L’ Aiglon de la Ménardais en Taden

Peut être une image de arbre et plein air

L’ Aiglon de la Menardais est un superbe petit pavillon de campagne construit à l’extérieur de la ville de Dinan, sur les hauteurs de la vallée des chênes et faisant face au nord et à orient à la rivière, faisant face à la Rance de deux côtés, faisant face au haut plateau de Lanvallay; il est aspecte dans sa façade principale face au grand méandre de la rivière aujourd’hui boucle fluviale désormais presque entièrement atterrie (il se laisse au loin apercevoir depuis les terres basses de la Landeboulou ; il est alors situé juste en face de manoir, de l’autre côté de la rivière).

Image cadastrale de 1844 travaillée et complétée par madame Véronique Orain du Conseil Départementale des cotes d’Armor.

Édifié dès la première moitié du 17ème siècle au regard de la finesse de son décor très joliment sculpté, que cela soit dans ses corniches hautes, dans ses lucarnes ou bien dans ses magnifiques cheminées , ce petit pavillon à terrasse fut très probablement construit à la demande du sieur Michel Hallouays qui voit le jour vers 1590. Nous sommes alors sous la bienveillance du bon roi Henry IV, vingt années avant son si triste assassinat.  Assis très proche également du prieuré du pont à Dinan, dit aussi le prieuré de la Magdeleine du pont à Dinan, dès sa construction il est probablement destiné à n’être qu’une maison de villégiature, à être une maison de campagne proche de la ville de Dinan, capitale provinciale au passé déjà riche et bourgeois. Surplombant avec assurance la Rance il surplombe aussi géographiquement l’ancienne terre noble de Baudoin assise dans son ombre, bien appartenant au début du 18ème siècle aux nobles sieurs De Launay de Carheil successeurs des Mousset Carheil. 

Premières heures du XVII siècle.
Détail de la lucarne sculptée du « Vide bouteille de la Ménardais bien en 1617 de Michel Hallouard (ou Hallouays) constructeur d’icelui . Photo de madame Véronique Orain.
La Ménardais, dessin d’Yvonne Jean-Haffen, vers 1940, vue nord-est
Même auteur.

Le deuxième possesseur connu de la terre noble de la Ménardais, terre possédant hier métairie, et tout ce qui s’en suivait, est le sieur Macé Durand dit en effet sieur de la Ménardais en des actes B.M.S de Lanvallay. Nous n’avons pas la raison de cette passation…de cette succession mais tout nous laisse penser qu’elle fut probablement le fruit d’un simple acquêt. Ce successeurs, Macé, né Durand en 1626, est le petit-fils de Roger Durand sieur de la Villepierre en Quévert déjà grand notable bourgeois par sa propre naissance. Né en effet homme honorable déjà en sa toute première heure, vers 1570, Roger de son vivant sera aussi en 1601 l’Econome de l’hospital de Dinan ; cette charge sociale et honorable sera pendant des générations transmise qu’au sein des grandes familles bourgeoises toutes attachées à Dinan et à son édification. 

Nous n’avons pas l’origine orthographique du nom de ce lieu dit, de cette terre, ou de celui de ce petit pavillon dit aussi Vide bouteille en certaines bouches ce terme s’attachant à la nature même des petits pavillons de villégiature, ou de campagne, tous proches de la ville ; l’aile de gauche est une extension apportée au petit pavillon originel…elle semble devoir être postérieure à 1925. A noter la présence au dessus de la porte de ce petit pavillon originel la présence de la sculpture de deux bouteilles en vis-à-vis possédant chacune d’elle couvercle et déversoir. Hier encore dans ses terres, aujourd’hui au plus près de la route, dernièrement restaurée son ancienne métairie déjà implantée en 1811 toujours encore existe. Proche de la dite métairie et assis à la limite du grand jardin de derrière s’étirant vers occident sera réalisé, en 1821, par le sieur Jean-Michel Fossey alors de tout ce bien nouveau propriétaire, une nouvelle grande maison. L’ensemble de cette propriété ne se visite pas… 

