Le ruisseau de Sainte-Suzanne et le moulin de la Bégassière.

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Peut être une image de arbre, nature et étendue d’eau
Le ruisseau de Sainte-Suzanne
Le Gué Parfond à la sortie de Saint-Piat change de nom lorsqu’il passe SOUS la route de Dol très peu de temps après le tout petit embranchement de droite menant hier à l’ancienne école privée de la Guerche. En cet endroit il reçoit le ruisseau du Gué Carousseau venant du derrière de l’ancienne métairie noble de Bois Fougères. De fait rencontrant deux autres ruisseaux à la Guerche il change de nom avant de franchir la route de Dol.
De Gué Parfond il prend alors le nom de Sainte Suzanne
(Ici était au XIX siècle un petit pont).

Ou le moulin du Gué Parfond et le moulin de la Bégassière.

En sa fin s’écoulant en creux entre Saint-Helen et Lanvallay, frontière commune et naturelle de celles-ci, il y a proche de Chantoiseau la fin le ruisseau du Gué Parfond celui-ci terminant en la Plaine d’eau de Taden sa course si silencieuse.
Petit ruisseau transgenre il naît le « Gué Parfond » en Saint-Solen et meurt en les roseaux de Chantoiseau nommée « Sainte-Susanne » une fois la route de Dol franchie; arrivé à la Porte de l’Outre-tombe celui-ci sépare géographique l’une de l’autre ces deux communes, ces deux anciennes paroisses (Le ruisseau de Sainte-Suzanne naît s’appelant il est vrai le Gué Parfond et il disparait s’offrant à la Vouivre à Chantoiseau en se nommant Sainte-Suzanne; il naît petit garçon pour mourir transmuté en petite fille en les roseaux des eaux désormais toujours lisses de la plaine de Taden. Quelle étrange destinée pour un petit ruisseau ancestral !
Jeu de druides ou bien simplement le jeu de dés du Maître du hasard ?
L’ancienne petite chapelle de Saint-Piat, chapelle disparue entre 1811 et 1837 puisque en 1844 sur le plan cadastral apparaît en son emplacement alors deux nouveaux bâtis datés respectivement de 1837 et 1838, aurait-t-elle pu donner à ce petit ruisseau son propre nom ?
En effet celle-ci assise proche de Bois Collin était aussi pas très éloignée du pont Saint-Suzanne Ruisseau en désordre dès sa naissance son cours sinueux lui aussi n’est que désordre…mais sa chute finale est vraiment grandiose !

En 1780, sur le lieu même de sa transformation, était un pont et celui-ci, en cette même année 1780, s’appelant déjà «le pont de Sainte-Suzanne », sera réparé puis après déjà désordres multiples entièrement terminé par les seuls corvoyeurs de Lanvallay eux mêmes ; cet acte sera l’objet d’un enregistrement officiel et d’une demande de paiement ordonnée).

L’arrière du moulin de la Bégassière tournée vers la rivière (photo personnelle).



Ainsi né à la limite de Tressaint-Saint-Solen il s’écoule, arrivé presque au terme de son court chemin, au pied même du château de la Bégassière ancienne terre noble assise depuis plusieurs siècles déjà sur les terres de Saint-Hélen.
En 1845 le grand géographe Ogée pour Saint-Solen parle de son moulin à eau qu’il nomme « le moulin du Gué Parfond », moulin que personnellement il présente aussi avec les petites carrières de moellons granitiques également présentes en Saint-Solen.
Ah ! Saint -Solen.

