XVIII siècle. La tannerie de François de la Mare de la Ville-Allée ».

Peut être une image de plein air
Cette ancienne tannerie sera le bien entre 1930-40 et 1975 le madame et monsieur Georges et Louise YVERGNIAUX; le logement accolé à sa droite sera alors celui de madame et monsieur Bertault.

XIX siècle. Une tannerie au port de Dinan-Lanvallay nommée « Sabot« …

En 1693 bien avant le XIX siècle, bien avant l’année 1834, ce logis sera nommé en un acte d’imposition; c’est acte écrit nous apprendra qu’il était alors le bien du sieur de Serville des Maretz enfant issu d’une grande famille de notables déjà moult fois unie aux plus grandes familles bourgeoises de Dinan.

En la seconde moitié du XVIII siècle, en 1781 exactement, près de 100 années après, ici même pour ce logis sera en un acte successoral propre à la succession « Teto-Giffard » citée la « tannerie des héritiers du sieur François de la Mare de la Ville-Allée » ; celui-ci de son vivant était le fils de noble homme Sébastien-Augustin sieur de la Ville Allé substitut général du procureur du roi à Hédé. En cet ancien noble logis en 1781 donc « tannerie » il y avait…

Différents historiens présentent tous par erreur cette même tannerie comme ayant été CREEE en 1834 par le sieur Pierre Sabot lequel, acquéreur de ce bâtiment, l’aurait alors transformé en tannerie . Hors celle-ci en effet est citée en tant que telle, en tant que TANNERIE », en la dite année 1781 en ce même acte successoral ; celle-ci ne comprend alors que le corps de bâtiment comprenant en sa partie haute le Ventoir la maison de droite étant elle un rajout du XIX siècle très probablement édifié à la demande du dit Pierre Sabot il est vrai. La famille « Sabot » est alors déjà « famille de tanneur » établie en Dinan depuis l’année 1736 (1); en effet sera déjà tanneur en Dinan quand Pierre viendra ici-même s’établir, son propre parent Guillaume Sabot. Notre tannerie Sabot en la rue du Four sera probablement elle aussi une entreprise familiale puisque Pierre aura pour enfant Auguste-Pierre-Joseph lequel, né en 1842, frère aisné de Léopold, sera dit « tanneur » lors de l’enregistrement à Lanvallay de la naissance de son propre fils né le 09/036/1877; la mère de l’enfant était Marie-Hippolyte Ollivaux [Archives départementales des Côtes d’Armor. Registre des naissances, image 126]. 

 Entre 1882 et 1884, soit très peu de temps après que soit survenu le décès de madame Sabot née Marie Bassard, hier veuve de Pierre Sabot, il sera en les murs de cette tannerie professée une autre activité, celle de la « Manufacture de la Toile »; les ateliers de celle-ci se trouveront probablement dans les dépendances, ou petit atelier, du jardin. Léopol Sabot vendra son bien professionnel en 1897 aux enfants héritiers de Pierre Duchemin hier le propre voisin ici-même de son père; au lendemain de cette vente le Registre des Augmentations et Diminutions assoira en effet en cette « tannerie », alors bien professionnel des dits enfants héritiers « Duchemin », une « manufacture de toiles ».

En la dite année 1781, sur sa droite, est alors un jardin celui-ci étant en son milieu divisé en deux par une allée de servitude servant à aller sur le pont via la rivière; cette allée sera en effet nommée en ce même acte successoral : « allée servant aux tanneurs à aller à la rivière » (2). François de la Mare de la Ville Allée, l’héritier ’du noble homme Sébastien-Augustin de la Mare de la Ville-Allée, prendra pour épouse l’une des enfants du sieur Pierre Salmon lequel, fermier général des biens temporels du prieuré du pont à Dinan, sera aussi marchand tanneur (3) à la Magdelaine au port; celui-ci sera avec son gendre Christophe Le Roux des Aulnais l’un des plus riches notables marchands assis sur le quartier. De son statut social le dit sieur Leroux des Aulnais sera le régisseur du marquisat de Coetquen…mais ceci est une autre histoire.

