvel-Maisonneuve, brasserie devenue la teinturerie Scordia en 1884.
Peut être une image de plein air
Adossée à septentrion au vieux moulin et donnant à midi sur le vieux pont, possédant alors toujours un petit jardin à orient, est ici la maison du dit sieur Dugué construite en 1787; celle-ci sera acquise par le dit couple Tetot-Arot.
Peut être une image de plein air
Depuis le vieux pont, ici aspectée occident/midi, la dite maison du sieur Dugué construite en 1787 et achetée quelques années après par les dits Této-Arot possesseurs de la briqueterie.

Peut être une image de château, arbre, les Cotswolds, mur de briques et plein air
Le petit immeuble du dit Jan Teto sis au 29 de la rue de la Madeleine au port de Dinan.

Ce petit immeuble sera édifié en la seconde moitié du XVII siècle par le sieur Alain Gigot alors possesseur du grand logis de Bretagne à lui accolé à droite. Jan Salmon sieur de la Touche, dit aussi le sieur de la Touche Salmon en deviendra le possesseur probablement pat acquêt par l’un des héritiers du dit sieur Alain Gigot.
Jan Teto entrera en la possession de ce petit immeuble, aussi par acquêt, acquéreur qu’il en sera avant 1781 du dit sieur de la Touche Salmon

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