Le Pays de Dol aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles

Moi, Gilduin, fils de Hamon, je donne en aumône perpétuelle aux moines de Savigné ma
terre de Veteri Villa, avec toutes ses dépendances, pour y être édifiée une abbaye en l’honneur du Sauveur du monde et de la benoiste Vierge Marie, pour le repos de mon âme, de celle de mon épouse Adélise, et de celles de mes enfants ; je donne aussi mon étang qui est sur la rivière de Landal…

L’actuelle noble demeure de Vieuville.
Ce corps de logis fut très probablement refait à neuf à la fin du XVII siècle, ou bien dans les toutes premières jeunes heures du XVIII siècle.

Et cela s’aperçoit aux seules gerbières à frontons alternativement et triangulaires et cintrées.
La porte de droite, celle-ci comprenant deux pilastres tenant un fronton arrondi , semble devoir être plus ancienne. 
Il ne reste plus rien aujourd’hui de l’église abbatiale laquelle, cependant, fut partiellement refaite à neuf aux XVII- XVIII siècles. Ne se trouve donc être encore de nos jours de cet ancien ensemble abbatial que ce noble logis et les restes d’une ancienne aile assise à sa droite, grand pan de mur presque entièrement ruiné.
Ce que nous apercevons donc, en ce mur, sont peut-être les ruines de l’ancienne aile des bâtiments conventuels édifiés au XVII, ou au XVIII siècle. 

Photo personnellement réalisée depuis extérieur de la propriété.



🌿 Étude fondée sur le chartrier de l’abbaye de Vieuville.

L’Histoire du Pays de Dol, au Bas Moyen Âge, est fascinante : elle éclaire les liens féodaux qui ont façonné notre société bretonne, révélant, à travers chartes et donations, la trame sociale qui s’y est patiemment tissée.
Bien avant que Ginguené, archevêque de Dol, ne fonde la seigneurie de Dol-Combourg au XIᵉ siècle, il est probable que le Pays de Dol avait déjà sa propre organisation territoriale et politique.
Au Xe siècle, Dol et son pays relevaient très vraisemblablement de la puissante vicomté d’Alet. Les chroniques parlent même d’un comté de Dol, peut-être érigé sous Alain le Grand, avant que ce titre ne s’éteigne.
À la fin du Xe siècle, Hamon le Vicomte, mort à la bataille de Conquereuil
(992), laisse place à une lignée marquante : son fils éventuel, Hamon II, gouverneur des enfants du duc Geoffroy Ier, sera le père de Goscelinus de Dinan, de Riwallon de Dol-Combourg et de l’archevêque Ginguené lui-même. Ce lignage illustre le lien direct entre pouvoir ecclésiastique et pouvoir féodal.

Armoiries de l’abbaye de Vieuville.
D’argent écartelé par un filet de sable, à une tour de gueules en chaque quartier


🏰 Dol, berceau de charges héréditaires

Par alliances et fondations, le Pays de Dol se structure autour de charges féodales devenues héréditaires. Ainsi apparaissent les sénéchaux, les vidames et les bouteillers de Dol. Ces offices ne sont pas seulement des honneurs : ils confèrent autorité, droits et devoirs militaires ou judiciaires, et leurs détenteurs deviennent les gardiens du temporel de l’archevêché.
Dès le XIᵉ siècle, le domaine épiscopal connaît des détachements stratégiques. Guinguené, archevêque et frère de Riwallon Ier, détache des terres pour doter son frère et créer ainsi une seigneurie défensive : Dol-Combourg. Son successeur Juthaël, en revanche, détourne des terres du Régaire pour doter sa propre fille naturelle, entraînant Rome à le déposer.
Ces décisions façonnent le réseau féodal : les seigneurs de Dol-Combourg, par leur charge de Vidames, mènent les armées de l’archevêque, tout en gérant une seigneurie puissante appuyée par des vassaux fidèles.

📜 Chartes et mémoire

L’étude du cartulaire de l’abbaye de Vieuville, fondée en 1137 par Gelduin de Montsorel, fils de Hamon de Landal, est essentielle pour comprendre la société de l’époque. En vérité ce chartrier est un véritable miroir vivant : chaque donation ou litige y laisse une empreinte, un nom, une filiation.
Et beaucoup de chartes sont des confirmations de dons plus anciens, parfois établis cinquante ans auparavant. Aussi certaines nous offrent des généalogies entières : elles citent les grands-parents, enfants, petits-enfants des donateurs, révélant des successions sur plusieurs générations
.
L’exemple de la charte de Guguen est emblématique. Rédigée peu avant 1130 elle mentionne des événements survenus avant 1084 et d’autres après 1134. Dans un seul texte, cinquante années d’Histoire sont ainsi condensées ; elles offrent toutes, unies les unes aux autres, un long fils d’Ariane précieux pour comprendre les lignages des sénéchaux de Dol et des notables du pays.

🌾 Donations, excommunications et procès

La réforme grégorienne bouleverse cet équilibre féodal. Les seigneurs laïcs, qui possédaient alors des biens ecclésiastiques (dîmes, cimetières, chapelles), sont sommés de restituer ces droits à l’Église sous peine d’excommunication. Cette peur spirituelle pousse nombre de seigneurs à céder leurs biens aux abbayes, parfois à se faire moines en fin de vie, cherchant ainsi le salut de leur âme (En l’abbaye de Vieuville il en sera ainsi pour Jehan de Lanvalei assis et en le Pays de Dol et en Angleterre. Il imitera en cela son propre parent, Gervais Baderon, son oncle maternel).
Mais cette dynamique engendre aussi conflits et procès : les héritiers, refusant les décisions de leurs ancêtres, contestent les donations faites « libres de toute coutume ». L’abbaye de Vieuville devient ainsi non seulement un centre spirituel, mais aussi judiciaire, arbitrant des litiges devant le seigneur de Dol lui-même, ou avec l’appui de Rome même.

🏡 Le maillage seigneurial

Les chartes révèlent le rôle central de petites seigneuries comme Saint-Broladre, Meillac, la Boussac, ou Landal par exemple. Celles-ci plongent toutes leurs racines aussi profondément que Dol-Combourg. Le premier seigneur de Saint-Broladre, né vers 1030, ne donne t’il pas dès 1075, au Mont-Saint-Michel, les dîmes de son église ?
Si Guihenoc de la Boussac, fils de Juthaël, est le père présumé d’Hamon de Landal, père de Gelduin de Montsorel, fondateur de Vieuville, il est aussi la souche attestée de la famille seigneuriale des Baderon elle même souche d’Alain II de Lanvalei seigneur de Lanvallay/Tressaint.
Ces filiations montrent puissamment encore aujourd’hui que Dol ne fut pas un centre isolé, mais le cœur d’un véritable réseau seigneurial où chaque terre fut une pièce d’un puzzle presque géant.

🌊 Une histoire vivante

À travers ce maillage, on voit ainsi naître une société féodale organisée, où terres et droits circulent par héritage, mariage ou piété. Chaque charte en fait agit comme une grande fenêtre ouverte :

  • sur le pouvoir de l’archevêque de Dol et de ses vidames,
  • sur les ambitions des familles seigneuriales,
  • sur les stratégies des moines pour sécuriser leurs biens.

Sans ces chartes, ces conflits, ces donations, que saurions – nous de notre passé féodal ?
Ce chartrier de Vieuville est une très intéressante chronique vivante du Pays de Dol, un manuscrit où l’Histoire a gravé les noms et les gestes des hommes qui, siècle après siècle, ont bâti ce territoire.
Et donc nous aussi.

Le ruisseau de Landal, proche des murs de Dol aujourd’hui disparus.
Emprise géographique de Vieuville :
Trois grands ensembles forment le temporel de La Vieuville vers 1173. Le domaine proche comprend les bas-fonds marécageux qui longent le Guyoul et enserrent l’abbaye, bornés à l’ouest par le ruisseau du Travidal, à l’est par celui de Landal, au sud par les terrains communaux d’Épiniac qui coïncident probablement avec les actuelles landes de La Vieuville.
Lors des déclarations faites en 1692 et en 1790 par les abbés Vincent Bidel d’Asfeld et Jean de La Bintinaye, il s’étendait sur deux cents journaux. On peut lui joindre les deux domaines de La Bigotière en Épiniac et de La Ville-Allan en La Boussac, les landes de Chadeville en Carfantin, quelques vignes situées dans les faubourgs de Dol et une maison à Combourg. Le deuxième ensemble est constitué par la forêt de Bourgoët en Dingé, à dix-huit kilomètres au sud de l’abbaye, forêt cédée par Jean II de Dol, où les moines éprouvent bien des difficultés à faire prévaloir leurs droits face aux forestiers des seigneurs de Dol-Combourg. Le troisième ensemble, enfin, se constitue à partir du don de la famille Troussier de Meillac en 1147 à La Chapelle-Lazary. Il comprend des terres sans doute en partie incultes et de toute manière fort pauvres – la roche affleure dans cette région où les carrières de granite et les landes restent encore nombreuses – des prés situés entre le ruisseau de Bouttier et deux de ses affluents, un moulin et des étangs. Source : Michel Pelé
Combourg Eté 1975 – Rennes Noël 2005

🔍 Étude de cas : Travidal, Bigotière et Harel.

Pour illustrer la valeur historique de ces chartes, prenons le litige entourant Travidal, la Bigotière et les étangs d’Harel.
Cet épisode met en scène les familles de Montsorel, Baderon et de Lanvalei, et relie directement le chartrier de Vieuville à l’histoire de Dol et de Lanvallay.

  • La Bigotière et Travidal
    Gelduin de Montsorel offre la terre de la Bigotière à Vieuville, pour quarante années consécutives. Cette donation suscite un premier conflit : Guillaume, dit fils d’Alain (Alain Baderon. Alain de fait sera l’aïeul, par sa fille, de Jehan et d’Alain de Lanvalei. Il sera en effet dit de Jehan de Lanvalei, lorsque celui-ci confirmera la donation de sa terre d’Harel, qu’il avait pour oncle maternel Guillaume fils d’Alain ), et son épouse, Estaisse, contestent la légitimité du don, revendiquant la propriété familiale.
    La gravité du litige attire l’attention du Saint-Siège, qui mandate l’évêque du Mans. Finalement, Guillaume et Estaisse reçoivent une indemnité de 100 sols, cédant tous leurs droits.
    Mais la querelle rebondit après la mort de Guillaume fils d’Alain : ses héritiers spolient à nouveau les prairies de Travidal.
  • Un procès exemplaire
    Vieuville obtient alors l’arbitrage de Raoul d’Aubigné, mari de Mahaut de Montsorel, détentrice du fief. Gervais Baderon, parent aîné des héritiers, est appelé à témoigner et confirme les droits de l’abbaye. L’évêque de Dol conteste cette version, réclamant la terre pour lui-même.
    Les chevaliers, réunis sur place, tranchent en faveur des moines, confirmant le lien féodal avec Montsorel et Vieuville.
  • Transmission et continuité
    Ce procès met en lumière une chaîne ininterrompue de transmissions :
    Gelduin de Montsorel → Alain Baderon → Gervais Baderon → Alain de Lanvalei → Hamon de Lanvalei → Jehan de Lanvalei.
    Jehan finit par reconnaître les droits de Vieuville et termine ses jours moine, tout comme son oncle Gervais Baderon avant lui.

🌾 Les leçons de ce procès

Ce litige illustre parfaitement :

  • La complexité féodale du Pays de Dol, où un même bien peut relever de plusieurs lignages et suzerainetés.
  • Le rôle central des chartes : sans elles, ces filiations et droits se perdraient.
  • L’importance du chartrier de Vieuville comme mémoire vivante.

    Ainsi les terres de Travidal, la Bigotière et Harel ne sont pas de simples prairies : mais elles sont les véritables témoins d’une société où chaque don, chaque contestation, révèle des alliances, des rivalités, et des liens entre Dol et Lanvallay.
🏡 Un maillage vivant

En étudiant ces chartes, on voit se dessiner un vaste maillage seigneurial : Dol-Combourg au sommet, entouré d’une mosaïque de terres et de familles qui, toutes, participent à une même histoire.
Les Montsorel, Baderon, Lanvalei, Evran ou Aubigné tissent ainsi, à eux-seuls, un réseau serré véritable, reliant Dol à Lanvallay, et cela de la baie du Mont-Saint-Michel aux rives de la Rance.
Ce litige exemplaire n’est pas une simple querelle d’héritage : il est la clé d’une compréhension globale du Pays de Dol. Il montre que les chartes sont bien plus que des documents juridiques : elles sont des fenêtres ouvertes sur la vie des hommes, sur leurs choix, leurs ambitions et leurs quêtes de rédemption.



📜 7 août 1137 : Fondation de l’abbaye de Vieuville

La charte du 7 août 1137 est l’un des joyaux du cartulaire de Vieuville.
Elle raconte en détail la donation qui a permis de fonder cette abbaye, au cœur de la paroisse d’Épiniac.
Loin d’être un simple acte féodal, ce texte est une véritable fresque sociale et religieuse du XIIᵉ siècle : on y voit les seigneurs, les moines, le peuple, l’archevêque et même les villages alentours participer à ce moment historique.


Les limites du domaine sont soigneusement décrites :
– Au nord et à l’est : le ruisseau de Landal,
– À l’ouest : le ruisseau de Travidal,
– Au sud : une ligne reliant ces deux cours d’eau, séparant Vieuville du territoire commun d’Épiniac.

Ainsi :
Je donne aussi l’étang formé par le Landal, en gardant la moitié des poissons et du moulin, et cède l’autre moitié aux moines.

Sont également donnés :
– La terre de la Bigotière
(sauf une petite parcelle réservée aux lépreux),
– La lande de Catavilla,
– Dîmes de Meillac et Toumen,
– Droit sur la terre du Rouge-Fossé,
– Pâture pour les porcs des moines et bois de chauffage gratuits.

Cette donation, faite avec l’accord de l’archevêque, de mon épouse et de mes fils, est confirmée publiquement lors de la consécration du cimetière.
Tous les bienfaiteurs reçoivent bénédiction et absolution ; quiconque troublerait ces biens est menacé d’excommunication.

Cet acte est daté du 7 août 1137, sous le sceau de l’archevêque Geoffroy le Roux.
Les témoins furent : Hubert le chanoine, Jordan fils de Porcher, Robert Gaullus, Raoul de Combourg, Bardoul d’Épiniac, et une longue liste de chevaliers et de fidèles.

Les premiers Abbés de Veteris ville déjà rencontrés en ce cartulaire furent :
– Robert ou Osbert premier abbé de Vieuville cité lors de la fondation du prieuré en 1137. En l’année 1141 il sera « officiellement » béni en la cathédrale de Dol par l’archevêque Geoffroy le Roux. Dom Morice P1 colonne 576.
– Luc lequel mettra fin en l’année 1167 au désaccord opposant alors l’abbaye de Vieuville au maistre forestier Guillaume le Sage, forestier de la forêt de Borgorth.
– Gautier lequel fut cité le 20/08/1170 lors d’un accord qui fut conclu entre l’abbaye de Savigny, abbaye mère de Vieuville, et l’abbaye de Saint-Melaine de Rennes.
– Moyse abbé de Vieuville en 1171. Moïse en l’année 1179 obtiendra de Zacharie fils de Gelduin de Dol la confirmation de l’ensemble des fondations que la famille seigneuriale de Dol avait alors déjà offerte à Vieuville.
– Renaud qui obtiendra avant 1190 de Jean, élu de Dol, une lettre portant sur les biens et privilèges de Vieuville 
(Jean « élu de Dol » est très probablement Jean de la Mouche lequel sera evesque de Dol entre la dite année 1190 et l’année 1199. Jean de Lizanet, lequel occupa le siège episcopal de Dol dès l’année 1208, sera lui le second Jean « élu de Dol ». Celui-ci fut probablement le frère de Jacques le Paumier sénéchal de Dol en 1307).
– Maurice qui sera abbé en 1196 lequel sera cité sur une donation faite à Vieuville par Guillaume Farci celui-ci ayant offert deux acres de terre.

Renaud qui sera cité en 1235 lors de l’enquête menée à l’encontre des prétentions de Pierre Mauclerc duc de Bretagne.
– 1246. Jehannes ou Jean Bojou cité abbé de Vieuville lorsque celui-ci confirmera une donation faite à Vieuville par son propre neveu, Rolland Bojou.
-Vers et 1253. Geoffroy Michel cité prieur de Vieuville lors de la donation de Guillaume Planchet mais aussi en 1253 en tant que Geoffroy « Michaele » lors de la confirmation, par l’évêque de St-Malo, de certains des dons faits à V.V. pour la pitances de ses moines.
– Robert qui sera cité moult fois en les chartes de Raoul seigneur d’Aubigny en 1255.
– Eon le Paumier cité lui en 1319.
– Jean cité en 1408.

🔎 Analyse historique

Cette charte est l’acte fondateur de l’abbaye de Vieuville, dont le cartulaire deviendra une source historique majeure.
Elle nous révèle :

  1. Les acteurs féodaux locaux :
    – Gelduin de Montsorel, fondateur, membre d’une famille déjà influente.
    – L’archevêque Geoffroy le Roux, garant spirituel et politique.
    – Les seigneurs voisins : Épiniac, Combourg, Meillac…
  2. Les biens précis :
    – Le système hydraulique
    (Landal, Travidal, étangs, moulins) au cœur de l’économie locale.
    – Les terres
    (Bigotière, Catavilla, Rouge-Fossé).
  3. Un modèle médiéval classique :
    – Les moines obtiennent terres et revenus, mais le fondateur garde parfois une part des ressources
    (mouture, poissons).
    Les droits sont confirmés par lecture publique et menacés de sanctions spirituelles.
  4. Un pivot historique :
    – L’abbaye de Vieuville, au carrefour des marais de Dol et d’Épiniac, devient un centre spirituel et seigneurial majeur.
    – Le cartulaire de Vieuville conserve aujourd’hui des détails uniques sur les familles du Pays de Dol aux XIIᵉ et XIIIᵉ siècles.


💡 Conclusion :

Cette charte est bien plus qu’un acte religieux : c’est une photographie complète du Pays de Dol en 1137. On y voit les terres, les familles nobles, les réseaux d’influence et la puissance spirituelle de l’archevêché.
Elle ouvre le chapitre que nous consacrerons à l’histoire féodale d’Épiniac, de Dol et des seigneuries voisines.

