Fin XVI siècle. Les Champs-Gallais et la maison noble de Pelineuc.

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Vers 1910.
Est ici à gauche l’extrémité droite, vers midi, de l’ancienne auberge ou hostellerie qui demain vers 1950 sera déjà « l’hôtel-restaurant » de la Pomme d’Or.
Au devant de celle-ci vers midi, au delà de l’appentis, nous avons en effet l’ancien presbytère, la mairie et l’église ; à la gauche se voit la lucarne haute de l’actuel bureau de poste.
Le dit « hôtel-restaurant de la Boule d’or était bel et bien une auberge ouverte à tous voyageurs descendant en ses murs aussi bien à pied qu’à cheval (ce bâti malheureusement aujourd’hui n’existe plus).
A droite, à occident, est l’actuelle place d’Alsace alors entièrement enfermée derrière ses pourprins.
Lorsque seront réalisés les seconds plans cadastraux de 1844 tout le bâtit de droite alors n’existait pas encore, et encore moins la dite place bien sur ; seules seront ici même déjà présentes l’église encore non terminée et la dite auberge en laquelle DEJA on devait descendre aussi bien à pied qu’à cheval.
Et des vaches en centre ville ! Et OUI…c’était hier.

1759. Sera possesseur des Champs Gallais l’honorable famille Lorre …Honorable femme Marie Lorre agée d’environ soixante dix ans, décédée d’hyer aux Gallée, munie des sacrémens, a été inhumée dans le cimetière de cette paroisse, présents les sous signans et plusieurs autres qui ne signent, ce vingt septembre 1759. Lenouvel. Michel Regnault. Jean Bouesnard. Bourgeaux curé…

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Vieille hostellerie construite entre 1811 et 1844.
Vers 1930. L’hôtel-restaurant de la Pomme d’Or à l’angle de la rue de la Boule d’Or et de la rue de Rennes bien professionnel de Fernand Briot né à Lanvallay en 1891 et de son épouse Valentine Guguen née aussi à Lanvallay en 1897. Cités tous deux sur les listes nominatives de 1931 Fernand sera dit patron débitant avec 1 domestique.
Ici était en 1844 la REDOUTE.

1844. les terres des Champs-Gallais et l’apparition du nouveau bourg

…Sous la cinquième tombe brisée par la moitié où il y a une petite concavité, à commencer au tronc de Ste-Rose, le corps du sieur de Pellineuc natif du Pérou au royaume de Lima…

Ainsi un enfant maistre en ses terres de Lanvallay au XVII siècle vit le jour au Royaume de Lima ! Tout chose possède il est vrai sa propre histoire ; et ici en ce présent chapitre nous allons tenter de jeter un petit rai de lumière sur ce que furent les anciennes métairies nobles des Champs-Gallais et de Pelineuf.

De tout temps la terre des Champs-Gallais fut toujours posée au plus près du grand chemin allant de Dinan à Rennes cela via le Pays d’Evran, avec Monplaisir de tout temps elle fut toujours contenue entre le méandre de la rivière, la Landeboulou assise à leur droite, et le grand chemin allant de Dinan à Saint-Malo-Dol, rue aujourd’hui nommée la Boule d’Or, de tout temps la terre hier noble des Champs-Gallais semble avoir existé ; elle sera cependant citée pour la toute première fois qu’en le début des toutes premières heures du XVII siècle bien qu’en effet très probablement elle existasse déjà en le courant du XVI siècle lui même. Toujours encore présente aujourd’hui au nord de la rue de la Boule d’Or au début du XIX siècle cette métairie semble avoir eu ses propres terres labourables assises de l’autre côté de cette même rue, au midi de celle-ci, terres alors contenues du nord au midi dans l’espace allant de la dite rue de la Boule d’Or à l’actuelle église et, d’orient à occident, de l’actuel Foyer logement à la rue de Rennes (De fait elles devaient ici même s’étirer jusqu’aux terres de la vieille métairie noble de la Samsonnais) .

Notre église alors n’existait pas encore, le bourg neuf alors n’existait pas encore, au plus près seules alors existaient les trois maisons, les trois feus, les trois foyers formant ensemble Monplaisir, seule alors existait ici même assise en face d’elle, à la croisée des chemins, la Redoute et l’ancienne petite chapelle Sainte-Anne ; hier il est vrai était aussi à sa gauche assis, et cela tel un misérable moulin de Dom Quichotte, tel un grand pantin désarticulé s’écroulant en bordure d’un vieux chemin, la masure du très vieux moulin à vent de Lanvallay. Et oui, moulin à vent ici aussi en des temps ancien en Lanvallay il y avait (Ce moulin à vent était assis en l’extrémité de l’actuelle rue du Chemin-vert, là où s’amorce aujourd’hui l’ancien petit chemin qui mène toujours au port ; hier ce petit chemin faisait partie intégrante du Cheminneuf avant que celui-ci soit en ligne droite prolongé vers 1780. En des temps encore plus ancien ici même il y avait le château de Lanvallay, son colombier et son moulin) .

