Quand l’Histoire réuni le château de Beauvais au Puy du Fou…

Beauvais entre 1478 et 2021.

Peut être une image de château et plein air
Sur la terre de Beauvais de la Maison noble originelle déjà présente au XV siècle il ne reste malheureusement plus rien du tout aujourd’hui…
Aspecté à midi, et assis face à la rivière, est ci-dessus le château de Beauvais accompagné de son ancienne petite chapelle (ici à droite) et de sa nouvelle église en Croix latine faite en une ancienne dépendance longitudinale (ici à gauche ; la Croix latine apparaitra lors de cette réalisation) ; cette église à part entière apparaitra  qu’au lendemain de l’année 1976 année en laquelle le château sera acheté par la Fraternité sacerdotale Saint-Pie IX.
A remarquer la magnifique tourelle de vie à pans coupés laquelle n’est pas un escalier (Celle-ci fut très fortement modifiée au lendemain de 1844, au lendemain du dessin réalisé par Henry Lorette).
Pour l’ancienne maison noble seul existe en 1811 un petit corps central, la chapelle seigneuriale et un long corps de dépendance assis en vis à vis de la dite chapelle ; En la première moitié du XIX siècle un nouveau logis, grand corps central, semble devoir remplacer la dite « Maison » ce nouveau grand corps de logis étant aussi accompagné de deux nouveaux petits pavillons assis de part et d’autre ; le château actuel par lui même apparait donc il est vrai qu’entre 1811 et 1844. Apparaitra alors aussi dans cette continuité un troisième corps de dépendance en L, en limite de propriété, aujourd’hui presque disparu.

En le jardin de mémoire, sauf erreur de ma part bien sur, il doit y avoir une sépulture.
Voir les deux plans cadastraux ci-dessous…

Aucune description de photo disponible.
L’ancienne chapelle à Gauche aujourd’hui désaffectée adossée à d’anciennes dépendances aujourd’hui chambres d’accueil est tout ce qui reste de la noble Maison ; en face, aspecté à septentrion, est le château et sa salle de réception en son devant du début du XIX siècle (Certaines de ces photos sont de madame Véronique Orain du Patrimoine de la Bretagne).

Pour information : La terre de Beauvais comprend aujourd’hui deux ensemble distincts, à savoir la terre noble de Beauvais, château compris, et la métairie de Beauvais édifiée quant à elle probablement au XVII siècle même si celle-ci est citée dès l’année 1428. Elle semble devoir être le corps édifié en son temps en face de l’a chapelle du château, corps qui sera transformé plus tard en la nouvelle église. En la dite année 1428 la métairie fera cependant partie intégrante de la dite Maison noble ; la séparation l’une de l’autre ne se fera que lorsqu’apparaitra sur les terres de Beauvais l’actuelle ancienne métairie.
Il ne nous faut donc pas confondre aujourd’hui l’une avec l’autre même si toutes deux s’appelle Beauvais il est vrai.
Ainsi sera cité en 1723 noble homme Jean-Baptiste-Thomas Anger dit lui aussi dit sieur de Beauvais ; cela se fera lors du baptême de Bénigne-Marie-Louise Leroy Dlle des Clos Jean-Baptiste-Thomas Anger étant alors propriétaire de l’actuelle ancienne métairie et non de la Maison noble. Image A.R. Lanvallay image n°567 ; de même sera cité présent en 1733 à la métairie de Beauvais la famille du sieur Guillaume Paris époux de Reine Lemonier (ces derniers semble devoir tenir la métairie de Beauvais jusqu’en 1744).

… Laurence Paris fille légitime de Guillaume Paris et de Reine Lemonier, née ce jour à la métairie de Beauvais, a été tenue sur les Sts-fonds en présence des soussignants le 13 octobre 1736…
Benigne-Marie-Louise LeRoy, fille légitime Louis Leroy sieur des Clos et damoiselle Janne Chevillard ses père et mère, a esté baptisé par moy soussignés et l’ont tenues sur les Sts fonds baptismaux Noble homme Jan-Baptiste-Thomas Anger sieur de B(e)auvais et damoiselle Perrinne Guerin en présence des soussignants le 29 aoust 1723 la dite Leroy née…
Benigne-Marie-Louise LeRoy, fille légitime Louis Leroy sieur des Clos et damoiselle Janne Chevillard ses père et mère, a esté baptisé par moy soussignés et l’ont tenues sur les Sts fonds baptismaux Noble homme Jan-Baptiste-Thomas Anger sieur de B(e)auvais et damoiselle Perrinne Guerin en présence des soussignants le 29 aoust 1723 la dite Leroy née…
Laurence Paris fille légitime de Guillaume Paris et de Reine Lemonier , née ce jour à la métairie de Beauvais, a été tenue sur les Sts-fonds baptismaux en présence des soussignants le 13/10/1736. Laurent Lemonier – Julien Roullois – Henry Bellay – J.Hiard recteur…

Entre généalogie et Histoire…

Peut être une image de carte
1844. Le château de Beauvais très probablement réalisés à la demande d’Armand-Constant Robinot de Saint-Cyr est déjà né (la tourelle de vie fera en sa partie haute l’objet d’une campagne de travaux de restructuration abaissée qu’elle sera en la seconde moitié du XIX siècle, après 1840 ; la date de cet abaissement n’est pas connue).

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est 7249eef6-5401-4da3-aa94-5fddfa045bcf-1.jpg
Beauvais en 1811. L’actuel château n’existe pas du tout. Seules sont présentes situées en vis à vis les deux longs corps de dépendances encadrant la grande corps. Non représentée la chapelle semble cependant devoir déjà exister par sa propre délimitation à la cour. Là où se dresse aujourd’hui le château est cependant présent un petit bâti, probablement le petit manoir originel ou la dite Maison noble déjà existante en 1478.

Objet du présent chapitre :

Citée lors de Réformation de la Noblesse réalisée en 1513 pour les évêchés de Dol et de Saint-Malo, cela deux années avant que ne se déroule la célèbre bataille de Marignan, la terre noble de Beauvais en les premières heures du XVI siècle fut très intimement liée et reliée à la terre noble de la Sansonnais toutes deux assises en Lanvallay (De fait avant 1513 un « mariage » sera établit au sein même de ces deux maisons les unissant ainsi toutes deux pour demain sous une seule et même tête).
Et il en ira donc de même pour certains de leurs premiers seigneurs respectifs, les lescu pour la Sansonnais, et les Taillefer et les Le Chauff pour Beauvais, tous trois côte à côte assis en la paroisse de Lanvallay par leur propre terre respective, tous trois en la dite année 1513 cités côte à côte lors de la tenue de cette même RéformationJean Le Chauff par cause de sa femme possède le manoir de Beauvays qui fut à Guillaume Taillefer… / … Jean Le Chauff représentant Gilles de Lesen… / …Bonanes de Lesen représentant Gilles de Lesen possède le manoir noble de la Sansonnaye... /…Jean de Monterfil, écuier, possède le manoir du Boays-Harouat que possédoit auparavant noble écuier Raoul de Monterfil avec celuy du Coulombier… / …Item Françoise de Lesen pour raison de douaire possède une maison sortie du Boays-Harouart…
Et ainsi les Taillefer de Beauvais s’unir aux Le Chauff déjà seigneurs en Saint-Coulomb ; et ainsi les Le Chauff de Beauvais s’unir au de Lescu (ou de lesen ou de Lestic) de la Sansonnais; et ainsi les Lescu de la Sansonnais s’unir aux Monterfil seigneurs du Boays Harouat et du Colombier ; et ainsi les Monterfil s’unir aux Piron d’origine roturière il est vrai mais déjà seigneurs de la Tousche es Russeaux (Ou l’actuelle ancienne noble terre de Bois-Fougère, terre assise proche du ruisseau du Gué-Parfond mais prochement aussi de l’actuel ruisseau du Gué-Carousseau ; nous DEVONS faire ici un RAPPROCHEMENT orthographique entre RUSSEAUX et CAROUSSEAU. Roturier de sa condition sociale Pierre Piron seigneur de la Pironnais en Ploubalay par acquêt, concepteur aussi par acquêt du manoir originel de Bois-Fougère en effet était roturier par son père Eon et son aïeul, aussi nommé Pierre, père du dit Eon ; Pierre fils de Eon tenait alors en 1478 et la Métairie noble de Bois-Fougères et une hostellerie assise au pont à Dinan. Lire ci-dessous…) .

Mais AVANT les dites familles « Taillerfer et Le Chauff », toutes deux « seigneur de Beauvais » avant et après 1513, quelles ont pu être les identités des personnes, personnes nobles ou roturière, qui ont pu être en amont possesseurs de la Maison noble de Beauvais si déjà en effet celle-ci existait ?
Et la Maison noble de Beauvais, sa métairie comprise bien sur, a t’elle pu exister en tant que telle (Ici en tant que Maison noble) avant même l’apparition des dits TailleferLe Chauff, c’est à dire avant même qu’apparaisse le MILIEU du XV siècle ?

Assise à Lanvallay en ce présent chapitre est l’histoire de cette terre qui hier fut noble, sa propre histoire au travers ses différents âges, au travers ses différents seigneurs et au travers ses différents possesseurs aussi (Finalement en ce chapitre nous apprendrons qu’en 1478 existait déjà la totalité des seigneuries ayant existées en Lanvallay ; ainsi l’année 1478 cite en effet comme DEJA existantes la Landeboulou, le Boays Harourt, la Sausonaie, le Colombier, Beauvais et la Tousche es Russeaux).