In nomine sancte et Individue trinitatis Ego Gelduinis filius Hamonis audiens paupertatis amatoribus regnum Coelorum hereditario jure ore veritatis esse promissum, si ejusdem paupertatis aut nolo, aut nequeo interim executor existere, ipsos saltem pauperes apud illum qui cum dives esset, pro nobis pauper factus est, advocatos et mediatores mihi satago adquirere. Notum itaque sit omnibus Sancte matris ecclesie filiis tam modernis quam successuris  quod ego Gelduinus filius Hamonis pro salute anime mea et parentum meorum, sed et pro salute anime uxoris mee Adelize, et filiorum meorum atque filiarum, pro salute etiam domini mei Gofredi Dolensis archiepiscopi [Geoffroy le Roux lequel fut archevêque de Dol de 1130 à 1146] ipso quoque donante, et concedente, concedente etiam uxore mea Adeliza et filiis meis Johanne et Haimone, dono et concedo Ecclesiae  Sanctae Trinitatis de Savigneio, et monachis ibidem deo militantibus in perpetuam elemosinam ad edificandam abbatiam omnem terram meam de Veteri Villa, ut meum proprium dominicum, tam in campis, quam in pratis, aquis, et virgultis, sicut ab orientali et aquilonali parte cingitur rivulo  quodam qui vocatur Landal , ab occidentali vero, alio torrente  qui dicitur Tramidal, a parte quoque meridiana [meridionali] ex uno praedictorum Rivulorum in alium extat divisio dividens illud Dominicum de Veteri villa a communi territorie de Spiniac, dono etiam stagnum meum quod ex rivulo quem nominavimus Landal, ibi colligitur…excepto quod medietatem piscium stanni et dimidiam molturam molendini qui ex stanno pendet ad presens mihi retineo tali scilicet tenore quod Monachi propriam annonam  et ego meam sine moltura in ipso molendino molere faciemus. Mediam autem piscium et molendini partem monachis eisdem concedo.  Dono insuper terram illam quae vocatur Bigoteria totam ex integro sicut clauditur metis et finibus  suis execpta portiuncula illa quam leprosis donavi quae iterum terminis suis a reliqua dividitur. Nec non et Landam de Catavilla quae erat in calumpnia inter me et praefatum archiepiscopum, idipsum ipso laudante et concedente Archiepiscopo. Cujus scilicet Landae terminus est a parte Bigoteria fossatum quod dividit ipsum Ladam et Bigoteriam usque ad quandam antiquissimam viam versus Capellam; ab alia vero parte a via Dolensi de Spiniac usque ad terram Hamonis filii Corburm. Dono etiam pastionem propriorum porcorum monachorum et ligna ad focum in foestis meis quae ab omni consuetudine et servitio quieta esse concedo at que praecipio.  Hanc itaque donationem terrarum mearum solutam etc. quietam, etc. ab omni calumpnia  etc. seculari exactione liberimam, etc. eleemosinarum lege perseveraturam dono et concedo, nihil in ea retinens nisi aeternam remunerationem, etc. contra omnes  impugnatore ipsuis elemosinae defensionem, tali scilicet conditione, ut in ipsa etc. ex ipsa eleemosina  in Veteri villa Cenobiale domicilium construatur, etc. Abbatia secundum conditionem et consuetudines praefatae  Ecclesiae sancte Trinitatis ibidem fundetur. Cui etiam donationi duas partes decimae quas habeban in parrochia de Millac ab omni exactione consuetudine et seculari liberas etc. quietas  adiungo. Duas etiam partes decimae dimidiae  parrochiae de Toumen omninos liberas et quietas dono etiam calumpniam quam habebam in terra de Rubeo fossato, hoc ipsum donantibus et concedentibus aliis calumpniatoribus scilicet. Manasse et Willelmo filiis Truffier de Milliac; Hugone et Alemanno de Perioch; Guiguen de Riwas; Thoma etiam filio Boter cum Noga uxore sua filia Guillelmi Morel; quas omnes donationes per manum domini Gaufredi praedicte ecclesiae abbatis illas misit. Quam etiam elemosynam Dominus meus Gelduinus de Dolo devote concessit et eorumdem Monachorum porcis pastionem in foresti suis quietam donavit. Non multo autem post tempore convocata et congregata ad consecrandum in ipsa elemosina cimeterium magna multitudine istam elemosinae donationem in hac ipso carta a Domino meo Gaufrido Archiepiscopo, coram plebe recitatam, ipso donante etc. concedente, concedentibus etiam uxore mea Adeliza, et filiis meis Johanne et Hamon, ego quoque coram omnibus concessi, etc. cum subscriptis concessoribus et testibus propria manu in hac carta confirmavi. Ipso etiam die Herveus Taun seipsum cum terra sua quam de me habebat in parrochia de Labozac Deo obtulit in praefata elemosina. Quod et ego coram Archiepiscopus confirmavi. Ipse etiam Dominus meus Archiepicopo  propria manu confirmavit, omnesque eleemosinas amatorum et benefactorum aeterna benedictione et Episcopali absolutione sublimavit. Illos autem qui eam molestare aut violare temptaverint, anathematis gladio a corpore Ecclesiae praescindendos, etc. nisi resipuerint aeternae, damnationis maledictionis ad judicavit. Quod factum est anno ab incarnatione domini millesimo centepsimo trigesimo septimo, mense Augusto, 6. Idus ejusdem mensis. Archipraesulatus autem domini Gauffridi Dolensis Archiepiscopi anno septimo, coram plebe etc. subscriptis testibus. testes magister Huberius canonicus; Jordanus filius Porcher; Robertus Gaullus. Ipse sunt Canonici de Dolo; Robertus Anglicus scriptor Archiepiscopi;  de militibus et laicis Gaufredus Capellanus; Brientius filius Buenvallet; Adelmus Gualensis; Brientius monachus; Benedictus de Chesnei; Radulfus  de Combour; Brientius filius Josce et W.frater ejus; Hamo nepos eorum; Bardulfus de Spiniac et omnis plebs quae assuit. 

📜 Traduction française

Au nom de la sainte et indivisible Trinité.
Moi, Gelduin, fils d’Hamon, sachant qu’il est promis par la bouche même de la Vérité le royaume des Cieux en héritage à ceux qui aiment la pauvreté, et puisque je ne peux ou ne veux moi-même en être l’exécuteur parfait, je m’efforce du moins de me faire des pauvres des avocats et des intercesseurs auprès de Celui qui, étant riche, s’est fait pauvre pour nous.
Sachez donc tous, fils de la sainte Église, présents et futurs, que moi, Gelduin fils d’Hamon, pour le salut de mon âme et de celle de mes parents, de mon épouse Adélize, de mes fils et de mes filles, et pour le salut de l’âme de mon seigneur Geoffroy, archevêque de Dol – avec son accord et sa donation – ainsi qu’avec le consentement de mon épouse et de mes fils Jean et Hamon, je donne et concède à l’Église de la Sainte-Trinité de Savigny et aux moines qui y servent Dieu, en pure et perpétuelle aumône, toute ma terre de Vieuville (Veteri Villa), pour y bâtir une abbaye.
Je donne ce domaine en sa totalité – champs, prés, eaux et bois – tel qu’il est limité au nord et à l’est par le ruisseau nommé Landal, et à l’ouest par le ruisseau nommé Travidal ; au sud, une ligne reliant ces deux ruisseaux sépare ce domaine du territoire commun d’Épiniac.
Je donne aussi mon étang, formé par le Landal, en me réservant seulement la moitié des poissons et la moitié de la mouture du moulin qui en dépend. Il est convenu que les moines y feront moudre leur grain et moi le mien, sans redevance. L’autre moitié des poissons et du moulin est accordée aux moines.
Je donne encore la terre nommée la Bigotière dans son entier, sauf une petite portion déjà donnée aux lépreux, et la lande de Catavilla, en litige avec l’archevêque, lequel l’a concédée et approuvée. Les limites de cette lande sont : du côté de la Bigotière, le fossé séparant les deux terres jusqu’à un ancien chemin près de la chapelle ; de l’autre côté, la route de Dol à Épiniac jusqu’à la terre d’Hamon fils de Corburm.
J’accorde également pâture gratuite pour les porcs des moines, bois de chauffage en mes forêts, et exemption de toute coutume ou service.
Cette donation est libre de toute exaction séculière, faite pour le salut éternel, et je ne garde aucun droit sur ces biens, si ce n’est l’espérance de la récompense divine.
Je joins à cette aumône deux parts de la dîme que je possède dans la paroisse de Meillac, deux parts de la demi-paroisse de Toumen, et le droit que j’avais sur la terre du Rouge-Fossé, concédé également par les autres co-détenteurs : Manassé et Guillaume fils de Truffier de Meillac ; Hugues et Aleman de Perrioch ; Guiguen de Rivaz ; Thomas fils de Boter et son épouse Noga, fille de Guillaume Morel.
Ces donations ont été déposées par la main de Geoffroy, abbé de Savigny.
Mon seigneur Gelduin de Dol les a confirmées et a donné aux moines pâture de porcs en ses forêts. Peu après, lors de la consécration du cimetière, cette donation fut lue publiquement par l’archevêque Geoffroy devant une grande assemblée, et confirmée par moi, mon épouse et mes fils. Ce même jour, Hervé Taun offrit aussi la terre qu’il tenait de moi à la Vieuville. L’archevêque confirma tout et promit bénédiction et absolution éternelles aux bienfaiteurs, et excommunication contre quiconque troublerait ces biens.
Cet acte fut fait en 1137, le 6 des ides d’août, la 7ᵉ année de l’archevêché de Geoffroy de Dol.
Témoins : maître Hubert, chanoine ; Jordan fils de Porcher ; Robert Gaullus, chanoines de Dol ; Robert l’Anglais, scribe de l’archevêque ; Geoffroy Chaplain, chevalier ; Brient fils de Buenvallet ; Adelme le Gallois ; Brient le moine ; Benoît de la Chesnaie ; Raoul de Combourg ; Brient fils de Josce et son frère Guillaume ; Hamon leur neveu ; Bardoul d’Épiniac ; et tout le peuple assemblé.



🏰 Etude de Fondation de l’abbaye de Vieuville

📅 Date : 7 août 1137
📜 Source : Cartulaire de Vieuville (version latine et traduction intégrale personnelle).
👑 Fondateur : Gelduin de Montsorel (fils d’Hamon).
Validation : Archevêque Geoffroy le Roux (Dol, 1130-1146).

1. Contexte

Cette charte est l’acte fondateur de l’abbaye de Vieuville. Elle met en lumière la puissance de la famille de Dol-Combourg et l’importance de l’ordre de Savigny au XIIᵉ siècle. Elle illustre le rôle politique et spirituel des seigneurs et de l’archevêché de Dol.

2. Domaine et limites
  • Territoire principal : Vieuville (Veteri Villa)
  • Limites :
    • Nord/Est : ruisseau de Landal.
    • Ouest : ruisseau de Travidal.
    • Sud : ligne reliant Landal et Travidal, frontière avec Épiniac.
  • Éléments économiques :
    • Étang du Landal (moitié des poissons réservée au fondateur).
    • Moulin dépendant de l’étang (moitié de la mouture réservée).
    • Bois de chauffage gratuit, pâture pour les porcs des moines.
3. Terres et droits donnés

Lieu ou droit Détail / Mention particulière
– Bigotière
– Donation complète sauf parcelle pour lépreux.
– Lande de Catavilla
– Litige réglé avec archevêque, bornes décrites.
– Rouge-Fossé
– Droits confirmés.
– Dîmes Meillac & Toumen
– Deux parts données aux moines.

4. Personnages
Fondateur
  • Gelduin de Montsorel (fils d’Hamon)
Autorités religieuses

– Geoffroy le Roux, archevêque de Dol (entre 1130-1146)
– Abbé Geoffroy de Savigny

Famille

Adélize, épouse
– Jean et Hamon, fils

5. Témoins ecclésiastiques et laïcs

Maître Hubert, chanoine de Dol
– Robert Gaullus, chanoine de Dol
– Robert l’Anglais, scribe de l’archevêque
– Geoffroy Capellan
(chevalier)
– Brient fils de Buenvallet
– Adelme Gualensis
(le Gallois)
– Brient, moine
– Benoît de la Chesnaie
– Raoul de Combourg
– Brient fils de Josce, et son frère Guillaume
– Hamon, leur neveu
– Bardoul d’Épiniac
– Hervé Taun
(donateur secondaire)
– Thomas fils de Boter et Noga
(fille de Guillaume Morel)
– Hugues et Aleman de Perrioch
– Guiguen de Rivaz
– Manassé et Guillaume fils de Truffier de Meillac

6. Analyse historique

-Fondation d’un centre spirituel et seigneurial majeur au cœur du Pays de Dol.
– Importance stratégique de l’hydraulique (Landal, Travidal, moulins).
– Portrait précis des familles nobles locales et de leurs réseaux.
– Acte religieux avec bénédiction des bienfaiteurs et menace d’excommunication pour les – contestataires.

7. Citations importantes

Hanc donationem terrarum mearum… ab omni calumpnia… eleemosinarum lege perseveraturam dono et concedo.” : Je donne et concède cette donation de mes terres… libre de toute contestation… pour durer à perpétuité.

8. Pistes de recherche éventuelles pouvant être faites

– Étude du rôle des moulins dans l’économie médiévale.
– Cartographie : Landal, Travidal, Catavilla, Bigotière.
– Fiches biographiques pour chaque témoin.
– Replacer Vieuville dans le réseau des abbayes de Savigny.




Liste des places, lieux dits, paroisses rencontrés dans le chartrier de Vieuville

Ansgoteriam :                                                                                                          
–  Vers 1214 Guillaume Blanchet, féal de Pierre du Garclip, donne à V.V. deux acres de terre roche d’Ansgosteriam dite aujourd’hui de Langotière .

L’ Aunal Bloc ou le fief de Boloc                                                                             
– Bien de Guillaume Boloci (ou Guillaume Boloc) ce fief était de moyenne et de basse Justice. Il sera dit en 1181, lors de la Grande enquête, que le fief de Willelmi Boloci relevait des biens de l’archevêché de Dol et que Juhel, l’archevêque, l’en avait détaché.

Baguer Morvan / Baguer Pican/Bagar-Morvan :                                         
La paroisse de Baguer était une paroisse primitive qui englobait alors les territoire de Baguer-Morvan, Baguer-Pican, de Dol (avec ses trois paroisses de Saint-Samson, Carfantin et Mezuoit, devenue Maboué puis l’Abbaye), Bonnemaine, et semble-t-il l’ancienne paroisse de Saint-Léonard aujourd’hui en Epiniac.
– Cette paroisse sera citée pour l’une des premières fois en une charte rédigée sous la mandature de Jean, évêque de Dol. Celui-ci sera évêque de Dol de 1163 à 1177 le précédent « Jean évêque de Dol » ayant été en fonction vers 1106, soit quelques 30 années avant la fondation de Vieuville. Cette charte, relative elle à V.V., énumérera plusieurs donations faites précédemment à V.V.
Fondée en 1137 celle-ci, par sa fondation, assoit de ce fait le dit Jean évêque de Dol.
– Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que deux parts de la dîme de Baguer-Morvan appartenaient à l’archevêché de Dol. D’ailleurs, pour confirmer cela en 1219, Jehan de Lisanet, alors évêque de Dol, offrira à son Chapitre et l’église l’une parties des Dîmes applicables en Baguer-Morvan. Cela sera fait afin de pouvoir fonder une nouvelle « prébende »
(Prébende : partie des biens prélevés sur une église et attribués à un clerc de façon à pouvoir pourvoir à ses besoins. Ici il s’agissait de pouvoir pourvoir aux besoins du Chapitre de Dol).                                                                
– Entre 1163 et 1177. Geoffroy Faitou donne à V.V. 4 jauges de terre posées en la Villa-Garini, métairie assise en Bagar-Morvan. Cette donation sera acceptée par Rolland fils de Raoul, son seigneur. Au regard de cette acceptation  Rolland fils de Raoul, et son père, le dit Raoul, étaient-ils tous deux seigneurs de Bagar ?
Seraient-ils tous deux les père et aïeul de Guillaume de Morvan premier seigneur de Morvan cité par l’Histoire ?                                                                                   
– En 1214 Agnès, femme de Guillaume de Morvan, donne à V.V. ses dîmes de Meillac. Concédèrent cela ses héritiers : Guillaume et Valence ainsi que Guillaume de Meillac.
– Baguer Morvan : Le Livre Rouge porte l’obit d’Olivier fils de Guillaume de Bagar ainsi que celui de Catherine femme et compagne de Guillaume et père de Pierre, prêtre. Au côté de l’abbé de Vieuville parait Henry, moine. En 1218 sera cité Jacques de Bagar, chevalier. Puis en janvier 1291 paraît Jean de Bagar cité qu’il sera pour l’affaire du Bois-Faitou en Baguer-Morvan.
Enfin en janvier 1296 parait Maistre Alain de Bagar, clerc de l’Officiel de de Dol.

Baguer ou le fief de Baguer :                                                                          
Seigneurie assise en la paroisse de Baguer.
– Lors de la grande charte de 1181 il sera dit du fief de Baguer que celui-ci devait à l’archevêque de Dol 9 mines de froment et 5 sols.

 Belle Isle :                                                                                                                 
– Hasculf de Subligné donne à V.V. toute la terre que Hervé Mercarius avait ici en ce lieu  clôturée.                                                                                                         
– Galan de Paluel donne à V.V. vers 1196 un acre de sa terre jouxtant sa maison de Belle-Isle. Accorde ce don Guillaume, son fils, et ses frères. Hasculf de Subligny, en tant que possesseur de ce fief, donne son propre accord.

Bethon ou Bethon :                                                                                               
– Village assis en la paroisse de Roz-Landrieux. Gelduin, frère de Jehannes élus de Dol, et de Guillaume de Saint-Florent de Saumur, donnera aux moines de Saint -Florent ce village en sa totalité lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol. Voir Roz Landrieuc…

La Bigotière ou Bigotia ou Bigoteria
– Chartes n°1                                               
– En 1137. Gelduin fils de Hamon. Celui-ci offrira cette terre
(ses dîmes) à la future abbaye de Vieuville lorsque Gelduin fera édifier sur sa terre seigneuriale cette nouvelle abbaye, en 1137. Sur cette terre assise en la paroisse d’Epiniac les moines de V.V. plus tard seront possesseurs d’une métairie.                                                 
– Vers 1177. Terre dont certaines dimes appartenaient aussi à Alain
(Alain Baderon) puis au fils de ce dernier, Guillaume fils d’Alain (union Montsorel/ Baderon ?).
– 1137-38. Des dîmes de la terre de la Bigotière seront offertes à V.V. lors de sa fondation par Gelduin de Montsorel cette donation étant à l’origine d’un litige lequel, conclu en 1177, opposera le dit Guillaume fils de Alain à Moïse alors abbé de V.V.
Les petits-enfants de Alain, fils de Guillaume fils d’Alain, seront plus tard, cela vers 1220, en procédure eux aussi contre V.V. Cette procédure sera en rapport avec la prairie de Travidal proche de V.V.    
– Olivier de Tinténiac, avec l’assentiment de sa soeur Stéphanie, et celui de sa mère Théophania, donne à V.V. une mine de froment en son moulin de la Bigotière situé proche de son village de Tinténiac.
Cette donation sera faite devant Stéphanie alors mère abbesse de Saint-Georges de Rennes.

La forêt de Borgot ou de Bourgouet :                                                                    
– Située en la paroisse de Dingé. Voir Dingé…                                                            
– Vers 1147. De retour de croisade, Jean II de Dol confirme à V.V. son don fait hier. Ce don concernera la forêt de Bourgouet.                                                                        
– Vers 1190. André et William de Langan, tous deux frères germains, renoncent ensemble au litige les ayant opposés à V.V. chacune des parties réclamant la possession de cette dite forêt. 

Bourg de Notre-Dame :                                                                                          
– La ville seigneuriale de Dol comprenait alors deux entités distinctes; la première était la Cité et le château quand la deuxième était le « bourg » par lui même.
Cette deuxième entité était en effet formée et par le bourg et par son faubourg l’ensemble formant le « bourg de Notre-Dame ».
La plus ancienne mention écrite semble celle qui a été faite en l’année 1109, le 25 avril exactement, lors de l’accord réalisé en l’abbaye de Saint-Florent de Saumur entre l’archevêque de Dol, Baudry, et les moines de Saint-Florent. Cet accord portera sur les droits qu’hier les dits moines, avaient acquis sur l’église du dit « bourg de Notre-Dame ».
– Ginguené archevêque de Dol, donne à son frère Riwallon, les « masures « qu’il a en le bourg de Notre-Dame.                                                                                            
– Hasculph de Soligné, par sa femme héritière de la seigneurie de Dol, reçoit de par ce fait les dites masures hier données au XI siècle par Ginguené à Riwallon premier seigneur de Dol-Combourg
(masura = masures : terme le désignait une petite habitation quelque fois accompagnée d’une petite terre. N’étant point une « tenure », ou « fief tenu en tenure », la « mesura » concernait donc l’habitation du fermier  avec ses dépendances) .