Pour permettre la construction de la nouvelle église sera le 02/08/1840, cela lors d’une séance du Conseil municipal monsieur Julien-Malo Bouesnard étant alors le maire en exercice, proposer en effet au possesseur de la métairie des Champs Gallais un « échange de terres » valant une surface de 30 ares pour la construction de la nouvelle église celui-ci recevant en échange des terres assises de l’autre côté de la dite rue à nord, derrière ses « Maison et métairie », terres alors appartenant à monsieur Dervaux de Dinan. Il me semble cependant très fortement qu’au XVII siècle ces mêmes terres aient été positionnées en effet de part et d’autre de cette dite rue, alors grand chemin se rendant seul de Dinan à Saint-Malo-Dol, terres de fait s’étirant effectivement entre Monplaisir et les dites terres de la grande métairie de la Samsonnais (A orient vers Saint-Malo hormis la petite chapelle il n’y avait pas de maison et le Chien maigre lui n’existait pas encore. Prendre le chapitre consacré à cette même petite chapelle) ; la petite chapelle Sainte-Anne en ses lustres était t’elle sur ses terres assise ou bien leur échappait t’elle ?

Des actes toujours nous manquerons il est vrai.

1844.
Implantation en la parcelle n° 266 de la Redoute, l’ancien Hôtel-Restaurant de la Pomme d’Or ; n’existe alors en cette grande rue reliant la métairie des Champs-Galais (orthographie de 1844) et des Chevrins que la Redoute et la toute jeune église de Saint-Meens.

Ecrite en ses toutes premières heures retrouvées Champs-Gallée suivant toute logique cette métairie doit trouver son origine patronymique dans le nom « Gallé ». Comprenant terres et métairie le premier possesseur de ce bien bâti et de ces terres sera en effet cité en nos propres B.M.S. dès le début du dit XVII siècle.

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Vers 1950. Tout en bas et à gauche l’ancien restaurant de la Pomme d’Or

En 1811 en l’actuelle rue de la Boule d’Or, route se dirigeant depuis les temps les plus séculiers sur Saint-Malo, Dol et Avranches, via Saint-Piat, hormis la métairie des Champs-Gallais et la petite chapelle Sainte-Anne il n’y avait en effet aucune maison, aucune ferme; il fallait il est vrai attendre d’arriver sur Saint-Piat, via les Portes et la Touche, pour rencontrer en cette ligne droite le premier bâti, la première ferme, la première maison (Au débouché de l’actuelle rue de la Boule d’Or à gauche, vers nord, se dessinait le village de la Landeboulou et la métairie du Rehanet sitôt prolongés vers orient par la grande terre des Champsguerard celle-ci s’étirant jusqu’à Saint-Piat ; les Champs Guérard seront citées dès la fin du XVI siècle au travers de Macé Marot celui-ci ayant aujourd’hui sa pierre tombale exposée en le bas de la rue de l’Abbaye) . Il faudra attendre l’espace temporel situé entre 1811 et 1844 pour voir s’édifier juste en face de la métairie des Champs-Gallais, assurant alors ainsi l’angle des actuelles rue de la Boule d’or et rue de Rennes, un corps de logis appelée en 1844 la Redoute ; devenu restaurant au XX siècle celui-ci dès l’année 1861 se nommera la Pomme d’Or auberge alors qu’il était (Le terme REDOUTE n’est pas forcément donné qu’à une petite fortification ou poste de garde avancé; en le vieux français il est vrai qu’il désigne également un lieu de fêtes, un lieu en lequel on dansait, en lequel les fêtes se déroulaient; pour allez au bal on disait : le bal de la Redoute, aller à la Redoute ; alors qu’en est t’il ici même ? Cette dite Redoute présente ici même en 1811 était t’elle un poste avancé , un poste de contrôle, ou bien un lieu de détente et de danse ? Très sincèrement je l’ignore … Dans ce second sens linguistique ce terme n’est plus du tout aujourd’hui utilisé) .