Milieu XV siècle, les fouages et les Maisons nobles .

Quand en 1478 les Maison et métairie noble de Beauvais appartenaient toutes deux au boucher du roi.

Lanvallay. 6 juin 1478. Perrotin Caro homme de bas état, boucher du duc, contributif es tailles à Dinan, a une métairie nommée Beauvoirs, maison noble, quelle il a acquise d’Allain le Provost, noble homme

Une enquête de fouage rédigée en tout le Pays de Dol le 6 juin de l’année 1478 va en effet nous apporter la réponse à ces différentes questions puisqu’elle va nous faire savoir que la terre de Beauvais dès l’année 1478 existait déjà AU TRAVERS de sa MAISON NOBLE mais également au TRAVERS de sa METAIRIE elle aussi NOBLE et que DEJA elle avait été l’objet d’une vente (La Maison noble de Beauvais de fait en 1478 appartenait au boucher du roi, Perrot Caro, homme de bas état, assis en Dinan, celui-ci l’ayant lui même acquise du noble homme Alain Le Provost. Ce boucher du roi, homme roturier ou personne de bas état puisque commerçant, était au titre de son activité professionnelle contributif aux tailles de Dinan et payait donc fouages ou impôts ; cependant sa Maison noble de Beauvais, sa nouvelle acquissions, échappait entièrement à toutes formes de contributions).
Et en cette même année 1478 existe alors déjà AUSSI en la paroisse de Lanvallay, en cette même seconde moitié du XV siècle (Anne de Bretagne, duchesse de Bretagne et future Reine de France venait juste de naitre l’année auparavant), les maisons nobles du Colombier bien de Raoul de Monterffil, le Boaisharouart bien du même et la Saussonnaie bien de Gilles de Lestic toutes trois non contributives aux fouages ou taxes …Rapport fait par les trésoriers de Lanvallay du nombre des maisons nobles étant en ladite paroisse es mains de gens nobles et esquelles selon le rapport desdits trésoriers, les nobles sont en possession de tout temps d’avoir et tenir en icelles métayers francs et exempts de fouages. Le Colombier de Raoul de Monterffil, le Boaisharouart, la Saussonaie à Gilles de Lestic… (ou Gilles de Lesen ou encore Gilles de Lescu pour celui-ci. Raoul de Monterfil et son épouse Françoise de Lesen, ou de Lescu, seront les père et mère de Jehan de Monterfil époux de Marguerite (de) Malterre ; en plus du Bois-Harouard ces deux derniers seront aussi possesseurs du manoir de la Garette en Plouer, de la terre noble et manoir du Vieux Chastel en Saint-Coulomb et de la métairie du Lac aussi en Saint-Coulomb. Ainsi en la paroisse de Saint-Coulomb en MEME TEMPS en 1513 vont se croiser et se recroiser , les dits Le Chauff et les dits Monterfils tous deux aussi seigneurs en Lanvallay, tous deux exemptés des fouages et en Saint-Coulomb et en Lanvallay ).
En fait, comme nous le verrons un peu bas, en 1478 avec Beauvais existent DEJA en la paroisse de Lanvallay toutes les autres MAISONS NOBLES possédant chacune sa propre métairie par définition celles-ci aussi nobles puisque toutes non CONTRIBUTIVES aux fouages.

XVII siècle. Le colombier du Vieux Chastel en Saint-Coulomb. Cette terre avec son manoir seront tous deux cités en l’année 1513 comme étant le bien de Jehan de Monterfil seigneur du Bois-Harouard en Lanvallay aussi possesseur du manoir de la Garette en Plouer ; Jehan et son épouse Marguerite de Malterre seront aussi possesseur de la métairie du Lac en saint-Coulomb. L’actuel petit manoir du Vieux-Chastelier, du XVI siècle, est aujourd’hui fondu dans un agrandissement ; son pigeonnier est difficilement datable.
1660. Le château des Le Chauff de la Motte à saint-Coulomb plus communément nommé : le château de la Motte aux Chauffs réalisé par les seigneurs Grout après la vente de la seigneurie par Catherine Le Chauff.

Le principe de la Roture et des hommes de bas état

En plus de nous apprendre qu’en 1478 la Maison noble de Beauvais appartenait avec sa métairie à maistre Caro Perrot (Charles Perrot) , de son état boucher du roi à Dinan en effet, celui-ci l’ayant lui même acquise de Noble homme Alain Le Provost, cet acte nous apprend également la présence en vérité de 6 Maisons nobles toutes assises en la paroisse de Lanvallay puisque cet acte nous présente de plus la Maison NOBLE de la Landeboulou ainsi que celle de la Tousche es Russeaux (Tousche es Russeaux pour Touche aux ruisseaux ; celle-ci est très certainement l’actuel ancien manoir de Bois-Fougères de tout temps contenu entre deux ruisseaux, entre le Gué Carrousseau et le Gué Parfond. Lire ci-dessous…). Par sa lecture cet acte nous apprendre aussi qu’en la dite année 1478 des gens de bas état pouvaient personnellement posséder des Maisons nobles et que des gens nobles, à l’inverse, pouvaient eux aussi posséder des maisons ou métairies en roture (Roture : bien bâti ou terre qui est soumis à l’impôt féodal; pour la dénomination de gens de bas état il s’agissait en faite des personnes non nobles toutes soumises aux différentes taxes contributives, impôts, fouages etc. tous applicables aux biens bâtis et non bâtis. Finalement ce qui DIFFERENCIAIT les gens de bas état des gens nobles était NON PAS le fait d’être propriétaire d’un bien, quel qu’il soit, mais le fait surtout d’y être ou non imposé à la taxe, à l’impôt suivant la nature même de ce même bien ; en 1478 la Maison noble du Pavillon, sa propre métairie comprise, ne semble alors ne pas devoir exister lorsque cette enquête portant sur les fouages en l’évêché de Dol sera réalisée ; en effet le Pavillon ne sera aucunement citée ni dans l’énumération des biens nobles ni dans ceux relevant des rotures).

Un homme de bas état en toute légalité pouvait détenir un bien noble mais en contre partie celui-ci pouvait très bien être mandé à servir militairement à l’inverse des autres hommes de bas état possédant eux nul bien noble...et que par raison de ce il sert à la guerre le duc en habillement d’archer lorsque les gens de bas état tenant fiefs nobles sont mandés...
Ainsi un propriétaire de bas état pouvait très bien être assujettit aux fouages tout en étant exemptés de ces derniers pour certains de ses autres propres biens, pour certaines de ses autres métairies ELLES achetées nobles.

Toutefois dans certains cas cette non imposition sur les métairies dites nobles étaient appliquées non pas sur le possesseur lui même mais sur le métayer œuvrant en la dite métairie noble le possesseur devant alors seul le fouage dû au titre de son seul état bas.
Les nobles à l’inverses se retrouvaient DEVOIR IMPOTS sur les métairies tenues en simple roture qu’ils possédaient, métairies ROTURIERES et donc non nobles qu’ils avaient pu acquérir soit par droit d’hérédité soit par simple acquisition immobilière.
A ce seul titre certains nobles seront assujettis à féage pour leur(s) propre(s) métairie(s) déclarée(s) non noble(s) ; certains iront même jusqu’à contester cette dernière classification de façon à pouvoir échapper à l’impôt ainsi réclamé.

La plupart des ces métairies nobles, métairies relevant soit d’un possesseur noble ou de bas état, étaient pour ainsi dire toujours confiées à un couple de métayers l’homme très souvent la tenant avec son propre fils.
La seule détention d’une métairie noble n’était pas forcément signe de richesse et certains de ces mêmes nobles n’avaient pas forcément l’argent nécessaire pour passer par le principe de métayage ; en effet en 1513 certains d’entre eux, DECLARES portant nobles, tacheront eux aussi au derrière de la charrue ...CHERRUEIX. Jehan Le Voyer, quel est noble homme et néanmoins va à la charrue…).

Lorsque certaines de ces dites métairies nobles étaient acquises par des hommes de bas état ceux-ci très souvent y incorporaient LEURS propres terres, terres tenues en roture et quelques fois héréditairement obtenues, celles-ci de fait agrandissant ainsi les terres nobles relevant de la seule métairie nouvellement acquise, métairie noble de naissance ; le métayer franc et exempté de fouage pour la métairie noble œuvrait alors et en des terres nobles et en des terres tenues en rotures.
L’homme étant en effet transportable d’une terre à une autre, moyennant en compensation un nombre de boisseaux annuellement versés bien sur, en quelque sorte les terres tenues en rotures ainsi à leur tour devenaient nobles …Perrotin Caro homme de bas état, boucher du duc, contributif es tailles à Dinan, a une métairie nommée Beauvoirs, maison noble, quelle il a acquise d’Allain le Provost, noble homme, pour lors elle contenait 40 journaux de terre, il y a adjoint les héritages qui ensuivent, savoir 24 journaux de terre roturière, et sont métayers en icelle métairie Guillaume Ogier l’aîné et Guillaume Ogier son fils, et les a tenus francs et exempts de fouages. Ledit Caro, afin de les y tenir francs pour tant qu’est homme partable transigea avec les paroissiens à 3 boisseaux de froment de rente, ce que ledit Caro a reconnu…