La Ménardais, dessin imprimé, de Jos.Gwennic, 1925 (extrait du Pays de Dinan)

Transmission généalogique par ordre chronologique :

– Michel Hallouard (ou Hallouays) * 1617 à Jacquemine Septlivres. Il sera cité le 14/05/1621 lors du baptême de Michel Lebret fils de Jan et de Françoise Gouailler. Il signe : Hallouays. A.R. de Lanvallay image 342. Dit aussi sieur de Baudouin (terre située juste au dessous de la Ménardais et comprenant alors maison et métairie noble, bâtiments et moulin à tan. Le manoir de la Menardais, agrandit au XIX siècle, fut d’abord la propriété des Hallouays, source de H.F. de la Messelière). Sieur de Refours à Longaulnay aussi…Il est peut-être le fils de Bertrand Hallouays lequel prit possession le 02/21/1569, cela en tant que recteur d’icelle, de la paroisse de Longaulnay ; Bertrand décédera en l’année 1594. 

– Jacquemine Septlivres dite Dame de la Menardais ci-dessus citée. Elle sera ainsi nommée lors du baptème de leur fille Janne qui sera baptisée à la Magdelaine du Pont à Dinan le 14/07/1636. Pour ce baptême sera le recteur officiant ici même en l’église de la Magdeleine Jullien Dallibo recteur de Taden. Sur cet acte Hallouard s’écrit encore Hallouays. Voir Saudrais également… 

– Macé Durand né le 07/04/1626 ; fils de Julien Durand et de Françoise Hamon sieur et Dame de la ville Hervy. Le grand-père de Macé, H.H. Roger Durand sieur de Villepierre, sera inhumé le 06/10/1627 en l’église de la Magdeleine du pont à Dinan. La cérémonie aura toutefois lieu en l’église de Saint-Malo de Dinan. AR S.M.D image 115. La cérémonie funèbre terminée Roger sera en effet redescendu en l’église du prieuré de la Magdelaine pour y être inhumé. Pourquoi avoir choisi pour dernier lit le port de Dinan puisqu’il était si facile et si pratique de l’inhumer en celle de Saint-Malo de Dinan la cérémonie sitôt terminée ?

 – Thomas-Baptiste né le 29/01/1665 sieur de la Ménardais et seigneur par acquît du Chalonge- Bouhan à Trebedan; prêtre, gradué en théologie de la faculté de Paris, recteur de St-Sauveur de Dinan il sera. Fils de N.H Gilles Durand sieur de la Penezais en Taden il était à ce titre neveu de Macé ci-dessus cité. Recteur de Saint-Sauveur de Dinan Thomas-Baptiste deviendra par acquêt le nouveau seigneur du Challonges, en Trébédan ; n’ayant pas d’enfant héritier il fera de Marie sa sœur ci-dessous citée sa légataire universelle. Il décèdera le 10/07/1729 et sera, à l’inverse de son aïeul Roger, inhumé en Dinan intra-muros le 11. Cela se fera en l’église de Saint-Sauveur de Dinan, chapelle Saint-Nicolas celle-ci servant aussi d’enfeu familiale pour la noble famille Maingard. Note : Gilles son père ci-dessus nommé sera le premier Durand sieur de la Penezais terres nobles elles aussi en effet assises en Taden ; il verra le jour au Pont en LANVALLLAY au plus près de l’enfeu de son aïeul paternel le dit Roger lui aussi ci-dessus cité. Pour ainsi naître à la Magdelaine du pont à Dinan les Durand y possédaient t’ils aussi autre logis ? 