En la matrice cadastrale de 1811 ce même bâti sera dit « appartenir » aux héritiers « Salmon de la Ville-Allée » probable « neveux » de François de la Mare de la Ville-Allée lui même. Acheter en 1834 par Pierre Sabot, celui-ci achetant alors une TANNERIE âgé de tout juste 30 ans, ce dernier par autorisation préfectorale du 18 juin 1861 fera reconstruire à neuf l’actuel mur délimitant sa propriété du nouveau chemin de halage réalisé au lendemain de l’année 1829. Ce bâti premier à ventoir, ou séchoir, fut énormément modifié sur sa façade aspectée à orient, côté rue, par le dit Pierre Sabot; semble devoir rester sur ce côté du logis, rue du Four, qu’une simple petite fenêtre armée de barreaux de fer.

Cette tannerie, en la première moitié de XIX siècle, ne semble pas avoir été tout au long de cette même période qu’une « tannerie » bien de « tanneurs » puisque en effet entre 1811 et 1823 elle sera le bien d’Isaac Gentils puis celui de sa veuve tous deux dits « aubergistes à Dinan »; en 1829, ce même ensemble sera le bien propre de Jean Beletre. Pierre Sabot ensuite acheta-il en la dite année 1834 cette ancienne tannerie au dit sieur Jean Beletre ? 

Hormis la belle cheminée les dernières traces du XVII siècle sont toutes situées sur la façade aspectée à occident, face à la rivière (à noter la très belle petite fenêtre défendue possédant une « parenthèse » et comprenant en dessous de celle-ci une sculpture presque effacée aujourd’hui). Lors de la mort de Pierre Sabot survenue en 1866 sa veuve « Marie Bassard » prendra la suite de la tannerie avant de la laisser en 1880 à son fils héritier, Léopold Sabot. Le registre des augmentations cite ici même dès l’année 1882, jusqu’en 1894, la présence d’une manufacture de toile appartenant alors aux dits héritiers de feu Pierre Duchemin; auparavant apparaitra en la cour de cette ancienne tannerie, dès l’année 1811, un atelier la réunissant à la rivière lequel atelier, demain, sera en effet un atelier de filature. Cette cour en 1834 dans le registre des Augmentations et Diminutions sera nommé la Cour de la Tannerie. En le fin du XX du siècle, vers 1985, sera installé en cet ancien établissement professionnel un bar de nuit…celui fermera tôt à la demande des riverains à cause des rixes et beuveries à répétition; au lendemain de cette fermeture il fut transformé en logements. L’ancien petit atelier est aujourd’hui depuis peu un petit jardin à ciel ouvert.

(1) Le 22/01/1736 Jacques Sabot bisaïeul de Pierre Sabot ici étudié , prévost de Dinan, sera dit « être en charge » de la vénérable confrérie de Saint-Barthélémy qui alors avait son siège en la chapelle Saint-Barthélémy de Saint-Malo de Dinan ; cette vénérable confrérie regroupait les tanneurs de cette ville. Jacques-Maurice Sabot ici cité, marié à Dinan, est né le 01/10/1699 à Quimperlé; au sein de sa descendance, jusqu’à Louis-Marie Sabot fils du dit Pierre, soit cinq générations, seront répertoriés sur Dinan et Lanvallay 15 tanneurs ou marchand-tanneurs. Il ne faut pas oublier non plus de citer ici la présence en la fin du XIX siècle du Député-Maire de Dinan Charles Néel de la Vigne lequel, en le milieu du XIX siècle, sera lui aussi l’un des propriétaires tanneurs de la Ville de Dinan. Propriétaire en 1811 des Grands Jardins situés en dehors des murs de Dinan, au plus près de la porte de Brest, il fera construire en ces même anciens grands jardins une tannerie dont il transmettra les parts à monsieur Pean l’un de ses ouvriers associés dans la tache. Ainsi le maire de Dinan, l’un des plus grands manufacturiers de cuir de la ville de Dinan céda t-il de son vivant sa manufacture. Charles Néel de la vigne eu en plein essor professionnel environ 80 ouvriers tanneurs ; à la lecture de ce chiffre on comprend mieux l’importance qu’eux au XIX siècle, en la ville et région proche de Dinan,  toutes les différentes activités liées au cuir aussi; les manufactures de lin n’étaient alors pas les seules pourvoyeuses de travail en le dite région de Dinan]. 