En 1846 au lendemain du déplacement du bourg originel le BOURG NEUF en les listes nominatives ne comprendra en tout et pour tout que 5 habitations et parmi ces 5 habitations deux seront dites débitant de boissons et une sera dite aubergiste ; celle-ci sera alors tenue par Julienne Bouenard et Mathurin Chehu et les dites maisons alors l’accompagnant (Le bourg neuf cependant allait très vite s’agrandir accompagné dans son propre développement par l’ouverture de la grande Rue du Lion d’Or réalisée pour la desserte du Viaduc ; cette nouvelle PORTE desservant Dinan allait aussitôt s’accompagnée de deux « quartiers nouveaux » cités dans les dites listes nominatives, à savoir le Viaduc et le Pigeon-vert) .

En 1841, seulement cinq années auparavant, cela bien sur hormis le quartier de la Magdeleine qui lui depuis toujours foisonnait d’auberges et de débitants de boissons, Lanvallay par lui même ne possédait aucune auberge, ne possédait qu’un seul « débitant de boisson » lui assis en son bourg, demain le Vieux Bourg ; celui-ci était alors tenu par la dite Julienne Bouesnard susnommée et encore mariée. Il nous faut probablement voir au travers du dit couple « Bouesnard-Chenu » les premiers tenanciers de la dite Redoute implantée en 1844 sur les premiers plans cadastraux ces mêmes tenanciers ayant quittés le bourg originel de Lanvallay, bourg déjà dénommé le Vieux bourg en les dites listes nominatives de 1846, pour se positionner en le tout nouveau bourg à peine commencé dans sa propre construction.

Louis XI et la Boule d’Or

Seize années vont ensuite passer et en 1861 le nouveau bourg comprendra une deuxième nouvelle auberge, soit deux auberges toutes deux prochement assises et respectivement tenues par François Bossard et Pauline Launay pour l’une et par Pierre Bouesnard et Perrine Pringault pour l’autre ; elles seront TOUTES DEUX assises au lieu dit de la Boule d’Or et le terme  Redoute plus jamais ne sera utilisé. Au lendemain de cette année 1861 le terme Boule d’Or également n’apparaitra plus dans aucune liste nominative et cela jusqu’en 1936 ; l’année 1861 est en fait la seule année en laquelle l’appellation de la Boule d’Or sera écrite en les listes nominatives noyé qu’il sera toujours par la suite dans les lignes consacrées au bourg. La Boule d’Or ne sera plus distinguée du nouveau bourg tous deux ne formant plus qu’une seule et même entité.

Quelle est l’étymologie ou l’origine du nom donné à l’avenue de la boule d’or ? Je vais essayer de m’expliquer. L’ Auberge de l’Ecu, l’Auberge du Besant, l’Auberge de la Pomme d’or, l’Auberge de la Boule d’or etc…Mais cet éclairage n’engage bien sur que moi même. Voilà : Sous Louis XI les premiers relais de poste apparaissent en la seconde moitié du XV siècle, vers 1465. Quelques années après seulement, vers 1500, le roi Louis XII va les ouvrir, mettre aussi à la disposition des voyageurs ces mêmes relais de poste ; du jour au lendemain un très grand nombre d’entre eux feront ainsi également office d’auberges pour les voyageurs. Avec ses « relais de poste-auberge » vont donc apparaitre tout un ensemble d’appellations propres et toujours attachées à cette fonction « poste-logis ». Ainsi vont ce lire un peu partout les inscriptions du Cheval Blanc, celle de la Croix-Verte, celle des 3 Rois, celle du Lion d’Or, celle de l’Ecus, celle du Croissant, celle du Besant, celle de la Pomme d’or, de la Boule d’or etc. toutes servant à designer ces mêmes établissements et que ceux-ci. De toute façon il fallait absolument pouvoir attirer l’œil du voyageur.

Ainsi en le cheminneuf de la Magdelaine en 1693 sera utiliser l’expression suivante pour désigner une auberge en cet endroit assise : « la maison où pend l’enseigne du Lion d’Or » ; la publicité est peut-être née avec l’apparition des premiers relais de poste finalement. L’appellation de la Boule d’Or ainsi se retrouvera très souvent, ou toujours donnée, soit à des cafés, soit à des restaurants, soit à des « cafés-restaurants, soit à des auberges, soit à des hôtels ou des relais de voyageurs et nombreux sont en France certains de ces mêmes établissements portant toujours aujourd’hui cette dernière appellation pour ne citer que celle là : : Hôtel de la Boule d’Or.

En héraldisme il y a une Arme, un élément armorial, lequel représente le besant, le besant d’or ce dernier correspondant toujours au sou d’or ; nombres d’Ecus ou Armoiries ainsi s’armeront. Toujours en héraldisme cet élément s’appelle quelques fois, mais cependant très rarement il est vrai, la « Boule d’Or ». Peut-on aujourd’hui faire lancer un pont entre cette Boule d’Or et ces mêmes lieux souvent de perdition morale en lesquels on perdait bon gré mal gré au seul contact de la piquette son dernier sou, ses propres besants d’or, sa boule d’or ?