– Marie Durand née le 18/03/1663 frère de Thomas-Baptiste ci-dessus nommé. Elle épouse le 11/07/1679 messire Toussaint de Lorgeril. Son beau-père, Jacques de LORGERIL, seigneur de Lorgeril-en-Follideuc, de son état fut Procureur au Parlement de Bretagne. De cette union Marie aura notamment pour enfant Louis-François de Lorgeril lequel meurt en 1756 lui-même père de Louis François Nicolas de LORGERIL comte de Lorgeril. Celui-ci décèdera en 1762 ; fut t-il lui aussi possesseur de la Ménardais ? Marie décédera à Dinan le 17/09/1727 et sera inhumée au côté de son dit frère religieux Thomas-Baptiste. A partir de Marie nous n’avons plus de trace des possesseurs de la terre noble de la Ménardais cela jusqu’en 1760-65. 

– N.H. Julien Lefeuvre prend pour épouse Dame Suzanne Bosnier, à Taden. Tous les deux seront domiciliés à Taden à la Ménardais. Suzanne Bosnier rentre en France peu de temps avant son mariage ; en effet elle était originaire du Cap François ou de Saint Domingue, ile des Antilles. Orfèvre établi à Dinan Julien achète vers 1760-65 la Ménardais et cela probablement à l’un des petits-fils de Marie Durand ci-dessus citée, petit fils né alors « De Lorgeril ». Julien Lefeuvre semble devoir y installer son atelier de joaillerie. Membre influent de la paroisse Julien sera aussi trésorier de la fabrique de Saint-Malo de Dinan en 1770 ; à ce titre il est également le gardien de la chapelle de la Courbure dont il remettra les clefs au Directoire du district de Dinan quand celle-ci sera confisquée au titre de la confiscation des biens religieux. Julien et Suzanne auront pour enfant Marie-Charlotte Lefeuvre. 

– Marie-Charlotte Lefeuvre fille des précédents ; héritière. Marie-Charlotte épousera à Taden le 27/07/1773 noble homme Vincent-Pélage Forot originaire de Trébédan ; celui-ci de son état était maistre en chirurgie. Ce mariage sera béni en l’intérieur même de la chapelle de la Courbure assise sur les terres de Baudouin. A notre connaissance c’est le seul mariage enregistré en cette petite chapelle qui nous soit jusqu’ici parvenu. Marie-Charlotte Lefeuvre ira rejoindre très tôt ses propres aïeux puisque le 21/01/1781 elle décédera en Yvignac ville en laquelle elle était alors présente et cela probablement chez ses propres beaux-parents. Ainsi elle partit 6 années après son mariage, ainsi elle partit âgée de tout juste 27 ans; elle eu tout juste deux enfants. Les père et mère de Vincent-Pélage furent Maistre Vincent Forot et Françoise Maillard tous deux sieur et Dame de la Ville-Herve, tous deux domiciliés à Trébédan paroisse d’Ivignac; ils s’uniront religieusement le 14/05/1725 à Yvignac. Le père de Françoise Maillard, noble homme Jacques Maillard, de son statut social fut Maistre-greffier et notaire royal ; en cela il marchera sur les traces de son père ou héritera tout simplement, et tout naturellement, de son statut nobiliaire au travers de son office celui étant de son vivant aussi dans la magistrature. En effet celui-ci fut à Yvignac Maistre, puis procureur fiscal avant de devenir aussi notaire royal. Quand au père de Vincent-Francois Forot, nommé plus rapidement Vincent, sera lui aussi dans la magistrature le monde étant pour leur milieu social alors déjà relativement petit; Vincent sera en effet lui aussi procureur fiscal et notaire d’Yvignac en ses derniers jours. Parmi ces différentes fonctions, originaire de Coutances, vivant au château de Vaucouleur en Trelivan en 1725 Vincent sera le fermier général du Marquisat de Vaucouleur. En 1757 il sera le procureur fiscal de la juridiction du Challonges Lorgeril hier bien de la dite Marie Durand Lorgeril ci dessus déjà citée. À la fin de ses jours, l’âge toujours avançant, en 1769 il s’en retournera en Yvignac pour devenir le procureur fiscal de la châtellenie d’Yvignac. 