(2) Cette allée de servitude reliant la rue du Four à la rivière en 1781 ne débouchait nullement sur l’actuel halage Hamon Ferron; celui-ci en effet ne sera réalisé qu’au lendemain de 1829. Les extrémités des jardins venaient toutes mourir au plus près de la rivière; cette allée de servitude par son extrémité était reliée directement à la Chaussée des moulins celle-ci reliant directement le milieu du pont à la dite allée. Ainsi depuis la rue du Four on accédait aux dits moulins directement et par cette allée et par cette même chaussée son propre prolongement.

(3) Un « marchand-tanneur était un tanneur libre et indépendant qui avait le droit de se fournir en toute liberté et en toute indépendance; il était son seul maitre.

Plan de 1786 assoyant l’allée de servitude pour le passage des tanneurs ainsi que la chaussée pour desservir les moulins
Dessin cadastral de 1811

Ici l’implantation vers 1830 des différentes cours citées en 1825 sur le registre des Augmentations et Diminutions. La nouvelle maison d’habitation de la tannerie est alors entièrement absente le plan de 1844 implantant lui qu’une petite maison; sur ce plan de reconstitution ne figure plus la dite « chaussée des moulins » reliant avant 1829 le milieu du pont à l’allée des tanneurs; cependant manque il est vrai le nouvel halage et son ancrage au début du pont réalisé au lendemain de 1829.

Peut être une image de plein air et arbre
La tannerie et sa maison d’habitation laquelle sera édifiée au lendemain de 1844.

2020. En la cour de l’ancienne tannerie voici hier les anciens ateliers de filature de toiles bien des héritiers de Pierre Duchemin.

Peut être une image de plein air, mur de briques, les Cotswolds et arbre
Même vue mais aujourd’hui…

1861. Plan relatif à la demande que fit Pierre Sabot pour la réédification de ses pourprins.

La dite Tannerie et sa nouvelle maison d’habitation, côté Rance. De la tannerie originelle de François de la Marre de la Ville Allée, tannerie qui demain au XIX siècle sera associée à cette dite maison, il ne semble devoir rester aujourd’hui que son « derrière » bâti de pierre et faisant face à la rivière, à occident.
Le ventoir semble bien être une réalisation du XIX siècle dû probablement à Pierre Sabot lui même. La partie basse côté Rance possède en effet quelques rares éléments architecturaux du XVII siècle et cela à l’image de la petite fenêtre ouvragée en son rez-de-chaussée. Peut-être même est-elle plus ancienne…La partie originelle dite « d’habitation » semble avoir été une côtale donnant alors déjà sur la rue du Four, là où se dresse aujourd’hui cette actuelle maison. La maison de droite semble en effet n’avoir été réalisée que dans la deuxième moitié du XIX siècle puisque le bâti du plan napoléonien rédigé en 1811 ne la positionne pas du tout [le plan napoléonien de 1844 représente en effet en cette même parcelle qu’une toute petite et nouvelle maison].
Cette maison ici représentée à la droite de la tannerie serait  donc un nouvel agrandissent réalisé au lendemain de 1844 pour des besoins d’habitation, mais des besoins d’habitation seulement, besoins cependant toujours liés à la tannerie puisque ces deux éléments associés, associés ou accolés, ont toujours en commun aujourd’hui la dite cour de la » tannerie ».
XVII siècle. Détail de la petite fenêtre de l’ancienne tannerie des sieurs de la Mare de la Ville -Allée bien au XIX siècle de Pierre Sabot.

