Bois-Collin, ancienne terre noble citée dès la première la moitié du XVI siècle…

En Saint-Piat

Edifiée en 1769 voici la petite malouinière de Bois Collin avec certaines de ses dépendances construite proche de l’ancien manoir des seigneurs de la Massüe en leurs vivants seigneurs de Saint-Piat (avant la construction de cette petite malouinière y eu t-il ici même un premier logis dès le dit XVI siècle ?) .

Généalogie et Origines

Située en Saint-Piat le site de Bois Collin au 16ème siècle est déjà une terre noble citée par l’Histoire de Dinan elle même ; très longtemps assise en la paroisse de Pleudihen, à la frontière de Saint-Helen, elle relève aujourd’hui de Lanvallay depuis le rattachement de Saint-Piat à cette Commune, rattachement décidé par décret le 08/11/1811.
Citée effectivement dès l’année 1543 la terre noble de Bois-Collin s’étire alors probablement jusqu’à l’actuelle Croix du Frêne ; celle-ci au 17ème siècle s’appellera le Frêne.

La Croix du Frêne, toujours assise aujourd’hui sur une ancienne voie gallo-romaine, de tous temps fut un grand carrefour menant soit sur le pays de Saint-Malo ou soit sur le pays d’Avranches cela via le pays de Dol reliant ainsi depuis la nuit des temps ces trois directions à la grande ville capitale de Rennes.

Jehan de la Haye
La terre de Bois Colin en Saint-Piat fait aussi partie intégrante de la grande l’histoire de Dinan dès la fin du 15ème siècle puisque Jehan de la Hayes en 1490, son premier possesseur connu, noble personne dite en la dite année 1543 « sieur du Bois Collin« , participera à l’assise et à l’édification de la toute nouvelle église de Saint-Malo de Dinan lorsque la première église originelle pour des besoins de sécurités militaires sera entièrement déposées afin de pouvoir intégrer le derrière des hauts murs protecteurs de la ville seigneuriale ; Jehan de la Hayes est alors l’un des trésoriers en charge de l’économie de la paroisse de Saint-Malo de Dinan, donc aussi en charge de l’édification de la nouvelle église assise en cette même paroisse (celle-ci est la toute première paroisse de Dinan sortie de terre au XI siècle avec la ville seigneuriale, ville seigneuriale alors sans rempart puisque naissante; les remparts de Dinan en leur toute première tranche n’apparaitront en effet que dans le courant du XIII siècle).
Nous rencontrons dans les textes écrits au moins deux fois Jehan du Bois Collin.
La première fois apparaitra lorsqu’il fera commencer en 1490 les travaux de la dite nouvelle église relevant de cette paroisse ; il apparait alors dans une inscription faite en l’un des quatre piliers du Chœur son écriture l’orthographiant « Jeha du Buat« .
La seconde fois son apparition se fera en 1543 lorsqu’il fondera en cette même église, à la porte de sa propre mort, sa chapelle, chapelle en laquelle au lendemain il se fera inhumer au côté de sa femme ; cette seconde inscription l’orthographie alors ainsi « Jehan de la Haye sieur du Boxais Collin« .
En 1543, lors de la préparation de son départ pour l’au delà, nous étions toujours sous le règne du roi de France François 1er, de la Maison d’Angoulême, roi lui aussi vieillissant et veuf depuis 1524 de Claude de France la propre fille héritière de la Duchesse Anne de Bretagne (celle-ci de son vivant sera AUSSI REINE de France, aussi reine de deux rois. François 1er décèdera en 1547).

