La petite carrière du Gué Parfond.

Peut être une image de arbre et nature

 Les petites carrières de moellons granitiques de Saint-Solen sont citées dès l’année 1845 par le géographe Ogée dans son ouvrage intitulé : Historique et géographique de la province de Bretagne. 

Aujourd’hui dans un large creux du Gué Parfond, creux large et profond, creux proche du hameau du même nom, très proche du ruisseau du même nom s’écoulant en son fond, parmi les arbres en ce lieu vivants ou morts, parmi les ronces et les reflets d’eaux claires et vives, dans un monde de racines, dans un monde désormais presque livré sauvage à lui même, là où Gué Parfond est vraiment que lui même, il y a les vestiges d’une carrière que je pense être ancienne, d’une petite carrière qui fut, à ciel ouvert, peut être familiale dès sa première heure, une carrière qui fut très probablement dès son origine une petite carrière gérée pour desservir en pierres extraites une zone géographique très limitée, très restreinte, une zone géographique proche du hameau du Gué Parfond lui même, proche du hameau du Chemin creux, proche du hameau de la Ville Arais aussi. 

Quelle âge a t’elle dans la spirale du temps ? 

Peut être une image de arbre, étendue d’eau et nature

   Le hameau du Chemin creux dans son emplacement premier possède en sa petite barre d’habitation, un ensemble de cinq petites maisons, toutes adossées et mutuellement s’appuyant les unes aux autres, un ancien petit petit logis qui fut fait au tout début du XVIII siècle, en 1728 exactement. Celui-ci, réalisé pour un dénommé B.Lorre, un patronyme alors très répandu sur la paroisse de Lanvallay, aurait-il pu être bâti avec des pierres en provenance de cette même petite carrière toute proche assise ? 

À part les seuls habitants du Gué Parfond, 9 foyers seulement aujourd’hui il est vrai, qui parmi nous mêmes, qui parmi nos propres actuels élus savent que hier il fut un temps en lequel de sa roche la pierre ici aussi était extraite !

D’après certaines mémoires encore dépositaires aujourd’hui de tout ce passé, passé qui ici fut surtout social, cette carrière œuvrait encore entre les années 1940 – 1950 pour les besoins de certaines maisons du hameau lui-même.

Et pour ces mêmes mémoires certaines maisons du Chemin creux auraient elles aussi été à une époque beaucoup plus antérieure construites avec la même pierre… L’homme d’hier était plus pragmatique que nous mêmes aujourd’hui et allait toujours chercher au plus près ce que lui même alors avait besoin. Cette carrière dès son ouverture fut desservie depuis le village de la Ville Arais, desservie par un chemin qui a presque perdu à cette heure présente jusqu’au souvenir même de son propre tracé; son amorce ce soir en effet déjà n’existe plus avalé qu’il fut par les champs eux mêmes.

Ce dernier, alors chemin vicinal, est très clairement implanté sur les seconds plans cadastraux de 1844. 

En 1844 il semble y avoir eu aussi un second accès et cela depuis le hameau du Gué Parfond lui même deux chemins ainsi la desservant; celui-ci cependant semble devoir s’arrêter bien en amont de la petite carrière. En la seconde moitié du XIX siècles avec les pierres de cette petite carrière furent construite, il parait, certaines des maisons présentes aujourd’hui à la Ville Arais.

Ainsi le Chemin creux et la Ville Arais tous deux lui devraient certaines de leurs propres maisons ! Cette carrière peu après la dernière guerre fut définitivement abandonnée. Le hameau du Gué Parfond hier possédait aussi deux fermes, deux fermes avec terres, deux fermes avec moult bêtes et près de 50 têtes occupaient alors une seule d’entre elles. 

Peut être une image de nature et arbre

 Aujourd’hui à l’image de cette carrière qui n’existe plus, sinon son seul souvenir déjà rendu mortel, au Gué Parfond n’existe de nos jours qu’une seule de ces deux fermes et plus aucune tête désormais ne broute plus l’herbe ici toujours verte.

C’est dans ce creux large et profond que Gué Parfond est le plus beau.

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