 Souche de la cheminée de l’ancien logis de la tannerie du sieur François de la Marre de la Ville Allée possesseur de ce logis en la seconde moitié du XVIII siècle; sur la matrice cadastrale de 1811 seront ici même propriétaires « les héritiers Salmon de Hédé ».  En effet le dit François de la Mare de la Ville Allée, noble homme vivant à Hédé, issu de Hédé aussi par son père alors « procureur du roi à Hédé, pris pour épouse Marie-Françoise-Toussainte Salmon la propre fille de Pierre Salon l’Aisné « négociant en peau » à la Magdeleine dès l’année 1740. N’ayant pas d’enfant son bien ici relaté fut probablement reçu par certains de ses propres neveux « nés Salmon ».  
Cette cheminée, XVII siècle,  avec les rares ouvertures originelles, toutes situées à occident du côté de la  rivière, est l’un des tous derniers éléments architecturaux qui nous restent du logis premier.

 
La tannerie et sa maison d’habitation rue du Four.

Voici la liste des « tanneurs » et « marchand -tanneurs  » trouvés au port de Lanvallay entre la fin du XVIII siècle et la fin du XIX siècle:  

– Pierre Salmon « Marchand au Pont » et fermier général du Prieuré du Pont. Père en autre de Jacques-Philippe Salmon ci-dessous, époux d’Hélène Lemée, il fut tanneur et « négociant en peau » ou « marchand de peaux » . Moult  cuirs ou peaux seront retrouvés en son domicile, bien inventorié au lendemain de son décès lequel surviendra le 10/01/1774. Pierre verra le jour en 1701 à Vitré.

– Jacques-Philippe Salmon fils de Pierre; Avant 1811 il sera possesseur et le probable concepteur de la grande tannerie rue de la Magdeleine au pont de Dinan.

– Les héritiers du feu Jacques-Philippe Salmon en 1811.

– François de la Marre de la Ville Allée établit en 1781 en la rue du Four; beau-frère du dit Jacques-Philippe Salmon. 

– Guillaume le Turquis en 1793 lors du baptême de sa fille Thérèse-Jacquemine le Turquis laquelle, fille d’Yvonne Lavergne, est prénommée le 22/03/1793.Il est alors dit que l’enfant est née rue du Four et que son père est domicilié en cette même rue. Guillaume le Turquis sera en 1800 nommé « maire provisoire de la commune de Lanvallay.  

– Pierre Salmon en 1800, âgé de 55 ans et donc né en 1745 sera dit « tanneur originaire et domicilié à Dinan lors du baptême de François-Jean Rossignol.  

 – François Marc âgé de 26 ans,  fils de François Marc quant à lui âgé de 50 ans, sera dit tanneur lors du bâptème de son frère François-Michel né en l’an VIII de la République. L’enfant sera baptisé par Guillaume le Turquis alors « maire provisoire » de Lanvallay. François Marc père, aubergiste, était alors le possesseur de l’ancien noble logis de la Croix-Verte déjà cité « auberge » au XVII siècle.    

– René Deschamp sera dit « tanneur » le 15/08/1793 lors du baptême de son fils Marie-Ollivier Deschamp fils né de son union avec Thérèse-Perrine Sabot. Ici au pont de Lanvallay apparait en 1793, cela bien avant que Pierre Sabot acquière sa tannerie en 1834, le patronyme Sabot. Sur cet acte de baptême signeront côte à côte Sabot père et Sabot le Jeune tous deux de Dinan puisque le parrain de l’enfant sera dit être : Ollivier-Guillaume Sabot de Dinan.      