Bourgeois de Dinan Jehan du Bois fut chargé en 1489 d’aller trouver Pierre Laval évêque en commande de Saint-Malo, aussi archevêque de Reins, pour impétrer la licence de rebâtir l’église de Saint-Malo de Dinan (pour permettre son édification certains grands notables de Dinan y iront de l’offrande de leur propre terre ou jardin ; il en ira ainsi pour Tanguy Marot bisaïeul de Macé Marot sieur du Cheminneuf à la Magdeleine du pont à Dinan; Macé de son vivant sera le procureur fiscal du seigneur prieur de la Magdeleine. La pierre tombale de cet homme de Robe est aujourd’hui assise en le bas de la rue de l’Abbaye) .
Le 17 mai 1490 il sera en effet l’un des trésoriers en charge de la paroisse de Saint-Malo de Dinan et à ce titre, la licence obtenue, fera commencer les travaux de la nouvelle église avec Jehan Gicquel et Olivier Rouxel les deux autres trésoriers (l’église du prieuré de la Madeleine au pont à Dinan, église relevant de l’Ordre de Saint-Maur, église assise elle aussi en la paroisse de Lanvallay, au XVII siècle avait ELLE pour son propre bourg de la Magdeleine deux trésoriers en charge de son économie).
En la fin du 16ème siècle la terre de Bois Collin sera probablement par acquêt transmise à la très notable famille Lerenec cela via Simon ; cette dernière très fortement marquera de sa propre empreinte notre propre histoire de Lanvallay tout au long des 17ème et 18ème siècles (les dits Lerenec seront en effet aussi présents en notre propre paroisse et cela tout au long des XVII et XVIII siècles l’un de ces enfants étant même en la première moitié du XVII siècle le curé en charge de son église ; ainsi il seront possesseurs de la terre noble de la Landeboulou, seront possesseurs en la Villeameline, seront possesseurs au pont etc. ).
Cette transmission de la famille de la Haye sieur du Boxais Collin à la dite famille Lerenec fut t’elle héréditaire ou bien se fit-t-elle par simple acquêt ?
Des informations de généalogies ou autres nous font totalement défaut pour pouvoir répondre avec forte certitude à cette même question…

Le dix septième de mai, l’an mil quatre cent quatre vingt et dix fut commencée pour vrai cette église en ces pourprins , par les trésoriers à ce commencement desquels les nôtres sont Jehan Gicquel, et Jehan du Bois quel autre commis Olivier Rouxel

Simon Lerenec (sieur de Bois-Collin et du Fresne)
La terre de Bois-Collin sera ainsi le bien en la fin de ce même 16ème siècle de Simon Lerenec, homme lui aussi notable parmi les grands notables de Dinan; Simon verra le jour vers 1565, soit peu d’années après la dite deuxième citation de Jehan de la Haye.
Simon Lerenec prendra pour épouse Guillemette de Serville.
Fils d’Alain Lerenec et de Françoise Denoual tous deux sieur et Dame du Fresne, nés tous deux vers 1540, Simon Lerenec sieur du Bois Collin sera aussi dit sieur du Fresne terre héritée de ces propres parents en effet (Alain Lerenec sieur du Fresne, père de Simon, décèdera le 26/04/1569 Simon décédant personnellement le 02/06/1598 ; ainsi seront rattachées mutuellement par la seule généalogie les dites terres de Bois-Collin et du Fresne toutes deux géographiquement TRES proches l’une de l’autre, tous deux bien commun du dit Simon.
Au regard de ces informations il serait possible que le dit Alain sieur du Fresne, le père de Simon lui même, soit lui même entré en possession de la dite terre de Bois Collin par simple acquet contracté avec le dit Jehan de la Haye tous deux décédant respectivement en effet et en 1569 pour Alain Lerenec sieur du Fresne et au lendemain de 1543 pour Jehan de la Haye sieur de Bois Collin).
Epoux de Guillemette de Serville Simon Lerenec né vers 1560 sera dit sieur de Bois Collin dès l’année 1586, le 08/03/1586 exactement, cela lorsque aura lieu le baptême de sa propre enfant prénommée Françoise ; Jehan de la Haye étant dit encore en 1543 sieur du Bois Collin il se passera ainsi 43 années période pendant laquelle nous ignorons tout du son propriétaire de moment.
Lors du baptême d’un autre de ses enfants Simon sera dit sieur du Frêne, sieur d’une terre hier héritée de feu son père décédé le 02/06/1598 ; étant dit au gré des baptêmes soit sieur de Bois Collin, soit sieur du Frêne, aurait-il été possible que son propre père, à savoir Alain Lerenec époux de Guillemette Denoual de leur vivant sieur et Dame du Frêne, fut lui aussi possesseur du Bois Collin ce dernier voyant lui le jour vers 1540 ?
De son union avec Guillemette de Serville (orthographié demain Desserville) Simon aura pour descendance onze enfants dont 5 filles et 6 garçons Vincent étant le seul des 6 à avoir laissé une descendance ; des 5 filles seules Guillemette et Jeanne semblent devoir prendre époux (Vincent sera à l’origine des terres du Champellet et du Pont l’Amourette. Par Guillemette sa sœur née le 03/12/1588, unie à N.H. Guillaume Porée sieur du Fourdoré, semble devoir avoir transité la transmission héréditaire de Bois Collin ; par Jeanne leur sœur à tous deux, née le 05/12/1597, unie à N.H. Jean Hamon sieur de la Villeneuve, semble devoir avoir transité quant à elle la transmission héréditaire du Fresne puisque Demoiselle du Fresne Jeanne sera appelée.
A ce moment de l’Histoire Bois Collin et Fresne l’une de l’autre définitivement se séparent ; celles du Fresne demain seront le bien de la famille Blanchard de la Buraye déjà possesseur en 1513 de la métairie noble de la Begassière, métairie noble assise proche et de Bois-Collin et du Fresne).

