Le Gué Parfond…hameau de Saint-Solen

Peut être une image de plein air et texte qui dit ’Grange Habitation octroi habitation’

1844 2021.

Le Gué Parfond et ses feus.

Ici est le plan d’implantation du bâti originel déjà présent en 1844 ; en rouge a été représenté pour ce faire tout le bâti présent au Gué Parfond en cette dite année 1844.

Il y a en tout un ensemble de 5 bâtis premiers déjà existants en 1844 et toujours présents aujourd’hui lesquels, depuis, non pas été modifiés dans leur propre emprise au sol respective; parmi ce bâti une grande grange était présente…dans la grande cour située en face de l’octroi lui aussi est présent avec son propre agrandissement qui lui apparaitra qu’en 1764.

Tout le bâti ici présent, et non encadré en rouge, est tout le bâti postérieur à la dite date de 1844 ; nous pouvons remarquer que 4 bâtis ont été très profondément modifiés pour ne pas dire carrément effacés puis reconstruits.

Le bâti entouré de rouge sans image en fond est un bâti présent en 1844 et qui a depuis entièrement disparu sans jamais avoir été ni modifié ni remplacé; il est au nombre de 3.

Les bâtis « nouveaux » et non représentés en rouge, ceux qui vont apparaitre au lendemain de la dite année 1844, pour certains vont apparaitre dès le lendemain de cette même année ; et tel sera le cas pour la petite maison adossée au grand hangar peint au nom du Crédit Lyonnais puisque celle-ci en effet sera édifiée en 1848.

En tracé noir sont les limites parcellaires de 1844; à ce titre on peut remarquer en effet la présence de 5 entités principales + la présence de l’octroi et son nouveau logis associé.

Le Gué Parfond en 1831 comportait un ensemble de 5 familles dont 2 familles d’agriculteurs, un tailleur d’habit, un journalier et une femme ménagère; en 1841 sept familles seront ainsi référencées. Et en 1936 il y aura 6 familles…Entre 1836 et 1936, le Gué Parfond tout au long de ces 100 années comportera toujours en son sein deux familles d’agriculteurs.

Aujourd’hui il y a 8 familles habitant toujours le Gué Parfond dont deux familles en location…En cette même année 1936 va apparaitre la famille Rucay; agricultrice celle-ci jusqu’à hier va se transmettre les deux fermes d’exploitation agricoles. Cette famille est toujours présent aujourd’hui au Gué Parfond ; seront ainsi présents en 1936 :

  • Léon Radoubé * Georgette Meulin ; chauffeur.
  • Yves Rucay * Josephe Marie. Cultivateurs ils auront 5 enfants dont deux garçons Charles et Louis ; Yves nait à Lanvallay en 1872.
  • Jean Rose * Pauline Briot. Cultivateurs.
  • Joseph Quediguet avec sa mère Eugénie Leclerc tous deux cultivateurs.
  • Marie Henry sans profession
Peut être une image de plein air et mur de briques
L’ancien octroi
Peut être une image de carte
1811-1844. Le Gué Parfond

Le Gué Parfond…âme de Saint-Solen.

Dans un vide presque lunaire quelques maisons des XVIII et XIX siècles semblent aujourd’hui en ce hameau avoir pour seule et unique tâche que celle de survivre, et que celle-ci. En cet ensemble nous avons relevé trois maisons datées, l’une de 1764, la seconde de 1849 et la dernière de 1850 toutes deux géographiquement se suivant.

Peut être une image de arbre et plein air
Peut être une image de plein air
Le retour de la maison publicitaire datée de 1849.

Toutefois, il existe toujours aujourd’hui deux autres maisons beaucoup plus anciennes, les deux plus anciennes du hameau très certainement. Toutes deux sont très probablement de la première moitié du XVII siècle au seul regard de leurs propres portes d’entrée d’une architecture stylisée parfaitement identique au niveau de leurs jambages respectifs.

Peut être une image de plein air

L’une d’entre elles possède toutefois un caractère beaucoup plus noble cette dernière possédant des ouvertures ouvragées et fleurdelisées. Ce logis hier de maître possède aussi de magnifiques anciennes grilles de défense faites à chaud dans la masse même du fer; elles sont très probablement originelles à ce logis. Ce logis pourrait-être lui un peu plus ancien que le précédent, peut-être à la charnière des XVI et XVII siècles.

Cette maison en son propre temps, belle et notable donc, fut-elle en ce petit hameau celle qui assuma aussi, durant de longs lustres entiers, l’octroi lui même ?

Une pierre de l’embrasure de sa porte d’entrée, à droite en entrant, contient il est vrai un bien étrange symbole représentant « comme » une clef laquelle contiendrait dans son cercle, ou dans son propre anneau, une croix…

Quel est la signification de ce symbole en cette embrasure de ce symbole sculptée ?

Sa fenêtre basse fleurdelisée comporte notamment aussi une sculpture représentant une petite bourse d’argent. N’oublions pas qu’au début du XIX siècle les droits d’octroi à Saint-Solen représentaient à eux seuls presque le double de toutes les taxes foncières et extraordinaires réunies…

Cette maison malheureusement aujourd’hui n’est même plus l’ombre de ce qu’elle fut puisque en son sein désormais tout n’est que désordre, pour ne pas dire ruine. Et pourtant elle est dans ses propres pierres tout ce qui reste de la mémoire de ce petit hameau déjà présent au XVII siècle. Cette route désormais presque toujours déserte, presque toujours vide de bruit, vide du cri que seul l’enfant ose poussé, hier était l’un des deux axes principaux de Saint-Solen… et une vie beaucoup ample mêlée à la « ferme » donc y était.

Aujourd’hui cet hameau contient pourtant toujours ses 8 foyers dont deux familles en location…Au XIX il n’y en avait guère plus il vrai mais ce hameau était alors une grande traversée. Cette vérité d’axe hier principal est attestée par la seule présence d’un très vieux panneau publicitaire, panneau peint et originel, panneau qui obligatoirement s’offrait à quiconque de Rennes sur Dinan arrivait; ce panneau est à l’enseigne du Crédit Lyonnais banque qui fut créée en 1863.

Peut être une image de plein air et texte qui dit ’11:08 5/JUN/2016’
La maison publicitaire faite en 1849

C’était hier il est vrai, c’était hier quand ici même était le tracé principal de la route reliant Dinan à Combourg, quand ici même était le grand chemin allant de Dinan à Saint-Pierre de Plesguen …c’était hier lorsque toutes les routes menaient aussi au Gué -Parfond.

Dès aujourd’hui ce panneau « publicitaire » fait aussi partie intégrante de notre passé social… et demain il ne sera plus tout comme le petit moulin à vent du Gué Parfond disparu quant à lui il y a déjà très fort longtemps, entre 1811 et 1844.

Je remercie ici très sincèrement les habitants de ce hameau qui m’ont tous reçu avec la plus grande des gentillesses et la plus grande des patiences aussi. Je leur dois donc ce chapitre.

Peut être une image de plein air et mur de briques
Le linteau fleurdelysé contenant la petite bourse de l’octroi.
Peut être une image de mur de briques et plein air
La porte d’entrée de l’ancien octroi

Aucune description de photo disponible.
Dans l’embrasure de l’ancien octroi la pierre à la clef.
Peut être une image de arbre, nature et herbe
Le hameau du Gué Parfond depuis l’ancien chemin menant lui aussi hier à la petite carrière forestière.
Peut être une image de arbre et nature
Aucune description de photo disponible.
1811. L’ancien moulin à vent du Gué Parfond.

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