– Louis-Marie Follen, époux de Anne-Marie Villeandré est dit « tanneur né à Lanvallay  » lors du baptême de sa fille Anne-Perrine née en l’an 9 de la République. Signe témoin : Pierre Follen.  

– Joseph Angot en 1802  sera dit « tanneur » lors de la naissance de Marie-Françoise Follen ci-dessous.  Joseph en 1815 sera toujours dit « tanneur » lors du baptême de Catherine Sécardin cette enfant étant prénommée le 07/12/1815. 

– Pierre Follen en 1806 né en 1776 sera dit « marchand-tanneur » ou négociant en peau lors du baptême de Jean-Jacques-Louis Follen lequel est ainsi nommé le 23/069/1806. Il était l’époux en troisième union de Jeanne-Marie Merel fille de Julien propriétaire du noble logis de la Cour de Bretagne; celui-ci à Lanvallay était « marchand de fer ». Pierre âgé de 28 sera plus tôt dit « tanneur » au baptême de son fils Pierre-Marie Follen lequel nait le 26 Brumaire de l’an 13 de la République en l’année 1803. Plus tôt encore, en l’an 11 de la république, au Brumaire, Pierre Follen est dit marchand épicier lors du baptême de sa fille Marie-Françoise Follen laquelle est ainsi prénommée le 3 Prairial de l’an 11 de la République. Pierre sera dit aussi « marchand épicier » ce dernier ayant exercé au moins deux activités professionnelles au port de Lanvallay.

– Pierre-Julien Salmon ci-dessous sera dit « tanneur demeurant au pont en Lanvallay » le 08/07/1808 lors du baptême de sa fille  Rose-Jacquemine-Adélaïde. Né vers 1783 et n’ayant aucune parenté avec Pierre Salmon époux d’Hélène Lemée ci-dessus, il est possible qu’il ait eu pour ancestre Pierre Salmon lequel, né à Lanvallay le 08/02/1692, était le fils de Jan Salmon et Julienne Rouxel.     

– Guillaume Moncoq à l’âge de 21 ans sera dit « tanneur » le 11/05/1809 lors du baptême de son fils Guillaume-Mathurin Moncoq lequel nait de son union contractée avec Julienne Le Maistre. Cet enfant sera ainsi prénommé par son grand-père François Le Maistre lui aussi « tanneur » de son métier.  

– François Le maistre né en 1752 sera en 1809 « tanneur » à Lanvallay. Il parait au baptême de son petit-fils ci-dessus Guillaume Moncoq né le 11/05/1809.      

– Julien Lebreton en 1813  est dit « Marchand tanneur » lors du baptême de François-Pierre Salmon lequel, fils de Pierre et d’Alelaïde-Scolastique Lebret est nommé le 28/06/1813.  

– Pierre-Julien Salmon sera dit « tanneur » en 1807; en 1810, en 1812, en 1815 et en 1829. Né en 1786 il eu pour épouse d’Adélaïde-Scolastique Lebret. Il est dit tanneur au baptême de sa fille Rose-Jacquemine-Adélaïde née le 08/07/1808, puis au baptême de Pierre-marie-François lequel est baptisé le 09/02/1810;  puis au baptême de Louis-Marie Salmon né le 30/01/1812, puis au baptême de sa fille Anne-Marie née le 14/02/1815 et aussi au baptême de son fils troisième ici Frédérique Salmon nommé quant à lui le 05/06/18/29.   

– Joseph-Marie Follen né en 1789 sera dit « tanneur » le 07/12/1815, à l’âge de 26 ans, lors du baptême de Joseph  Bragere.  

– Jean-Marie-Joseph Follen né en 1783 sera à l’âge de 32 ans cité comme étant « tanneur « ; il était l’époux de Julienne Leclerc. Cela sera dit lors du baptême de leur enfant Jacques-Guillaume-Jean Follen lequel est ainsi prénommé le 10/09/1815.      