La Boussac, Bochac ou Ladiboaic:                                                                     
– Ancien démembrement de la paroisse d’Espiniac.                                                       
– Vers 1160. La soeur de Geoffroy Courtepie, alors épouse de Geoffroy de l’Espine, ou Geoffroy d’Espiniac
[ou encore Geoffroy Spine], seigneur d’Espiniac, donne à V.V. sa dîme dite « de Launay » assise en la Boussac.                                         
–  Le même Geoffroy de l’Espine lorsqu’il offre à V.V. une petite dîme en Alneto
(Launay), terre assise en la paroisse de la Boussac (Né vers 1140. Epoux d’Alice fille d’Alain fils de Jordan, sénéchal héréditaire de Dol)
– Né vers 1130. Vers 1180-90 Gervais Baderon donnera à Vieuville toutes ses dîmes relevant de la paroisse de la Boussac.    

La Boussac
– En Epiniac, proche de Baguer-Pican/Baguer-Morvan                                                                 

– En 1214.  Evan Dibo donne à V.V. un journal de terre assis en Ladiboaic ; concède alors son seigneur Hamon de Bagar (ou Hamon de Baguer-Morvan, ou encore Hamon de Bagar seigneur de Baguer-Pican et Baguer-Morvan. Ces deux « paroisses  » formaient alors, semble t-il, une seule et même entité seigneuriale).

Le Bouteillage de Dol :
– Eudes de Saint-Broladre et Eudes de Baguer diront tous deux, en 1181, que le « bouteillage de Dol » relevait de l’archevêché de Dol.

Bremont :                                                                                                                  
– Raoul de Listre et sa femme, fille de Reginald le Chat, donne à V.V. son fief de Bremont. Ce don fut fait pour éteindre une calomnie établie entre V.V. et eux eux-mêmes; cela se fera par une « vente de principe » moyennant la somme versée par V.V. de 30 sols d’Angers.

Brillahart :                                                                                                                
– Vers 1230-40 Guegon de Cobar donne à V.V. sa maison d’hébergement tenue par Pierre le Porc; ont concédé cela ses trois petits enfants : Robert de Gruel fils de Raoul, Geoffroy de Meillac fils de Hervé et Rolland de Tremigon fils de Hervé. Guegon de Cobar (ou de Chobar) donnera aussi à V.V. la presque totalité de sa terre du Plessis assise en le pays de Dol également; il partira pour Jérusalem au côté de Raoul d’Aubigné.

Bruslé ou la chapelle Bruslé :
– Celle-ci lors de la Grande enquête de 1181 relèvera des biens de l’archevêché de Dol.

Le Bouteillage:
– Eudes de Saint-Broladre et Eudes de Baguer diront tous deux, en 1181, que le « bouteillage de Dol » relevait de l’archevêché.

Buaz en la paroisse de Combourg :
– En 1198 Guillaume de l’Espine donne à V.V. toutes ses dîmes de Buaz assis en la paroisse de Combourg ainsi qu’une pitance comprenant vin et poissons à prendre le jour du jeûne; concède cela son frère Geoffroy
[au regard de cette date il s’agit peut-être ici de Geoffroy, sénéchal ou pincerne de Dol] absent alors représenté par leurs sœurs, Julienne et Olive de l’Espine. Sera aussi présent Rolland de l’Espine en tant que simple témoin.

Carfentin :                                                                                
– Ancienne paroisse attenant à Dol dont relèvera la terre de Mezuoit
– Vers 1078. Lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol Goscelin, dit Germain, donnera à la nouvelle abbaye de Saint-Florent sous Dol l’ensemble de ses biens applicables en l’église de Carfenton ou de Carfantain. Ces droits concerneront notamment les droits de Dimes.
– En 1284 certaines « compensations financières sont établies entre V.V. et Geoffroy Corbun au sujet de certaines terres assises en le village de Carfentin. En 1181 il sera dit que cette terre relevait alors de l’archevêché de Dol suivant la mémoire de vieillards de Guguen.

Catavillalanda 
– Voir Chateville…

Chapelle (le fief de la Chapelle)
– 1240. Fief de Geoffroy le Bouteiller possesseur en Epiniac. Celui-ci, pour un prêt d’argent, engagera cette terre à V.V.
(terre alors tenue par Geoffroy de la Chapelle). Cet engagement sera confirmé en 1257 par son fils,  Guillaume frère de Dame Aude.
A la mort de son père, son frère n’étant alors plus cité, et Aude étant mariée à Hamelin de Teicent, son mari remboursera le prêt hier accordé à son beau-père afin de pouvoir récupérer le dit fief de la Chapelle.

La Chapelle de Nazarie
– Ou l’actuelle Chapelle Lazary en l’ancien village de Meillac (proche de l’ancienne motte féodale : dimension de celle-ci : 24 m de diamètre sur 4 mètre de haut).
– En 1147. Les enfants de Trusser
(ou Troussier) de Meillac, Manascher, Guillaume et Dameta notamment, donnèrent à V.V. le village de la Chapelle de Nazarie. Ce don comprenait, de fait, 80 arpents de terre ainsi que tout le bois nécessaire utile pour chauffer les moines.

– 1165. Olivier de Pleugueneuc cède la dîme qu’il possédait sur la chapelle de Nazary. Pleugueneuc est une ancienne paroisse primitive ; elle fut fondé à une époque fort reculée, par un breton nommé Guéhéneuc ou Guéhénoc (le gendre de Juthael, archevêque de Dol, et parent de Baderon l’une des souches des seigneurs de Lanvallay ? Pleugueneuc vient du breton plou et de Guéhéneuc, fondateur de la paroisse. Il est troublant de savoir que Pleugueuneuc est seulement à deux lieues et demie de Lanvallay).

Chateville ou Landa Catevilla :
Charte n°1.
– Landes nommée lors de la fondation de Vieuville ; elle est assise au nord/est de Carfantin.
– En 1181. Cette terre relevait alors de l’archevêché de Dol cela suivant la mémoire de vieillards de Guguen.

– Gelduin de Montsorel fils de Hamon en 1137.

Chenaie en Epiniac :
– Ou le Chesney
– 1181. Cette terre devait alors annuellement à l’archevêché de Dol 1/4 de froment.
– 1261. Geoffroy le Bouteiller de Dol, homme vieillissant, donne à Vieuville les rentes de ses aumôneries de la Chesnaie, terre assise en la paroisse d’Epiniac, proche de la Boussac.

Cherrueix ou Charrruiers :                                                                                
– Cherrueix, à l’image de l’ancienne paroisse de Hirel, semble devoir apparaître en tant que « paroisse » que dans le courant du XII siècle, en les toutes premières heures du XII siècle, sous la mandature de Rolland « élu de Dol » lequel meurt vers 1107. Etaient ici même assises des « verdières » et une pêcherie.
Celles-ci, assises sur la grève, seront bâties par les moines de l’abbaye de Savigny laquelle avait reçu en don cette même grève par Robert de Cherrueix, don confirmé aussitôt par le dit archevêque de Dol, Rolland.
– 1/2 siècle plus tôt, vers 1060, Guillaume fils de Urfoen de Charrueix, le dit Guillaume lui naissant vers 1030, recevra de l’archevêque de Dol les dites verdières; était alors archevêque de Dol Juthael
(ou Juhel).
Bien relevant du dit archevêché de Dol il sera en effet dit en 1181, cela lors de la Grande enquête, que deux part de la dîme de Cherrueix relevaient bien de l’archevêché de Dol.               
– Vers 1000 nait  Urfoeni, ou « Urfoen de Cherrueix » père de Guillaume :
Willelme filius Urfoeni de Charruiers
Guillaume Fils de Urfoen de Cherrueix, lequel né vers 1030, reçoit vers 1060 les verdières de Cherrueix des mains de l’archevêque de Dol. Lors de la Grande enquête de 1181 Eudes de Saint-Broladres, et Eudes de Bagar, diront tous deux que Guillaume fils d’Urfoen reçu de Jean élu de Dol, fils de Riwallon seigneur de Dol-Combourg, tout Kercou afin que celui-ci puisse nourrir ses chiens.
 Kercou était alors un village assis à l’extrémité nord/est de la ville de Dol. Voir Kercou…
– Rolland, Elu de Dol, confirme à l’abbaye de Savigny une portion de la grève de Cherrueix afin de pouvoir y bastir une pêcherie. Cette grève sera offerte par Robert de Charrueix à Vieuville avec le consentement de ses oncles, Thomas et Hervé de Charrueix.
– Even, prêtre de Cherrueix. Il sera témoin lors de la Grand enquête de 1181.

Prieuré de Combourg :
Le prieuré de la trinité de Combourg fut fondé en 1093 par un vassal de Riwallon seigneur de Dol-Combourg, à savoir par Main
(seigneur lui aussi en Combourg, père de Hamon et fils de Théoginère).
Hamon en 1095 approuvera et augmentera les donations faites hier par son père . En 1099 l’église ne sera plus déposée entre les mains des laïcs lesquels, hier, alors la possédaient. Voir Guguen…

Copinne :                                                                                                                    
Helie fils de Geoffroy donnera à V.V. ses dimes de Copinne cela avec l’accord de Geoffroy Diabolo duquel relevait le fief de Copinne.

La Cour Bague :
Fief assis en la paroisse de Saint-Ideuc bien, en 1252, de Geoffroy Porcon. Voir la ou les terres de Saint-Ideuc…

Les landes de Cuguen :
– En paroisse primitive de Combourg.
– En 1181. Cette terre relevait alors de l’archevêché de Dol suivant la mémoire de vieillards de Cuguen. L’église de Cuguen est citée vers 1066, au XI siècle, en la personne de Main fils de Théoginète. Main, père de Haimon et de Gautier, donnera à Marmoutiers les églises de Cuguen et de Noyal
(A cette époque, le bienheureux Barthélemy, abbé de Marmoutiers de 1064 à 1084, vint en Bretagne faire la visite des prieurés dépendant de son abbaye. Un jour qu’il se trouvait au monastère de Combourg, Main le vint « supplier de lui faire la grâce de descendre jusqu’à Cuguen pour y visiter Haimon et Gautier, ses deux fils, qui étoient dangereusement malades. Barthélemy y alla et se contenta de faire le signe de la croix sur leur front, et à l’instant ils s’endormirent, et à leur réveil se trouvèrent en parfaite santé. Main, voyant un miracle si évident, n’eut pas de peine d’en croire deux autres qu’on lui avoit racontés de ce saint homme, le premier d’avoir guéri un lépreux en le baisant, et l’autre d’avoir changé l’eau en vint » (D. Martène, Histoire de Marmoutiers, I, 408). Pour témoigner sa reconnaissance au saint abbé, Main, d’accord avec son père, déjà vieillard, et du consentement de ses fils, Haimon et Gautier, donna aux moines de Combourg l’église de Cuguen et celle de Noyal). 
– Voir ci-dessous Guguen…

Denaye :                                                                                 
– Paroisse de Denaye.
– En 1234 Guillaume, fils de Robert de Valle, donne à Vieuville, avec l’accord de son père Robert, de son ancêtre Guillaume aussi, ainsi qu’avec l’accorde de ses enfants, toutes ses dîmes assises en la terre de la Male Felonnière, en la paroisse de Denaye fief de Guillaume Traomel.
– Au titre de ces dimes Guillaume de Valle était « féal » du dit Guillaume Traomel.

Dinan.
– En 1227 Gervaise de Dinan donne à V.V. ses propres dîmes relevant de la maison et place de Simon le feutrier. Faut-il voir ici même une maison de « draperies » en Dinan ?
– En 1258 Olivier Bregen, avec l’assentiment de sa femme Isabelle, et celui de son fils aîné Roland, donne à V.V. le droit d’utiliser l’eau véhiculée par son mur séparatif pour leur maison de Draperie de Dinan, draperie séparée de sa dite maison par son dit mur.

Dinard :                                                                                                                      
– Olivier de Tinténiac concède le don fait à V.V. par Raoul de la Massuë ce dernier donnant à V.V. les dîmes qu’il détenait du dit Olivier, dîmes assises en Dinard [Olivier de Tinténiac fils de Guillaume et d’Eremburge, et époux de Théophile. Ici au côté d’Olivier sera citée aussi sa sœur, Stephana ou Etiennette laquelle, en une autre charte, sera dite femme de Eudonis de Ponte ou d’Eudes de Pontchateau, chevalier banneret baron de Pontchâteau, seigneur de Blain et de Heric. Il semble avoir eu tous deux pour enfant Constance Dame de Pontchateau. Celle-ci en effet, en une donation, faite en 1239 à l’abbaye de Blanche Couronne, sera dite : fille d’Eudonis de Ponte].

Dingé :
– Paroisse.
– Ville aujourd’hui située à quelques 5 km de Combourg.
– Sous la mandature de Guillaume de Dol, père abbé de Saint-Florent de Saumur, entre 1070 et 1118, Jehan seigneur de Dol, fils de Riwallon et frère du dit Guillaume, offrira aux moines de Saint-Florent de Saumur 2/3 des dîmes applicables en Dingé.
L’autre tiers des dites dîmes étaient le bien propre de Main scripte de son état. Celui-ci, malade, donnera lui aussi aux dits moines de Saint-Florent son tiers.
Plus il donnera accompagnant ce don l’ensemble de l’église de Dingé laquelle, de droit, lui appartenait
-Main décédé son frère Hamon contestera cette donation ; pour contrer cette contestation les moines de Saint-Florent lui permettront de son vivant de jouir de la moitié des dons hier offerts à Saint-Florent par Main, son frère donc.
– En 1146. Jehan de Dol, fils de Gelduin et petit-fils de Jehan 1er seigneur de Dol, offrira à l’abbaye de Saint-Sulpice sa métairie assise elle en Dingé.
– Vers 1190. Jean le Chat, ou Jehan Catus, offre à l’abbaye de Vieuville une petite dîme assise en la paroisse de Dingé ; ce don sera ratifié par Pierre Giraud alors évêque de Saint-Malo.

Les Douves de Dol :
– Celles-ci en 1181, lors de la Grande enquête, relèveront des biens de l’archevêché de Dol.

Engelier.
– Village de la paroisse de Combourg proche de la fontaine de Neime; voir la terre nommée les Osches.

Epiniac ou Espiniac :
– Chartes n°1.
– Paroisse relevant de la seigneurie de Landal et dont l’un des premiers seigneurs cités, Bardulfus ou Bardoul, est présenté par la charte de fondation de l’abbaye de Vieuville, cela dès 1137.
En la dite année 1137 sera alors seigneur de Vieuville, seigneurie assise en la paroisse d’Epiniac, Gelduin de Montsorel dit fils de Hamon. Ici le dit Bardulfus est probablement en la dite année 1137 « sujet féal » du dit « Gelduin de Montsorel fils de Hamon » seigneur de Vieuville et de Montsorel .
Cependant si cette paroisse « ne semble » apparaitre que dans la première moitié du XII siècle les seigneurs dit « de Spiniac »
(ou de l’Espine) sont aussi anciens puisque Eudes et Hamon Spina seront tous les deux cités peu avant 1092. Cette même année sera en effet celle vers laquelle, Jehan 1er seigneur de Dol-Combourg décédera .
Cela se fera en une charte du dit seigneur Jehan de Dol lequel, en cette même charte, reconnaître certains dons fait hier par ses ancestre au grand monastère de Marmoutier.
– Y a t-il ici un rapprochement généalogique à faire entre les dits Eudes et Hamon Spina, tous deux cités peu avant 1092, et Eudes et Hamon de Spiniac tous deux nés vers 1100-1110 ?
– 1181. Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que chaque ville relevant de la paroisse d’Epiniac devait à l’archevêché de Dol, un belier et une mine de froment.
– Bardoul d’Epiniac cité en 1137 lors de la fondation de Vieuville.
– Vers 1200. Gervais Baderon donnera à Vieuville sa terre de « la Ville Herebert  » assise en la paroisse d’Espiniac.

En 1214. Jean Painel et Mathilde son épouse [ou Mathilde de Montsorel fille héritière de Guillaume de Montsorel veuve de Raoul d’Aubigné], cela avec Philippe fils de la dite Mathilde, donnent tous trois à V.V. les revenus d’une rue ou place assise en Espiniac.
– En 1246. Hamon le Gras et Osana, son épouse, cela aussi avec leur fils Jean, donneront tous trois à V.V. une demie mine de froment à prendre annuellement en leurs terres d’Espignac.

– En 1257. Guillaume le Boutiller, fils de Geoffroy le Boutiller, possesseurs de biens tenus habituellement par Geoffroy de la Chapelle son féal, offre à Vieuville l’ensemble de tous ses biens lui appartenant en Epiniac.
– En 1258. Jean Chapelain et Théophania, son épouse, vendent tous deux à Vieuville toute sa terre et seigneurie assise en la paroisse d’Espiniac.
Cette vente sera conclue en présence de Pierre le Gon écuyer alors en charge de la sénéchaussée de Dol.
– En 1307. Jacques le Paumier.

 L’Ernaudière :                                                                                                        
– Terre assise en la Fresnaie. La dime de l’Ernaudière est mentionnée en l’un des actes de Vieuville.

Le Fief de Ranoulf :
– En 1141. Guillaume le Roux, frère de l’archevêque de Dol Geoffroy le Roux, donne à V.V. , à la seule demande de son dit frère évêque, son fief de Ranoulf ; concédera cela notamment Geoffroy Roillet de Bargart ce dernier étant l’un des « soussignant » de cette donation.

Le Fossa Gorhandi :
– 1243. Terre assise en la paroisse de Plouer en la seigneurie de Raoul de Plouer ; elle comprenanit alors des vignes et des terres arables.

Radulfus de Ploer (ou Raoul de Plouer) en 1243 confirmera en effet la donation que fit au Tronchet son vassal, Radulfus de Tosca, ce dernier donnant en Plouer avec Agatha, sa femme, et ses trois enfants Robertus, Roaudus et Abraham, tout ce qu’il pouvait posséder en le « Fossa Gorhandi (ou en le Fossé Gorhan terre elle assise en la dite paroisse de Plouer).
Voir le Fossa Gorhandi. Donneront aussi leur acceptation respective et son épouse, Françoise, et Ruuetti (ou Rualen) son fils.

Le Fossé Rouge :
– Chartes n°1;
– Terre proche de V.V. et relevant des biens de Gelduin de Montsorel fils de Hamon de Landal. Cité en 1137 lors de la fondation de V.V. cette terre sera l’objet d’un litige ayant opposé et Gelduin et Geoffroy le Roux archevêque de Dol. Ce litige sera rappelé lors de la fondation de V.V.

La Freschaye :
– Guillaume d’Aubigny lors de sa « réconciliation » avec Hasculf de Subligny, seigneur de Dol, offrira à V.V. quatre acres de sa terre assises en la métairie de la Freschaye dont son père, de son vivant, avait déjà offert à la dite abbaye certaines parcelles. Accepteront ce don ses fils Raoul et Guillaume, et Stéphane d’Aubigny leur oncle, frère de leur père.

La Fresnaie :                                                                                                          
– Du mot fraxinctum lequel indique un terrain planté de fresnes ; terre située proche de la baie du Mont-St-Michel, à 15 km de Saint-Malo.
Sur cette terre dite de la Fresnaies se trouvaient treize métairies toutes relevant des biens de l’archevêché de Dol. Voici le nom de ces 13 métairies citées en 1181 lors de la Grande enquête : la métairie Glaian ou de Glé; la métairie Béranger; la métairie de Robert le Long et de Rember; la métairie de Guibert; la métairie de de l’Ernaudière; la métairie de Bornic; la métairie de Boufart; la métairie des chanoines sur le Guyoul; la métairie d’Etienne du Guyoul.  
                                                                                 
– Né vers 1060-70 Hamon fils de Main, petit-fils Theoginete, donne à l’abbaye de Saint-Florent ses dîmes assises en la Fresnaie pour son oncle, Robert : Hamo quartem partem…filius Maini dedit monachis Sancti Florentii partem suam decime de Fraxineto, id est
– Vers 1130. Né vers 1090 Jourdan fils d’Alain, sénéchal de Dol cité ci-dessus, redonne le cimetière et les églises de « la Sainte-Croix » et de « Saint-Meven de la Fresnaye » aux moines de Marmoutier.
Alain avait, de droit « laïc » de son état, hérité de ces mêmes biens et cela par droit d’hérédité son père, Alan fils de Flaad, ayant été lui aussi « possesseur » de ces mêmes biens.
Le XI siècle assiste toujours en effet à la « main mise » par moult seigneurs laïcs de tout un ensemble de biens religieux, chapelle, églises, cimetières, droits ou coutumes diverses religieux telle la perception  des droits d’inhumation par exemple, biens alors tous « héréditaires ».