Le château de la Croix du Fresne en Saint-Helen (il sera édifié au lendemain de 1844, en la seconde moitié du XIX siècle ; la Croix du Frêne sur les plans cadastraux de 1811 et 1844 sera écrit : le Casset du Fresche puis les Croix du Fresche).
Le 06/09/1864 et le 21/11/1866 seront baptisés sur les St-fonds baptismaux de LANVALLAY et Berthe-Françoise-Marie-Joséphine Blanchard de la Buharaye et Marie-Adèle-Jeanne sa sœur toutes deux filles d’Amédé-Marie Blanchard de la Buharaye, vicomte, et de HARDY DU BIGNON Marie-Elizabeth -Joséphine tous deux ALORS PROPRIETAIRES DU CHATEAU DE LA LANDEBOULOU en Lanvallay (le 23/06/1863 Amédé-Marie et Marie-Elisabeth se marieront à Lanvallay ; Amédé-Marie était le fils de BLANCHARD DE LA BUHARAYE François Louis Joseph et de BOT DE CALAC (DU) Adèle Louise et Marie-Elisabeth quant à elle la fille de HARDY DU BIGNON Constant Victor Pierre et de SERVILLE (DE) Joséphine Marie Françoise le père de celle-ci étant alors le MAIRE en fonction de la jeune commune de Lanvallay).

Vers 1900. A la Croix du Frêne en Saint-Helen voici l’ancien château du Fresne édifié sur les terres du Fresne au XIX siècle pour la famille Blanchard de la Buharaye (ce château aujourd’hui à entièrement disparu. La famille Blanchard apparait dès le XV siècle au travers de Jean de la paroisse de Plesder, écuyer, et de son épouse Colette Marchand ; cité dans un acte le 08/07/1504 il portait Armoiries lesquelles étaient : D’azur à trois croissants d’argent. Cette même famille fera édifier au plus près en 1643 le château de la Bagacière aussi assis en Saint-Helen).
A la Croix de Frêne l’emplacement du dit château du Fresne; assise se situant au plus près du château de la Bégassière.
En 1894 ce château, ses terres et son moulin, seront le bien de Pierre Monreau lieutenant de vaisseau en la Marine marchande; aujourd’hui en 2021 en sont de nouveau les propriétaires des membres la famille Blanchard de la Buharaye.