Je pense que c’est ce même restaurant, très certainement avant hostellerie, qui donna un jour son nom à la rue et que cela ne fut pas l’inverse ; c’est l’ancienne hostellerie qui au XVIII siècle donnera son nom à la rue et non la rue qui donnera son nom au restaurant.

Cette explication bien sur n’engage que moi. Petit clin d’œil.

Il faudra attendre l’année 1921 pour voir apparaitre les trois premières maisons assises en la dite rue de la Boule d’Or, assises proches de la petite chapelle Sainte-Anne, assises en cet endroit alors appelé : « le Chien maigre » ; cette appellation ou dénomination entre 1921 et 1936 ne sera plus jamais reprise elle non plus en les dites listes nominatives).

Peut être une image de plein air, monument et texte qui dit ’3649. Environs de DINAN LANVALLAY G.F. F. Côte d' Emeraudo S’
Ici notamment est l’église de Lanvallay » en la rue de Rennes ; photographie postée le 17/03/1912.
En 1912, à droite, assise au plus près de l’église alors entièrement clos de murs, est la mairie originelle.
A la droite immédiate de l’église, au delà du puits, est alors la maison de Mr Cocheril en ce temps « bourrelier et débitant » de son état
(Stanislas né en 1871 à Plorec unis qu’il sera avec Joséphine Doublet née à Lanvallay en 1874. Stanislas lui tiendra la bourrellerie et Josephine « elle » le magasin « débitant) .
A la droite immédiate de monsieur Stanislas Cocheril est la maison ou l’établissement « Leguen » aujourd’hui l’actuel « magasin floral »
(madame Anne-Marie Leguen probablement veuve puisqu’elle sera dite « patronne et chef de famille » sur « les listes nominatives » de 1911 ; elle nait à Languenan en 1866). La maison ici nommée Leguen sera entièrement déposée en 1968 par Me et Mr Chouan-Bodin lesquels, tous deux « pharmaciens », ici même, assoiront une officine pharmaceutique (avant d’aller vivre dans le logement qu’ils avaient fait aménager au dessus de leur officine monsieur et madame Bodin-Chouan occupaient leur maison en le vieux bourg de Lanvallay, à savoir l’ancienne « école-presbytère ») .
La grande maison dite ici « Cocheriel » existe toujours de nos jours; elle est aujourd’hui un « cabinet médical associé »

1844.

La métairie et maison des Champs-Gallais et ses tous premiers Sieurs et Dames

Les Orens du XVII siècle seront soit marchand de drap de soie pour les uns soit docteur en médecine ou en théologie pour les autres, s’il vous plaît. Ainsi sera cité pour la première fois le nom des « Champs-Gallais » au travers de la personne de l’honorable homme Pierre Oren sieur des Champs-Gallées lequel, né vers 1585, prendra pour épouse Jacquemine Picot (Jacquemine en effet s’unira à Pierre le 15/05/1608) ; Pierre sera très proche parent des « Oren de la Hamelinaye » terre noble assise quant à elle en Evran (Les Oren d’Hamelinaye : Epoux d’Amaurye Lucas Antoine Oren, sieur de la Hamelinaye, né vers 1580, parrain de Guillemette Oren fille du dit Pierre Oren sieur des Champs-Gallées susnommé, sera de son état LUI AUSSI marchand de drap de soie cette activité étant presque omniprésente dans tout un pan d’une certaine bourgeoisie de Dinan et cela notamment au XVII siècle ; cette terre évrannaise sera transmise au sein de cette même famille jusque dans les premières années du XVIII siècle cela via Pierre Oren fils des susdits et époux de Jeanne Lambert. Leur fils Antoine lui aussi sera dit Honorable bourgeois celui-ci de ses charges étant A LA FOIS et marchand et Procureur au siège royal de Dinan). 

