Le Pavillon

Peut être une image de château
XVI siècle. Le Pavillon en Lanvallay proche du pont de Lehon-Lanvallay, proche de la rue Anne (Ce pavillon fait partie intégrante d’une promenade proposée par la ville de Lanvallay ; voir ci-dessous les deux cartes propres à cette même promenade proposée celle-ci vous emmenant du centre ville à l’ancienne chapelle seigneuriale assise en Tressaint).

Fin XVI siècle.

Assis en la bas de l’actuelle rue Sainte-Anne, nommée en 1844 la rue aux ânes, ce petit manoir fut construit en les dernières heures du XVI siècle sur une terre appartenant alors de très longue date à la famille Sarcel, sieur des Croiryes (les Croix) en Lanvallay. Ce petit pavillon semble devoir être indissociable de la terre des Croix en Lanvallay puisqu’en effet ses premiers possesseurs seront tous très intimement liés et reliés à celle paroisse. Le nom du « Pavillon » ne sera donné à cette terre qu’au milieu de XVII siècle, vers 1650, lorsque en sera possesseur Laurent Legay né en 1622. Cette appellation doit probablement voir son origine dans la forme quadrilatère de sa toiture; elle a donnée aujourd’hui son nom à ce petit quartier de Lanvallay.

L’Histoire de ce petit Pavillon dans la trame de ses premières heures reste indissociable de la terre des Croix en Lanvallay…

Raoulet Sarcel sieur des Croix en Lanvallay, né vers 1480, inhumé aux Cordeliers de Dinan en 1521, fut probablement le premier possesseur de cette terre (1). Son fils Pierre Sarcel, aussi sieur des Croix en Lanvallay, sera cité parmi les différents teneurs de fiefs (possesseur de biens seigneuriaux) devant payer impôts au prieuré de la Magdelaine en l’année 1543. Cette terre semble devoir rester au sein de la famille Sarcel pendant trois ou quatre générations…jusqu’à Marie Sarcel laquelle, née vers 1550, prendra pour époux Maurice Picot sieur des Croix ; ces derniers ne peuvent pas avoir été les concepteurs de ce « Pavillon » édifié vers 1580-90 puisque Maurice rencontre sa toute dernière heure le 21/03/1566.

Macé Picot le fils héritier de ces derniers, né vers 1570, avec son épouse Bertranne Hamon semble bel et bien devoir être le « concepteur de ce petit pavillon; tous deux seront dits aussi sieur et Dame de la Moinerie (la Moinerie en Evran ?) mais aussi des « Croix » en Lanvallay. Jean Picot leur fils à tous deux, né le 27/12/1593, de son état « apothicaire », sera dit « sieur de la Moinerie et des Croix ».; il semble devoir y avoir eu passation du dit Pavillon entre Jean Picot et Laurent Legay, ou le père de celui-ci, aucun enfant du dit Jean Picot n’ayant hérité ni du Pavillon, ni de la Moinerie et ni de la terre des Croix.

Ce petit pavillon en effet sera ensuite en la seconde moitié du 17ème siècle le bien de noble homme Laurent Legay né en 1622 ; celui-ci, fils de Jean Legay sieur de Vauregnard, prendra pour épouse Simone Levayer ou Le Vayer. Ce pavillon restera au sein de cette seconde noble famille pendant trois générations entières elles aussi ; ainsi il sera le bien successif de noble homme Pierre-Louis Legay né en 1653 puis celui du propre fils de ce dernier, Charles Legay né en 1693 et nommé par Charles Feudé lui aussi sieur des Croix en Lanvallay.

Par acquêt, probablement, en la seconde moitié du 17ème siècle, il deviendra le bien de noble homme Gilles Pleuvier né en1650 les propres parents de celui-ci ayant été eux possesseurs de la terre noble de la Villeameline en Tressaint…Noble homme Gille Pleuvier sieur du Pavillon, décédé dhier a été inhumé dans l’église de Lanvallay en présence e Guillaume Pleuvier, Claude Bernard sieur de la Cocherais, François Mesnaige sieur du Boutron, Jan-Thomas Ernault sieur du Villeu et plusieurs autres ce deux juin mil sept cent dix neuf… Gilles épousera Jeanne Bezart demoiselle de Boitison héritière de cette noble maison assise en Saint-Judoce en la paroisse d’Evran ; trouvant le décès en sa maison de Boitison Jeanne se fera inhumée en l’église d’Evran quant Gilles lui, remarié, sera inhumé en juin 1719 en l’église paroissiale de Lanvallay. Nicolas Pleuvier époux de Jeanne Lefrançois, son frère germain, sera avec son épouse possesseur du petit manoir de la Touche Carcouët en Saint-Piat. Ce tout petit manoir, très tôt clôturé de ses pourprins, semble avoir été plusieurs fois modifié en ses murs extérieurs ses cheminées et lucarnes étant cependant propres à l’architecture de la Renaissance. A noter en particularité, propre à la même Renaissance, la présence d’un visage en la partie haute de la cheminée assise à orient face à la rivière.

Cheminée en pierre de taille des faluns, cheminée sculptée sous sa souche d’un visage humain.
La même cheminée mais vu de côté.

Hier possédant au plus près d’elle sa « métairie » celle-ci aujourd’hui est devenue maison à part entière et entièrement détachée du Pavillon.

Musée Yvonne Jean-Haffen – Maison d’artiste de la Grande Vigne 

(1) La pierre tombale de Raoulet Sarcel est toujours existante aujourd’hui en la cour de cet ancien couvent aujourd’hui lycée; ses armoiries en « jeu de mots représentaient 3 sarcelles, l’oiseau (Il est troublant de savoir que la ville de Sarcelles dans le Val d’Oise a pour Armoiries exactement les mêmes Armoiries que feu Raoulet Sarcel. Le lien ?) . Les Croix en la paroisse de Lanvallay était un hameau, un petit village élément lui aussi à part entière de la paroisse de Lanvallay. A titre titre tout au long du 17ème siècle seront en même temps plusieurs patronymes dits sieur des Croix; nous rencontreront ainsi en même temps, tous dits sieur des Croix, les patronymes, Picot – Rolland – Lerenec – Feudé).

Blason Sarcelles-95585.png
Les Armoiries de la Ville de Sarcelles dans le Val d’Oise la pierre tombale de Raoulet Sarcel reprenant elle aussi par jeu de mots ce même oiseau, ces mêmes Armoiries.

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