Pour cette NON IMPOSITION il en sera aussi ainsi en 1478 pour la métairie de la Touche es Ruisseaux de Lanvallay, métairie de noble homme, Ollivier de Hirel, avant que celui-ci, par acquêt, la vende au sieur Pierre Piron, homme de bas état professant comme hostellier au pont à Dinan.
Pierre Piron possesseur par acquêt de la Maison noble de la Tousche es Russeaux, en roture pour son activité d’hostellerie tenue au pont à Dinan puisque fouages il devait, était par sa naissance NON noble à l’image de son père et aïeul prénommés respectivement Eon et Pierre ; malgré qu’il ait été déclaré être de bas état en cette dite année 1478, en cet acte de fouages, son activité d’hostellerie lui permettra cependant d’acquérir en effet la dite Tousche es Russeau, maison noble, ce même achat lui permettant de sortir des gens dits de bas état.
Pierre fils d’Eon prendra en effet femme dans la grande famille noble des Monterfil ; prenant Armoirie il sera le premier sieur Piron seigneur de la Pironnais autre terre assise et acquise quant à elle en la paroisse de Ploubalay pour ce que ledit Piron ni ses prédécesseurs n’étaient anoblis mais seulement la métairiePierre Piron, homme de bas état, fils Éonnet Piron, ledit Éonnet était fils de Perrot Piron, quels payaient les fouages, ledit Perrot était hôtelier au Pont à Dinan et acquit d’Ollivier de Hirel, noble homme, une métairie nommée la Tousche es Russeaux

XV siècle. Ici même en 1478 était la Maison noble accompagnée de la Tousche es Russeaux relevant alors de Lanvallay.
Aussi ci-dessus actuellement est l »ancien manoir à 11 travées de Bois Frougers, aujourd’hui Bois-Fougère.
Le bâti actuel est du XVIII réalisé qu’il fut dès l’année 1776 par les sieurs Le Forestier propriétaires des lieux dès l’année 1772 (Reste cependant à l’intérieur quelques traces originelles dont une cheminée monumentale au RDC). La dite maison noble ayant avant 1478 appartenu à noble Alain de Hirel fut probablement une première refaite au XVII siècle par Pierre Piron lui même ci-dessous cité en cet acte.
En le rez-de-chaussée en effet est toujours une grande cheminée du 16e siècle comportant en son linteau deux écus armoriés tous deux en mi parti dont le deuxième à droite fut très probablement réalisé pour rappeler un passé, ou une Origine. Sur le premier en sa gauche se lisent les armoiries de la famille Piron de la Pironnais qui sont : d’azur à la face d’or, accompagné en chef de trois fleurs de lys d’argent et en pointe de trois coquilles du même; à sa droite sont les Sieurs Piedevache qui sont : d’argent à trois pieds de vache de gueules .
Le deuxième blason, situé à la droite du premier, comprend toujours en sa gauche les Armoiries Piron de la Pironnais ; en sa droite pour la deuxième famille est l’Epée des Monterfil qui sont : de sable à l’épée d’argent, la pointe en bas ; nous retrouvons celle-ci en le manoir de Vauboeuf au Port Saint-Jean. Ces deux blasons indiquent la filiation du côté paternel, parents et grands parents, du dit sieur Bertrand Piron.
Les dits sieurs Piron semblent devoir posséder cette noble maison de 1478 à 1653 année en laquelle sera cité en les BMS de Lanvallay sieur de Bois-Fougères Jan Houitte ; celui-ci le 12/09/1653 verra le mariage en Saint-Helen d’Augustine Houitte dite de Bois-Fougère unie que celle-ci sera à Guillaume Ferron sieur de la Ville-Guerin.
L’année 1772, quatre avant que ne soit réalisé l’actuel manoir, sera ici possesseur du bien second un sieur Le Forestier dit sieur de Bois-Fougère ; transformé au lendemain de la Révolution française en exploitation agricole cette terre avant 1844 sera le bien du très notable bourgeois de Dinan Joseph Larère bien de sa veuve qu’elle sera en la dite année 1844.
Les Armoirie Piron-Monterfil présents sur le manteau de la cheminée de Bois-Fougères. Les nobles hommes Piedevaches seront présents en la seconde moitié du XV siècle en la paroisse de Pleudihen, alors toute proche de Bois-Fougère y possédant une Maison noble ; ces derniers fourniront à l’armée de Duguesclin deux compagnons d’armes capitaines. Ainsi entre 1414 et 1421 seront cités au côtés de Charles de Lanvallay et le sire de Coëtquen Guillaume et Pierre. L’année 1513 citera possédant Maison noble à Pleudihen Michel Piedevache dit ECUYER et Jean Piedevache dit GENTILHOMME. L’Union qui unira les Piron – Piedevache à Bois-Fougère n’a pas été retrouvée…
Les Armoirie Piron-Monterfil présents sur le manteau de la cheminée de Bois-Fougères. Pierre Piron, vivant en 1479, ci-dessous cité en cet acte de féages étudié pour Lanvallay, épousera Jeanne de Monterfil. Source : Pol Potier de Courcy
Piron de la Pironnais

Alain Pied De Boeuf de BEAUMONT
Piedevache
Monterfil

Voici partiellement cet acte rédigé le 06/06/1478 ; celui-ci dans sa totalité fera l’objet d’un chapitre attitré propre aux fouages :

Rapport fait par les trésoriers de Lanvallay du nombre des maisons nobles étant en ladite paroisse es mains de gens nobles et esquelles selon le rapport desdits trésoriers, les nobles sont en possession de tout temps d’avoir et tenir en icelles métayers francs et exempts de fouages... Rapport d’autres maisons nobles étant es mains de gens de bas état et des maisons roturières étant es mains des gens nobles et du nombre des autres exempts de fouages étant en ladite paroisse, nobles ou non nobles.

Perrotin Caro (Pierre Caro) homme de bas état, boucher du duc, contributif es tailles à Dinan, a une métairie nommée Beauvoirs (Beauvais), maison noble, quelle il a acquise d’Allain le Provost, noble homme, pour lors elle contenait 40 journaux de terre ; il y a adjoint les héritages qui ensuivent, savoir 24 journaux de terre roturière, et sont métayers en icelle métairie Guillaume Ogier l’aîné et Guillaume Ogier son fils, et les a tenus francs et exempts de fouages. Ledit Caro, afin de les y tenir francs pour tant qu’est homme partable transigea o les paroissiens à 3 b (boisseaux) de froment de rente, ce que ledit Caro a reconnu. – Jehan Burgalle, homme de bas état, payant les fouages en ladite paroisse, a en icelle acquis de Messire Françoys Juete (François Ivete) une métairie nommée Landeboulou, bien noble maison, contenant le tout environ 24 journaux de terre en bon pays et a joint ledit Burgalle depuis celui acquêt les terres qu’il a acquises de gens de bas état, montant à 9 journaux et trois quarts de journal de terre, tient celui Burgalle, Allain Corbelen et sa mère francs et exempts de fouages et dit vouloir défendre sa métairie par son droit, pource qu’il et autres gens de bas état et condition sont en possession de tenir leurs métayers francs et exempts de fouage, et que par raison de ce il sert à la guerre le duc en habillement d’archer lorsque les gens de bas état tenant fiefs nobles sont mandés.
Pierre Piron, homme de bas état, fils Éonnet Piron (Eonnet pour Eon Piron), ledit Éonnet était fils de Perrot Piron (Perrot Piron pour Pierre Piron Perrot étant l’ancienne écriture de Pierre), quels (lesquels) payaient les fouages ; ledit Perrot (ledit Pierre Piron ; il s’agit ici du père d’Eon lui même et donc de l’aieul de Pierre fils du dit Eon) était hôtelier au Pont à Dinan et acquit d’Ollivier de Hirel, noble homme, une métairie nommée la Tousche es Russeaux (La dite métairie de la Touche es Russeaux en cette même 1478 est alors en effet le bien de Pierre Piron. Au XVI siècle sera possesseur de la terre noble et manoir du Bois Frouger (Bois-Fougères), biens bordés par les ruisseaux du Gué Parfond et du Gué Carousseau, Maison noble assise proche de la Touche de Saint-Piat, Bertrand Piron de la Pironnais ; celui-ci, seigneur de la Pironnais en la paroisse de Ploubalay, né vers 1580, sera en 1610 cité en les BMS de Lanvallay lors du baptême de Bertrand Guebriat. Ici ces deux biens semblent bel et bien devoir être tous deux une seule et même entité) , qui était maison noble, et y a adjoint ledit Perrot (Charles Perrot susnommé) les héritages roturiers jusques à 9 journaux de terre, tant en bois que autre, ne contient ladite métairie qu’environ 35 journaux de terre et y sont métayers Guillaume et Jehan Le Touzé son fils, qui ont été exempts les bans derrains et eussent été imposés 20 sous par an.
En procédant vers ledit Piron à l’interrogatoire fait vers lui touchant le rapport ci-dessus, à savoir s’il était véritable ou non à reconnu que oui, fors que son père nommé Éonnet ne paya jamais aucun, fut franc par vertu d’un mandement du duc et par transaction faite entre il et les paroissiens, à deux b
(boisseaux) de froment de rente, quels il a promis apparoir dans huit jours.
Environ un mois après, il  a apparu les lettres qui ne sont valables, pour ce que ledit Piron ni ses prédécesseurs n’étaient anoblis mais seulement la métairie, ainsi ne doit jouir que les métayers du privilège concédé par le duc.
Jehan Amice, homme de bas état, a été paravant trois ans en cause d’être franc archer, et depuis ce temps a été exempte par requête du sire du Vauruffier, fils aîné du sire de Couesquen (Coetquen), eût été bien imposé 20 sous par an.
– Le sire du Châteauneuff a de tous temps un sergent franc en ladite paroisse et es paroisses de Saint-Sulyan
(ici Saint-Solen; ne pas confondre avec Saint-Sullya qui est Saint-Suliac ) et Tressaint au tour et au rang en chacune.
– Le sire de Couesquen a en ladite paroisse de longtemps et puis trente ans un sergent franc et paravant celui temps, n’y avait point.
– Jehan May et sa femme
(Il me semble que son épouse doit être Marie Guitton veuve de Macé de la Monneray ci-dessous cité) , gens de bas état, demeurant à Dinan, et paient la taillée, sont marchands, et usent de bourse coutumière, ont en ladite paroisse à cause d’icelle femme la métairie Guiton, contenant 40 journaux de terre, du nombre desquelles il a acquis 7 journaux de gens de bas état, tiennent en icelle Estienne Fresnel, métayer, cinq ans a franc.
Marie Guitton, femme de feu Macé de la Monneraye
(Monneraye : Famille originaire de la paroisse de Miniac, on les trouve depuis 1478. Macé de La Monneraye de sa charge sera lieutenant de Dinan ; son épouse Marie Guitton bien qu’étant déclarée être une femme de bas état peut t’elle avoir eu un lien familial quelconque avec les futurs Guitton de la Landeboulou et ceux déjà existants de l’Echap en Lehon ? Pierre de La Monneraye leur fils, seigneur de la Riolais, décédé en 1557
, prendra pour femme Jeanne Courget. Ils avaient pour Armoiries : D’or à la bande de gueules chargée de trois têtes de lion arrachées d’argent et accostée de deux serpents ailés d’azur.) en son vivant lieutenant de la cour de Dinan, est celle Marie femme de bas état, a en ladite paroisse une maison et hébergement qui fut à un nommé Bardoul, homme de bas état, à laquelle a adjoint 12 journaux de terre qui lui étaient advenus par partage fait entre elle et la femme dudit May de ladite métairie Guyton, tient en icelle Berthelot Dynannuet et Jehan le Duc, métayer(s), ledit le Duc y est allé puis l’an pour s’exempter des fouages, y a plègement entre celle Marie et ceux paroissiens touchant l’imposition faite par lesdits paroissiens desdits métayers au fouage. Signé Alles et Y Brullon