Pierre Oren sieur des Champs-Gallées, fils des susdits Pierre et Jacquemine, de sa charge docteur en médecine tout comme Thomas son frère lui aussi « docteur en médecine », prendra pour épouse en la chapelle de Saint-Anne assise au plus près de ses propres terres demain héritées Janne Lesné  Dlle de Pelineuc ; de cette dernière union sortira Thomas Oren né en 1649 lequel, prêtre et docteur en théologie, Scholastique et vicaire général et official de Dol sera lui aussi possesseur par droit d’hérédité des Champs-GallaisLe 22/03/1681 Pierre Oren  fils susnommé , sieur des Champs-Gallais et docteur en médecine, sera cité sur un acte qui reprendra, ou énumèrera, l’ensemble des acquisitions faites par les religieuses des Catherinettes de Dinan, acquisitions faites pour l’augmentation de leur propre enclos ; nous apprendrons ainsi que le dit Pierre Oren était possesseur lui aussi, cela au plus proche du tout nouveau couvent des Catherinettes, d’une maison assise en l’actuelle rue « Haute-voie » en laquelle alors il devait et professer et résider. Aux XVII et XVIII siècles, comme partout ailleurs aussi, nombreuses seront les métairies lesquelles, assises en la région proche de Dinan, métairies attachées souvent soit à une maison noble ou à un manoir et toutes détenues par cette même bourgeoisie Dinannaise, bourgeoisie alors marchande ou bien attachée à la Robe, seront très souvent SEULEMENT occupées que par leurs seuls métayers ; ces derniers avec femme et enfants, mais aussi toujours accompagnés d’1 ou de 2 domestiques eux aussi permanents, tous ensemble œuvrant aux travaux des champs, en effet en étaient alors les seuls occupants puisque leur « possesseur respectif », TRES SOUVENT MULTIPROPRIETAIRE et en permanence bourgeois, eux vivaient presque toujours, pour ne pas dire systématiquement, derrière les hauts murs de Dinan : …et au dessoubs en l’endroit du dit jardin faisant le reste du dit enclos au bas de la dite rue de la Haute Voye quatre vingt pieds aussi de profondeur comme les dits héritages se joignent et confrontent par le bout d’ahaut vers occident aux maisons de noble homme Guillaume Cohu sieur de la Billardais et enfants, Jan Gaubert sieur du Serizay, Pierre Oren sieur de Champs Gallée…

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Sur notre propre sol il en ira ainsi pour Baudouin, pour le Lohier, le Gileau, il en ira ainsi pour la Samsonnaye, il en ira ainsi pour Pelineuc, il en ira ainsi pour la Touche Pleuvier, pour la Ville-Ameline, pour les Champs-Gallais, pour Cornican, pour celle des Clos, celle de la Salle, celle des Terres, celles aussi de Fromentel, de la Ville-Oris ou encore de Belestre ; Il est vrai que d’autres, et cela toujours pour notre propre sol, échapperont quant à elles à ce même principe à l’image de la métairie de Grillemont attachée à son château, à la métairie du manoir de la Lande-Boulou, à la métairie de la malouinière de la Touche-Baude, à la métairie de la seigneurie du Bois Harouard nommée aussi de la Ville es Olliviers, à celles de la maison de maistre de Bois-Colin, de Conican, de Bois-Fougères ou bien encore à celle du château de Beauvais les manoirs ou maisons nobles d’icelles n’étant cependant pas forcément occupés d’une façon systématique, ou même d’une façon régulière. (Cornican ou Conican ou Coniquan ou encore Cosniquan « maison noble elle aussi citée à Lanvallay dès les toutes premières heures du XVII siècle. Possédant aussi métairie ainsi en seront les nobles possesseurs et propriétaires du moment noble homme Bertrand Percevault époux de Michelle Maingard née en 1574-1643 celle-ci ayant vu le jour au sein d’une famille malouine ; Michelle en effet était la petite fille du navigateur-explorateur maître d’équipage sur l’ Emerillon lors du deuxième voyage de Jacques Cartier, à savoir son cousin et meilleur ami, quatre Maingard l’accompagnant, tous partis de Saint-Malo pour le Canada le 16/05/1535 avec la Petite et Grande Hermine deux autres navires. Source : Dominique Bognet descendant de la dite Michelle Maingard. Bertrand né vers 1580 sera cité au baptême de Bertranne Barbier née en 1615… Archive de Lanvallay, image 231. Cornican sera ensuite héréditairement transmise à Bertrand Percevault leur fils celui-ci prenant pour épouse Raoulette Labbé. …Julienne Mouton veufeu d’André Hedeard , originaire de la paroisse de Savigny, évesché d’Avranches, décédée d’hyer en notre paroisse en la métairie de Cornican où elle est tombée malade, a été inhumée en notre cimetière en présence de Julienne Hedeard sa fille , de Toussaint Fouché chez qui est est décédée…le 25/10/1736…Conican sera au XVIII siècle bien du chasteau de Grillemont).

Eloignés de la ville certains d’entre eux parviendront quelques fois à rendre en leur noble maison des champs, à rendre ou à confier à Dieu leur tout dernier souffle celui-ci alors déjà presque entièrement noyé par la seule pénombre de leurs yeux mi-clos.