A Saint-Helen au dessus de Bois Collin voici le château de la Becassière construit en 1643 au plus près de l’ancien château du Fresne sur la terre même d’une ancienne noble métairie (édifié au XVII siècle bien avant le château du Fresne il le sera également par la dite famille Blanchard de la Buharaye. La famille Blanchard dès le XVI siècle possèdent les terres nobles de la Becassière cités en celles-ci que seront Marguerite Bertrand et son fils Julien Blanchard lors de la grande Réformation de 1513. Les descendants de Julien auraient t’ils pu se porter acquéreurs des terres du Fresne bien à la fin du XVI siècle du dit Simon Lerenec sieur de Bois Collin et du Fresne ? ).
En la première moitié du XIX siècle le château deviendra le bien de monsieur Michel de la Morvonnais (celui-ci POSSESSEUR des marais de la Pétrolle en Saint-Piat offrira ces derniers aux communes de Saint-Solen, Saint-Helen et lanvallay afin qu’elles puissent toutes trois y prélever la marne nourricière pour amender leurs terres si acides. Le château de nous jours est de nouveau le bien de la dite famille de la Buharaye. N.B. photographies ici de madame Véronique Orain).

Le château de la Begac(ss)ière et son moulin tous deux situés au dessus de Bois-Collin (alimenté depuis saint-Solen par le ruisseau du Gué-Parfond, puis par celui de Sainte-Susanne, le moulin de la Becassière est très probablement le mouiin du Gué parfond cité en l’histoire de Saint-Solen).
Les terres et château de la Begassière en Saint-Helen (en bas dans la forêt de St-Piat s’aperçoit le moulin du Gué-Parfond nommé aussi le moulin de la Bécassière).
La terre noble de la Bécassière sera pour la toute première fois citée en un acte écrit vers 1209, au tout début du XIII siècle, lorsque sera annoncé le don fait à l’Abbaye de Vieuville sous dol par Thomas de la Becache (de la Becasse) relevant de la paroisse de Pleudihenet le don de Thome de la Becache en la paroisse de Pleudihen autre petite dime

Guillaume Lerenec (sieur de Beauchesne)
Il est vrai que son parent proche, Guillaume Lerenec sieur de Beauchesne lequel décèdera le 25/12/1595 jour de Noël, prendra en première noce pour épouse Janne Nicolas ; celle-ci était la propre fille de Pierre Nicolas alors possesseur de la terre et manoir du Gislau, terre noble jouxtant elle-même celle de Bois-Collin, terre assise aussi très proche de celle du Fresne (Par sa propre terre du Gislau géographiquement très proche de la terre noble de la Guerche en Saint-Helen, terre appartenant alors au sieur Jean Martin de la Guerche, Pierre Nicolas en 1590, aussi homme de Robe, sera un grand notable parmi les notables de Dinan ; Jean Nicolas son petit-fils, également homme de Robe, sera SEIGNEUR à part entière des Champgéraux en le pays Evran possesseur que celui-ci sera de ses terres seigneuriales de la Gravelle. En effet son fils Jean Nicolas, sieur de la Touche, anobli en 1614, aura pour fils Jean Nicolas deuxième du nom lequel, écuyer, seigneur des Champsgeraux, conseiller au Parlement de Bretagne mort aux Champsgeraux le 27 août 1641 en ses terres de la Gravelles, sera inhumé aux Jacobins de Dinan; ce dernier avait épousé en 1619 Louise Le Vayer, Dame de Clays.
N.B. Jean Nicolas époux de Louise Levayer, tous deux susnommés, eu en effet pour père ET MERE Jean Nicolas fils de Pierre et Jeanne Martin fille du dit Jean Martin de la Guerche ci-dessus aussi cité ; Jean Nicolas et Jeanne Martin seront tous deux Sieur et Dame de la Touche en Evran.
Par l’un de ses propres parents Jeanne Martin amènera par droits d’hérédité à son époux Jean Nicolas, fils de Pierre, la dite seigneurie de la Gravelle, seigneurie que tous deux transmettrons ensuite à leur fils héritier le dit Jean Nicolas deuxième du nom.
En 1513 lors de la Grande Réformation de la Noblesse les terres nobles de la Guerche seront le bien de Guillaume Fauteret et Ysabeau Rougeul son épouse ; ils seront en effet cités en 1513 lors de la réformation de la noblesse évéché de Dol …Noble homme Guillaume de Fauteret, sieur du Plessix, fils de nobles gens Robert de Fauteret et Jeanne de Carmouët, ses père et mère, possède la métairie des Prés, qui fut à demoiselle Ysabeau Rougeul de laquelle il a été héritier, et de celle de la Guerche…).