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est cher84.jpg
En Cherrueix. A gauche les ruines du manoir de la Mettrie-Cherrueix bien de Jehan de Taillefer né vers 1430 et cité en une montre en 1480.
L’ancienne église du Vivier-sur-Mer renfermait dans le chœur au 18è l’enfeu des seigneurs de la Mettrie en Cherrueix,

Fin XV siècle. Guillaume de Taillefer le troisième possesseur de la maison noble de Beauvais.

Les Taillefer du Pays de Dol : Ancienne extraction ; 4 générations de noblesse entre 1427 et 1668. Hier aussi assise en la paroisse de Lanvallay la seigneurie de Beauvais est donc également une très ancienne Maison noble, maison noble qui est une « page à part entière » de l’histoire de notre actuelle commune puisqu’elle remonte en effet en la seconde moitié du XV siècle ; ses quatre premiers possesseurs connus furent : avant 1478 Noble homme Alain Le Provost ; en 1478 le boucher du roi, Caro Perrot ; avant 1513 noble homme Guillaume Tailler et, en la dite année 1513, le gendre de celui-ci, Jean Le Chauff époux de sa fille Gillette.

En la presque toute première heure de cette Maison, alors déjà noble, cette même remontée généalogie prend effectivement naissance en la personne de Gillette de Taillefer laquelle, héritière de Beauvais par son père Guillaume, prendra pour époux Jehan Le Chauff déjà seigneur de la Motte au Chauff en Saint-Coulomb (Proche de l’actuelle anse Duguesclin la Motte au Chauff est quant à elle beaucoup plus ancienne puisqu’elle apparait dès l’année 1030, année ne laquelle sera cité en une charte Hervé Le Chauff seigneur de la Motte au Chauff. En 1427 elle donnera aussi au travers de Charles Le Chauff un grand Capitaine à la Ville de Rennes de sa charge aussi Grand Chambellan de Jean V Duc de Bretagne, Comte de Montfort et de Richemont ; Charles prendra pour épouse Janne Boutier de la Maison de Châteaudacy. Très apprécié du Duc Charles obtiendra pour récompense de ses propres faits et gestes moult avantages financiers, financiers puisque de NON IMPOSITION, avantages financiers tous appliqués sur l’ensemble de ses propres biens, maisons, métairies etc. … Acte par lequel Jan, duc de Bretagne, exente les mettayryes, maisons et hérittages appartenans audit Charles Le Chauff, père dudit Guillaume, et ses fermiers, de tout fouages et subsides, tailles et autres subventions, en faveur des services rendus par ledit Charles le Chauff, son féal et bien amé chevallier et Chambellan, en datte du 20e juin 1428 ; signé par le Duc et de son commandement et en Conseil, présent les Archidiacres de Rennes du Decot, messire Jean de Trauvellon, doyen de Fougères et autres plusieurs conseillers présans et sellé de sop de cire verde…

A ce titre la terre de Beauvais n’a donc rien à envier ni à l’ancienne seigneurie du Colombier, ni à l’ancienne seigneurie du Bois Harouard, ni à celle de la Sansonnais ; de toute façon pour un même territoire géographique au sein de ces grandes familles seigneuriales tous finissaient tôt ou tard par se croiser, et même souvent par se marier.

La famille seigneuriale de Taillefer en notre région apparait en la première partie du XV siècle lorsque viendra au monde, vers 1430, le futur Maistre Jehan de Taillefer.
Seigneur de la Mettrie en Cherrueix (ou la Mettrie-Taillefer), terre noble assise en la Pays de Dol, proche du Vivier sur mer, ses parents ne sont pas connus aujourd’hui ; il semble avoir eu lui succédant deux enfants mâles au travers de Jehan II et de Guillaume le dit Jehan II entrant à son tour en la possession de la dite Mettrie (Jehan sera cité en 1513 comme noble homme de son rôle sénéchal de Dol ; époux de Jeanne Troullon il possède alors aussi la métairie du Pont proche de Hirel et du Vivier, métairie appelée en 1513 la métairie du Vivier Hirel, plus quelques autres terres toutes tenues en roture en la même paroisse …Jean de Taillefer homme noble, sénéchal de Dol, et Jeanne Troublon, damoiselle, sa compagne, possèdent le manoir de la Meterie...).

Guillaume de Taillefer, son frère supposé, lui sera assis proche en la paroisse de Saint-Coulomb en laquelle était alors aussi seigneurs de leurs terres les sieur Le Chauff de la Motte au Chauff ; en cette paroisse Guillaume possédera la métairie de Belesve (ou Belestre) et de sa charge sera le Procureur de la Cour-Laye (Laye pour laïc ; ici la Cour laïque de l’évêché, Cour attitrée aux affaires laïques, Cour pour traiter ou juger toutes les affaires non religieuses) pour l’évêché de Dol. Notre Guillaume de Taillefer semble devoir être le père de Gilette de Taillefer laquelle prendra pour époux Jehan le Chauff seigneur de la Motte au Chauff ; à ce titre Guillaume sera donc aussi possesseur de la Maison noble de Beauvais en Lanvallay.

En les toutes premières heures du XVII siècle cette famille elle aussi fera partie intégrante des grandes familles nobles toujours assises en le pays de Dinan ; à ce titre Guillaume de Taillefer, alors possesseur du manoir de Vauboeuf en la Ville es Nonais,  sera cité en Janvier de l’année 1625 à la charge  de Conseiller du Roi en son siège de Dinan.
Jean Taillefer son père, né vers 1580, sera lui Connétable de la ville de Dinan ; ce dernier achètera vers 1615 le dit manoir de Vauboeuf à Janne Ferron alors veuve de Rolland Rolland hier aussi sieur des Croix et des Salles, deux autres biens fonciers et bâtis tous deux assis au pont de Dinan en Lanvallay.
Jean de Taillefer ici cité, connétable de Dinan, est très certainement apparenté à Guillaume de Taillefer susnommé possesseur attesté avant 1513 de la Maison noble de Beauvais en Lanvallay.

Notre Guillaume Taillefer ci-dessus, procureur de la Cour-Laye en l’évêché de Dol, possesseur de la métairie de Belestre en Saint-Coulomb, de la Maison noble de Beauvais en Lanvallay, père de Gillette femme du dit Jean 1er Le Chauff de la Motte au Chauff en Saint-Coulomb (ils seront tous trois cités en la dite année 1513) NE FUT PAS le concepteur de la toute première Maison noble de Beauvais ; celle-ci en effet en tant que Maison noble sera avec sa propre métairie citée en un acte rédigé le 6 juin de l’année 1478 au travers de ses deux autres premiers possesseurs en cet acte se succédant mutuellement l’un à l’autre …Perrotin Caro homme de bas état, boucher du duc, contributif es tailles à Dinan, a une métairie nommée Beauvoirs, maison noble, quelle il a acquise d’Allain le Provost, noble homme, pour lors elle contenait 40 journaux de terre, il y a adjoint les héritages qui ensuivent, savoir 24 journaux de terre roturière, et sont métayers en icelle métairie Guillaume Ogier l’aîné et Guillaume Ogier son fils, et les a tenus francs et exempts de fouages. Ledit Caro, afin de les y tenir francs pour tant qu’est homme partable transigea o les paroissiens à 3 bo de froment de rente, ce que ledit Caro a reconnu…

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est 8b567a21-9fd3-4853-9e12-e31805b95c75.jpg
Dessin d’Henri Lorette réalisé vers 1840. Beauvais regardé depuis l’ancienne église paroissiale de Léhon.   