Au XIX siècle presque tout l’ensemble de ces maisons nobles possédant « métairie », hormis le château de Grillemont et celui de la Touche-Baude alors nommé la Touche Dutertre, toutes deux également accompagnées du château de Beauvais, seront il est vrai encore laissées entre les mains des métayers ; les listes nominatives du XIX siècle ainsi que celles du début du XX siècle ne citerons en effet présents en ces métairies que laboureurs ou cultivateurs toujours chef de famille mais jamais propriétaires (les listes nominatives effectivement toujours informeront lorsque Pierre Dupont était d’un lieu « propriétaire » . Cependant en la première moitié du XX siècle nombre d’entre-elles, abandonnées des siens au grès des successions, seront ni plus ni moins que acquise par le dit métayer du moment celui-ci de fait devenant ainsi en sa métairie d’hier le nouveau fermier propriétaire. Il en sera ainsi de Fromentel, de la Ville Oris, de Belestre, du Gileau, des Terres, des Clos, de la Salle, de Baudouin etc.

Citée une nouvelle fois en le milieu du XVIII siècle en un dessin réalisé vers 1760-80 cette terre sera alors nommé  métairie des Champs-Gallais ce dessin n’implantant dans la trame de son support QUE la partie « métairie » par elle même et cela sans l’actuel beau logis ou belle habitation ; celui-ci, toujours ici même assis, apparait il est vrai peu avant 1811 représenté qu’il est dans sa morphologie actuelle en les premiers plans cadastraux réalisés en 1811 (En les dites années 1760-80 l’actuelle rue de la Prévalaye alors n’existait toujours pas et n’existait pas encore non plus tout l’actuel bâti nommé « Monplaisir » celui-ci de fait n’apparaissant qu’au lendemain du prolongement de la grande côte du cheminneuf, qu’au lendemain de l’apparition de l’actuelle partie haute de notre rue de la Madeleine. N’était ici même assise que la très grande terre du sieur Hervagot celle-ci s’étirant sans interruption aucune entre la Vallée des Salles et les terres de la métairie du Rehanet alors bien du château de Grillemont, toutes deux séparées l’une de l’autre par le seul ruisseau de la Samsonnais. Il en sera de même pour la rue de Rennes laquelle de fait n’apparaitra qu’avec le prolongement du dit Cheminneuf, route réalisée probablement en même temps que la dite rue de la Prévalaye l’une étant étant le propre prolongement de l’autre; à ce sujet ici même la reconstitution du tissu parcellaire en amont de 1811 à lui seul est très parlant…). En les premières heures du XVII siècle cette métairie avec ses terres fut donc le bien de Pierre Oren né vers 1585 celui-ci prenant pour épouse Jacquemine Picot ! Leur fils Pierre Oren, de sa charge docteur en médecine, héritier des dits Champs-Gallais, prendra pour épouse en la chapelle de Saint-Anne assise au plus près de ses propres terres Janne Lesné Dlle de Pelineuc ; de cette dernière union sortira Thomas Oren né en 1649 lequel, prêtre et docteur en théologie, Scholastique et vicaire général et official de Dol sera lui aussi possesseur par droit d’hérédité des Champs-Gallais.

En France Catherine de Médicis, alors régente de Charles IX son fils, interdira en 1561 par l’ordonnance d’Orléans : …Défendons aussi à tous gentilshommes et officiers de justice le fait et trafic de marchandise, et de prendre ou tenir fermes, par eux ou personnes interposées, à peine ausdits gentilshommes d’estre privez des privilèges de noblesse et imposez à la taille… la Bretagne restant il est vrai « autonome » dans le choix et l’édit de ses lois en son propre Parlement à Rennes. En la région de Dinan à la fin du XVI siècle, mais aussi au tout début du siècle suivant, la plupart des maisons et terres nobles seront toutes dites appartenant à « honorable homme » lorsque demain en effet chacun de leurs propres enfants sera presque toujours présenté comme étant un « noble homme » ces derniers attachant alors systématique à leur propre patronyme le nom de leur propre terre le qualificatif de noble homme servant surtout à faire alors la distinction sociale entre les plus riches et les hommes socialement simplement honnête. Ainsi vont apparaitre les « noble homme » de ceci ou les « noble homme » de cela, tous possédant donc terres celles-ci comprenant par la seule force des choses « métairie », métairies toutes détenues par ces nobles hommes tous dits SIEURS de ceci ou Sieurs de cela, sieurs attachant très souvent en effet à leur propre nom celui-ci de leur propre terre. Ces nobles hommes très souvent auront donc une fonction sociale liée aux métiers de Robe l’un étant notaire quand l’autre sera avocat à la Cour de Dinan, sera procureur au Parlement de Rennes quand d’autres le seront au siège royal de Dinan, ou bien simple procureur fiscal attaché à une seigneurie qu’elle soit religieuse ou tout autre, syndics ou échevins de Dinan ils seront aussi, connétables ou sénéchaux de Dinan, trésoriers de paroisse ou directeurs de l’hôpital, lieutenants ou capitaines de la milice bourgeoise de Dinan, alloués de Dinan ou bien conseillers du roi, marchands de draps de soie, médecins ou apothicaires les maitres boulangers ou maistres bouchers étant eux QUE toujours d’honorables hommes mais socialement cependant tous reconnus.