Toutefois le milieu du XII siècle assiste, pour respecter une certaine « nouvelle moralité », à la restitution au Clergé de certains de ces mêmes biens religieux hier possessions de ces mêmes seigneurs laïcs. Dans cette continuité Geoffroy de Dol en 1130, étant « élu »[archevêque de Dol successeur de Baudri] de Dol, demandera à Jordan la restitution de l’ensemble de ses biens hérités et assis en la paroisse de la Fresnaies lui faisant part du côté « immoral » de sa possession. Cette possession toutefois était légitime au regard de ses droits anciens.
– Judicaël de Hirel donne à Vieuville la terre de Burnel en la Fresnaye avec l’assentiment de son seigneur direct, Alain dapifer de Dol
…Ex dono Judicaëlis de Hirel Fresneiam de Burnel concedente Domino suo Alan  dapifero… titre de Vieuville                                                                                                                     
– Eudes de Musterjan possesseur d’une métairie en la Fresnaye.                             
 – Florida de Musterjan, fille supposée de Eudes ci-dessus,  et ses fils Geoffroy Gaiclip ou Gaiglip, Richard et Guillaume, donnent tous les quatre à V.V. tous leurs biens assis en la Fresnaye.                                                                                        
 – Guillaume Bouterat, bouteiller de Dol
(?), sera possesseur d’un fief en la Fresnaye (fils de Radulfus Flacheoi et d’Appolionius sœur de Jehan de Lanvalei… feodo Buticellarii in parrochia de la Fresneya…
– En 1239. Jean Boterat, écuyer, donne à V.V. tout ce qu’il possède en la villa de Garneri et en la villa de Kaharia toutes deux assises en la paroisse de la Fresnaye (frère supposé du précédent).

Froc :
– Terre inculte. Frosta terrae . Ou places communes…carrefours, rues, lieux communs et incultes à la culture.

– En 1181 d’après la Grande enquête tout le « froc » situé entre le Mont Dol et Dol relevait alors de l’archevêché de Dol.

Gaeria de Escalloth :
– En l’évêché de St-Malo.
– En 1278 Guérin, alors abbé de Savigny, donne à V.V. annuellement certaines mines de froment à prendre annuellement en le lieu dit de Gaeria de Escalloth.

Gouesnière proche de Dinard à 12 km de Saint-Malo :                                             
– Rag.Gordal donne à V.V. une petite dîme lui appartenant en la Guastina ; sera cité sur cet acte, cela pour d’autres dons, et Olivier de Tinténiac et Raoul de la Massuë.
Cette terre, avant d’être faite « seigneurie », semble avoir été placée sous l’autorité au XII siècle de Hamon de Lespine lequel sera cité comme étant le « sénéchal du Clos Poulet » du moment.
– Au lendemain de celui-ci sera nommé, pour le remplacer probablement, Guillaume Goyon
(ou Gouyon) lui même; ce dernier semble devoir fonder la ville de la Gouesnière celle-ci prenant le nom de son fondateur, le dit Gouyon .

Goulet ou le pré Goulet :
Il sera dit de ce pré, cela lors de la Grande enquête de 1181, que ce pré relevait lui aussi des biens de l’archevêché de Dol.

Granges ou la Petite grange et la Grande grange :
Granges situées au nord/est du Mont-Dol sur la route de Dol, à Cherrueix. Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que ces granges relevaient des biens de l’archevêché.

Guguen ou Cugen ou Guguien :
– Main fils de Theoginète, possesseur de dîmes propres à l’église de Guguen.
Entre 1064 et 1080 il demandera à Barthélémy, alors abbé de Marmoutier, de guérir ses enfant Haimon et Gautier. En échange de la guérison miraculeuse de ses deux enfants Main donnera à Marmoutier l’église de Cuguen
[pour faire cela Flaad, né vers 1030, sénéchal de Dol, père de Alan et aïeul de Jordan, donnera son accord].
Haimon fils de Main ci-dessus et époux de Basilia. Il était possesseur de dimes en la Fresnaie.
– Entre 1107 et 1130. Gautier frère de Hamon ci-dessus, recteur de Guguen. Nommé par les moines Gautier sera présenté pour cela à l’archevêque Baudri lequel lui sera assis sur le siège épiscopale de Dol entre 1107 et 1130.
– Né vers 1090 Jordan fils de Alain, ou Jordan sénéchal de Dol et petit-fils de Flaad père d’Alain, restituera au Grand Monastère de Marmoutiers ses dimes assises et en l’église et en le cimetière de la Fresnaye.
– Guillaume, fils de Thomas de Pont-Gerard, donnera à V.V. 2 sous à prendre sur ses biens de Cuguen. Plus tard il fera une seconde donation celle-ci s’élevant à 5 sols toujours à prendre en la dite paroisse de Guguien.
– Olivier de l’Espine, clerc.

Harault ou la forêt d’Harault :
– La forêt d’Harault et ses haies étaient assises au sud de Carfantin paroisse en laquelle fut édifiée l’abbaye de Saint-Florent sous Dol. Il sera dit pendant la Grande enquête de 1181 que la forêt de Harault relevait des biens de l’archevêché de Dol.

Hardol ou le fief d’Hardol.
– En 1181 les héritiers de Eudes de Mustelien possédaient en ce fief 50 acres de terres relevant de l’archevêché de Dol.

Harelière (les étangs)Harel(métairie et terre):
– En Epiniac ; délimitée par le ruisseau du Guyoult et la terre de Travidal.
– Gervais Baderon qui épousera Dionisia Villicus donnera à V.V. le quart des terres situées en Harel et lui appartenant en propre également. Nous avons donc ici plusieurs seigneurs tous possesseurs de biens en la dite terre de Harel. Cette terre semble avoir été assise en la paroisse de Baguer-Pican.

– Avant 1209. Jehan de Lanvalei neveu de Gervais susdit (reprendre l’histoire propre à ces étangs).
– Vers 1200. La terre et métairie. Yves de la Jaille, né vers 1150, donnera de son vivant à V.V. ses propres dîmes relevant de cette terre; concéderont cela ses quatre frères ; à savoir Pierre de Moustier, Geffroy, Thehel et Guerrif. Lors de ce don acceptera celui-ci son neveu « héritier » Yvon du Moustier ou Ivone de Monasterii.
 – En 1241. Trehanus Brient et sa femme donnent à V.V. une demie mine de froment en Harel.

Hate :
– Le moulin Hate situé probablement en Roz-Landrieuc.
– Cité en 1181 Eudes Baguer et Eudes de Saint-Broladre diront tous deux que le dit relevait de l’archevêché de Dol.

Hernol :
– Village relevant de la seigneur de Cherrueix. – Mainardi, ou Mainard de Roselaria, offre une « place « proche du village d’Hernol; concédera cela Hamelino ou Hamelin de Charrueix son seigneur.

Hirel :
– A la fin du XI siècle Hirel semble n’avoir été qu’une terre assise au bord de la mer possédant peut-être déjà une « pêcherie ». Il faut attendre en effet le XII siècle pour voir inscrite pour la première fois cette terre au rang de « paroisse ».

– Jean II de Dol né vers 1090 [alors futur beau-père d’Hasculph de Soligné. Mort vers 1162 il sera donc toujours en vie lorsque sera fondée en 1147 l’abbaye de V.V. ] cela avec le consentement de sa mère Noga, Noga de Tinténiac, donnera à V.V la moitié de ses dîmes relatives à la pêcherie applicable en la paroisse de Hirel.
Terre proche de la Fresnaye la paroisse de Hirel relevait pour 2/3 tiers de sa surface de l’archevêché de Dol lui même, tiers confiés avant 1181à un seigneur, Grisa Caliga ou Chaussegrise, comme le montre la grande enquête de 1181.
– Judicaëlis de Hirel. Entre 1163 et 1177, cela sous la mandature de Jean évêque de Dol, Judicaël de Hirel offre à V.V. la Fresnaye de Burnel; cela sera concédé par son seigneur Alain dapifer de Dol.
– Vers 1180 sera cité en une charte rédigée sous Hasculph de Soligné Jean de Hirel. Chevalier ou milite Jean de Hirel semble paraître aussi en une seconde charte rédigée en 1196; Jean était-il le fils de Judicaël de Hirel ?

– Guillaume de Hirel possesseur de prés relevant des biens de l’archevêché de Dol en 1181.
– Guillaume Hirel, petit- fils probable du précédent, sera le gendre de Geoffroy « Pincerne Doli » ou de Geoffroy de l’Espine Pincerne de Dol; son beau-frère sera Guillaume Bouterat lequel, né vers 1210, sera lui un personnage important puisqu’il aura comme sénéchal Raoul d’Aubigné seigneur de Landal en personne.

Ce statut possédé par Guillaume laisse penser que celui-ci fut aussi peut-être « Pincerne de Dol » et cela au décès de son propre beau-père Geoffroy de l’Espine de son vivant « Pincerne de Dol ». D’ailleurs Guillaume Bouterat dans certaines chartes sera dit « Guillaume bouteiller de Dol ».
– En 1254. Jehannes de Hirel avec l’assentiment de sa femme Mabille, et celui de son fils Hamon, offrira à l’Abbaye du Tronchet toutes ses dîmes assises en Miniac.

Juelmière :                                                                                              
– En 1181, Terre relevait alors de l’archevêché de Dol cela suivant la mémoire de vieillards de Guguen

Junchetis :                                                                                                                  
– Willelm ou Guillaume fils de Hingan donne à V.V. une demie mine de froment à Junchetis terre située entre le Mont-Dol et Dol.

Kaharia :
– En la paroisse de la Fresnaye
– Jean Boterat cité en 1239
[voir la Villa Garneri]

Kercou :
– Village assis au est/nord/est de Dol; ce village sera par Jean 1er élu de Dol donné à Guillaume fils d’Ufoen afin que celui-ci puisse nourrir ses chiens. Cette terre étire son étendue jusqu’à Baguer-Pican; cela sera dit lors de la grande enquête de 1181. – Alain de Kercou cité en 1226 lors de l’enquête concernant l’Ost du au Duc.

Kercou : ou « les sectes de Kercou ».
– Secte = secta = « portion de terre ».
– Idem ci-dessus.

Landal :
– A la Boussac
– Chartes n°1.
– Vigne, ruisseau, étang et seigneurie en l’actuelle ancienne paroisse de Broualan proche d’Epiniac
(Broualan et la Boussac sont deux détachement territoriaux d’Epiniac).
– Hamon père de Gelduin
(de Montsorel).
Gelduin fils de Hamon. Possesseur de la terre de Vieuville ; fondateur de l’abbaye de Vieuville. Epoux d’Adelize. Père et mère de Haimone et de Johanne (père de Guillaume, qui suit).
– Guillaume de Montsorel seigneur de Landal; il fonde vers 1210 le prieuré de Landal qu’il offrira à l’abbaye de Saint-Pierre de Rillé proche de Fougères ; dans ce prieuré il fera bastir une chapelle comme lieu de sépulture pour sa famille.

– Mahau de Montsorel. Femme et compagne de Raoul d’Aubigné (fils de Raoul et de Sybille de Valognes) et de Jehan Painel.
– Raoul d’Aubigné seigneur de Landal et d’Aubigné ; fils des précédents.
– Guillaume d’Aubigné seigneur d’Aubigné et de Landal époux de Phillippote ;fils du précédent.
– Mahaud d’Aubigné épouse d’Olivier de Montauban seigneur de Landal ; fille des précédents
.

Landran :                                                                                                             
– 1296. Marguerite femme de Jean Chaperon vendra au décès de son époux  à V.V., pour  20 parfaites années, les revenus de son fief et celui de ses hommes tous relevant de la terre de Landran.
Cela se fera pour une « certaine somme » que hier son époux et elle même déjà percevaient.

de Langan :                                                                                                                
– Etienne Gouyon seigneur de Matignon et de Plevenon, né vers 1190, et sa femme Lucie née « de Matignon », donneront tous deux à Vieuville une mine de froment à prendre sur les dîmes de Langan
 [ou Langan, ancienne enclave de l’évêché de Dol située entre Rennes et Bécherel, proche de Romillé].

Langotière.                                                                                                            
– Voir Ansgoteriam.

Lanrigan.                                                                                                           
– Paroisse située à environ 20 km de Dinan et 4 de Combourg.
Elle est citée pour l’une des toutes premières fois entre 1073 et 1085 cela lors de la fondation du monastère de Saint-Florent sous Dol. Sont alors possesseurs en indivis de l’église de Lanrigant les enfats héritiers de Riwallon première seigneur de Combourg.  Jehan et Gelduin de Dol en effet donneront leur propre 1/2 de l’église lors de la fondation de Saint-Florent sous Dol Riwallon fils de Constantin lui donnant sa propre moitié. Quels furent les liens ayant pu unir au XI siècle, cela autour de la  l’église de Lanrigan,  et les seigneurs de Combourg et Riwallon fils du Prêtre Constantin ? 

Sera à la même époque possesseur en Lanrigan Geoffroy de Langan ce dernier étant, en cette paroisse, possesseur de deux métairies qu’il reçu lors de son union; cité vers 1080 Geoffroy offrira cette donation lorsqu’il se fera moine en l’abbaye de Saint-Florent de Saumur.                               
– Riwallon de Combourg fils de Roianteline né vers 1000.                                       
– Jehan et Gelduin de Dol tous deux frères et possesseurs ensemble de la moitié de l’église de Lanrigan; nés vers 1030.                                                                            
– Riwallon dit fils du prestre Constantion; né vers 1030 aussi.                                  
– Le père de l’épouse de Geoffroy de Langan  pour deux métairies.                          
– L’épouse du dit Geoffroy de Langan laquelle recevra dans sa dote de mariage ces deux dites métairies.   
                                                                                               
– Geoffroy de Langan lequel par son union maritale recevra ces deux mêmes métairies.                                                                                                                    
– Né vers 1060 Genzone
(Genson) de Lanrigan, seigneur de Lanrigan et époux d’Adelèse (Alix de Tugdual) sœur de Guillaume abbé de Marmoutier (celui-ci sera abbé en ce monastère de 1104 à 1124), sera père avec Adelèse de Tugdual de Garin et de Judette. Garin deviendra moine puis prieur du prieuré de Combourg après avoir eu à choisir entre les Ordres religieux et partir pour Jérusalem donnant pour cela ses biens ; ce don sera accepté par son fils héritier.
Devenu prieur de Combourg sa mère, la dite Adelèse, donnera plus tard à l’abbaye de Marmoutier, alors dirigée par son frère, sa terre de la Bigotière afin de pouvoir, elle aussi, entrer en religion
.
– Vers 1080 la terre de Land’Huan (ou Landuhan) est donnée en fief par Jean Ier de Dol, seigneur de Combourg, à Adam fils Urvoi, qui en remet la moitié à l’abbaye Saint-Florent en Anjou. Cette dernière la transmettra ensuite aux moines de l’abbaye de Dol (prieuré de l’Abbaye-sous-Dol).

Launais :
– Ou Alneto en la paroisse de la Bousac
– Petite dîme assises en la paroisse de la Boussac et appartenant à la famille seigneuriale de Courtepie.
– Cette dîme, récupérée par la soeur de Geoffroy Cortepie, de son vivant femme de Geoffroy de l’Espine, sera par cette dernière offerte aux moines de V.V. Cette dîme sera confirmée à V.V. en 1164 et 1177, par Jean alors évêque de Dol.

Lhostrot :
– Avec le consentement de Mahaut de Montsorel, son épouse, Raoul d’Aubigné offrit à V.V., cela avant de partir en croisade, 14 acres de terre détenues à Lhostrot et relevant du fief de Montsorel.

Lillemer :
– Insula Meur ou Lellernuer. Terre élevée située au milieu des marais de Dol.
– En 1184 Rolland, Elu de Dol, concèdera le territoire de Lillemer à Robert de Torigni alors abbé du Mt-St-Michel ce dernier y souhaitant une dépendance pour le prieuré du Mont-Dol. Cela se fera moyennant une redevance annuelle de 3 livres dû à la Saint-Samson.
– Lors de l’enquête de 1181 il sera dit que Lillemer relevait du Domaine archiépiscopal.

Lupin :
– Villa ou ferme assise en Saint-Coulomb ; Foucher fils de Mainguy témoignera lors de la Grande enquète de 1181 que la villa de Lupin relevait des bien de l’archevêché de Dol.

Machua :
– Voir la Massue ou Tremon…Seigneurie des seigneurs de Machua ou, plus tard, de la Massuë

Marais ou Mareis :
– Pierre de Querloel partant lui aussi en croisade offrira à V.V. les deux parts de ses dîmes relevant du Marais.
Pierre possédait de par sa femme ces dîmes comme « jouveigneur d’aisné » de Geldouin fils de Geoffroy de Hirel. Pierre de Querloel de fait avait épousé la soeur du dit Geldouin de Hirel. La terre du Marais relevait alors du fief de Geoffroy de l’Espine, sénéchal de Dol, lequel détenait ce fief de Raoul d’Aubigny et de sa femme, Mahaut de Montsorel.
La maison seigneurial de Hirel relevait donc, pour cette terre, de la maison seigneurial d’Espiniac elle même relevant de Montsorel.

Le Marais du Mont Dol :
– Terre comprenant apparemment plusieurs fiefs.
Etait ici propriétaire de l’un de ces fiefs, cela lors de la Grande enquête de 1181, Alain fils de Briand ou Brient vicomte du Poudouvre; elle relevait alors de l’archevêché de Dol
:…Testatus est etiam quod feudeum quod Alanus Brientii tenet in marisco de Montdol est de dominico archiepiscopi et de dono Juhel…traduction : …Hingand fils d’Urfoen de même témoigne que le fief que Alain fils de Brient tient en la marais de Dol est de la seigneurie de l’archevêché et don de Juhel…
– Geoffroy Hoel. Il sera cité en 1181 comme tenant en le marais un bien relevant de l’archevêché de Dol.
– Jourdain de la Massue ou de Machua . Il sera cité en 1181 comme tenant en le marais un bien relevant de l’archevêché de Dol.

Marcillé : ou Marcillé-Robert proche de Vitré-Fougères.
– En 1212 Geoffroy Filicer, seigneur de Fougères, donne à V.V. 20 mines de froment à prendre en son moulin de Marcillé.

La Massue :
– Ou Machua ou Tremon.
– Terre seigneuriale de Haute Justice relevant de l’évêché de Dol ; cette seigneuriale est assise au sud/ouest du bourg de Guguen, proche de la route menant de Guguen à Combourg.
– Famille à l’origine des seigneurs de la Massue de Saint-Piat, aujourd’hui en Lanvallay.
– En 1181. Terre relevait alors de l’archevêché de Dol cela suivant la mémoire de vieillards de Guguen.

Maugion ou la métairie de Maugion :
– Terres citées en 1181 comme relevant des biens de l’archevêché de Dol ; elles sont alors le bien commun de Renaut fils de Robert et le bien de Guillaume fils de Brient.

Melidia :
– Vers 1180 Hasculf de Soligny offre à Vieuville 6 acres de terre en la dite terre de Melidia.

Meslebert ou Mellebert :
– En 1181 terre relevant de l’archevêché de Dol suivant la mémoire de vieillards de Guguen. Ce lieu semble pouvoir être implanté au nord/est de Guguen.
– En les premières années du XIII siècle Hamon de l’Espine donnera à Vieuville ses dîmes de Mellebert afin que son fils puisse être inhumé en icelle.
– Thomas de L’Espine, ou Thome Spine, fera la même chose que le précédent pour son propre fils.