15131668 : Les Le Chauff seigneurs de la Motte au Chauff, de Beauvais et de la Sansonnais

La Sansonnais s’est écrit de différentes façons et à ce titre nous la retrouvons sous les formes de Sampsonnais, Samsonnaye, Sansonnaye, Sansonnais etc.
Né vers 1490 Jean 1er Le Chauff époux de Gilette de Taillefer, sieur de la Motte au Chauff par ses pères mais aussi de Beauvais par le CHEF de sa femme, père du sous nommé Gilles 1er Le Chauff, beau-père d’Anne de Lescu par le propre mariage de celui-ci, va en 1513 lors de la Réformation AUSSI REPRESENTER, mais pour la terre de la Sansonnais cette fois, Gilles de Lesen le propre beau-père de son fils, le père présumée d’Anne de Lescu.
Jean 1er Le Chauff fera cette seconde REPRESENTATION dans la continuité de sa première par laquelle en effet il représentera Guillaume Taillefer son beau-père pour la terre noble de Beauvais. Voici ce que dira de la famille Le Chauff le grand historien Pol Poitier de Courcy en 1862 : … Chauff (Le) Seigneur de la Motte au Chauff et de la Ville Brehault en la paroisse de Saint-Coulomb; de la Sansonnais, de la Houssière (?), de Beauvais en la paroisse de Lanvallay ; de la Brosse, de la Bouëtardais, des Granfs prés en la paroisse de Cancale; de la Barrière, de Lehellec, de la Bellangerais, de la Ravillais, de la Motte, de Kerguennec en la paroisse de Saint-Molff ; de la Motte Aleman en la paroisse de Saint-Nazaire. Ancienne extraction, référence 1668, huit générations, références et montres de 1480 à 1513 paroisses de Saint-Coulomb et Lanvallay, évêché de Dol; et Saint-Meen de Cancale paroisse de Saint-Malo…

La famille seigneuriale Le Chauff sera en 1668 maintenue noble au travers de Guillaume II Le Chauff dit sieur de Beauvais … Guillaume Le Chauff escuier, sieur de Beauvais, fils aisné et héritier de noble d’escuier François le Chauff sieur de la Sampsonnaye… Pour sa demande de maintien dans la noblesse 8 générations et différentes Montres militaires effectuées en 1467 et 1513 seront par Guillaume et les siens toutes présentées ; cette famille seigneuriales était alors toujours assise en les paroisses et de Saint-Coulomb et de Lanvallay (A l’inverse de Beauvais au lendemain de François Le Chauff, enfant baptisé le 23/10/1586, plus jamais la terre noble de la Sansonnais ne sera par l’Histoire citée)

Jean 1er le Chauff. Jean 1er Le Chauff ci-dessus nommé, né vers 1490, le deuxième seigneur connu par l’Histoire de la terre hier noble de Beauvais, cela par sa dite épouse la susdite Gilette de Taillefer, sera lui aussi pour celle-ci cité en la Réformation de la Noblesse de 1513.
Comme il le sera DIT lors de cette même Réformation Jean 1er Le Chauff pour la terre de Beauvais représentera en effet en Lanvallay Guillaume de Taillefer, le père de sa propre femme, la dite Gilette ; cette précision implique aujourd’hui que le premier seigneur connu de cette ancienne terre seigneurial fut bel et bien le propre père de Gilette, à savoir Guillaume de Taillefer lui même (Guillaume 1er le Chauff aïeul du dit Jean 1er Le Chauff, Guillaume 1er voyant le jour quant à lui vers 1430-40, apparaitra personnellement en une Montre militaire en l’année 1467). Il semble y avoir eu à Saint-Coulomb un AVANT Jean 1er Le Chauff bien que la généalogie Le Chauff ne le raccorde pas ; je le soupçonne cependant d’avoir été l’oncle de Jean 1er ici cité. Il s’agit de Jehan Le Chauff en effet lequel sera nommément cité dans un acte rédigé le 07/06/1478 ; celui-ci doit voir le jour vers 1440 et doit donc être l’un des frères du dit Guillaume 1er lui même aïeul du dit Jean 1er Le Chauf.
Jehan Le Chauff en cet acte rédigé en 1478 est présenté comme étant alors en Saint-Coulomb le possesseur de deux métairies nobles , à savoir celle de la Trénité et celle de la Motte-Flourie … Du 7 juin l’an 78...Rapport fait par les trésoriers de Saint-Coulomp du nombre des maisons nobles étant en ladite paroisse es mains de gens nobles et en quelles lesdits nobles sont en possession d’avoir et tenir leurs métayers francs et exempts de fouages sans aucun débat es temps passésLa Trénité, la Motte-Flourie, à Jehan le Chauff…

Personnage socialement important, Ecuyer de son rang possédant aussi Armoiries, Jean 1er Le Chauff était en effet également seigneur en le Pays de Saint-Malo possesseur qu’il était en Saint-Coulomb de la terre noble de la Motte-au-Chauff bien hier de ses père, aïeul et bisaïeul (Jean 1er, par son père Massé époux d’Henriette Le Porc, était le petit-fils de Guillaume 1er et l’arrière-petit-fils du chevalier Charles 1er susnommé, celui là même qui en 1428 fut Capitaine à la Ville de Rennes mais aussi par sa charge Grand Chambellan de Jean V Duc de Bretagne, Comte de Montfort et de Richemont). Portant le nom de ses possesseurs dès la première heure de son existence la Motte au Chauff verra en 1660 édifier sur son propre sol l’une des toutes premières malouinière du pays d’Alet laquelle fera ECOLE ; celle-ci est toujours existante aujourd’hui.

Jean 1er Le Chauff et Gilette Taillefer eurent pour seul héritier, leur survivant à tous deux, Gilles 1er le Chauff ;  celui-ci par ses parents sera donc seigneur de la Motte au Chauff par son père et seigneur de Beauvais en Lanvallay par sa mère (les Armories des Le Chauff étaient : D’argent à un pigeon d’azur membré et becqué de gueulles, accompagné en chef de deux croissants de gueulles adossé).

Gilles Le Chauff. Né vers 1520 Gilles 1er Le Chauff susnommé, seigneur en Saint-Coulomb et donc en Lanvallay aussi, va au détour d’un hasard de la vie déclarer sa flamme à Anne de Lescu la propre fille héritière du seigneur de Lescu de la Sansonnaye, seigneurie aussi assise en Lanvallay ;  au nom de ses père et mère, et au nom aussi de son épouse, la dite Anne de Lescu,  Gilles 1er va ainsi devenir seigneur de la dite  Motte au Chauff en Saint-Coulomb, sieur de Beauvais en la paroisse de Lanvallay mais aussi, en celle-ci, possesseur la seigneurie de la Sampsonnaye cette dernière ayant en effet été obtenue par son propre mariage avec la dite Ann de Lescu, écrit aussi de Lesen pour son père.

1660. La petite malouinière de la Motte au Chauff.

Gilles 1er Le Chauff de la Motte au Chauff, seigneur aussi et de Beauvais et de la Sansonnais,  décédera le 28/06/1572 en ayant eu d’Anne de Lescu 3 garçons et une une fille ; à ce titre Jean II, Pierre et Gilles II seront ses trois garçons.
Jean II Le Chauff son fils aisné semble devoir naître à Beauvais puisqu’il sera nommé le 05/11/1557 par Gilles Dufresne Sieur de Grillemont en Lanvallay ; celui-ci uni à Perrine Cheville semble devoir hériter de la dite terre de la Sansonnais, Gille II son aisné LUI de Beauvais et Pierre quant à lui de la Motte au Chauff (Gilles 1er Le Chauff lors de la Réformation de 1513 représentera por la terre noble de la Sansonnais .

Il me semble y avoir eu en vérité une redistribution postérieure des biens hérités entre les différents frères survivants puisque Pierre, sans descendance apparemment, fils CADET, semble devoir laisser la Motte au Chauff à Gilles II son aisné ; dans cette même redistribution la Sansonnais reviendra un peu plus tard elle aussi à Gilles II en provenance de Jean II.
Pourquoi cette renonciation, pourquoi l’abandon de la Sansonnais en faveur de Gilles fut t’elle faite par Jean II ?

En effet Jean II, un temps possesseur de la Sampsonnaye, de son épouse Perrine Cheville eu pour seul et unique héritier Alain Le Chauff seigneur de seule terre de la Houssière. 
Celui-ci, aussi de son rang Ecuyer, laissera pour lui succéder, tous nés de son épouse Jeanne Riaud, 3 enfants, tous trois aussi ECUYER, à savoir Isaac, Jean III et Charles II.
Issac héritera de la Houssière et acquerra la Boutardière, Jean III lui acquerra la Barrière et Charles II LUI la Lohellec ; aucun des trois en effet ne possédera la Sansonnais.  