Tout début du 19ème siècle avant 1811. Voici l’e château de la Guerche en Saint-Helen édifié par l’architecte malouin Pierre Hamon né en 1779 et décédé en 1853.
Les terres hier nobles de la Guerche s’étire toujours propre du ruisseau du Gué Parfond provenant de Saint-Solen, ruisseau en cet endroit nommé en 1811 le Gué Carousseau ; franchissant la route de Dol il prend toujours aujourd’hui l’appellation du Ruisseau de Sainte-Susanne pour alimenter en contrebas le moulin de la Begassière nommé aussi le moulin du Gué Parfond.
le manoir originel accompagné de ses terres et de sa métairie noble sera le bien en 1513 de Guillaume Fauteret et Ysabeau Rougeul, sont épouse, avant de devenir celui en 1595 de Jean Martin (Jean Martin sera cité en 1595 comme étant le parrain de Jean Nicolas, fils de Jean Nicolas sieur de la Touche
en Evran et seigneur de la Gravelle en les Champsgéraux ; sa mère était Jeanne Martin Dame de la Gravelle fille très probable du dit Jean Martin. Celui-ci semble avoir pris pour épouse Jeanne du Bouays ; celle-ci en 1615 sera citée comme étant la marraine de Jeanne Chauchart, fille de N. H. Gabriel Chauchart, sieur des Murs décédé en 1627 et de Françoise Chesnel )

Jean Martin, sieur de la Guerche, avait pour très proche voisin « noble homme » Pierre Nicolas sieur du Gilau, en Saint-Piat, Jean Nicolas le fils de ce dernier épousant sa fille, Jeanne Martin Dame Seigneur de la Gravelle en Evran. La famille Martin sera possesseur de cette terre, métairie noble et manoir jusqu’au début de la seconde moitié du XVIII siècle.

Ainsi à ce titre en seront les possesseurs successifs : Écuyer Jean Martin époux probable de Jeanne du Bouays Dame des Murs – Ecuyer Pierre Martin inhumé en 1632 en l’église de Saint-Hélen devant l’autel Saint-Michel – Écuyer François Martin sieur de Crohan époux en 1627 de Françoise Chesnel dite Dame des Murs en Saint-Hélen – Jean Martin leur fils né en 1633 sieur des Murs – Écuyer Charles Martin époux d’Anne Cochon dite Dame des Murs vivant vers 1680 – Jules-César Martin seigneur de la Guerche marié en 1723 à Rennes à Marguerite du Boisboissel (les Martin avaient Armoiries portant : D’Azur semé de Billette d’argent, au franc cartier de gueules, chargés de trois rustres d’or).
Changeant de famille en 1789 la Guerche sera ensuite le bien de messire Pierre Mourin d’Arfeuille, chevalier, officier au régiment royal, époux d’Olympe du Fournet en Saint-Judoce, avant de devenir celui héréditaire de Jean-Baptiste Guéhenneuc, comte de Boishue, 1769-1865, époux de dame Augustine Prioul de Saint-Léger – Marc-Antoine Guéhenneuc, 1810-1896, époux de dame Marie de Sémallé – Léon Guéhenneuc, 1841-1912, époux de dame Henriette de Chabrefy- Charles Guéhenneuc, comte de Boishue, officier, époux de dame Geneviève Cochin
(tout un pan du XX siècle verra ce château être une Ecole privée).