En l’union des dits Pierre Oren et Janne Lesné, dite Dame de Pelineuc, sera en effet citée pour la toute première fois l’existence de notre petite chapelle Sainte-Anne dite aussi en certaines lignes écrite au XVIII siècle « chapelle du chien maigre » (celle-ci en notre travail a déjà fait l’objet d’une chapitre attitré).

Peut être une image de carte, aliment et texte qui dit ’1780 Tracé originel du cheminneuf vers 1790 nouveau tracé du haut de la rue de la Madeleine Monplaisir le cheminneut vestige moulin (1780) les ChampsGalais colombier (1811) vers ru_delBaye Baye rue vers Dol les Croiries Herviais Mairie jusqu'a 12h00 vers le bourg et vers Rennes’
En rouge sont les anciens tracés routiers antérieurs à à la fin du XVIII siècle; en BLEU est la prolongation, le prolongement, de l’ancien Cheminneuf qui sera décidé vers 1760-70 et qui n’apparaitra qu’au lendemain de cette même période. La métairie des Champs-Gallées, aujourd’hui Champs-Gallais, de haut en bas, ou de nord à midi, devait en effet très probablement s’étirer entre le méandre de la rivière et les terres nobles de la Samsonnais et de gauche à droite, ou d’occident à orient, depuis l’actuelle rue de la Prévallay au terres nobles du Château de Grillemont ; celui-ci pour info au XVIII siècle sera aussi possesseur des dites terres de la samsonnais. De nord à midi les terres et château des premiers seigneurs de Lanvallay se trouvaient être assis entre le dit Cheminneuf et les Croiries et d’occident à orient entre la rivière de Rance et la dite rue de la Prévallay soit tout le quart gauche de ce plan approximativement.

Peut être une image de plein air et monument
Vers 1940. La rue du Lion d’Or réalisée au lendemain de 1850 pour la desserte du viaduc de Lanvallay-Dinan. La réalisation de cette rue amènera la construction de quelques maisons nouvelles lesquelles seront comptabilisées en les dites lites nominatives dès 1856.

1844. La ferme de Pelineuc ancienne maison noble.

La Maison noble de Pelineuc 

...Honorable femme Janne Boësnel Dame de Pelineuf agée d’environ 60 ans décédée d’hyer a été inhumé dans le cimetière de céans présents les soussignants 1767. Du Tertre Macé…Jean Lor…

La terre noble de Pelineuc en Lanvallay, écrite parfois aussi « Pelineuf », sera citée pour la première fois quant à elle au travers de Robin Lesné sieur de Pélineuf né vers 1570-80 ; mentionné vers 1610 celui-ci prendra pour épouse Margueritte Trémaudan. De cette union sortira honorable homme Roger Lesné qui lui prendra pour épouse François de Noual, ou Denoual, fille de Guillaume Denoual sieur du Plessix de cette union naissant notre dite Janne susnommée. Maurice Lesné frère de la dite Janne, sieur de Pelineuc et du Rouvres aussi quant à lui, né le 11/09/1627, capitaine de la ville de Dinan, inhumé le 01/10/1699, prendra pour épouse une noble espagnole, Françoise Aria de Monteil ; tous deux entreprendront un long voyage qui les emmènera à Lima, ville du Pérou (Aussi avocat au parlement de Rennes pour l’un d’entre eux les Denoual en la fin du XVIII siècle compteront à Lanvallay parmi les plus riches propriétaires terriens du moment possédant notamment la grande métairie des Clos et la grande Vallée de Bretagne toutes deux assises au pont de Dinan).

Françoise-Aria de Monteil en cette ville d’Amérique latine mettra au monde très loin de Dinan Christophe Lesné lequel demain à son tour sera dit en nos B.M.S. sieur de Pélineuc Françoise-Aria de Monteil étant peut être elle même native de cette lointaine terre ; ses parents rentrés à Dinan, uni à Hélène Jan, capitaine de la ville de Dinan, Christophe sera inhumé le 07/01/1703 aux Jacobins de Dinan.  Voici ce que dit « Monnier » sur lui : …Sous la cinquième tombe brisée par la moitié où il y a une petite concavité, à commencer au tronc de Ste-Rose, le corps du sieur de Pellineuc natif du Pérou au royaume de Lima… Christophe n’aura pour enfants que deux filles dont Marie-Rose née le 11/03/1691 celle-ci prenant pour époux Laurent-Dominique de Taillefer « connétable et colonel de la milice bourgeoise de Dinan (décédé en sa maison sise rue de l’Horloge à Dinan Laurent-Dominique était le frère de Jean de Taillefer possesseur du noble manoir de Vauboeuf. Voir le chapitre consacré à ce manoir).

