Saint-Solen. La grande épidémie de dysenterie de 1815.

A cet emplacement au nord se dressait hier, cela avant la construction de l’actuelle église, la petite sacristie laquelle fut édifiée à la demande de Messire Mazure recteur de Saint-Solen inhumé ici même en  1749. Ici est la Pierre tombale de messire  Ravaudet, de son vivant recteur de l’église originelle; sa famille était originaire de Saint-Jouan de l’Isle proche de Caulnes son père de son vivant y ayant été que simple agriculteur. Fils de Julien Ravaudet et de Marguetite Genetay Pierre Ravaudet décèdera en sa maison de Saint-Solen en sa soixante douzième année. De son vivant il avait déjà faire ériger une aile au midi de l’église alors originelle. Il envisagea ensuite, ce travail achevé,  de procéder de même au  côté nord et de refaire faire aussi le Choeur tout entier de son église et de même aussi pour la Sacristie réalisée qu’en 1747. Malheureusement la mort le prit en 1859 l’empêchant ainsi à continuer son projet. Son projet de restructuration de l’église originelle sera malheureusement entièrement abandonné puisqu’au mois de décembre 1876 il sera présenté aux Fabriciens  la réalisation d’une nouvelle église entièrement neuve.

XIX siècle. Saint-Solen et ses maladies épidémiques.

Au lendemain des 100 jours et dans le prolongement des guerres napoléoniennes en Saint-Solain malheureusement aussi sévira la grande épidémie de la dysenterie de 1815, épidémie attisée par la misère. En 1840 elle sera suivie de celle de la fièvre typhoïde de 1840. L’un de ses enfants, recteur en son église, sera pour la dysenterie l’un des tous premiers à se poser ici même certaines questions se dressant ainsi contre certaines vieilles méthodes sanitaires perturbatrices « bien pensantes « .

L’église actuelle renferme aujourd’hui en représentation l’ancienne plaque de la sépulture de Messire Pierre-Joseph Ravaudé, ce même enfant; celui-ci sera le curé de Saint-Solain avant d’être inhumé en icelle le 20/07/1859. Sa présence en tant que vicaire de cette commune fut reprise lors de la rédaction d’une étude scientifique faite peu après la grande épidémie de dysenterie laquelle mis à mal toute la région proche de Dinan dès la fin de l’année 1815.

Le 18 juin de la même année, quelques mois seulement auparavant, avait eu lieu de grand désastre de Waterloo. En effet les communes de Pleudihen, Saint-Helen, Saint-Solain, Plouer, Ploubalay, Crehen, Taden, Saint-Samson comptèrent, à elles seules, plus de 575 malades ayant tous attrapés cette même dysenterie dont 77 décédèrent entre le 20 octobre et le 30 novembre; les communes de Lanvallay et de Saint-Solain comptabilisèrent ainsi leurs propres morts. Apparue en Lanvallay le 9 octobre quand le 1er décès y fut diagnostiqué, la dysenterie affecta ici même une centaine de personnes dont 32 trouvèrent le funeste départ entre le 22 et le 30 novembre 1815. Apparue à Saint-Solen le 5 octobre au travers du décès d’une enfant venue d’Evran après la perte de sa propre nourrice, le 30 novembre furent comptabilisés ici même plusieurs malades, à savoir 53 cas de dysenterie déclarés dont 8 décès.

Les soins apportés afin de lutter contre cette maladie étaient alors encore incertains et les antibiotiques inexistants; seules existaient des méthodes de soigner parfois très perturbatrices. Un écrit fut rédigé à la fin de cette même contagion, en 1816, par les vicaires Ravaudet, Bunel et Lesage lesquels essayèrent de partager ainsi leur expérience commune face à cette grave maladie mettant en cause certains principes de traitement lesquels affaiblissaient trop fortement les malades au détriment de leur propre guérison. Vicaire en 1816, né probablement vers 1795, Pierre-Joseph Ravaudet, curé de Saint-Solen, meurt âgé d’environ 65 ans.

Les annuaires des Côtes du Nord, édités en 1849, le présente « curé » de cette commune sous la mandature de monsieur Gabillard (ce dernier ayant été élu maire de Saint-Solain en 1837. Annal des Côtes du Nord de 1837. Page 87), alors maire de Saint-Solen. Saint-Solen et son curé, messire Pierre Ravaudet, connurent aussi une autre épidémie, celle de la fièvre typhoïde cette dernière ayant sévit pendant plus d’un an et à Saint-Solen et au Mezeray, tous deux bourgs distancés d’à peine 1 km. Ainsi au Chemin Creux, hameau se situant entre Lanvallay et Saint-Solen, et en lequel alors étaient comptabilisées 8 familles entières, l’ensemble des occupants de ces mêmes familles furent touchés de la même fièvre de la typhoïde.

A Saint-Solain 40 personnes furent elles mêmes référencées; nous étions alors en l’année 1840 (Recherche sur la Contagion de la fièvre typhoïde. Académie nationale de médecine. Année 1850). Messire Ravaudet fut donc de son vivant recteur de l’église originelle de Saint-Solen; sa famille était originaire de Saint-Jouan de l’Isle, proche de Caulnes, son père de son vivant n’y ayant été que simple agriculteur. Fils de Julien Ravaudet et de Marguetite Genetay Pierre Ravaudet décèdera en sa maison de Saint-Solen en sa soixante douzième année. De son vivant il avait déjà fait faire ériger une aile au midi de l’église alors encore originelle ; il envisagea ensuite, ce travail achevé, de procéder de même au côté nord et de refaire à neuf et le Chœur tout entier de son église et sa Sacristie réalisée qu’en 1747. Malheureusement la mort le prit en 1859 l’empêchant ainsi de continuer son projet.

Son projet de restructuration de l’église originelle sera malheureusement entièrement abandonné puisqu’au mois de décembre 1876 il sera présenté aux Fabriciens la réalisation d’une nouvelle église entièrement neuve, ni plus ni moins.

%d blogueurs aiment cette page :