Mezuoit :
– Terre située en la paroisse de Carfentin, au plus près du chastel de Dol, terre sur laquelle sera érigé le monastère de Saint-Florent sous Dol.
– Alan, sénéchal héréditaire de Dol, et frère de Flaad, tous deux fils de Alan.
Alan donnera vers 1078, cela lors de la donation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol, l’ensemble de ses droits applicables sur la cuisson des pains; cela sera fait avec le consentement de son frère, Flaad, lui aussi héritier de ces droits.

Millac ou Meillac :
– Chartes n°1.
– Gelduin, fils de Hamon, offrira également à la future abbaye de Vieuville, en 1137, deux petites dîmes en sa possession, dîmes lointaines de V.V. assises en la paroisse de Meillac. Comment Gelduin fils de Hamon était-il ici, en Meillac, entré en possession de ces deux petites dimes ?

Miniac-Morvan :- Miniac apparait cité dans l »histoire dès avant 1124 année en laquelle Geoffroy de Dinan disparaît définitivement en l’écriture des chartes rédigées. Cela se fera au travers de la donation à Saint-Florent de Saumur d’une partie des dîmes relevant et de l’église et du cimetière de Miniac.
Cette donation, autorisée par le dit Geoffroy de Dinan, sera offerte à St-Florent par Hingan fils de Gosbert.
 – En 1181, lors de la Grande enquête, également « métairie », elle était alors probablement le bien de Morvan seigneur de Miniac.
Lors de cette dite enquête il sera dit que la dite métairie de Morvan de Miniac était le bien de l’archevêché de Dol  

Le Mont-Dol :
– En 1181 lors de la Grande enquête est cité « Guillaume de Mont-Dol ». Celui-ci est alors possesseur de prés relevant de l’archevêché de Dol lesquels prés s’étiraient entre la ville de Dol et le dit « Mont-Dol ».
– En 1214 Guillaume Painel, ou « Guillaume de Paisnel », donne à V.V. un demi acre de terre en sa terre assise en le Mont-Dol.

Montrevel :
– Terre et prairie situées en le pays de Dol, entre le ruisseau Clairette et la rivière du Guiol.
– Vers 1213. Raoul le Tors est en litige avec le prieuré de Dol au sujet de ces terres et prairies. Seront notamment « témoins » cités, présents à ses côtés, et William de Lanvalei
(Guillaume de Lavalei frère puisné de Hamon fils d’Alain) et Guillaume de l’Espine, celui-ci « sénéchal » de Dol de par ses fonctions.

Mordreuc :
– La cale de Mordreuc, hier en Pleudihen.
– Au XIII siècle Olivier 1er de Coëtquen, fils de Guillaume fils de Raoul, possédait ici même des droits de dîmes (Raoul semble devoir être Radulfus filius Riwallonis, ou Raoul fils de Riwallon. Tout laisse à penser que Riwallonis doit être vu au travers de la personne de Riwallon le Roux, frère de Geoffroy 1er seigneur de Dinan. A ce titre, par ses père et aïeux, Olivier de Coëtquen serait descendant de Riwallon le Roux
lui-même.
D’après le registre des Livres Blancs le dit Olivier semble avoir passé un « contrat » avec l’un des recteur de la cathédrale de Dol pour l’entretien de la chapelle de Notre Dame assise au sein même de la dite cathédrale ; et par ce contrat Olivier semble céder au dit recteur ses dîmes dites de Mordreuc.
Cette donation sera, au lendemain de la mort de Olivier, confirmée à nouveau par son fils, Guillaume, lequel attestera cette donation au recteur du moment de la dite chapelle, à savoir Nicolas
[Guillaume héritier de son père eu pour frères Geoffroy, Philippe et clément de Coëtquen. Il prendra pour épouse Jehanne de Rostrenen].

Morvan de Miniac :
– Métairie.
– Métairie citée en la dite année 1181. Elle relevait avant cette date du Villicus du Poelet, ou du Poulet, lequel l’avait offert aux moines du Mont-Saint-Michel.
Lors de la Grande enquête de 1181 il sera dit qu’elle continuait néanmoins de relever de l’archevêché de Dol.

Musterian :
 – Ou Mutelien, fief de moyenne justice assis peut-être au sud/ouest de Dol en la paroisse de Roz-Landrieuc ; ce fief relevait du Régaire épiscopal de l’archevêché de Dol.
– En 1181 les héritiers de Eudes de Mustelien possédaient, en le fief de Hardol, 50 acres de terres tous biens de l’archevêché de Dol.

Narbonne :
La dîme de Narbonne est citée en l’un des actes de Vieuville; mentionnée au XII siècle elle semble avoir eu son assise en une terre située en le nord de Saint-Marcan.
– En 1240 parait un « Nicolas de Narbonne » en le cartulaire de Montmorel.

Ollivel ou le moulin d’Olivel :
– Moulin que Jean, alors élu de Dol, ou Jean archevêque de Dol et fils de Riwallon de Combourg, donna partiellement à Guillaume fils d’Urfoën. Guillaume recevra ainsi cette moitié afin de pouvoir nourrir ses chiens; cela sera dit lors de la grande enquête de 1181.

Les Osches :
Terre située en le village d’Engelie,r et proche de la fontaine de Neine assise en la paroisse de Combourg.

– Bien de Rolland Bojou cette terre sera donné par son neveu à V.V, Johannes Bojou, celui-ci abbé présumé de la dite abbaye.

Paluel : En le nouveau grand jardin :
– Paroisse déjà disparue en 1789. En sa terre fut édifié un prieuré-cure lequel fut fondé par l’abbaye de Montmorel, de Normandie.
D’après une enquête, faite en 1560, sur l’état des digues protégeant de la mer les terres proches du pays de Dol la paroisse de Paluel n’est déjà plus citée; elle semble donc avoir déjà disparue en la dite année 1560.
Seule aujourd’hui la grève de Paluel, grève portant son nom, semble pouvoir géographiquement l’assoir.
– Hasculf de Subligny donne à V.V. toute la terre que Hervé Mercarius
[ou Hervé le Mercier. Voir charte ci-dessous…] tient de lui en ce même grand jardin. Idem donne à V.V. toute la terre que Robert Faon tient ici aussi de lui [la terre de Paluel était probablement assise en la paroisse de Roz sur Couesnon; cette terre, laquelle aujourd’hui n’existe donc plus, fut probablement depuis envahie par la mer. En effet l’abbé Déric prétend dans son ouvrage, comme il est dit ci-dessus, que cette terre fut détruite par la mer en l’année 1630. Cependant, quand sera réalisée en 1560 la dite enquête portant sur l’état des digues protégeant les marais de Dol, cette terre en effet ne sera aucunement citée].
– Galan dit « de Paluel » vers 1180 donne à l’abbaye de Vieuville, avec l’accord de son fils Guillaume, un acre de terre jouxtant sa maison de Belle Isle [Galan de Paluel avait pris pour épouse Jehanne de Farci, à savoir la propre fille de Geoffroy de Farci ci-dessous et sœur de Daniel].

Musterian :
– Ou Mutelien, fief de moyenne justice assis peut-être au sud/ouest de Dol, en la paroisse de Roz-Landrieuc; ce fief relevait du Régaire épiscopal de l’archevêché de Dol.
– En 1181 les héritiers d’Eudes de Mustelien possédaient, en le fief de Hardol, 50 acres de terres tous biens de l’archevêché de Dol.
– Vers 1180-90. Don de Geoffroy Farsy
[Geoffroy de Farci déjà ci-dessus cité père notamment de Daniel] homme de Paluel.
– Vers 1180. Donation à V.V. de dîmes de Paluel par Hervé le Mercier de Pontorson.
– Guillaume d’Aubigné donne à V.V., cela afin de signer « la paix » entre lui même et Hascuphe de Soligné, ou de Subligny, la moitié de ses froments de Paluel.
– Vers 1180. Willelme, ou Guillaume de Machua
[Guillaume de la Massue] donne une ausmone de 30 sols à prendre annuellement sur la terre de Paluel.

Paluel :
– En l’année 1235 Johan de Dol, en tant que « seigneur de Dol-Combourg », semble devoir être le « premier seigneur de Paluel. En effet, son fils Geldouin mourant, à la demande de celui-ci Jehan de Dol fonde un chapellenie
[devoir ou service de messes] en l’abbaye de Vieuville. Pour pouvoir financer cette chapellenie Jehan de Dol offrira à la dite abbaye de Vieuville le revenu de sa terre de Paluel. Cette fondation sera faite avec l’accord d’Alienor de Vitré, sœur d’André de Vitré seigneur de Vitré ; Alienor avait pris pour époux le dit Geldouin de Dol.

Pellipariorum :
– Ou « village de pelletiers ».
– Vers 1170 Evan fils de Manascher, seigneur de Meillac, donne à V.V. avant de décéder le village de Pellipariorum.

Perioc, Perioch ou Pirioc ou Pirieuc :
– Zacharie de Montsorel.
Domaine, métairie ou maison de ferme posée sur une terre confirmée à V.V. par Zacharie fils de Gelduin de Montsorel ; terre héritée de feus ses parents et relevant de l’archevêché de Dol. Geluin, son père, a été en conflit avec Hugues et Alemano de Pirioc ; Gelduin pour se faire pardonner, offrira à V.V. deux parts de décimes applicables sur la moitié de la paroisse de Thoumein.
La terre de Pirioc était assise en la paroisse de Meillac, au nord, au plus près du chemin conduisant alors de Meillac à Bonnemain.
Elle sera plus tard composée d’un logis d’habitation, d’une chapelle, d’un bois de futaies et d’un bois de taillis, d’un refuge à pigeons, d’un moulin à vent et de 250 journaux de terre environ.
– Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que Pirieuc relevait des biens de l’archevêché de Dol.
Cités lors de la fondation de V.V. ses premiers seigneurs sont Hugues et Aleman de Perioch.

Plateam Rad.Pontin :
– Jordanis fils d’Helie de Monteferrando, ou de Montferrand, donne à V.V. son « Plateam Rad.Potin »
(ou ses dimes applicable en la Place de Potin).

Pledeel
– Helie ou Helys de Burgos de Ploguenoit
(Helie de Burg de Pleugueneuc) donne en 1214 à V.V. ses dîmes assises en Pledeel.

Pleine-Fougères : Plana Filgeria.
– Paroisse proche de Roz sur Couesnon, proche de Saint-Marcan et de Saint-Georges de Grehaigne.

1032. Roianteline « vicomtesse de Dol Combourg » est citée pour ses métairies de Leze et du Pin ; elle les offrira à l’abbaye de Saint-Georges de Rennes .
– Vers 1070. Guillaume, Gelduin et Jean, « petits-fils » de Roianteline, sont cités pour les dîmes de l’église et deux autres métairies; à savoir celle de Tescelin et de Rainier toutes deux aussi assises en Pleine-Fougères.
– 1086. La paroisse est citée en une charte relatant les calomnies divisant alors Geoffroy et Guy, tous deux laïcs, tous deux fils de Guillaume et petits-fils de Gaultier, et les moines de Saint-Florent de Saumur.
Ce désaccord portera sur les dîmes assises en l’église de Pleine-Fougères, dîmes hier données à Saint-Florent de Saumur par leur père, Guillaume fils de Gaultier.
Hubert, leur frère mineur, dans la continuité du calme retrouvé, entrera comme moine en le dit monastère de Saint-Florent.
Guy et Geoffroy tous deux naissent vers 1060; leur père Guillaume donc doit voir le jour vers 1030 contemporain qu’il était d’Olivier 1er seigneur de Dinan.
Leur aïeul Gaultier, père du dit Guillaume,  naît très probablement vers 1000. Comment le susdit Guillaume fils de Gaultier entra t-il en la possession de ses droits assis en l’église de Pleine Fougère alors que Roianteline, mère de Josselin 1er seigneur de Dinan, était elle-même possesseur d’autres dîmes assises dans la même église ?

– En 1086. Giron seigneur de Châteaugiron, fils d’Ansquetil, pour les dîmes de l’église (Ansquetil, père donc Giron, semble devoir être le fils d’Angérius du Pont cité sur l’acte de fondation du prieuré du pont à Dinan, vers 1100. Angérius est alors cité pour avoir été possesseur au pont à Dinan, de l’autre côté de la Rance, aujourd’hui en Lanvallay, d’une étendue de terre délimitée par celle d’Orguen femme de Josselin 1er seigneur de Dinan. Tout laisse à penser que Orguen et Angérius furent probablement frère et sœur).
– En 1086. Hervé fils de Mainguy
(aussi cité en Saint-Broladre), et sa femme Hardwise, donnent à Saint-Florent de Saumur le 1/3 de leurs dîmes ainsi que tous ce qu’ils pouvaient posséder en la dite église de Pleine-Fougères (ils en investirent les religieux au moyen du couteau du moine Jean, fils de Riwallon, qu’ils remirent à Sylvestre, évêque de Rennes, pour le plus grand bien de Saint-Florent. En reconnaissance de ce bienfait, les religieux offrirent une somme de 10 livres à Hervé et promirent de lui donner l’habit monastique s’il le désirait quelque jour, et de le faire participer à tout le bénéfice de leurs prières s’il mourait laïque, le traitant comme un frère (Livre Blanc de Saint-Florent, 86).

Plessis ou Plaisir :
– Guigon Cobar, chevalier, avant de partir en croisade, donnera à V.V. , et cela en présence de Geoffroy de Miniac, Robert Gruel et Rolland de Tremigon, ses neveux tous fils de ses sœurs, son domaine du Plessis
(ou Plaisir) proche de sa grange de Pirioc.
– Geoffroy de l’Espine, fils de Hugues Spine, donne à V.V. ses dîmes assises en la terre de Plaisir.

Plesguen :
– Ou Pleguen, ou encore Saint-Pierre de Plesguen. Voir cette ville…
– Guillaume de Miniac, fils d’Alain de Miniac, avec l’accorde de ses oncles et celui de son frère Geoffroy aussi, concède à Vieuville, en 1218, une mine de froment en la ville de Reunbert assise en la paroisse de Plesguen.
– 1298. Joannis ou Jean Mahé.
– 1298. Plilippas
(ou Philippe Barbé) et sa femme, Renorata, vendent toutes deux à l’abbaye du Tronchée une certaine dime en la terre tenue par Joannis Mahé leur féal.

Pleodel :
– Geoffroy le Blanc en 1211 donne à V.V. l’ensemble de ses dîmes assises en la paroisse de Pleodel, et de Ploguenoit.

Plerguer :
– Ville assise au plus près de Dol, à 2 lieux.
– Paroisse relevant de l’archevêché de Dol. Guinguené, archevêque de Dol, donnera à Riwallon, son frère naturel, la valeur de 100 sols à prendre sur les revenus de cette terre ; cela sera dit lors de la Grande enquête de 1181 par Barthélémy moine du Tronchet.
– En 1181 Foucher fils de Mainguy confirmera que Plerguer relevait des biens de l’archevêché de Dol.

Pleudihen :
– Thomas la Becasse.

Johan Louvel à Saint-Piat.

Ploer : ou Plouer.
– Radulfus de Ploer, ou Raoul de Plouer, en 1243, confirmera la donation que fit au Tronchet son vassal Radulfus de Tosca ce dernier donnant en Plouer, avec Agatha sa femme et ses trois enfants Robertus, Roaudus et Abraham, tout ce qu’il pouvait posséder en le « Fossa Gorhandi
(ou en le Fossé Gorhan), terre assise en la dite paroisse de Plouer. Voir le Fossa Gorhandi.

Ploguenoit :
– Geoffroy le Blanc en 1211 donne à V.V.l’ensemble de ses dîmes assises en la paroisse de Pleodel, et de Ploguenoit.

Pommelin :
– Geoffroy fils de Briand donne à V.V. une mesure concédé par son fils, Robert.

Pont Geroaldi :
– Ou Pont Gerouald.
– Fief situé à l’est de Carfantin et assis auprès du ruisseau du Guyout.
Fief appartenant au seigneur du même nom.

Porhoet :
– Ou la métairie du vicomte de Porhoet
– Etait possesseur de cette métairie Eudes, vicomte de Porhoet
(premier époux de la vicomtesse Roianteline).
Cette métairie sera citée en 1181 lors de la Grande enquête; elle relèvera alors des biens de l’archevêché de Dol.

Poudouvre :
– Ou le pays entre les eaux, entre l’Arguénon et la Rance. Vicomté créée probablement par les ancestres d’Alain fils de Brient, ou Alain Brient. Alain en une charte sera qualifié « descendant des vicomtes du Poudouvre ».
Geoffroy fils d’Alain, ou Geoffroy Alain, petit-fils du dit Brient, créera la seigneurie de Plessis-Balisson assise proche de Dinan.
– Lors de la Grande enquête menée en 1181 Alain fils de Brient, seigneur du Poudouvre, semble être en possession de tout une partie du pays et marais de Dol que Juhel ou Juthael, archevêque de Dol et successeur de Ginguené, donna hier à son gendre, Guihenoc
(souche ses seigneurs Baderon); il en va exactement de même pour tout ce que possèdent alors dans le marais de Dol les héritiers de Gelduin de Monsorel fils de Hamon, seigneur de Landal, ainsi que pour tout ce que possède aussi André seigneur de Vitré (père d’Alain de Vitré/Dinan seigneur de Dinan sud. Alain de Vitré, de fait, avait pris pour épouse Emma de Dinan fille d’Alain 1er de Dinan. Emma fut choisie par Rolland de Dinan, son oncle sans enfant, comme héritière de celui-ci. Juthael susdit, archevêque de Dol, semble donc avoir offert hier toute une partie des biens relevant du Réqaire de Dol aux mêmes Guihenoc, Montsorel et Vitré ).

Le pré de Robert de Saint-Jean :
– Robert de Saint-Jean fut le Sénéchal de Dol par sa femme Olive, fille héritière d’Alain fils de Jordan, ce dernier ayant été le tout dernier sénéchal héréditaire de Dol.
Son beau-frère, Geoffroy de l’Espine, époux d’Alice fille du dit Alain fils Jordan, deviendra lui aussi, par son épouse, sénéchal de Dol.
– Il sera dit dans la Grande enquête de 1181 que le dit Pré de Robert Saint-Jean devait à l’évêché de Dol 1/4 de froment.

 Quéhannière :
-Terre proche de Baguer
– Morvan, seigneur de Baguer, aujourd’hui Baguer-Morvan, est citée en la dite année 1181; elle relevait alors de l’archevêché de Dol. Cette terre devait annuellement à l’archevêché de Dol 1/4 de froment.

Rabiet : Ou Rabies :
– Hasculph de Soligné, seigneur de Dol, époux d’Yseul et fils de Aaaliz, donnera à V.V. 8 acres de terre en un jardin nommé Rabies. Pour cela V.V. devra en échange assurer une pitance de pain blanc, de poisson et de vin ainsi que la propreté en son couvent.
Cette terre nommé « viridaria ou viridiris » était un grand jardin.
– Jean de Dol, fils du précédent, confirmera à V.V. les mêmes 8 acres de cette terre, donation à percevoir en millet, plus 4 acres nouveaux.
Cette seconde donation sera accordée en échange d’un rendu annuel pour chaque acre de millet donné d’une demie mine de froment.

Ranoulf : ou le « fief de Ranoulf ».
– Bien de Guillaume le Roux, frère de Geoffroy le Roux archevêque de Dol. Guillaume, à la demande de son dit frère archevêque de Dol, offrira en 1141 à V.V. ce même fief.

Reginald de Mora
– Le fief de Reginaldi de Mora était proche le château de la Noë, en le Poulet.
– Juhel de Mayenne, et Gervaise de Dinan/Léhon, son épouse, donnent tous deux à V.V. une mine de froment.

Ros sur Couesnon :
– Vers 1070. Rocand de Tinténiac fils de Rocaire, sur le point de mourir à Ros sur Couesnon, abandonné des siens, fut ramené à Tinténiac à la demande de Hodierne, l’abbesse de Saint-Georges de Rennes. Il sera inhumé dans le cimetière Saint-Georges de Tinténiac. En contre partie il offrira à l’abbesse une terre qu’il tenait à Roz sur Couesnon, terre entretenue par une dénommé Ramad (Hodierne : fille de Roianteline et de Hamon ; nommée abbesse en 1068) .
– Vers 1140. Confirmation d’une rente établie par Geoffroy, Gilduin et Geoffroy Farcy.