…Le château de la Guerche est édifié sur un ancien site de manoir. Ce dernier mentionné dès le début du 17e siècle était encore en place avec sa métairie en 1811. Il présentait un corps rectangulaire avec une petite aile arrière, de forme presque carrée. Une grande avenue plantée menait à ce logis, dont la cour antérieure était fermée par un pavillon, à l’est, et des dépendances, à l’ouest. La métairie, presque mitoyenne avait également sa propre cour.
Le cadastre de 1844, fait apparaître une construction nouvelle, à l’arrière du manoir, formant une aile, en retour d’équerre, avec deux avant-corps, ouest et est. Il s’agit en fait, de la construction du nouveau logis qui n’est pas encore achevée à cette date. Le registre d’imposition du cadastre mentionne l’achèvement des travaux du logis principal en 1853 pour Marc Antoine de Guéhenneuc de Bois Hue. Cette date peut correspondre au nouveau corps de bâtiment, à trois travées qui est venu se greffer, à l’arrière, au centre du corps principal. Marc Antoine de Guéhenneuc de Bois Hue et son épouse Marie de Sémallé font également rebâtir la métairie quelques années plus tard, en 1864 …
Photographie ci-dessus et texte ci-contre de madame Veronique Orain pour L’Inventaire et Patrimoine culturel en Bretagne
En 1811
En 1844



Ainsi deux cousins tous deux nés Lerenec, tous deux très proches parents l’un de l’autre seront, cela par leurs propres terres presque se touchant, tous deux en très étroites relations avec Saint-Piat (Guillaume Lerenec sieur de Beauchesne susnommé prendra pour seconde épouse Olive de Saint-Cyr fille de Richard de Saint-Cyr celui-ci syndic de Dinan par sa charge, et de Jeanne Serizay tous deux seigneurs de la terre du Parc en Taden ; de sa seconde épouse, la dite Olive de Saint-Cyr, Guillaume de Beauchesne, cela via Jeanne Lerenec leur fille à tous deux, épouse de Toussaint Jugan sieur de la Fillière, sera le bisaïeul de Jeanne Jugan celle-ci Dame de la Landeboulou en Lanvalay par son propre mariage avec Pierre Menard.
Pierre Menard et Jeanne Jugan ci-dessus cités seront les père et mère d’Anne-Julienne Menard Dame de Bois-Collin ; unie à Pierre-Jean Lepertel Anne-Julienne Ménard semble devoir transmettre à son époux la possession de Bois-Collin).

Guillaume Lerenec sieur de Beauchesne susnommé, inhumé en l’église du couvent des Catherinettes à Dinan, aura pour propre frère Antoine Sieur des Croix en Lanvallay celui-ci sans enfant héritier transmettant sa dite terre des Croix à son propre neveu, le propre fils du dit Guillaume de Beauchesne (le fils de Guillaume né du premier lit de celui-ci, donc né de la dite Jeanne Nicolas susnommée, à savoir le propre neveu du dit Antoine sieur des Croix, se prénommait lui aussi Antoine ; héritier donc de son oncle, Antoine sieur des Croix, Antoine fils de Guillaume entrera ainsi à son tour par droits d’hérédité en la possession de la dite terre des Croix en Lanvallay. Au titre de son père Guillaume sieur de Beauchesne Antoine, fils de Jeanne Nicolas première femme de son père, était donc le demi-frère de Jeanne Lerenec fille d’Olive de Saint-Cyr la deuxième épouse de Guillaume ; Jeanne était, rappelons le encore ici, l’épouse de Toussaint Jugan ce couple transmettant à leur fille héritière la dite terre de Bois Collin) .
Ainsi par ces deux frères (Guillaume et Antoine) et leur cousin, le dit Simon fils d’Alain, un pont était déjà jeté en la fin du XVI siècle entre les dites terres de Bois Collin, celles du Fresne et du Gilaut, et celle des Croix (en Saint-Piat et Saint-Helen pour les deux premières et en Lanvallay pour la dernière).