– Vincent-Pélage Forot ci-dessus cité et époux de Marie-Charlotte Lefeuvre future héritière de la Ménardais et tous deux parents de Celeste-Marie-Gilette-Vincente Forot née à Ivignac en 1778. Marie-Charlotte ayant rejoint tôt ses aïeux elle n’héritera jamais de la Menardais et ne connaîtra jamais les heures souvent douloureuses de la succession laissant cette charge, ou ce devoir, à ses deux filles seules héritières. La Menardais, au départ de leur grand père Julien Lefeuvre, sera elle recueillie par Celeste-Marie-Gilette-Vincent Forot. 

– Celeste-Marie Gilette-Vincente Forot ci-dessus citée ; fille héritière des précédents. Agée de 33 ans Celeste-Marie prendra pour époux à Taden, le 19/02/1811, Jean-Michel Fossey ; celui-ci est alors âgé de 39 ans. Par son père et sa mère Jean-Michel voit le jour dans la Manche. Quittant sa petite rivière de l’Airon parcourant sa Manche il viendra s’installer à Lanvallay. En notre commune il créera sa propre entreprise de travaux publics. Au détour d’un chemin, au détour d’un hasard, il rencontrera un jour Céleste-Marie celle-ci de son métier étant alors dite « propriétaire en Taden et de droit y demeurant »; en effet elle habitait la Menardais. 

– Mr Jean-Michel Fossey * Celestine-Marie Forot tous deux ci-dessus cités. Demeurant tous deux en 1812 à la Menardais en Taden à la naissance de leur fille Jean-Michel, par sa naissance, est originaire de la Manche ; ces parents furent Michel Fossey et Marie-Anne Dupernouvel. Arrivé sur Dinan Jean-Michel en effet s’établira Lanvallay pour y construire sa propre vie. Celui-ci professionnellement semble en effet devoir restaurer et agrandir l’église Saint-Pierre de Saint-Carné. Il est très certainement celui-là même qui fera agrandir le manoir originaire de la Ménardais au début du XIX siècle ; en effet la porte de la grande maison de la Ménardais, la partie propre à l’agrandissement, ou la grande nouvelle maison, porte la date de 1821. Jean-Michel et Celeste-Marie concevront notamment pour enfants à la Menardais Marie-Celeste-Laurence et Jean-Marie-Joseph-François tous deux donc nés Fossey. Note : Sur l’acte de baptême de sa fille née en 1812 il sera stipulé que la profession du père était Entrepreneur de travaux publics établi à Dinan. Jean-Marie-Joseph-François Fossey ci-dessus cité, leur fils, naît en décembre 1813 à la Menardais. Il semble professionnellement devoir emboîter les propres pas de son père puisque qu’il deviendra de métier lui aussi architecte. En 1856 il sera témoin à Taden au baptême d’Edouard-Edme-Marie Lebreton fils de sa sœur. Etabli à Dinan et cité en cet acte de baptême comme étant en effet « architecte demeurant à Taden, alors âgé de 42 ans » Jean-Marie est l’architecte ayant œuvré à la nouvelle église de Saint-Jacques le Mineur de Languenan laquelle sera édifiée en 1846. On lui doit aussi les plans de l’église de La Landec, en 1844, ainsi que ceux de l’ancien campanile d’Aucaleuc réalisés en 1850. 

– Marie-Celeste-Laurence Fossey sœur du précédent. Née à la Menardais le 27/02/1812 Marie-Celeste prendra pour époux Edouard-Jules Lebreton né en 1806. Lors de son mariage contracté le 08/02/1843 son père, architecte de métier lors de la naissance de Marie-Celeste sera dit, le jour du mariage de celle-ci : Constructeur. Tout laisse à penser que son aïeul entrepreneur de travaux publics de son métier, entrepreneur ayant œuvré à l’église de Saint-Carne, entrepreneur établi à Lanvallay lorsqu’il quitta sa Manche natale, ait été lui aussi architecte de métier. 