La Roureria ou le Rouvre :
– Terre assise en Saint-Pierre de Plesguen, à la limite de Meillac.
– Terre citée dès 1181 lors de la Grande enquête ; il sera alors dit qu’elle aussi relevait des biens de l’archevêché de Dol.
– Existe toujours aujourd’hui en ce lieu un étang nommé : l’étang du Rouvre.
– Geoffroy Frobaut et Guillaume Langlais donnent leurs dîmes de la Roureria à V.V.

Roz Landrieux ou Roz :
– Sa première apparition se fait en 1079 lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol; alors est cité notamment Hamet, celui chevalier.
Cette paroisse fut l’un des « berceau » de la famille des « Bouteiller de Dol » cette même paroisse ayant, en ses terres ou ses villes, la seigneurie « de la Chesnayes au Bouteiller » .
Lors de la grande enquête de 1181 il sera dit que Roz relevait de l’archevêché de Dol; cette enquête dira également que chacune des villes relevant de la paroisse de Roz devait chacune une mine de froment, douze deniers ainsi un bélier.

– Hamet, homme en arme, lequel est cité en 1079 au travers de sa terre. «  …terram Hameti militis… « 
– Vers 1076. Gelduin, frère de Jehannes élu de Dol, et de Guillaume maistre abbé de Saint-Florent de Saumur, donnera aux moines de Saint-Florent le village de Bethon en sa totalité, village assis lui en la paroisse de Roz-Landrieuc; cela se fera lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol.
– vers 1070. Herveus Butellarius, ou Hervé le Bouteiller, né vers 1030; celui-ci offre aux moines de Saint-Florent sous Dol l’église de Roz en sa totalité. Il offrira aussi une maison assise en le cimetière de Roz en laquelle, hier, avait vécu son père. Il donnera également le tiers de ses dîmes ; il fera tout cela avec l’assentiment de son père supposé, Hugues (Tout me laisse supposé que Hugues pût être le propre fils d’Eudes de Pohoët, celui-ci Vicomte du Pohoët, et de la Vicomtesse Roianteline).
– Vers 1080, Iterius ou Itier de Roz, seigneur de Roz ou de Ros, donnera en présence de Hervé Bouteiller
[Bouteillé ou échanson héréditaire de Dol],  aux moines de Saint-Florent, six acres de terre en sa possession en Roz Landrieux.
– Henry de la Barre, homme en arme.

Rufiac :                                                                                                                  
– Terre proche de Baguer-Morvan citée en la dite année 1181; elle relevait alors de l’archevêché de Dol.
– Cette terre devait annuellement à l’archevêché de Dol une mine de froment.

Saint-Broladre :
– Aujourd’hui en l’arrondissement de Saint-Malo, au sud de l’ancien marais de Dol proche de Cherrueix et du Vivier
(Saint-Broladre pourrait être un détachement de la paroisse primitive de Pleine-Fougères).
– 1075. Trehan de Sancto Broaladrio donne aux moines du Mont Saint-Michel toutes ses dîmes relevant de Saint-Broladre, dîmes applicables sur ses terres, sur l’église et sur le cimetière de Saint-Broladre que de droit il possédait de ses parents
(de fait il était possesseur en le cimetière de la maison de Juvenis laquelle faisait patie de son domaine. Dom Morice Preuves 1 colonne 441) . Cela sera concédé notamment par son fils, Geoffroy, et sa femme Adeline.
Serait-il le « Trihannus filius Brientii
(ou Trehan fils de Briant) lequel sera cité vers 1070-76 lorsque sera fondée l’abbaye de Saint-Florent sous Dol ?
 Si oui alors à ce titre il serait le frère de Normandus, tous deux dits fils de Glaii, lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol.
 – Irfoi de Sancto Broaladrio (ou Urvoi ?) frère de Trehan ci-dessus. Il donne aux moines de Saint-Michel 2 actes de terre et tous ses droits applicables sur les églises de Saint-Broladre.          
Guillaume fils d’Irfoi,  et frère d’Hervé, donne aux moines de Saint-Michel une certaine dîme assise en Saint-Broladre qu’il détenait de l’archevêché de Dol. Parti en Terre Sainte au lendemain de 1090, sans enfant lui succédant, il laisse pour seul « héritier » son frère Hervé
(Hervé fut en effet le successeur de son frère. Cependant il semble devoir spolier au Mont-Saint-Michel les dîmes hier offertes par son frère Guillaume. Tombé malade suite à la « colère divine » de Dieu, cela entre 1107 et 1130, pendant la mandature de Baldric à l’archevêché de Dol,  Hervé fit appeler celui-ci à son chevet pour le pardon de ses fautes et de sa spoliation faite à l’encontre des moines du Mont-Saint-Michel. Il rendra, pour le pardon de son vol, les dîmes hier offertes par son frère en Saint-Broladre ayant, pour faire, le consentement de son petit-neveu, Hugues.
Au lendemain de la mort de Hervei, Hugues susdit, et Baldric, se réuniront tous deux, devant le Chapitre de Dol, Hugues obtenant devant celui-ci le pardon pour son grand-oncle, Hervé. Pour ce pardon, pendant trente année à chaque jour de l’anniversaire d’Hervé, une messe en son nom sera ainsi réalisée).
  – Helie Bouterat
(ou Buterat ) né vers 1100. Renouvelle à St-Michel du Mont les donations faites hier par Trehande Sancto Broladrio, son ancestre (Il est possible que celui-ci, probable « bouteiller », ait pris le nom de sa fonction pour fonder sa propre dynastie. Tout laisse à penser qu’Helie pris, pour « femme », une enfant née de Hervé fils d’Irfoi puisqu’il sera dit que son ancestre était Trehande de Saint Broladre).
– Au XII siècle, Hervé fils de Mainguy (cité aussi en Pleine-Fougères), cède vers cette époque aux moines du Mont Saint-Michel tous ses droits dans les églises de cette paroisse, « in ecclesiis ».  
– En 1109, un nommé Riwallon fils de Gaultier confirma aux mêmes religieux le don précédemment fait par son père du tiers des églises de Saint-Pierre et de Saint-Broladre, sous l’approbation du prêtre Hervé qui, lui aussi, prétendait avoir par droit héréditaire une portion de ces églises (« Ego Rivallonus Galteri filius dono… terciam videlicet partem ecclesiarum Sancti Petri et Sancti Broaladri, concedente Herveo presbytero qui in prefatis ecclesiis hereditario jure portionem clamare solitus fuerat » – Cartulaire du Mont Saint Michel, 38 et 70).      
– Rivellonis de Flacheio. Né vers 1180 il est le frère attesté de Guillaume lorsque celui-ci fera une donation en l’abbaye de Montmorel pour le repos de l’âme de leur oncle, Jean de Subligny ; Rivellonis donne ainsi aux moines de l’abbaye de Vieuville un bien assis en Saint-Broladre.                                                                                                             
– Guillaume Bouterat. Né vers 1180. Il est le fils attesté, par une charte, de Radulfus Flacheio (Raoul du Flechet) époux d’Appolionus (sœur de Jehan de Lanvalei ; Guillaume Bouterat à ce titre était donc le propre neveu de Jehan de Lanvalei). Guillaume autorisera les moines du prieuré de Saint-Broladre à réédifier un mur séparatif les séparant de lui-même et de Guillaume de Coëtquen (ou Guillaume II fils d’Olivier 1er de Coëtquen, parents des seigneurs de Lanvalei. Comment les seigneurs de Coëtquen entrèrent t’ils en la possession d’un bien assis en la cette paroisse ? De fait, Guillaume fils de Raoul, aïeul du même Guillaume II de Coëtquen, avait pris pour épouse Denise de Dol fille du seigneur de Dol-Combourg. Quant à elle la possession des Lanvalei s’explique très bien par l’union des susdits Appolionus de Lanvalei/Radulfus Flacheio ; Guillaume de Coëtquen susdit ira, lui aussi, de la même autorisation).

Saint-Coulomb :                                                                                                  
– Bien ou seigneurie que Salomon, frère bâtard de Guinguené, reçut du dit Gueguené.
Cette seigneurie sera ensuite au XII siècle « ramassée » par Betrand Juvenis
(Bertrand le Jeune).
Ginguené au XI siècle donnera également à son frère naturel, le dit Salomon, l’ensemble des biens détenus demain, en 1181, par Eudes fils de Geoffroy. Cela sera dit lors de la Grande enquête menée en 1181.

Saint-Ideuc proche de St-Malo de l’Isle ou « Paramé » :                                             
– Vers 1090-1100 Geoffroy de Dinan est cité  lors d’une donation que fit son féal sujet Clamaroch. A ce titre Geoffroy de Dinan était donc « seigneur » aussi en Saint-Ideuc.              
– Clamaroch est cité donc au tout début du au XI siècle comme étant le « vassal » de Geoffroy de Dinan lors de cette même donation faite en faveur des moines du Mont-Saint-Michel.    
– En 1249. Geoffroy et Guillaume Porcon, tous deux chevaliers », donnent à Vieuville 3 journaux de terre assis en Saint-Ideuc, journaux de terres hérités du seigneur Bartholomé de la Noeta.
Cette donation sera faite en la Cour de Dol devant Jehan Vaneto « officier » de la dite Cour.
En l’année 1252 Geoffroy Porcon, avec l’autorisation de son frère aîné Guillaume, tous deux susdits, offre à V.V. ses fiefs de Saint-Ideuc tenus en « tenure » par  Robert Fabre et sa femme, fille de Pierre Fabri.

Puis enfin en 1294 Havoise Degpie, veuve du dit Geoffroy Porcon, ses enfants héritiers Henry, Thomas, Pierre et Marguerite, confirment tous à V.V. les donations faites hier à V.V. par le dit Geoffroy Porcon [il ne s’agit nullement ici, en la dite année 1252, de la donation faite à Vieuville de Pierre Fabri et sa famille lesquels, en effet, tenaient en « tenure » le fief de la Cour Bague en Saint-Ideuc, fief bien seigneuriale du dit Geoffroy Porcon. Il s’agit en fait que de la donation  des fruits de ce fief lesquels, fruit du travail de Pierre Fabri et des siens, avaient été offerts par Geoffroy Porcon à Vieuville. Geoffroy Porcon, ayant eu besoin de l’assentiment de son frère Guillaume, semble avoir hérité de son père ou de sa mère de ce même fief nommé « de la Cour Bague ». En 1294 Hawoise Degpie, sa veuve, cela avec ses quatre enfants, confirmera à Vieuville la « donation » faite hier par feu son époux renonçant en cette même confirmation en la possession du dit fief de la Cour Bague]. 

L’Eglise de Saint-Leger : ou de Saint-Leodegarii
– Vers 1180 Robert, Geoffroy et Guillaume le Chat tous trois fils de Aaliz

Saint-Marcan « proche de Pleine-Fougères » :
– Vers 1160. Est citée N. de Cortepie, sœur de Geoffroy de Cortepie, et femme de Geoffroy de l’Espine
(fils d’Eudes de l’Espine).
– Vers 1237. Thomas et Jean Cortepie donnent à V.V. un moulin assis en Saint-Marcan
[Dom Morice P1 colonnes 576-755 et 785].
– En 1237. Jean Cortepie donne aux moines du Mont-Saint-Michel l’église de Saint-Marcan avec un étang proche ainsi que l’emplacement d’un moulin.

La fontaine Saint-Martin à Thoumein, ou Thomeen ou Toumen :
– Hervé de Tremigon
(seigneurie assise au nord de Combourg) donnera à V.V. deux journaux de terre arable et un pré qu’il détenait de Guillaume de Montsorel vassal de ce dernier qu’il était.
– Chaperon de Thoumein père de Geoffroy et d’Eudes.
– En 1214. Robert de Thomeen  donne à V.V. toutes ses dîmes assises en Thomeen ; concédèrent cela ses héritiers mais aussi Helys fils de Geoffroy, son seigneur. Concéda Alain fils du même
[Alain frère probable du dit Hélys].

Saint-Piat :
– Jehan Louvel une petite dîme.

Saint-Pierre Marc en Poulet :
– Aubry L’evesque donne à V.V. les dîmes lui appartenant en une terre située proche de Saint-Pierre Marc en poalet.

Saint-Pierre de Pleguen :
– Guillaume de Miniac, fils de Alain, concède en 1218 à V.V. une mine de froment de la paroisse de Pleguen en la Ville de Reunbert.

Saint-Sulinii : ou Saint-Suliac.
– Thomas de Rupeforti
(ou Thomas de Rochefort) donne en 1246 à l’abbaye du Tronchet les dîmes qu’il possède en Saint-Suliac.

Salez :
– Ou le « fief des Salets » situé en la paroisse de Cherrueix.
– Il sera dit lors de la Grande enquête de 1181 que le fief des salez relevait des biens du domaine de l’archevêché de Dol.

Tomen, Toumen ou Thoumein:
– Ancienne paroisse aujourd’hui disparue.
– Chartes n°1.
– En 1137 lors de la fondation de V.V. Gelduin, fils de Hamon, offrira à la future abbaye deux parties de ses propres dîmes assises en cette terre.
– Hervé de Trémigon, entre 1164 et 1170, offre à V.V. 2 jauges de terres assises proche de la fontaine de Saint-Martin en le village de Thoumein; pour cela donnera son accord sa femme, ses fils et son seigneur Willelmo de Montesorel
(ou Guillaume de Montsorel celui-ci né vers 1150 ; il était le petit-fils de Gelduin de Montsorel. Le premier seigneur de Trémigon était issu de la terre de Saint-Méloir des Bois proche de Corseul, de Plélan et de Bourseul, terre au bas moyen-âge « enclave » du diocèse de Dol enchassée dans le diocèse de Saint-Malo. Hervelin, père du dit Hervé de Tremigon, avant de mourir se vêtira de l’habit monastique pour s’enfermer en le prieuré de Combourg).
– Rolland de Tremigon, fils de Hervelin, offrira à V.V. ses propres dimes assise en Tomen.
– Chaperon de Toumen, chevalier, père de Geoffroy et d’Eudes de Toumen. Celui-ci, lors de la Grande enquête de 1181, attestera du fait que la dîme de Carfentin et le fief de Hamon, fils de d’Herland, relevaient de l’archevêché de Dol.

Travel :                                                                                                                        
– Vers 1200. Adam Botier, avant d’aller à Rome, donne à V.V. toutes ses dîmes de Travel que concèda Pétronille, sa femme.
– Vers 1230-40. Jean de Langan accorde à V.V., pour la sépulture de son neveu, fils de Thomas de l’Espine, inhumé en l’église de Vieuville, le prélèvement de 6 pièces de monnaies d’Angers à prendre sur ses dîmes de Travel. Ont concédé cela son frère Michel, et sa sœur celle-ci femme de Thomas de l’Espine, ainsi que la fille de ces derniers
[Jean de Langan était le frère de Guillaume de Langan lequel prit, pour femme, Stéphanie Botier fille de Thomas. La transmission de la dite terre de Travel des dits « Botier » aux dits « Langan » semble pouvoir ici attester « une parenté » certaine ayant unie et Adam et Thomas Botier].

Travidal : Voir Harel…
– Proche du ruisseau du Guyoult Travidal est une terre assise en Epiniac délimitant l’abbaye de Vieuville.
– Chartes n°1.
– En 1137 ils seront les biens de Gelduin de Montsorel.
– Terres délimitées par le ruisseau de même nom, ruisseau délimitant également la terre seigneuriale de Gelduin de Montsorel fils de Hamon.
– Vers 1260. L’Elu de Dol se prétendra à tors en être le possesseur.
– Alain « Baderon » né vers 1180. Par lui semble devoir transiter les bien de Travidal et d’Harel. Il aurait pu prendre pour épouse une enfant née « de Montsorel ».
– Vers 1260. Gervais Baderon oncle, par sa sœur, de Jehan et d’Alain de Lanvalei
[Gedouin Baderon son arrière-arrière grand oncle, fils de Eudes, sera lui aussi donateur de Vieuville quand le dit Gelduin offrira à V.V. une mesure de froment]. Gervais pris pour épouse Dionisia Villicus ; il donnera à Vieuville 1/4 de ses terres d’Harel (sœur de .Jean « Villicus » de Dol, ou Voyer de Dol. Celui-ci était le fils de Geoffroy le Voyer de Dol qui parcipera à l’Insurrection contre Henry II en 1173).
Guillaume fils d’Alain (neveu de Gervais Baderon oncle de Jehan et d’Alain de Lanvalei) et ses fils. Les fils du dit « Guillaume fils d’Alain » seront en procédure judiciaire avec V.V. ces mêmes enfants contestant la donation faite hier à V.V. de la dite terre de Travidal. Cette procédure sera faite du temps de Raoul d’Aubigné nouveau seigneur de Landal par son épouse, Mahaut de Montsorel.
Guillaume leur père, lui aussi, avait déjà été en amont de cette procédure en litige avec V.V. Ce premier litige portera sur la terre de la Bigotière.

Tremehin en la paroisse de Baguer-Pican:
– En 1270 Juliane, Dame ou Maitresse de Tremehin, donne à V.V. sa dime de Tremehin qu’elle et son premier mari, Bertrand de Saint-Gilles, avaient tous deux acheté à Jean de la Haye et à Geoffroy Pinel.
Elle fit ceci pour la paix de l’âme de feu son premier époux et pour le retour aussi de son second mari parti de l’autre côté de la mer, à Jérusalem. Son second époux en question était Robert de Melesse.

Tremon : Voir la Massue ou Machua…

Ultrabidon :                                                                                                                
– Johannis Regis
(ou Jean Roy) donne à V.V. ses dîmes assis en Ultrabidon; concédera ce don son fils, Rettel.

Le Val Hervelin :
– En 1246. Jean, abbé de l’abbaye du Tronchet, cède ou abandonne à Thoma de Rupeforti
(ou Thomas de Rochefort), la terre du Val Hervelin que le dit Thomas de Rochefort tenait alors en fief.

Les vignes de Dol :
– Jean Villicus, héritier de son père, et « fermier » de Dol. Frère de Hamon, d’Eudes et d’Olivier.

Vieuville :
-Seigneurie puis Abbaye assise en la paroisse d’Epiniac cités en 1137.
-Chartes n°1.                                                                                                               
– Gelduin, fils de Hamon, offrira en 1137 sa terre seigneuriale de Vieuville en la terre d’Epiniac pour l’édification de l’abbaye de Vieuville. Cette terre comprendra alors prairies, étangs, haies, le tout compris entre la vigne de Landal et le ruisseau de Travidal.

La Vigne de Guillaume Hosé :
– Il sera dit en 1181 lors de la grande enquête que la vigne de Guillaume Hosé relevait des biens de l’archevêché de Dol.

La Ville Alent
– Ou la Ville Alain.
– Terre seigneuriale assise en la paroisse de la Boussac et « engagée » en 1171 à V.V. par Jan de Montsorel, fils de Geldouin, pour la perception d’une somme d’argent de 20 livres 12 sols monoye d’Angers.
Terre dégagée elle sera héritée par Guillaume de Montsorel, fils du dit Jan. Offerte de nouveau à Vieuville, par Raoul d’Aubigné, sa donation sera en 1366 définitivement confirmée à V.V. par Guillaume d’Aubigné arrière petit-fils de Guillaume de Montsorel ci-dessus et fils du dit Raoul d’Aubigné. Cette donation sera faite avec l’acceptation de Philippe Gouyon, femme du dit Guillaume d’Aubigné, et de Mahaut leur fille celle-ci femme d’Olivier de Montauban. Cette donation comprendra toutes les terres du manoir de la Ville Alent avec dépendances et appartenances.

La villa Garneri :
– En la paroisse de la Fresnaye
– Jean Boterat en 1239
[voir Kaharia].