En vérité le dit moulin à eau présenté par Ogée n’est « pas représenté », n’est pas dessiné sur les différents plans cadastraux de Saint-Solen, plans tous réalisés au XIX siècle, plans incorporant tous le hameau dit « le Gué Parfond » (le plans de 1811 implante en le hameau du Gué-Parfond que son grand moulin A VENT nommé le « moulin du Gué’).
Pourquoi l’absence ici même au Gué-Farfond, en Saint-Solen, de ce moulin à eau pourtant cité en effet par Ogée lui même ?
Pour Saint-Solen dans sa totalité, et donc aussi pour le hameau du Gué Parfond, il en ira de même en les différentes listes nominatives établies dès l’année 1836 ; ces listes énumèrent par hameau le nombre de feus au travers de leurs occupants respectifs, au travers des métiers exercés aussi, et en effet en ces mêmes listes dites « nominatives » jamais ne sera cité en Saint-Solen le moulin à eau du « Gué Parfond » ni celle de son meunier.
Alors moulin à eau ou pas moulin à eau en le hameau du « Gué Parfond » ?

Y aurait-il pu y avoir « confusion » chez le dit géomètre Ogée entre le « ruisseau » du Gué Parfond ET le « hameau » du Gué Parfond lui même ?

Finalement serait-il aussi possible que ce même moulin dit du » Gué Parfond » soit en réalité le moulin de la Bégassiere lui-même puisque celui-ci, effectivement, est assis sur le ruisseau du même nom, ruisseau nommé en son contrebas le « ruisseau de Sainte-Suzanne » ?
Le ruisseau de Saint-Suzanne de fait n’est, et cela il est vrai, que le prolongement ou la propre terminaison du « Gué Parfond » rappelons le.

Vers 1950.
Lorsqu’il était encore en activité voici le moulin de la Begassière assis en dessous de son château
(devant celui-ci était son grand bassin de retenue d’eau comme l’atteste le plan de 1844 ci-dessous. Le petit chemin d’accès ici à la droite de ce bassin, chemin déjà existant en la dite année 1844 et menant à la rivière, à Chantoiseau, de nos jours n’existe plus avalé qu’il a été par l’actuel sous-bois).


La terre noble de la Becassiere est citée dès 1223 au travers de Thomas de la Becace et cela en une donation qu’envers l’Abbaye de Vieuville sous Dol fera Olivier premier seigneur de Coetquen, seigneur en Lanvallay aussi; Thomas sera l’un des témoins principaux de cette même donation.
Olivier, premier seigneur de Coetquen par son mariage, sur les hauteurs faisant face à Dinan sera possesseur de terres très étendues dont beaucoup surplomberont la rivière ; elles étaient alors toutes assises en la très jeune paroisse de Lanvallay.

Ces terres n’étaient à la fin du XII siècle que vignes, des vignes étendues à perte de vue; et Olivier lorsqu’il venait en cette paroisse possédait divers droits seigneuriaux tous attachés à sa propre personne, droits seigneuriaux dont celui de la Table, ou celui de la gratuité du repas ainsi que celui de l’hébergement tous deux dû à tous gens de guerre.
Quand Olivier viendra voir son père Guillaume mourant en le prieuré de la Magdelaine au pont à Dinan il sera nommé : Olivier fils de Guillaume fils de Raoul; pour recevoir ses dernières fautes l’Abbe de l’Abbaye de Vieuville sous Dol viendra en personne le confesser en notre tout petit prieuré avant de le transporter sa mort venue en sa propre Abbaye.
L’oncle « présumé » d’Olivier, Jean de Lanvallei frère puisné d’Alain de Lanvallay, après diverses donations faites à celle-ci se fera moine en cette même Abbaye pour la rémission de toutes ses propres fautes…il y mourra et s’y fera inhumé. Décédé Guillaume, père du dit olivier de Coëtquen, sera en effet inhumé en la dite Abbaye au côté de son parent le dit Jehan de Lanvallay…mais cela est une autre histoire.

La terre de la Bégassiere, terre noble, sera citée en 1513 lors de la Réformation de la noblesse pour l’évêché de Dol; en 1513 l’actuel château ne sera pas encore construit et pourtant sur cette terre sera déjà existante une métairie dite noble.
Cet acte de Réformation de la dite année 1513 présente cette métairie noble accompagnée de sa terre, elle aussi noble, comme étant alors le bien de Marguerite Bertrand épouse Blanchard, et celui de son fils aussi, Julien Blanchard.