Ainsi de Gilles 1er se fit sa succession successorale, succession établie entre ses 3 enfants, Gilles II, Pierre et Jean II.
Les deux premiers tous deux prendront part à la très triste guerre de Religion opposant le Roi aux Guise placés qu’il seront sous l’autorité première du marquis de Coëtquen leur Capitaine ; celui-ci était alors le Lieutenant-Général du roi en Bretagne …Autre acte de passeport du seigneur de Couesquin, capitaine de cinquante hommes d’armes, lieutenant pour Sa Majesté en Bretagne, conceddées au sieur de la Motte-au-Chauff, frère puisné dudit Gilles, en datte du 27e mars 1584…). 

Pierre, né le 05/12/1560, prendra pour épouse Barbe de Peillac le 08/05/1586 ; fautant maritalement plusieurs fois il semble avoir laissé plusieurs enfants naturels non héritiers de ses biens.

Donc Gilles II, déjà possesseur de Beauvais par son père, par son frère Pierre entrera également en la possession de la Motte au Chauff ; donc Gilles II déjà possesseur et de Beauvais et de la Motte au Chauff entrera aussi par son autre frère, Jean II, en la possession de la Sansonnais. Tout le domaine seigneuriale une nouvelle réunie sous une seule et même tête, celle de Gilles II, demain va être de nouveau distribué entre les deux premiers fils de celui-ci, à savoir entre François et Gabriel (Gilles II en 1583 recevra « commission » par René Tournemine, alors baron de la Hunaudaye, de la charge des ports, havres et côtes de mer pour tout l’évêché de Dol hormis pour les ports de Pleudihen et de Saint-Jacut alors enclaves de l’évêché de Saint-Malo ; à ce titre il aura la charge de visiter l’ensemble des vaisseaux et navires entrants et sortants ; par ses propres fonction René Tournemine était alors capitaine de 50 gens en armes, vicomte de Pleharel, de Montafilan, chevalier de l’Ordre du Roi, Conseiller en ses conseils d’Etat et privé, Lieutenant-général pour le Roi au Gouvernement de Bretagne).

Ainsi transmises à ses deux premiers enfants la Motte au Chauff sera elle reçue par Gabriel quant Beauvais et la Sampsonnay, tous deux assises en la paroisse de Lanvallay, elles le seront toutes deux par François.
Ainsi François dit aisné, enfant né le 23/10/1586, frère et de Gabriel et de Louis, tous deux ses puisnés, sera lui le nouveau et seul possesseur des deux seigneuries assises en lanvallay (Quand Gabriel né vers 1590 recevra la Motte au Chauff Louis son puisné, le tout dernier né, pour sa part semble ne rien devoir recevoir faisant lui même sa propre fortune au travers de l’acquisition de la terre de La Bresse ; Gabriel par partage déjà dit en 1623 Gabriel de la Motte au Chauff semble devoir être le père de Catherine celle-là même qui en 1658 vendra la seigneurie de la Motte au Chauff à Pierre Grou de la Ville Jaquin. Lire ci-dessous …

Guillaume II Le Chauff fils de François, neveu des dits Gabriel et louis, celui là même qui sera le Demandeur de son propre maintient dans la noblesse en 1668, sera le tout dernier Le Chauff possesseur de Beauvais …Induction d’actes dudit escuier Guillaume le Chauff signiffiée au Procureur Général du Roy, demandeur, le 16e octobre 1668, tendente à estre maintenue dans la qualité d’escuier par luy prise et ses prédécesseurs, comme noble et sorty de toutte antiquitté de noble race, de gouvernement noble et de partage avantageux, comme les autres nobles de la Province, et de jouir en outre de tous droicts, honneurs, privilèges, presséances et prérogatives annéxées au tiltre de noblesse et enrollé comme tel et enregistré au nombre et catalogue des personnages nobles de la Province…

Né d’une famille militaire François Le Chauff ci dessus cité sera nommé par le duc de Richelieu à la garde et à la protection des côtes s’étirant entre Saint-Malo et le Mont-Saint-Michel… Lettres de provisions de la charge de capitaine et garde coste depuis Sainct-Malo jusques au Mont Sainct-Michel, concedées et données audit escuier François Le Chauff, père dudit Guillaume deffendeur, par le cardinal duc de Richelieu, en considération de ses services, du 13e febvrier 1633 ; signé : Armand cardinal de Richelieu.. .Quelques mois après une autre lettre, presque identique à la précédente, lui sera toujours au titre de Capitaine des dites côtes adressée par le Duc de La Mailleraye … lettres de provision de la mesme charge de capitaine garde coste données audict François Le Chauff par le seigneur duc de La Meilleraye. Exemption de logement de gens de guerre, fournissement de vivres et fourages de la paroisse de Saincte-Colombe par le duc de la Trimouille sujet à la garde coste qui estoit soubs la conduitte dudit escuier François Le Chauff, du 1er octobre 1633…et il en sera aussi ainsi pour ses deux frères Louis et Gabriel celui-ci son aisné … Acte de pourvoyance et d’élection de la personne d’escuier Louis Le Chauff, sieur de la Bresse, frère dudit François, pour la charge de capitaine et enseigne de l’armée navalle de Bretagne, par le seigneur de Rasilly, commissaire lieutenant du Roy pour cet effect, du 4e septembre 1621. Autre commission de capitaine garde-coste depuis Sainct-Malo jusques au Mont Sainct-Michel, donnée par le sieur de Thémines, gouverneur pour le Roy de cette province de Bretagne, à escuier Gabriel Le Chauff, sieur de la Motte, frère aisné, principal et noble, dudit François, en datte du 29e  avril 1623…

La façade arrière tournée vers la rivière montrant la magnifique tourelle de vie et son belvédère en fer forgé (Celle-ci vu très fortement modifiée, rabaissée qu’elle fut, au lendemain de 1844, au lendemain du dessin réalisé par Henry Lorette. Ce dessin montre en effet un belvédère assis sous deux niveaux étagés ; en remplacement de ces deux derniers ne reste aujourd’hui que cette flèche ardoisée laquelle fut directement assise sur ce même belvédère).

16581792 Les Grou(t) de la Ville Jaquin seigneurs de la Motte au Chauff, de Volembert et de Beauvais et l’échafaud.

François Le Chauff possesseur de la Sansonnais et de Beauvais le 12/10/1621 prendra en effet pour épouse, en la chapelle de Clermont en Lehon, sa propre cousine, Julienne Le Chauff, et en cet acte il sera dit Ecuyer seigneur de Beauvais ; François transmettra Beauvais à Guillaume Le Chauff son fils aisné, le dit DEMANDEUR en 1668 de son maintient dans la Noblesse. Cependant Guillaume le DEMANDEUR semble devoir rester sans descendance directe pour lui succéder puisque la terre noble de Beauvais sera récupéré par son oncle, le dit Gabriel ; celui-ci, né le 23/03/1598, était alors DEJA en possession de la Motte au Chauff (leurs Armoiries étaient : d’azur, tête de léopard en chef, trois merlettes de sable en pointe).

Le 26/02/1658 Catherine Le Chauff, sa fille présumée, vend sa seigneurie de la Motte au Chauff, terre possédant Droits de basse et de moyenne justice, à Pierre Grou Ecuyer de son rang et déjà par ses pères seigneur de La Ville-Jaquin ; et pour la vente de Beauvais alors ? (Catherine était la fille du susdit Gabriel en effet ; par son père elle était donc héritière et de la Motte au Chauff et de Beauvais. Catherine sera citée dans un acte judiciel en l’année 1643 lorsque qu’il lui faudra demander sa propre majorité ; elle apparaitra alors citée aux côtés de ses deux oncles tous deux frères de son père, à savoir aux côtés de François et de Louis …Acte judiciel portant la majorité de dame Catherine Le Chauff, dame de la Bourgognière, dans laquelle lesdicts François et Louis Le Chauff y sont évocquez escuiers comme les autres gentilshommes y mentionnez, du 5e mai 1643...le rappel de la dite vente Le Chauff – Grou : …Requeste dudit escuier Guillaume Le Chauff, aux susdittes qualitéz servant de réponses aux susditcs contreditz signiffiés au Procureur Général du Roy, demandeur, et mise au sac par ordonnance de laditte Chambre le 24e de ce présent mois d’octobre 1668, avec le contract de vante de la terre de la Motte-au-Chauff du 16e février 1658 y attaché…

Catherine Le Chauff, héritière de Beauvais et de la Motte au Chauff, prendra union dans la très noble famille des Saint-Gilles en prenant pour époux Louis petit-fils d’Olivier de Saint-Gilles. Fils de René de Saint-Gilles, sieur du Gage, et de Dame Jacquemine du Breil, Louis son époux ne sera déjà plus en vie lorsque sera REDIGEE par écrit la dite Réformation de 1668 ; en effet dans l’Arrêt rendu par les Commissaires en faveur de sa famille Catherine, dite alors Catherine Le Chauff Dame de la Bourgon(n)ière, sera dite ETRE tutrice de ses enfants mineurs nés Saint-Gilles. Louis de Saint-Gilles semble devoir décédé en ou avant 1664 puisqu’en cette même année 1664 Catherine sera en litige judiciel avec sa parente par alliance, Renée du Brei(u)l, sa propre belle-sœur (Renée était la fille de René du Breil seigneur de Pontbriand et du Pin ; Renée avait en effet pris pour époux Jean de Saint-Gilles). La terre noble de Beauvais fut t’elle aussi vendue par Catherine au seul titre de son propre veuvage ?