– Joseph Follen sera dit « tanneur à Lanvallay » en 1815 lors du baptême de Jacques-Guillaume-Jean Follen ci-dessus. Alors tanneur établit à Lanvallay et âgé de 30 ans  Joseph Follen doit donc naitre en 1785. Cité aussi « tanneur en Lanvallay » le 10/09/1815 lors du baptême de Jean-Marie-Joseph Follen  ci-dessus ; Joseph ne savait pas signer.      

– Auguste le Turquis sera cité « tanneur » à l’âge de 26 ans, le 26/09/1815.  

– Joseph-Marie Follen cité en 1816 comme tanneur à Lanvallay. Il sera le parrain d’Alexandre-Pierre Follen fils de Pierre Follen et de Jeanne-Marie Merel enfant nommé le 12/08/1816.

– Angot Joseph né en 1781 et cité « tanneur en Lanvallay » le 04/02/1815 lors du baptême de son enfant Angelle-Thérèse. Il avait pour épouse Françoise Cocard née elle aussi en1781. 

– Jean-Marie-Joseph Follen tanneur en Lanvallay en 1815. Il est cité le 10/09/1815 lors du baptême de son fils Jacques-Guillaume-Jean Follen. Il avait pour épouse Julienne Le Clerc « débitant » .

– Emile le Turquis fils né de Guillaume ci-dessus. Né en 1823, époux de Jeanne-Marie Rouxel il sera dit « marchand tanneur au pont en Lanvallay » au baptême de sa fille Jeanne-Marie Leturquis laquelle nait le 11/08/1853.  

– Pierre Sabot lequel acquière en 1834 la tannerie du feu sieur de la Marre de la Ville Allée.  

– Louis-Marie Sabot né en 1831 et époux de Joséphine-Marie Eugénie Moncoq née en 1847

– Léopold Sabot fils du dit Pierre Sabot et frère du dit Louis-Marie Sabot.

Traduction de cet acte: 22 Janvier 1736. Controllé le dit jour
lan mil sept cents trente six le Dimanche vingt deux jour du mois
de Janvier, sur les quatre heures de l’apres midy apres le service
divin devant nous notaires Royaux hereditaires et apostoliques
a Dinan soussignés ont personnellement comparu les
confraires de la pieuse et venerable Confrerye de Saint
Barthelemy erigée et desservie en leglise et paroisse de
Saint Malo de cette ville pour deliberer aux affaires
importantes de leur confrairie ont etoient presents
Jacques Teffainne procureur en charge, Joachim Oriou, Jacques Sabot
prevost en charge de la dite confrerie, Louis Lavergne,
Guillaume Marest, Yves Legay, Noel Vallée, Guillaume
Hasle, François Legais, Joseph Martin, Bernard Cloutier,
Guillaume Boutier, Louis Deschamps.

A ete represente par le dit Oriou quant faire et
la deliberation du corps du huit de ce mois il a fait
voyage en la ditte ville de Rennes pour accomoder avec le sieur
Dubois procureur en la cour le proces que le dit sieur avoit contre
le corps laquelle instance le proces le dit Oriou accepte et
accommode avec luy pour la somme de deux cents
cinquante livres pour linstence qui avoit suivy davec
sieur Sebastien Aubry ancien prevost de notre communauté
les dits deliberans ont remercié le dit Oriou de la peine quil
sest donné et ont vraiment ratiffié et rattifient
le commodement que le dit Oriou a fait avec le dit sieur Dubois
la somme de deux cents cinquante livres laquelle la dite
somme les dits deliberans sont davis veullent et
sobligent tant pour eux que pour les autres confreres
quelle soit paye au dit sieur Dublois dans lonze du mois
prochain pour en effet quil soit fait lever  la dite somme
sur les confraires de la dite confrairye en maniere
acoustume et presentement nommés les dits Deschamp et  Marrest
pour en faire le bail ( ?) et cotisation
Les dits deliberans ont paraillement donné et approuvé
et prononcé au dict Teffaine de poursuivre et sans provoquer les
souffrances qui si ont promis payé l … et taxes sans
esprit de renonciation de tout ce que devant
lecture faite aux dicts maistres ils lon aussy
voullu comme vray promest et jure tenir
sur lhobligation generalle de tous leurs biens
bails et mobilliers presents et anciens et parlant
leur requeste nous dicts notaires les y avons jugé condamné
et condamnons par le jugement et autorité de notre ditte
cour avec soumission et jure et …………audict
lieu fait en letude  de Brossais Vaugrenat la minute signerent
sous les seings et les sieurs Vallé, Lavergne, Deschamps,
Oriou, Leguen, Cloutier, Gautier pour leurs respects
et ont Hasle, Sabot, Marest, Martin ………. ne
seavoir signer en presence des autres sus denommés
Joachim Oriou et de Lavergne, Deschamp Yves le Guen, Noel Vallée, Bernard Gauttier Jacques Teffaine, Francois Legais Brossais notaire royal, Vaugrena notaire royalContrôle a Dina le 22 janvier 1736 Receu
Douze sols