Le 17ème siècle quant à lui va unir très intimement, et cela toujours par la seule généalogie, et la noble terre de Bois Colin et le noble manoir de la Landeboulou et ainsi unir aussi au travers des dits Lerenec et la paroisse de Pleudihen à celle de Lanvallay.
En effet Jeanne Jugan, par sa mère descendant des dits Lerenec, va prendre pour époux Pierre Ménard celui-ci voyant lui le jour en 1634.
Jeanne Jugan et Pierre Ménard susnommés seront possesseurs du dit manoir de la Landeboulou ; tous deux seront dits sieur et Dame de Landeboulou tous deux transmettant à l’un de leurs enfants héritiers AUSSI la dite terre de Bois Colin  (Jeanne sera inhumée dans la chapelle du Purgatoire en l’église de Saint-Malo de Dinan; elle était en effet la fille d’André Jugan et de Marie Maingard et de ce faite la petite fille de Toussaint Jugan et de Jeanne Lerenec héritière des dits Lerenec ).

Ainsi leur enfant héritière, Anne-Julienne Ménard, enfant née en 1683, sera dite Dame de Bois-Colin ; elle prendra pour époux 06/05/1704 Pierre-Jean Lepertel.
De ses fonctions celui-ci sera Syndic Dinan de Dinan de 1703-1720 puis Directeur des contrôles de l’évêché de Dol ; il sera aussi dit Député des États pour les Comptes en1701. Pierre-Jean verra le jour le 26 août 1678 à Dinan.
Pierre-Jean et Anne-Julienne seront très probablement les concepteurs de cette « Maison de maître » puisque celle-ci, au regard d’une date qu’elle contient en son sein, fut édifiée en 1729.

La citation en 1543 de Jehan de la Haye sieur du Bois-Collin
Signature de Simon Lerenec sieur de Bois Collin et du Fresne.

Pour résumer ont été comme premiers possesseurs de cette noble terre :

– Par les titres Jehan de la Haye dit sieur du Bouais Collin lors de la construction de l’une des chapelles de Saint-Malo de Dinan en l’an 1543.
– Par les titres Simon Lerenec né vers 1565 * Guillemette de Serville (Il est cité en 1592 comme étant le parrain de Toussaint Chevalier, fils de Nicolas Chevalier et de Jeanne Lerenec sœur présumé du dit Simon; Simon ci-dessus est le fils attesté d’Alain Lerenec et de Françoise Denoual sieur et Dame du Fresne. Simon en certains actes sera aussi appelé « sieur du Fresne » héritier de cette seconde terre qu’il sera également).
– Par les titres Guillemette Lerenec née en 1588 * Guillaume Porée ; fille des précédents (Guillaume Porée est le fils d’Olive de St-Cyre, et de Laurent Porée sieur et Dame du Fourdoré ; Olive de Saint-Cyr sera veuve en première union de Guillaume Lerenec sieur de Beauchesne celui-là même qui se fera inhumer en la jeune église du couvent des Catherinettes de Dinan).
– Par la généalogie Jeanne Jugan * Pierre Ménard né en 1634 sieur et Dame de Landeboulou (Jeanne est la fille d’André Jugan et de Marie Maingard et petite fille de Toussaint Jugan et de Jeanne Lerenec, mais aussi l’arrière petite-fille d’Olive de Saint-Cyre et de Guillaume Lerenec sieur et dame de Beauchesne susnommés.
Au travers de leur union deux terres aujourd’hui assises en de Lanvallay seront réunies, à savoir celle de Boiscollin et celle de la Landeboulou; Jeanne sera inhumée dans la chapelle du Purgatoire en l’église de Saint-Malo de Dinan.
– Par les titres Anne-Julienne Ménard née en 1683 * 06/05/1704 Pierre-Jean Lepertel ; fille des précédents. Syndic Dinan (de) (1703-1720), Directeur des contrôles de l’évêché de Dol, Députés des États pour les comptes (1701), né le 26 août 1678 (vendredi) à Dinan.
Ils seront tous deux les concepteurs de cette même petite « malouinière ».