La Vigne de Guillaume Hosé :
– Il sera dit en 1181, lors de la grande enquête, que la vigne de Guillaume Hosé relevait des biens de l’archevêché de Dol.

La Villa Garini :
– En Bagar
 [Baguer-Morvan et Baguer Pican alors tous réunis. Voir ces villes…]
– Vers 1190. Geoffroy Faitou donne à V.V. 4 jauges de la paroisse de Baguer-Morvan en la Villa Garin que concède Roland fils de Raoul, son seigneur.

La Ville Herebert :
– Gervais Baderon donnera à V.V. toute sa terre de la Ville Herebert, dépendances et appartenances comprises.

Ville Hervé :
– Gervais Baderon donnera à Vieuville la moitié de ses dîmes relevant de cette terre.

Ville Jean :
– Ville ou métairie assise en la paroisse de Epiniac. Voir cette paroisse…

La Métairie du Vivier au Vivier:
– Bien relevant de Geoffroy de Hirel ; Geffroy était redevable en 1181, envers l’archevêché de Dol, de deux jauges de terre pour cette métairie.

– Guillaume « du Vivier » cité lui aussi lors de la Grande enquête de 1181. Fils probable  de Geoffroy susdit.

Le Vivier :
– Paroisse laquelle semble apparaître au XIII siècle lors de la Grande enquête menée en le pays de Dol sur l’ordre de Henry II roi d’Angleterre.
Il est possible qu’avant le XII siècle le Vivier fût dépendant des paroisses d’Hirel ou de la Fresnaye.
– Guillaume du Vivier cité en 1181.
– Glé du Vivier
(ou Glaio du Vivario) né vers 1160. Il est le fils de Guillaume tous deux cités en la dite année 1181 (Y aurait t-il un rapprochement à faire entre le dit Glé ou Glaio, et Glai père de Trihannus tous deux cités vers 1070 lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol ?).
Il sera dit, lors de la Grande enquête de 1181, que le fief de Glaio de Vivario devait à l’archevêché deux sols et qu’à ce titre, il relevait lui aussi du domaine archiépiscopal.

Liste des acteurs comparaissant dans le chartrier de l’abbaye de Vieuville avec leurs chartes respectives

– Aaliz femme de Jean de Soligné et mère de Hasculph seigneur de Dol (n°25)
– Alice fille de Alan fils de Jordan et belle-soeur de Robert de Saint-Jean. Par son mariage avec Geoffroy de l’Espine elle apportera à son époux la sénéchaussée de Dol
– Alice femme de Guillaume de Saint-Etienne et mère de Jean (n°71)

– Abbe de Coyquen cité en 1226

– Adam de Soligné frère de Jean de Soligné ou de Subligny (n°34-79)

– Adelize femme de Gelduin fils de Hamon (n°1)

– Agnès femme de Guillaume de Morvan. Elle eu pour père et mère Aaliz file de Petevini et Olivier de Ploguenoit frère supposé d’Helys de Burgo de Ploguenoit (n°62-78)

– Alain de Bello-Forti ou Alain de Beaufort cité en 1226
–  Alain fils de Brient,  vicomte du Poudouvre, possesseur d’un fief en le marais de Dol relevant de l’archevêché (Juthaël, archevêque de Dol, donna à Guiheneuc, époux de sa fille, tous les biens qu’Alain fils de Brient possédait dans le Pays de Dol).
–  Alain père de Guillaume (n°7)
–  Alain Gouyon fils de Etienne et de Lucie de Matignon (n°14)
–  Alain fils de Jordan lui même  fils d’Helys de Burgo  Ploguenoit (n°62)
– Alain de Kercou cité en 1226
–  Alain de Malterre cité en 1226
–  Alain de Miniac père de Guillaume  en St-Pierre de Pleguen, 1218 (n°23)
–  Alain Poingelos (n°13)
–  Alain de Pont-Gerouald frère de Thomas et de Hamon
–  Alain fils de Jordan sénéchal de Dol, il donnera son assentiment lors d’un don offert à V.V. par Judicaël de Hirel. Il sera le  bienfaiteur de l’église de l’abbaye du Tronchet. Possesseur de biens dans différentes églises assises en Angleterre il prendra pour épouse Jeanne.

– Aldem Gualensis ou Atelmus  cité lors de la fondation de V.V. et aussi en 1141 (n°1-36);

– Alemano de Pirioc (ou de Perioch) (n°1)

– Aalis (ou Alix), fille de Petevini,  femme d’Olivier de Ploguenoit et mère d’Agnès femme de Guillaume Morvan (n°79)

– André de Langan en 1181, frère de William (n°50) –

– Ansgeri, fils de Geoffroy Roilet tous deux cités en 1141 (n°36)

– Archenou, fils de Ménard, il témoignera lors de la grande enquête de 1181 

– Asciriae, mère de Joelduinis ou de Gelduin Baderon cités tous deux en 1141 (n°36)

– Aubrée de la Perrine (ou Alberera de Petrina) cité en 1181 lors de la Grand enquête de 1181. Il faudrait éventuellement rapprocher le patronyme « Aubré » du patronyme « Albereda lequel est cité en le pays de Dol dès l’année 1080 en la paroisse de Bonnemain. Il existe toujours de nos jour en Bonnemain un lieu dit « la Perrine »

– Aude Bouteiller, fille de Geoffroy et femme de Hamelin de Teicent (n°13)

– Baderon cité lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol

– Bardelfus d’Epiniac (ou Bardefus de Spiniac) cité lors de la fondation de V.V. et aussi en 1141, souche présumée des seigneurs d’Espiniac  (n°1-36)

– Barthelemy moine du Tronchet, témoin lors de la Grand enquête de 1181 
– Bartholomé Gallo (n°27)

– Basile, femme de Hamon fils de Main, ce dernier procédant vers 1093 à la réalisation du prieuré de la Sainte-Trinité de Combourg.

– Benedictus (ou Benoit de Chesnei) (n°1-36)

 Bertrand du Garclip cité en 1226

– Bertrand de Saint-Gilles premier époux de Juliana Egovis Dame de Temehin (n°61)
–  Bertrand de Saint-Pern (n°59)

– Boter, père de Thomas (n°1)

– Brice (n°34)

– Brient fils de Buenvallet cité lors de la fondation de V.V. et en 1141 aussi (n°1-36)
–  Brient, moine (n°1)
–  Brient père de Guillaume cité en 1181 lors de la Grande enquête
–  Brient fils Josce (n°1-36)
– Brient père d’Alain vicomte du Poudouvre
–  Brient père de Trihannus cité vers 1070 lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol

– Buenvallet père de Brient (n°1-36)

– Cana, femme d’Olivier de Dinan et mère de Geoffroy, citée lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol

– Colin de Miniac cité en 1366 (n°59)

– Corburn père de Hamon (n°1)

– Constantin, père de Riwallon, tous deux cités lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol

– Etienne ou Stéphane d’Aubigné, prêtre,  frère de Guillaume et oncle de Raoul et de Guillaume (n°23)
–  Etienne Gouyon seigneur de Matignon et de Plevenon (n°14)
–  Etienne le Moine, possesseur en 1181 d’une masure relevant des biens de l’archevêché de Dol

– Eudes Baderon (n°7)
–  Eudes de Baguer (ou de Baguer Morvan) lors de la grand enquête de 1181, enquête réalisée sous la mandature de Rolland cela à la demande de Henry II, déclara que les fours de Dol, le moulin Hatte(Roz-Landrieuc ?), le bouteillage de Dol, les prés qui s’étendent entre Dol et le Mont-Dol, ainsi que la moitié du moulin d’Olivel que Jehan Elu de Dol (Jehan 1er seigneur de Dol)donna à Guillaume fils d’Urfoën (Guillaume fils d’Urvoy, ou Urvoii, possesseur de biens assis en Saint-Broladre. Il vivait en la seconde moitié du XI siècle. Il semble avoir eu un frère au travers d’Adam fils d’Urvoii aussi présent en la Pays de Dol à la même période)afin qu’il puisse nourrir ses chiens, et tout Kercou aussi, étaient le bien de l’Archevêché de Dol. Eudes vieillard témoignera.
Eudes de l’Espine. Voir la paroisse de Guguen.
–  Eudes de Saint-Broladre lors de la grand enquête de 1181, enquête réalisée sous la mandature de Rolland cela à la demande de Henry II.  Eudes vieillard témoignera comme prêtre de Saint-Brolagre
– Eudes fils de Geoffroy seigneur du Garclip cité aussi en 1226. Il sera l’un des témoins présents lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol
– Eudes frère de Jean villicus de Dol (n°5)
– Eudes Pele père de Martha (n°75)
– Eudes de Ponte ou Etienne de Pontchâteau époux de Stéphanie sœur d’Olivier de Tinténiac (n°76)

– Eustachie, femme de Guillaume Hosé ou Guillaume Housé

– Evan Dibo en la Boussac (n°62)
– Evan fils de Hamon  tous deux cités lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol
–  Evarinus (ou Evan) fils de Manescher de Meillac (n°34)
– Evan frère de Trahanus Brient (n°12)
–  Even, prêtre de Cherrueix, témoin lors de la Grand enquête de 1181  

– Eveillard, sa masure relevait en 1181 des biens de l’archevêché de Dol

– Dameta, fille de Gaultier Trusser de Meillac, sœur de Manascher et de Guillaume (n°35)

– Daniele de Lhopital (n°25)

– Denise fille de Guillaume fils de Payen (n°68)

– Denoales moine de V.V. (n°8)

– Duall, frère de Raoul ou Radulfus tous deux cités lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol

– Foucher, fils de Mainguy, il témoigne lors de la Grande enquête de 1181  

– Galan de Paluel, père de Guillaume (n°26)

– Ganchero, femme de Robert de Gaya (n°34)

–  Garin de Langorlay ou de Langrolay (n°63)
– Garin de Plesquen cité en 1226 
– Garinus moine du Mont-Saint-Michel (n°10)
– Garin le Roux cité en 1147 (n°35)
Garino Trossebof ou Guérin Trousseboeuf contemporain de Roland archevêque de Dol de 1096 à 1106. Garino ou Guérin fut cité lors de la Grande enquête de 1181. 

– Garnigon de Malonido (n°74)

– Gautier fils de Theoginete et frère de Hamon et de Main; il donnera vers 1064, au lendemain de sa maladie, ses propres dimes assises en l’église de Cugen
– Gautier Bodin cité prêtre de Hirel lors de la Grande enquête de 1181
–  Gautier, père de Irvoy, cité en la dite année 1181
–  Gautier Rebours (n°34)
–  Galterii Trusser de Millach (ou Gaultier Trusser de Meillac) (n°35)

– Geldouin (ou Joelduinis Baderon) cité en 1141 et aussi cité en 1226 (n°36)
–  Gelduin ou Saint Gelduin  de Dol, frère de Jehannes 1er de Dol, et de Guillaume de Dol ou de Saint-Florent, tous trois fils de Riwallon de Combourg et tous trois cités lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol 
–  Gelduin de Dol, fils de Jean 1er et père de Jean II de Dol (n°35)
– Gelduin (ou Jodoinu) fils de Jean fils de Hasculph (n°11)
–  Gelduin de Montsorel fils de Hamon cité aussi en 1226 (Mû par de grands sentiments de piété, Gilduin, fils d’Hamon, voulant assurer le salut de son âme et celui de sa femme Adelise et de ses fils Jean et Hamon, donna à la Trinité de Savigné et aux moines cisterciens habitant ce monastère sa terre de la Vieuville, « omnem terram de Veteri Villa », consistant en champs, prairies et vergers, bornée au Nord et à l’Est par le ruisseau de Landal, à l’Ouest par le torrent de Travidal et au Midi par les communs d’Epiniac ; il ajouta à ce don celui d’un étang formé par le ruisseau de Landal, s’y réservant toutefois la moitié de la pêche et le droit de faire moudre son grain sans payer dans le moulin attaché à cet étang. De plus, il donna aux moines sa terre de la Bigotière, « terram quœ vocatur Bigoteria » tout entière, sauf la parcelle concédée par lui précédemment aux lépreux ; — la lande de Chateville, « landam de Catavilla », séparée de la Bigotière par un fossé allant jusqu’à une très-ancienne voie aboutissant à la Chapelle, « usque ad antiquissimam viam versus Capellam » (nota : La Chapelle-Cobat est un ancien manoir en Carfantain) et bornée d’un autre côté par le chemin de Dol à Epiniac ; — un droit d’usage dans ses forêts, tant pour le chauffage des moines que pour le pasnage de leurs porcs ; — deux portions de dîmes dans la paroisse de Meillac et deux autres portions dans celle de Thoumen ; et enfin les droits qu’il pouvait avoir sur la terre de Rouge-Fossé, « terra de Rubeo Fossato » (D. Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne, I, 575, 576). (n°1)

– Geoffroy dit le Roux archevêque de Dol entre 1130 et 1147, frère de Guillaume dit le « Roux » aussi (n°1-36)
–  Geoffroy de Bécherel moine en V.V. (n°13)
–  Geoffroy Bouteiller, père de Guillaume Bouteiller et de Aude femme de Hamelin de Teicent (n°4-13-16)
–  Geoffroy chanoine de Saint-Samson ou de Dol cité en 1147 (n°35)
– Geoffroy Capelle (ou de la Chapelle) en 1137 lors de la fondation de V.V.  et 1141 (n°1-36)
– Geoffroy de la Chapelle tenant de Guillaume le Bouteiller  en Epiniac, année 1257 (n°4)
– Geoffroy le Coffre époux d’Oren (n°72)
–  Geoffroy Corburn en 1284 (n°54)
– Geoffroy Corrigiaro (n°10)
– Geoffroy Cortepie beau-frère de Geoffroy de l’Espine en Saint-Broladre (n°2-11-25)
–  Geoffroy de Dinan fils d’Olivier cité lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol
–  Geoffroy de l’Espine beau-frère de Geoffroy Cortepie en Saint-Brolabre par sa femme (n°2)
–  Geoffroy de l’Espine parent du précédent et époux de Alice fille de Alain fils de Jordan. Par sa femme à l’image de son beau-frère Robert de Saint-Jean il deviendra lui aussi par son épouse sénéchal de Dol (n°10-37)
– Geoffroy Docet (n°79)
– Geoffroy père de Eudes seigneur de Saint-Coulomb cité aussi en 1226
– Geoffroy d’Evran père d’Henry et de Hugues (n°68)
– Geoffroy de Fougères ou Geoffroy Filicer en Marcillé (n°6)
–  Geoffroy Gouyon fils de Etienne et de Lucie de Matignon (n°14)
– Geoffroy de Hirel en le Vivier
–  Geoffroy Le Blanc en Ploguenoit et en Pleodel (n°24)
–  Geoffroy de Meillac, neveu de Guegon de Chobar (n°48-49)
– Geoffroy fils de Michel (n°70)
–  Geoffroy, prieur de V.V. (n°11)
–  Geoffroy fils d’Olivier de Ploguenoit et d’aaliz fille de Petevini (n°79)
– Geoffroy Pinel (n°61)
– Geoffroy de Porcon frère de Guillaume en 1249 et époux d’Havoise la Degpie (51-54-58)
– Geoffroy fils de Richard et père de Guillaume (n°68)
– Geoffroy fils de Robert cité en 1181 lors de la Grande enquête
–  Geoffroy fils de Robert Mingot (n°72)
– Geoffroy Roillet de Bargart ou Baguer cité en 1141, père d’Ansgeri (n°36)
– Geoffroy le sénéchal, frère de Mainguy, tous deux cités lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol
–  Geoffroy de Soligné fils de Hasculph et de Yseul de Dol, frère de Jean et de Raoul (n°25)
– Geoffroy de Valle fils de Robert (n°20)

– Georges le Blanc, fils de Geoffroy (n°24)

– Gerodus (ou Geraud), maitre, il témoigne lors de la Grande enquête de 1181;

– Gervais Baderon (n°7-8)
– Gervaise de Dinan Dame de Lehon (n°63-68-74) –

– Glaii père de Trihannus et de Normandus tous trois cités en 1079 lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol. Peut-il être l’ancestre de Glé du Vivier lequel suit ?
-Glé ou Glaio du Vivier fils de Guillaume et frère de Guillaume, cité en 1181 lors de la Grande enquête celui-ci devait deux sous à l’évêché de Dol pour son fief dit : le fief de Glé du Vivier

– Glamaroc de Beillac (n°31)

– Graelent père de Raoul cité en 1147 (n°35)

– Guegon de Chobar (n°47-48-49)

– Guiguen de Riwas (n°1)

– Guilhmarus clerc, forestier et frère de Glamaroc de Beillac (n°31)  

 William ou Guillaume : Guillaume, abbé du Tronchet (n°9)
–  Guillaume fils de Alain (n°7)
–  Guillaume d’Aubigné père de Raoul, de Guillaume et frère d’Etienne (n°27)
–  Guillaume d’Aubigné ci-contre fils de Guillaume (n°27)
–  Guillaume d’Aubigné cité en 1349, époux de Philippe de Gouyon et  fils de Raoul (n°59)
–  Guillaume Barbot (n°8)
–  Guillaume Benayt fils de Pierre (n°22)
–  Guillaume Blanchet (n°65)
– Guillaume le Boeuf et héritiers, leur masure en 1181 relevait des biens de l’archevêché de Dol
–  Guillaume  Bouteiller fils de Radulfus Flacheio, frère supposé de Geoffroy père du suivant (n°29)
–  Guillaume Bouteiller ou de Bouterat , ou Guillelmus Buticularius fils de Geoffroy Bouteiller neveu présumé du précédent. Cité en 1226 puis en 1257 son sénéchal est alors Raoul d’Aubigné seigneur de Landal hier déjà sénéchal de son père (n°4)
–  Guillaume Breineully, époux de Hodecart (n°19)
–  Guillaume le Bret de Saint-Etienne époux d’Alice mère de Jean (n°71)
– Guillaume fils de Briant-Brient cité en 1181 lors de la Grande enquête (n°65)
–  Guillaume le Chat ou Guillelmus Catus
–  Guillaume de Cherrueix frère probable de Noga cité aussi en 1226 (n°17)
–  Guillaume de Chibriac cité en 1147 (n°35)
– Guillaume d’Espiniac ou de l’Espine dit frère de Geoffroy, cité en 1198 (n°37)
–  Guillaume de Falaise cité en 1226
–  Guillaume de Garember (n°9)
–  Guillaume fils de Guillaume fils de Alain (n°7)
–  Guillaume fils d’Urfoen, de Cherrueix, témoin lors de la donation de Robert de Cherrueix, il reçoit de Jean archevêque de Dol la moitié du moulin d’Olivel
– Guillaume fils de Hingand donna à Vieuville une demie mine de froment sur ses jonchées assises entre Dol et le Mont Dol
– Guillaume de Hirel possesseur en 1181 de prés relevant de l’archevêché de Dol
– Guillaume Hosé cité en 1181 comme possesseur d’une vigne relevant de l’archevêché de Dol, il se retira en l’abbaye de Vieuville et donnera pour cela un fief situé entre le Mont-Dol et le ruisseau le Guyout
– Guillaume Hospinel, sa masure en 1181 relèvera des biens de l’archevêché de Dol
– Guillaume Jordan, moine de V.V. (n°9)
– Guillaume fils de Josce et frère de Brient (n°1)
– Guillaume de Langan en 1180, frère d’André (n°49)
– Guillaume Loce cité en 1226
– Guillaume de Meillac fils de Truffier de Meillac. Un litige ou une revendication ayant opposée son frère Manasser à Gelduin de Montsorel fils de Hamon sera rappelée lors de la fondation de V.V. (n°1-35)
– Guillaume de la Massue frère probable de Jourdains. Il est cité en une  charte en 1170
– Guillaume fils de Main cité en 1147 et aussi lors de la Grande enquête de 1181, (n°35)
– Guillaume de Meillac (n°62)
– Guillaume de Miniac fils de Alain, 1218 (n°23)
– Guillaume Morel père de Noga femme de Thomas fils de Boter (n°1)
– Guillaume Morvan frère de Valence tous deux enfant de Guillaume et d’Agnès fille d’Olivier de Ploguenoit (n°62)
– Guillaume Paisnel (n°62)
– Guillaume Paluel fils de Galan, en Belle Isle (n°26)
– Guillaume de Pontgeroard, en Baguer Morvan et Cuguen, fils de Thomas, il donnera à V.V. 2 sous à prendre sur ses biens de Cuguen (n°9)
– Guillaume fils de Payen et père de Denise (n°68)
– Guillaume de Porcon en 1249, frère de Geoffroy (51-54-68)
– Guillaume prieur et doyen de V.V.(n°8-12)
– Guillaume Rossel (n°74)
– Guillaume le Roux frère de Geoffroy le Roux archevêque de Dol cité en 1141 (n°36)
–  Guillaume Ruffier époux de Noga de Cherrueix tous deux parents de Thomas de Chantegrüe (n°17)
– Guillaume de Saint-Florent frère de Jean de Dol et abbé de Saint-Florent, cité lors de la fondation de Saint-Florent sous Dol
– Guillaume le Salvage gendre Gaultier Trusser de Meillac et époux de Dameta fille du dit Gaultier Trusser de Meillac (n°35)
– Guillaume sénéchal de Rennes cité en 1226
– Guillaume de Traomel (n°21)
– Guillaume du Vivier cité en 1181 lors de la Grande enquëte, père de Glaio ou de Glé et de Guillaume
–  Guillaume du Vivier fils du précédent, cité en la dite enquête de 1181