La Maison noble de Pelineuc sera reçue par le frère aisné de Christophe Lesné, Guillaume Lesné, dit lui aussi honorable homme, dit lui aussi de son vivant sieur de Pelineuc. Père aussi d’une enfant, Françoise née le 24/01/1652, il transmettra la maison noble de Pelineuc au mari de celle-ci, à savoir à Noble homme François de Hauteville sieur de Pelineuc ; l’union de Françoise et François aura lieu le 28/02/1672 (François décèdera le 01/01/1738 en sa maison dite « Noble » de Pelineuc ; âgé d’environ de 47 ans il sera inhumé en l’église paroissiale de Lanvallay. A.R. Lanvallay image 117. Leur fils à tous deux prénommé aussi  François, François de Hauteville sieur de Pelineuc, dit noble homme comme son père, sera cité au côté de son épouse, Janne Boisnel, lors du décès de leur enfant survenue le 12/07/1741. A.R. Lanvallay image n°159. Marie-Janne-Julienne-Laurence de Haute Ville fille de François et de Janne Boisnel sera baptisée le 24/10/1730 à la Magdeleine). La terre de Pelineuc en sa première heure sera dite « Maison noble » à défait d’avoir été un manoir ; au titre de ses terres elle possédait très certainement une métairie par définition elle aussi noble. Transformée en « ferme noble », qu’elle soit devenue une grande et belle ferme, ou bien une belle métairie, cette dite « Maison noble », ainsi encore présentée en 1738, possédera jusqu’à la fin ses propres terres originelles elles aussi hier nobles ; ses pièces intérieures étaient des pièces à feu et en sa cour proche il y avaient des soues à cochons toutes en pierres proprement appareillées, cour possédant aussi four à pain etc. Au lendemain de 1738, année en laquelle François de Hauteville de Pelineuc décèdera en sa dite « noble maison » celle-ci, comme tant d’autres nobles domaines il est vrai, semble avoir été confiée à un métayer la famille de celui-ci probablement se succédant de génération en génération, de bail à bail, de baux à baux, tout cela entre deux éventuelles ventes le métayer relevant toujours de son propre bailleur (A l’image de la ferme du Gué-Parfond de Saint-Solen, bien des Aubry notaires à Dinan, certaines seront au XX siècle vendue par leur propriétaire du moment à leur propre métayer du moment. Pour la ferme du Gué-Parfond en effet monsieur Aubry vendra à son métayer, monsieur Rucay, sa ferme celle-ci devenant du jour au lendemain le bien propre du dit monsieur Rucay. En a t’il été aussi ainsi pour la ferme Pelineuc elle aussi bien des dits Aubry de Dinan ?).

En effet l’un de ces bailleurs, ou l’un des ces propriétaires ayant lui même à son tour possédé Pelineuc sera en 1897 la très notable famille des Aubry de Dinan, famille possédant pignon sur rue à Dinan et effectivement possesseur en celle-ci d’une étude notariale. Ainsi en 1897 l’ancienne maison noble de Pelineuc sera le bien de Maître Louis-Marie-Laurent Aubry époux d’Adrienne-Marie-Anne Guynot notaire à Dinan de 1894 à 1903 ; son fils, Louis-Joachim-Marie Aubry, prendra la succession de l’Etude notariale de son père mais décèdera pendant la Grande guerre. Les dits Aubry seront effectivement aussi possesseurs des fermes du Gué-Parfond en Saint-Solen.

Proche d’elle, de l’autre côté du chemin vicinal alors la desservant, va apparaitre au XVIII siècle un long corps de logis lequel comprendra associées deux habitations un second corps de ferme au delà s’asseyant lui aussi.

Apparaissant au XVII siècle sans aucune considération la maison noble de Pelineuc fut il y a quelques années seulement entièrement détruite pour la réalisation des nouveaux bureaux et usines des Gavottes de Taden. Cela fut fait malgré une promesse qui fut émise par le projet lui même pour la sauvegarder ; promesse en effet avait été faite de la garder pour en faire un musée de la pâtisserie…définitivement ce jour là un pan de nous propre histoire local fut à jamais déconstruit. Le groupe oc Maria Biscuits, présidé par Aurélie Tacquard, fille des fondateurs et dirigé par Laurent Huynh…

Peut être une image de aliment et carte

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