Cet acte judiciaire rédigé en 1736 concerne la comparution faite le 22/01/1736 en l’étude des notaires royaux de Dinan, Brossais et Vaugrena, des responsables de cette confrérie professionnelle. ; sont alors présents notamment les prévôts de cette association ainsi que celle de son procureur en charge d’elle. Lors de cette convocation, ou entrevue, seront devant les dits notaires royaux examinées les affaires importantes et notamment relaté le voyage fait à Rennes par Jacques Oriou, l’un des prévost en charge, voyage réalisé pour s’accommoder avec monsieur Dubois, procureur à la cour de Rennes ; un accord financier sera en effet trouvé pour clore un procès que le dit Dublois leur avait intenté au travers de leur ancien prévost Sébastien Aubry. Cet accord concernera le versement d’une somme de 250 livres ; l’acte de présente pas la nature ou les raisons de ce désaccord . En l’étude des dits notaires royaux les prévots et le procureur en charge de la confrérie remercieront pour son travail le dit Oriou et accepteront et ratifieront l’accord obtenu à Rennes devant Brossais et Vaugrena et s’engageront à payer la dite somme sous peine d’engager leurs biens propres passés ou à venir; pour ce faire un appel financier sera lancer et respecté suivant la « coutume » à tous les confrères de la Confrérie. Cet acte atteste à lui seul la présence à Dinan, au début du XVIII siècle, d’une confrérie des tanneurs laquelle confirme ainsi l’importance de ce métier alors aussi « présent » au port de Dinan, et cela avant et après cette date très certainement ; ces confréries étaient très anciennes où qu’elles aient été et quand l’église de Saint-Sauveur eu sa première pierre posée elles existaient très probablement déjà. Cet acte confirme aussi par ses patronymes, et cela pour les seuls besoin du Savoir, d’une sorte de « transmission professionnelle et héréditaire » de certaines de ces « nobles » professions au sein même d’une même cellule familiale ; les métiers manuels nobles, exercés au sein de la bourgeoisie d’une citée relevaient pour ainsi dire toujours d’une confrérie et de son St-Patron religieux. Ainsi les boulangers, les maçons, les charpentiers, les couvreurs, les tailleurs de pierre, les tailleurs d’habits etc. avaient chacun et leur « Saint-Patron religieux » et un Saint-Autel d’une église devant lequel ils faisaient leurs réunions et leurs assemblées. Les tanneurs de Dinan ayant eux aussi pour St-Patron St-Barthelémy et avaient donc pour lieu de « rendez-vous » leur Autel en l’église de Saint-Malo en Dinan. Jacques Sabot tanneur en 1736 à Dinan était très probablement l’un des ancêtres de Pierre Sabot lequel sera tanneur à Lanvallay en 1834 ; cela est peut-être vrai aussi pour les deux tanneurs s’appelant en 1736 et en 1793 « Deschamps » .

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