Peut être une image de carte
Le moulin de la Bégassière en 1844.
A la droite TOUTE est l’ancien petit chemin le desservant depuis la Route de Dol, aujourd’hui chemin privatif
(Sainte-Suzanne vient ici de droite le petit canal de gauche, ici sur le plan, étant sa « continuité » allant sur la plaine d’eau de Chantoiseau ; à noter que ce canal était hier ENTIEREMENT appareillé de Pierres très bien assemblées. Le chemin d’accès menant aujourd’hui à cet ancien moulin est la limite parcellaire assise à la droite des parcelles 246-245-244-243 et 242 l’accès se faisant toujours par le tout petit trait union ouvert ici entre les parcelles 295 et sa proche voisine ici non numérotée).


Il faudra attendre l’année 1643 pour voir édifier l’actuel château de la Becassiere; celui-ci possédera dès sa sortie de terre le Droit de basse justice ; au décès de sa mère ce bien sera reçu par Julien Blanchard alors seul enfant héritier de cette terre née noble.
Ce château sera en le milieu du XIX siècle le bien du sieur Michel de la Morvonnais très riche notable de Pleudihen
.
En 1894 ce château, ses terres et son moulin, seront le bien de Pierre Monreau lieutenant de vaisseau en la Marine marchande.
Laissant derrière lui le vieux moulin le Sainte-Suzanne file vers la vouivre de Chantoiseau en un petit canal fait hier de pierres très bien appareillées et magnifiquement assemblées.

Peut être une image de plein air et arbre
Le moulin de la Bégassière en sa façade principale ; le logement était ici à droite ((photo de madame Gasnier Marina).

À défaut d’avoir eu en effet deux moulins assis tous deux sur ce tout petit cour d’eau la Vérité voudrait que le dit moulin à eau du « Gué Parfond » fut de tout temps assis sur le sol de Saint-Helen et non pas sur celui de Saint-Solen, fut de tout temps AUSSI le moulin de la Begassière.

Se dressent donc sous ces arbres, assis sur les terres du château de la Bégassiere, travaillant avec les eaux de Saint-Suzanne, ou celles du Gué Parfond puisque tel est aussi le nom de ce ruisseau, les murs encore entiers et toujours couverts d’un vieux moulin à farine qui fonctionnait encore au siècle dernier dans les années 1950 ; à sa droite était à son extrémité nord/ouest le logement du meunier.
Le moulin, édifié en contrebas du château de la Bégassière, était alimenté par un étang situé en aval, réservoir d’eau situé entre lui même et le moulin de la Falaise alors son proche voisin lui moulin de mer; aujourd’hui ce bassin, hier de retenu d’eau, n’est plus désormais que pâture souvent gorgée d’eaux de pluie.
Perpendiculaire à cet ensemble, côté logement, à nord/ouest, était encore présent au début du XX siècle un autre bâti ou grand logement; aujourd’hui celui-ci n’existe plus du tout.
Alimenté par le ruisseau du Gué Parfond, ruisseau naissant Gué Parfond et mourant Sainte-Suzanne, nous faut-il donc voir aujourd’hui dans son unique moulin, moulin assis en Saint-Helen et nommé « de la Bégassiere » , le moulin nommé hier « moulin du Gué Parfond à Saint-Solen » par Ogée lui même ?
L’appellation du « Gué Parfond » , appellation donnée toujours aujourd’hui par certains à TOUT le « cours » de ce ruisseau, aurait ‘elle pu entrainer pour ce seul et même moulin une confusion de la part du dit Ogée ?
Nous pouvons en effet le supposer.

Les herbes hautes de Chantoiseau au soleil couchant ; ici même vient s’effacer le ruisseau de Sainte-Suzanne.
La petite cascade de Sainte-Suzanne au devant du moulin de la Bégassière (sur le plan de 1844 elle remplissait le petit bassin portant le numéro parcellaire 206) .

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