La grande nouvelle maison construite en 1821 par Jean-Michel Fossey . Photo de madame Véronique Orain.

– Edouard-Jules Lebreton ci-dessus cité. Édouard-Jules n’est pas originaire de Taden puisque en effet il est natif d’Ille et Vilaine, alors lui aussi tout jeune département, ayant vu la première lueur de sa vie à Saint-Servan. Issu d’une famille probablement notable, sa mère en effet lors de son mariage est dite DAME, il est le fruit de Michel-Amaury Lebreton et de Dame Françoise-Marie Lecoure. Relativement mur lors de son mariage, il est alors déjà âgé de 37 ans, de profession il est Commis négociant demeurant déjà à Dinan. Issu du pays de Saint-Malo, alors ville capitale et point de départ pour tous les navires au long cours, il aura pour premier témoin Pierre-François Farcinal de son statut capitaine au long cours. Tout le grand marais de Dol venait mourir encore hier au plus proche de Dinan. A Pleudihen ou Plouër notamment, et aussi dans les terres proches de ces villes au passé maritime riche et parfois encore douloureux, nombreuses sont toujours les petites maisons de marins lesquelles hier furent faites pour pouvoir recevoir, rentrant de leurs longs et périlleux périples, tous ces marins et tous ces capitaines au long cours. La Ville Ger est riche de ce passé par exemple. Le premier témoin de Marie-Celeste socialement n’aura rien à envier à ce capitaine marin sinon le fait de n’avoir probablement jamais connu aucune mer déchaînée. La peur aussi parfois vous construit…Charles Larere, négociant à Dinan, âgé de 50 ans, né en 1793, son témoin, est alors un homme public bien assis à Dinan. Son fils, lui aussi nommé Charles, lui aussi négociant à Dinan, sera aussi un homme politique. Né à Dinan le 27/04/1827 il sera maire de Plélan le Petit puis nommé député monarchiste des Côtes du Nord. Celui-ci sera lui le père de Louis Larere né à Dinan le 06/08/1881; ce dernier de son métier sera avocat , maire de Dinan et Conseiller général pour l’un des cantons de Dinan. Dans la descendance de Charles 1er Larere l’on retrouve au XX siècle Xavier Larere lequel de son métier sera producteur français de Télévision et de cinéma. Ce dernier auparavant entrera en 1961 au Conseil d’Etat. Ayant rejoint l’ORTF il en sera le Directeur en 1975. C’est lui qui proposera le 13/09/1975 la présentation du journal de 20.00 heures à Patrick Poivre d’Arvor. Marie-Celeste et Edouard-Jules auront pour enfant Edouard-Edme-Marie Lebreton. 

– Edouard-Edme-Marie Lebreton ci-dessus cité naît à Taden le 09/07/1856 ; il sera nommé en présence de Jean-Marie-François Fossey architecte de son état demeurant à Taden, son oncle maternel. Producteur de boissons et d’alcool, toujours établit à la Ménardais en Taden en 1887, Edouard-Edme recevra la médaille d’Or des producteurs de cidre et de poires et d’eau de vie aux concours généraux agricoles de Paris en cette dite année 1887. 

1844. Plan cadastral implantant le Pavillon de la Ménardais au dessus de l’Isle de la Courbure ; s’aperçoivent en celle-ci le long magasin du chantier à bateau ainsi que la petite chapelle de Notre Dame de Bon Espoir dont tiendront les clefs les dits sieurs de la Menardais. Possesseur aussi de Baudouin la Maison noble et métairie de Baudouin ne se laisse ici même que deviner un peu plus bas qu’elles sont.
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