Cet acte de vente faite par Catherine, vente recitée ou rappelée en 1668, cependant ne reprend que la vente de la Motte au Chauff par elle même et QUE celle-ci. Tout me laisse penser aujourd’hui qu’à défaut d’avoir vendu à Pierre Grou(t), cela en même temps, ET la Motte au Chauff ET Beauvais QUE la terre de Beauvais peu de temps après la dite année 1668 fut très probablement elle même vendu aux Grou par la dite Catherine puisque Beauvais, DEMAIN, sera en effet retrouvée dans la propre escarcelle de Nicolas Grou, le propre fils du dit Pierre. Ainsi avec Catherine Le Chauffe la terre noble de Beauvais et la seigneurie de la Motte au Chauff quittèrent tous deux définitivement sa propre famille pour être reçues par les Grou de la Ville Jaquin.

Pierre Grou semble donc également devoir recevoir les terres nobles de Beauvais des mains même de Catherine Le Chauff puisqu’en effet son fils héritier, Nicolas Grou, en sera le nouveau possesseur attesté. Et c’est peut être ainsi que l’écuyer Pierre Grou et son épouse, Guyonne Seré, entrèrent en la possession de Beauvais peu après la Motte au Chauff (Il est possible toutefois que cette même acquisition fut faite non par Pierre mais par Nicolas son fils, lui même) .

Pierre Grou(t) susnommé, seigneur de la Ville Jaquin, né en 1622, époux de Guyonne Seré,  acquéreur en 1658 de la seigneurie de la Motte au Chauff qu’il reçoit par contrat des mains de Catherine, est le probable concepteur de l’actuelle malouinière de la Motte au Chauff cette dernière comportant en effet en l’une de ses pierres la date de 1660; fils parmi ses fils Nicolas Grou, né vers 1645-50, héritier de celui-ci pour la Motte au Chauff sera le nouveau possesseur de Beauvais. Chevalier de l’Ordre militaire et royal de Saint-Louis, époux de Demoiselle Boullain, Nicolas sera le premier Groux de Beauvais dit par les actes et titres : Seigneur de Beauvais (Son enfant unique lui succédant, Perrine, prendra pour époux François de la Bouexière Conseiller au parlement de Bretagne ; celle-ci malheureusement par son statut de FEMME ne semble pas recevoir la terre noble de Beauvois puisque celle-ci sera finalement reçu par son oncle le Messire Jacques Grou de Volembert déjà seigneur de la Motte au Chauff ; époux de Guillemette-Prudence de Cervelle et aïeul de François Grou ci-dessous Jacques Grou de Valembert va transmettre ainsi à son seul fils lui succédant, Messire Bernard Grou de Valembert, la seigneurie de la Motte ainsi que la terre noble de Beauvais).

Fils de Pierre, susnommé, Nicolas Grou décédé la seigneurie de la Motte au Chauffe et la terre noble de Beauvais toutes deux seront reçues par Bernard Grou le propre neveu de Nicolas; au lendemain de cette réception Bernard sera dit Seigneur de la Motte et Seigneur de Beauvais. Epoux de Jeanne-Georgine Morrogh, décédé le 09/10/1782, Bernard laissera pour héritiers lui succédant plusieurs enfants dont Jean-Georges-Alain, François et Nicolas Bernard les deux premiers définitivement emportés par la Révolution (Nicolas-Bernard seigneur de la motte au Chauff ; Jean-Georges-Alain Grou seigneur de Beauvais PUIS de la Motte au Chauff qui épouse sa cousine Marie-Thérèse-Bernardine Morrogh et François-Bernard, chevalier, seigneur de Beauvais. En 1793 Nicolas-Bernard se liera au marquis de La Rouërie dans le but d’une conspiration ; arrêté il sera décapité avec les victimes de la Fosse-Hingant. Du mariage établi entre Jean-Georges-Alain et Marie-Thérèse-Bernardine, tous deux avec tous leurs enfants rentrés au pays au lendemain du rétablissement de la monarchie naitra aussi Athalie ; celle-ci hérita de la Motte-Chauff. Par mariage le domaine passera ensuite dans la famille de Lehen de laquelle il sera bien jusqu’en 1998).

Naitra aussi Bernard leur frère à tous trois qui lui, dit sieur de la Motte, mort en 1793, semble comme François et Nicolas-Bernard rouler sous le fléau de la Révolution ; conçu sur sa terre natale Jean-Georges-Alain, le seul survivant des quatre frères par sa propre fuite, sera le père de Colomban Grou(t) de Beauvais celui-ci voyant le jour à Saint-Malo le 10/10/1791 avant son propre départ de l’exil (Colomban pour Saint-Coulomb ; Jean-Georges-Alain décèdera à Saint-Coulomb en 1825 et son épouse sa cousine, Marie-Thérèse-Bernardine Morrogh, elle à Saint-Brieuc, en 1828).

Rentrés en Bretagne avec les siens, peut-être en 1814, au lendemain du sacre de Louis XVIII, Jean-Georges-Alain ses propres fonds en partie récupérés semble devoir acquérir la gentilhommière de la Motte Jean elle aussi assise en Saint-Coulomb ; cette acquisition fut apparemment obtenue par simple acquêt établi entre lui même et la famille Potier de la Houssaye. Le souvenir de Beauvais allait pouvoir continuer à perdurer…

XVII siècle. D’architecture Louis XIII est ci la gentilhommière de la Motte Jean en Saint-Coulomb bien aussi des Grout de Beauvais.

Cette gentilhommière va rester au sein de sa propre famille jusqu’à début du XX siècle le cadastre de 1913 de Saint-Coulomb indiquant en effet : … Henri Grout de Beauvais du Meurtel, mineur sous la tutelle de sa mère au château du Meurtel, commune de Plévenon… Dès le rétablissement de la monarchie moult expatriés de la Révolution seront financièrement à terme indemnisés par la couronne elle même ; ainsi, au titre de ces indemnités, déclarée veuve, Marie-Thérèse-Bernardine Morrogh se verra allouer le 10/08/1827 une indemnité s’élevant à 11.176,50 livre le tout accompagné d’une rente annuelle de 335 livres. Par % cette indemnité sera répartie entre Marie-Thérèse-Bernardine Morrogh elle même et l’ensemble de ses 4 enfants et petits-enfants à savoir notamment François-Edouard, Edmond, Colomban et Jean-Marie leur mère recevant dix vingtiesme du tout + un vingtiesme pour son fils Anatole alors probablement déjà décédé soit 11/20 ; pour tous les enfants et petits-enfants du dépossédé il leur sera laissé en tout et pour les 9/20 restant.
L’importance de cet acte est le fait qu’il attribue aussi les différents patronymes de ses différents garçons ; ainsi François-Edouard et Edmond seront tous deux nommés Grout de Beauvais, Colomban lui Grout du Meurtel et Jean-Marie Grout du Brignon.

Les trois premiers enfants de Bernard Grout et Jeanne-Georgine Morrogh , tous trois ROYALISTES , tous trois chevalier de l’Ordre du roi, tous trois commandant de la Cavalerie royale étrangère, seront emportés par la Révolution.
François décèdera en la prison en laquelle il sera à la Révolution enfermé; Nicolas-Bernard lui sera guillotiné à Paris parmi tant d’autres, le 18/06/1793 quand son frère Bernard lui aussi décèdera en 1793. Seul Jean-Georges-Alain LUI parviendra à s’expatrier à Jersey en le courant de l’année 1791 accompagné de sa jeune femme alors tout juste sortie de l’enfantement et leur jeune fils né en effet quelques mois auparavant seulement.
Une nouvelle société allait bientôt naitre, la Terreur elle même n’allait pas tarder à naitre et Armand-Constant Robinot de Saint-Cyr lui même allait voir le jour, la bastille à peine prise, en les murs du château de Beauvais lui même ; nous étions le jour de sa naissance le 12/09/1790.
En pleine Révolution la terre noble de Beauvais fut t-elle vendue au père d’Armand-Constant Robinot par simple acquêt et si oui avec lequel de ces trois frères ?

La façade arrière tournée vers la rivière. Le plan de 1844 montre encore assis au devant de cette tourelle, positionnés aux abords de la ravine, deux pavillons de jardin ; ne reste plus aujourd’hui que les vestiges de l’un d’entre eux. (Une promenade alors magnifique, ou petit chemin de jardin, descendait alors sur la rivière en lacets).

Les Robinots de Saint-Cyr

Jacques Robinot de Saint-Cyr officier marin;  il prendra pour épouse Guillemette Ozou et leur fils, Armand Robinot de Saint-Cyr qui suit, lui verra le jour entre les murs même de Beauvais le 12/09/1790. Jacques sera en effet Capitaine de navire marchand et il occupera en la ville de Dinan la fonction de procureur-Syndic du district de Dinan ; époux de Guillemette-Julienne Ozou des Verries il sera aussi JUGE au tribunal de 1ère instance de Dinan Jacques décèdera en 1820…Armant-Constant-Robinot fils légitime de Jacques Robinot capitaine de navire, et de Guillemette Ozou, né à B(e)auvais le douze a deux heures de relevée, et baptisé le treise septembre mil sept cents quatre vingt dix, a eu pour parrain François-Sébastien Robinot  lieutenant dans la milice national oncle paternel et pour marraine Suzanne-Marie-Anne…BMS de Lanvallay.  