La façade à deux travées verticales de Bois Collin donnant sur la rue

Description

Cette dite « maison de Maître » d’aspect malouinière, maison édifiée en 1729, le fut donc sur une vieille terre ELLE déjà ancestrale puisque citée en effet en 1543, soit près de deux siècles auparavant ; cette maison de « maitre » sera en courant du XIX siècle transformée en ferme.
A double orientation cette ancienne maison de maistre est toujours composée aujourd’hui à son midi, cela côté cour, d’un ensemble de trois travées verticales surmontée au milieu d’une lucarne à fronton triangulaire alors que côté rue, à nord, elle comprend qu’un ensemble de deux travées chacune surmontée de sa propre lucarne toutes deux aussi en arc segmentaire ; la toiture à deux pans comporte deux hautes souches de cheminées à épaulement, une de chaque côté.

Côté cour à orient, et en appuie contre elle, se trouve être en une vieille étable, ancien petit logis originel, corps de logis édifié dans la continuité de la maison de maistre ; celui-ci comprend en effet en son embats, il y a encore peu « étable possédant râtelier alimentaire », une ancienne cheminée aux jambages ouvragés malheureusement presque entièrement détruits aujourd’hui.
Cette étable l’année dernière encore recouvert d’un toit en tôles ondulées, hier donc petit logis au seul regard de cette même cheminée très partiellement encore présente en son sein, a vu sa toiture originelle abaissée ; ce logis, à l’image du manoir de la Touche Carcouet son proche voisin, a probablement dû lui aussi posséder un toit paillé. ou fait de chaume.
Transformé hier en son embats en étable donc, et en sa partie haute en grenier à foin, dans sa façade ce petit logis originel fut pour raison professionnelle très grandement enlaidit dans son authenticité par l’apport de nouvelles ouvertures mais aussi par la condamnation d’une autre.

Dans la cour de ce qui il y a encore peu une grande ferme il y a aussi la présence de tout un ensemble de bâtiments agricoles dont une grande grange et ce qui fut aussi probablement un petit logement en annexe ; tout cet ensemble est déjà présent en 1811 comme en attestent les plans cadastraux napoléoniens.
Notons également la présence d’un puits en la cour.

Toute la propriété était entourée de grands pourprins…

Possédant trois travées verticales voici la malouinière de Bois-Collin regardée depuis sa cour. (la partie « tollée » , ancienne étable, était HIER partie intégrante de la dite malouinière ; en effet en celle ci l’année dernière avant « rénovation » restait encore existante en cette étable les dernières traces d’une ancienne cheminée originelle ; après la toute dernière rénovation de l’ensemble, rénovation toute dernièrement faite, la dite étable est redevenue « lieu d’habitation » sa toiture aussi rendue à l’ardoise).
Le bâti de Bois-Collin en 1844.
Bois Collin aujourd’hui après rénovation.
Bois Collin dans son ensemble avec ses propres terres (cette propriété venant buter sur les Emplats à sa droite est toujours délimitée aujourd’hui par les vestiges de l’ancien chemin vicinal reliant encore hier Bois Collin aux dits Emplats).
Le détail de sa lucarne à arc triangulaire (remarquez l’arc de décharge au dessus du linteau de la fenêtre du dessous).
Bois Collin en 1811 entourés de ses pourprins et possédant les parcelles 207-208-209-210-211-223-224-225-226-227 et 228 (A droite descend l’ancien petit chemin vicinal reliant encore hier Bois-Collin aux Emplats ; le petit chemin de gauche, toujours présent aujourd’hui, est cependant entièrement avalé par une seule et même propriété constituée aujourd’hui les n° parcellaires allant de 196 à 226).
Vue aérienne de Saint-Piat et son environnement proche montrant en haut et à gauche, en forme de triangle, le dit marais de la Petrolle exploitation marnière au XIX siècle relevant avant sa donation faite en faveur des communes de Lanvallay, Saint-Solen et saint-Helen du château de la Begassière . Sont assis ici aussi el le dit château de la Bagassière et l’emplacement ou l’ancienne assise du château du Frêne (tout en bas au milieu, de l’autre côté de la route de Dol, se montre aussi l’ancienne terre noble de Bois-Collin ; au milieu et à droite sont les terres et château de la Guerche).
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