Armand-Constant Robinot de Saint-Cyr fils du précédent. On possède quelques informations intéressantes sur Armand-Constant Robinot de Saint-Cyr ; sa famille est originaire de Paris et Armand voit le jour en le manoir de Beauvais en Lanvallay le 12/09/1790 en plein trouble révolutionnaire en effet (Armand a t-il vu le jour alors que ses parents étaient en visite chez des amis ou parents ou bien Armand a t-il vu le jour dans la maison de ses propres parents ? Nous n’avons pas la réponse aujourd’hui à cette même question). 

Ce lieu de naissance sera aussi attesté le 28/01/1861 quand Armand, alors vieil homme, est cité sur un acte civile lorsque fut décidée la Liquidation de certaines pensions, liquidations décidées par le ministre secrétaire d’état des finances alors en exercice; règne alors l’empereur Napoléon III (Bulletin des Lois de L’Empire Français. 1861). Armand connu une carrière politique digne de ce fait et cela en tant que Maire de la ville de Rennes en laquelle Armand décèdera en 1867, dans sa 71ème année. Armand fit réaliser de grands travaux en cette même ville de Rennes dont certains furent pensés alors qu’il n’était que Conseiller en cette ville. Il en sera ainsi de la déviation de la rivière la Minette et de la réalisation de l’Aqueduc dit de la Minette lequel, Aqueduc, permit d’amener l’Eau en l’intérieur même de la ville de Rennes; aujourd’hui il existe un quai de Rennes, longeant la Vilaine, lequel porte toujours son nom. Il s’agit du Quai Robinot de Saint-Cyr.

En tant que Maire Armand procédera aussi à l’agrandissement du Grand Jardin connu de tous aujourd’hui à Rennes, le grand Jardin du Thabor; il en sera de même pour les Champs dits de Mars.Homme instruit et fidèle, il sera ainsi un fervent ami de la Société d’Archéologie de la ville et à ce titre, probablement peu de temps après son décès, le grand historien de Bretagne que fut Artur le Moine de la Borderie, l’un de ses amis, il assistera, assis auprès de ses pères, à son éloge laquelle sera prononcée par ce même vieil et fidèle ami. Maire de Rennes il fut, en tant que Recteur, Président de l’Académie de cette ville. Est-ce à ce titre qu’il recevra la décoration de l’Instruction Publique et est-ce à ce titre aussi qu’il recevra également la Légion d’Honneur ?

Président Honoraire de la Cour Impériale décédé à Rennes en 1867 Armand Constant semble devoir vendre Beauvais hier obtenu par droit d’hérédité à Alfred-Léon Adam ci-dessous nommé puisque les litres nominatives de Lanvallay de 1846 en fond en effet le tout nouveau possesseur.

Cette image a un attribut alt vide ; son nom de fichier est 8c88a672-6c59-4792-bfc3-183be42f203d.jpg

Les Adam 

Avant la dite année 1846  Alfred-Léon Adam à son tour entrera en la possession, par acquêt en effet il me semble, de Beauvais  ; époux de Célestine-Marie-Caroline Bazin il décèdera à Paris le 11/07/1852. Propriétaire du lieu et y résidant en 1846 sera aussi  présents cités à ses côtés sur les lignes nominatifs  sa femme et son fils, Alfred-Marie-Joseph Adam, futur héritier  ; sur le sol de la propriété seront aussi chacun œuvrant à sa tache respective  deux domestiques et un JARDINIER (il doit probablement y avoir je pense un lien de généalogie quelque conque entre Célestine-Marie-Caroline Bazin et les Bazin de Jessey eux-mêmes alors présents et à Dinan et à Lanvallay ; je n’ai pu cependant remonter le courant de la source ; Alfred-Leon Adam semble devoir mourir jeune, à Paris, le 11/07/1852).

Probablement au lendemain de la mort d’Alfred-Léon le bien de Beauvais sera une nouvelle fois vendu par ses héritiers, Célestine-Marie-Caroline et Alfred-Marie-Joseph puisque les lignes nominatives de 1856, soit quatre années seulement après le dit décès de Adam père sera en Beauvais, cela  comme nouveau propriétaire du lieu, Eugène Serizay ; celui-ci était le  frère d’Anne Serizay possesseur quant à lui du château de Grillemont en Lanvallay.Alfred-Marie-Joseph partira en la région d’Orléans ville importante dans laquelle il laissera ses propres empreintes, ses propres traces.

Très riche négociant, professionnellement établi à Orléans, pendant plus de vingt années entre 1888 et 1908 il sera le maire de Saint-Laurent des Eaux ville toute proche ; ayant acheté un grand domaine assis en Crouy-sur-Cosson il y fera construite l’actuel château et chapelle de Basse-Fontaine son bien foncier comprenant alors  1200 hectares de terre et 7 fermes. Il y aura pour titre : … le comte de Baulieu…  

Les Serizay

Eugène Serizay, frère d’Anne Serizay seigneur de Grillemont, propriétaire de Beauvais et époux d’Angélique De Péan de la Villehunault, sera le nouveau possesseur de cette terre déjà très ancienne et cela dès l’année 1856 il est vrai; Anne semble devoir rendre son ultime souffle la première puisqu’en 1872 seul Eugène sera ici même cité en les lignes nominatives de Lanvallay l’année 1876 voyant s’installer en cette même terre, château compris, François Rolland de Fricon, le nouveau marquis de Fricon par son père (Les De Péan de la Villehunault par Jean De Péan de la Villehunault étaient alors AUSSI possesseurs de la terre et château de la Tiemblay en Saint-Samson ; personnellement je ne possède pas de plus amples informations sur ce couple) . 

La chapelle originelle adossée à des dépendances elles aussi premières.

Les Rolland de Fricon

La liste nominative de 1876 pour Lanvallay nous donne comme étant possesseur de Beauvais, et y résidant, François Rolland et sa femme Thérèse Hucher de Quénétain celle-ci étant ainsi ECRITE ou DENOMMEE. Hors Thérèse de Quénétain était de son nom véritable et complet Thérèse-Marie-Laure Huchet de Quénétain et son mari lui, dans sa totalité, François Rolland de Fricon marquis de Fricon ; François Rolland décèdera à Orléans jeune, en 1896, laissant seule et sans aucun enfant de lui né son épouse, Thérèse-Marie-Laure. Celle-ci décédera quant à elle beaucoup plus tard, en 1920 exactement.Thérèse Huchet de Quénétain, fille d’Ange Huchet de Quénétain, était issue d’un milieu très bourgeois et très fortuné puisque son père de son vivant sera en effet possesseur des terres et château du Puy du Fou ; et là est notre UNION Beauvais – Puy du Fou puisque ce bien familial et considérable sera laissé en INDIVIS entre Thérèse-Marie-Laure et son frère à la seule volonté de leur père le dit Ange Huchet de Quénétain (En 1850 le château du Puy du Fou et ses 477 hectares de domaine  sera mise en vente par Antoine Louis René Godart de Belbeuf ;  son neveu, Ange Louis Huchet de Quénetain, s’en porta acquéreur et à ce titre en deviendra le nouveau propriétaire du château ; c’est ainsi que Thérèse pour sa moitié en hérita, moitié qu’elle semble devoir revendre avant plus tard à son propre neveu).

Thérèse-Marie-Laure semble aussi devoir vendre Beauvais  au Comte Aristide-François-Marie de Sagazan alors époux de Marie-Amélie Perquet de la Ferronnière.     

Les Moniez de Sagazan – Perquet de la Ferronnière

Aristide le Moniez de Sagazan nait le 11/05/1846, à Plounez, proche de Paimpol, et il meurt en ses domaines Beauvaisiens de Lanvallay le 18/12/1905; avec certains des siens il sera inhumé en notre actuel vieux cimetière.

La liste nominative de Lanvallay pour l’année 1906 donne ici comme étant propriétaire du lieu et alors chef de famille son épouse, Marie-Amélie Perquet de la Ferronnière née en 1859 à Pont L’Evesque, et ses deux filles à savoir Marthe-Francine Lemonier de Sagazan née à Caen, en 1888, et Marie-Thérèse Lemonier de Sagazan née à Bourges, en 1890 ; sont alors présents cités à leurs côtés 4 domestiques tous demeurant au château à savoir 1 cocher, 1 femme de chambre, 1 cuisinière et 1 jardinier. Marthe-Francine Le Monies de Sagazan susnommée épousera le comte Robert-Louis de Brye, comte de Brye ; elle décédera à Plancoet en sa maison le 12/07/1962 et sera elle aussi ainsi que son époux inhumée aux côtés de son père et de sa mère, en l’actuel vieux cimetière de Lanvallay (Robert de Bryes son époux, né à Nancy en 1879, lui aussi décédera à Plancoët, mais beaucoup plus tôt, le 02/02/1948 ; de métier il était ingénieur établit à Plancoët en effet).

Leur(s) enfant(s) héritier(s) et successeur(s) semble(nt) devoir en 1976 vendre Beauvais, quelques années seulement après 1966, après le décès de Marthe-Amélie. Le château de Beauvais depuis 1976 accueille la Fraternité sacerdotale Saint-Pie IX. Pour faire face à cette nouvelle renaissance spirituelle le château fut alors transformé en prieuré…     

Peut être une image de plein air
Le château de Beauvais regardé côté cour.

En le vieux cimetière de Lanvallay la pierre tombale d’Aristide le Moniez de Sagazan de Lanvallay ; Ses armoiries sur cette pierre présentes sont de gueules à trois bandes d’or, au chef d’azur chargé d’un soleil d’or.

Sa métairie…

%d blogueurs aiment cette page :