– Guimma femme de Trehanus Brient (n°12)

– Haisia femme de Jacques le Paumier en Epiniac (n°3)

– Guy le Coffre fils de Geoffroy et d’Oren (n°72)
–  Guy fils de Guillaume fils de Alain (n°7)
– Guy Gouyon fils d’Etienne et de Lucie de Matigon (n°14)
–  Guy fils de Renol cité en 1226;

– Hameti chevalier de son état, cité lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol

– Hamelin de Teicent époux de Aude fille de Geoffroy Bouteiller (n°13);

– Hamon de Bagar ou de Baguer-Morvan (n°62)
– Hamon fils de Corburn (n°1)
– Hamon Delzac cité vers 1180 (n°50)
– Hamon de l’Espine, bouteiller de Dol, fait prisonnier lors de la prise de la tour de Dol en 1173 (n°50) 
–  Hamon le Gras époux d’Osana et père de Jean (n°55)
– Hamon père d’Evan tous deux cités lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol
– Hamon frère de Jean villicus de Dol (n°5)
– Hamon père de Gelduin de Montsorel cité aussi en 1226 (n°1)
– Hamon fils de Gelduin fils de Hamon (n°1)
– Hamon neveu de Brient et de Guillaume tous deux fils de Josce (n°1)
– Hamon fils de Herland
– Hamon de Hirel fils de Mabille et de Johannes de Hirel;  Hamo le moine cité lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol
– Hamon fils de Main en 1094 donne au grand monastère de Marmoutier quatre parties de l’église de Nogialii
– Hamon de Pont-Gerouald frère de Thomas et de Hamon
– Hamon fils de Theoginete; Hamon moine du Tronchet, il témoigne lors de la Grande enquête de 1181 – Hamon Truanon en 1180 (n°50) –

– Hasculph ou Harcoué de Soligné ou de Subligny époux de Yseul de Dol (n°5-10-11-25-26-27-28-34-50) 

– Hawoise la Degpie femme de Geoffroy de Porcon (n°58)

– Hely Bouterat cité en 1226
– Helys fils de Geoffroy Burgo de Ploguenoit (n°62)  

– Henri abbé de Saint-Jacut, cité en 1181 lors de la Grande enquête
– Henry de la Barre en Ros Landrieux, soldat (n°2)
–  Henry chevalier, il témoignera lors de la grande enquête de 1181
– Henry  d’Evran frère de Hugues  tous deux fils de Geoffroy (n°68)
– Henry fils de Geoffroy de Porcon et d’Hawoise la Degpie (n°58) – Henry de Rochefort (n°58)  

– Herbert père de Martin;

– Herland père de Hamon; Guegon de Herland

– Herveus Bouteiller né vers 1030 possesseur de biens en Roz-Landrieux, frère de Hugues (n°31) –  Hervé de Chaorcin, chevalier (n°28)
–  Hervé de Cherrueix frère de Thomas et oncle de Robert de Cherrueix 
– Hervé Chevalier cité en la dite année 1181
– Hervé Gautier témoigne lors de la Grande enquête de 1181
– Hervé de Meillac père du neveu de Guegon de Chobar (n°49)
– Hervé Mercarius ou Hervé Marchand : Possesseurs en Paluel et en Belle Isle (n°10)
– Hervé le prêtre, sa masure était en 1181 le bien de l’archevêché de Dol
– Hervé Taun (n°1)
– Hervé de Tremigon père du neveu de Guegon de Chobar (n°49)

– Hingan ou Hingand fils d’Urfoen, Hingand témoignera lors de la Grande enquête de 1181 que Alain fils de Brient était en la marais de Dol possesseur d’un fief
– Hingandus ou Hingand cité vers 1070 lors de la fondation de St-Florent sous Dol
– Hingan fils de Dameta fille de Gaultier Trusser de Meillac cité en 1147 (n°35)
– Hingant père de Guillaume cité en 1181

– Hodecart, épouse de Guillaume Breineully (n°19)

– Hoguine du Marais. Il sera dit lors de la Grande enquête faite en 1181 que le fief de Hoguine du Marais devait à l’archevêque de Dol un sergent à cheval à chaque fois que celui-ci se rendait à Rome

– Hubert chanoine (n°1)

– Hugues chanoine de Saint-Samson ou de Dol cité en 1147 (n°35)
– Hugues d’Evran frère de Henry tous deux fils de Geoffroy (n°68)
– Hugues frère de Hervé Bouteiller (n°31)
– Hugues de Perioc (n°1)

– Irvoy fils de Gautier, il témoignera lors de la grande enquête de 1181

– Isabelle de Mayenne (n°74)

– Iterius de Roz, seigneur de Roz Landrieux né vers 1030;

– Jacques ou James le Paumier en Epiniac (n°3)

– Jean Baderon frère de Gervais (n°8)
– Jehannes ou Jean Bojou abbé de Vieuville et neveu de Rolland Bojou (n°77)
– Jean Boterat  ou Jean le Bouteiller  (n°56)
– Jean fils d’Alice femme de Guillaume Lebret de Saint-Etienne (n°71)
– Jean Chapelain, époux de Théophania (n°15)
– Jean Corbon cité en 1181 comme bien relevant du domaine archiepiscopal de Dol. Il devait alors 4 mines de froment et le rapas de table ou le manger à son seigneur l’archevêque de Dol 
– Jean de Dol père de Yseul  et fils de Gelduin de Dol (n°25-35)
– Jean évêque ou électeur de Dol, fils de Riwallon seigneur de Combourg, il aura pour successeur au Siège de l’archevêché de Dol Rolland, il est cité lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol (n°2-20)
– Jean fils de Gelduin fils de Hamon (n°1)
– Jean le Gras fils de Hamon et d’Osana (n°55)
– Jean fils de Guillaume fils de Alain (n°7)
– Jean Gouyon fils de Etienne et de Lucie de Matignon (n°14)
– Johannes de Haia ou Jehan de la Haye (n°61)
– Jean de Hirel (n°25)
– Jehannes de Hirel époux de Mabille et père de Hamon
– Jean de Langan (n°47)
– Jehan de Lisanet évêque de Dol cité en 1226
– Joannis ou Jean Mahé cité en 1298 à Plesguen – Jean de Moscon époux de Nicole Baderon (n°8)
– Jehan de Paisnel seigneur de Landal cité en 1226. Epoux de Mathilde de Montsorel veuve en première union de Raoul d’Aubigné. Elle sera la mère en autre de Philippe d’Aubigné (n°62)
– Jean Pincerne de Dol cité vers 1180 (n°50)
– Jean de Dol ou de Soligné fils d’Hasculph et Yseul (n°10-11-25-28-47)
– Jean de Veneto en 1249, officier de Dol (n°51)
– Jean villicus de Dol, frère de Hamon, d’Eudes et d’Olivier (n°5)

– Josce père de Brient (n°1)

– Joseph, moine à V.V. (n°11)

– Jordan fils de Porcher (n°1)
– Jourdain de la Massue. Il sera l’un des prisonniers de la tour de Dol en 1173 et possesseur aussi en la marais de Dol. Son frère présumé, Guillaume, lui sera cité en l’année 1213
– Jordan père de Robert et époux d’Orguen cités tous trois en 1147 (n°35)

– Judicaël de Hirel, celui-ci avec l’assentiment de son seigneur Alain, alors sénéchal de Dol, fera un don à V.V en la première moitié du XII siècle. ;

– Juhel du Marais, il était redevable envers l’archevêché de Dol d’une mine de froment
– Juhel de Mayenne seigneur de Dinan et époux de Gervaise de Dinan-Léhon aussi cité en 1226  (n°23-24-64-68-74-75);

– Julienne d’Espiniac fille de Guillaume frère de Geoffroy tous trois cités en 1198 (n°37) 
– Julienne Dame de Tremehin ou Juliana Egovis épouse de Bertrand de Taint-Gilles puis de Robert de Melesse (n°61)

– Luc, moine à V.V. (n°11-25-28)

– Lucia le Blanc fille de Geoffroy (n°24)
– Lucie de Matignon femme d’Etienne Gouyon (n°14);

– Mabille. Mabille femme de Jehannes de Hirel et mère de Hamon tous trois cités en 1254

-Mahaut d’Aubigné fille de Guillaume fils de Raoul et de Philippe de Gouyon (n°59)

– Main fils de Theoginete; né vers 1030 il donne en 1064 ses dimes assises en l’église de Cuguen à Marmoutier. Il sera cité vers 1068 lorsque  seront confirmés en présence de Riwallon de Combourg les donations faites à Marmoutiers par Riwallon lui même : Maenonis filii Theheni   
– Main père de Hamon vers 1065 est témoin lors de lors de la fondation du prieuré de la Trinité de Combourg; Main ici cité est probablement main fils de Theoginete ci-dessus 
– Main père de Guillaume cité en 1147 et aussi cité lors de la Grande enquête de 1181, (n°35)
–  Mainguy ou Main frère de Geoffroy le sénéchal tous deux cités vers 1070 lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol

– Manasser ou Manescher fils de Galterii Trusser de Meillac. Un litige ou une revendication l’ayant opposée à Gelduin de Montsorel fils de Hamon sera rappelée lors de la fondation de V.V. (n°1-34-35)

– Marguerite fille de Geoffroy de Porcon et d’Hawoise la Degpie, et sœur de Henry, Thomas et Pierre (n°58)

– Martha Pele fille de Eude Pele (n°75)

– Martin fils d’Herbert est possesseur en 1181 d’une masure relevant des biens de l’archevêché de Dol 

– Mathilde de Montsorel femme de Raoul d’Aubigné puis de Jehannes Paisnel. Elle aura de Raoul Philippe (n°62) –

– Maurice abbé de Vieuville (n°8-10-27-28-37)

– Ménard père d’Archenou cité en la dite année 1181  

– Mengui (n°2) 
– Mainguy père de Foucher cité lors de la grande enquête de 1181

– Michel de l’Espine vers 1220 (n°47)
– Michel fils de Geoffroy (n°70)

– Nicole Baderon soeur de Gervais et de Jean

– Noga fille de Jean de Dol fils de Hasculph de Soligné (n°11)
– Noga de Cherrueix parente de Guillaume et épouse de Guillaume Ruffier et mère de Thomas de Chantegrüe (n°17)
– Noga femme de Thomas fils de Boter et fille de Guillaume Morel (n°1)
– Noga, ou Inoguen de Tinténiac femme de Gelduin de Dol et mère de Jean II de Dol (n°.35) –

– Normandus fils de Glaii cité en 1079 lors de la fondation de l’abbaye sous Dol
– Normandus de Flacheio cité en 1229 en une charte de fondation faite en faveur de l’abbaye de Montmorel

– Olive, fille de Alain fils de Jordan sénéchal de Dol, femme de Robert de Saint-Jean. Par son union elle apportera à son mari la « sénéchaussée de Dol »
– Olive d’Espiniac fille de Guillaume frère de Geoffroy tous trois cités en 1198 (n°37)  

– Olivier de Dinan fils de Josselin cité lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol, il donnera ce jour là à St-Florent la moitié de son « saparium » assis en la rivière de Rance en Saint-Suliac
– Olivier de l’Espine en Cuguen, clerc (n°2)
– Olivier de Cherrueix (n°13); Olivier frère de Jean villicus de Dol (n°5)
– Olivier Le Blanc fils de Geoffroy (n°24)
– Olivier de Ploguenoit aïeul de Guillaume Morvan fils d’Agnès (n°78)
– Olivier Riegen époux d’Isabelle tous deux parent de Rolland (n°67)
– Olivier de Tinténiac tenant de Alain de Beaufort cité en 1226. Il était l’époux d’Alix fille de Petevini (n°73-76-79) –

– Oren femme de Geoffroy le Coffre tous deux père et mère de Guy (n°72) –

– Orguen, mère de Robert fils Jordan, citée en 1147 (n°35) –

– Orsanne citée en 1147 aux côtés des enfants de Gaultier de Meillac (n°35) .

– Osana femme de Hamon le Gras et mère de Jean (n°55) –

– Payen fils de Richard, il témoignera lors de la grande enquête de 1181 
-Payen pére de Guillaume lui même père de Denise (n°68) –

– Petevini père d’Aalis (ou d’Alix) femme d’Olivier de Ploguenoit (n°79)

– Pierre archidiacre de St-Malo (n°9)
– Pierre évesque de Saint-Malo (n°9)
Pierre Benayt père de Guillaume (n°22)
– Pierre Fabri père de la femme de Robert Fabre (n°57)
– Pierre du Garclip cité en 1226 (n°65)
– Pierre le Gon, sénéchal de Dol (n°15)
– Pierre Pinel prêtre, il témoignera lors de la grande enquête de 1181
– Pierre fils de Geoffroy de Porcon et d’Hawoise la Degpie (n°58)
– Pierre Querloel (n°27)

– Philippas ou Philippe Barbé époux de Renorata tous deux cités en 1298 à Plesguen
– Philippe de Gouyon femme de Guillaume d’Aubigné fils de Raoul et mère de Mahaut (n°59-62)

– Porcher père de Jordan (n°1)

– Raoul Angier abbé de Vieuville en 1366 (n°59)
– Raoul d’Aubigné seigneur de Landal, époux de Sybille de Valognes et sénéchal de Guillaume Bouterat (n°4-7-8-29-54-59-60)
– Raoul Baderon  en Epiniac (n°3-71)
– Raoul du Breuil gendre de Evan de Manscher (n°34)
– Raoul de Combourg (n°1-8)
– Radulfus ou Raoul frère de Doal tous deux cités lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol
– Radulfus ou Raoul Flacheio père de Guillaume et Geoffroy Bouterat et beau-frère de Jean de Lanvallei (n°29)
– Raoul fils de Graelent cité en 1141 et 1147 (n°35-36)
– Raoul de Gruel père du neveu de Guegon de Chobar (n°49)
– Raoul Hose cité en 1226
– Raoul de Listré ( n°47)
– Raoul de la Mascon ou de la Massue (n°73)
– Raoul de Miniac chanoine de Dol
– Raoul de Monters cité en 1198 (n°37)
– Raoul Passibus moine de V.V. (n°8)
– Raoul de Soligné fils de Hasculph de Soligné et de Yseul de Dol (n°10-25-28)

– Reginald le Chat (n°47)
– Reginald de Mota (n°74)

– Renorata femme de Philippe Barbé tous deux cités en 1298 à Plesguen

– Renaud fils de Robert, il est cité en 1181 lors de la Grande enquête comme étant possesseur de terres relevant des biens de l’archevêché de Dol

– Richard Maréchal époux de Gervaise de Dinan; seigneur de Longueville (n°66)
– Richard père de Geoffroy lui même père de Guillaume (n°68)
– Richard père de Payen cité en 1181

– Riwallon de Flacheio en Saint-Broladre (n°2)
– Riwallon fils de Constantin tous deux cités lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol, possesseur d’une partie de l’église de Lanrigan

– Robert premier abbé cité de Vieuville cité en 1141 (n°36)
– Robert chanoine de Dol (n°1)
– Robert l’Anglais écrivain de l’archevêque (n°1) 
– Robert Carbon ou Robert Corbun (n°79)
– Robert Catus ou Robert le chat, chapelain (n°34-46)
– Robert de Cherrueix neveu de Thomas et de Hervé
– Robert de l’Espine
– Robert Faon en Viridaria (n°10)
– Robert Favre (n°57) – Robert de Floaville (n°25)
– Robert de Gaya (n°34)
– Robert Gaule cité lors de la fondation de V.V. et aussi en 1141 (n°1-36)
– Robert de Gruel neveu de Guegon de Chobar (n°48-49)
– Robert de Hédé, moine en V.V. (n°13)
– Robert fils de Jordan et de Orguen cité en 1147 (n°35)
– Robert de Melesse second époux de Juliana Egovis Dame de Tremehin (n°61)
– Robert Mingot père de Geoffroy (n°72)
– Robert père de Renault cité en 1181 lors de la grande enquête
– Robert prêtre cité en la dite année 1181
– Robert de Saint-Jean époux de Olive fille de Alain fils Jordan
– Robert de Thoomen (n°62) – Robert de Valle père de Geoffroy (n°21)

– Rogier ou Roger de Ros (n°28);

– Rolland, archevêque romain de Dol successeur de Jean 1er de Dol, sous sa mandature sera réalisée la Grande enquête de 1181 ordonnée par Henry II roi d’Angleterre
– Rolland Bojou oncle de Jehan abbé de Vieuville (n°77)
– Roland d’Espiniac ou de l’Espine parent très probable de Geoffroy et de Guillaume tous trois cités en 1198 (n°37)
– Rolland Riegen fils d’Olivier et d’Isabelle (n°67)
– Rolland de Tremigon neveu de Guegon de Chobar (n°48-49)

– Rossel le Blanc fils de Geoffroy (n°24);

– Ruellan Baudoin ou Gaudoin, moine de V.V. (n°9-11)
– Ruellan sera dit : Ruellon Bodin prêtre de Hirel en 1181 lors de la Grande enquête
–  Ruellan de Flacheio (n°28)
– Ruellan frère de Guillaume Jordan (n°9)

– Russel Mimo (n°34)

– Salomon doyen de Combourg (n°21);

– Simon le Feutrier (n°63) – 

– Stephanie de Tinténiac soeur d’Olivier (n°73-76) –

– Théophania femme de Jean Chapelain seigneur en Epiniac (n°15)

– Theoginete né vers 1000 et père de Hamon, de Main et de Gautier. Possesseur des dimes de l’église de Cuguen proche de Combourg

– Thomas la Begasse en Pleudihen (n°2)
– Thomas Bardol seigneur de Zacharie et de Guillaume de Porcom (n°68)
– Thomas fils de Boter et époux de Noga (n°1)
– Thomas de Cherrueix oncle de Robert – Thomas frère de Geoffroy Cortepie (n°11)
– Thomas de Chantegrüe fils de Noga de Cherrueix et de Guillaume Ruffier (n°17)
– Thomas de l’Espine en Meslebert (n°47)
– Thomas de Kerbriac (n°34)
– Thomas de Pont-Gerouald frère de Alain et de Hamon, possesseur de dîmes en Guguen. Guillaume son fils donnera à V.V. en 1170 cinq sous à prendre à Guguen
– Thomas  fils de Geoffroy de Porcon et d’Hawoise la Degpie (n°58)  
– Thomas de Rochefort cité en 1246 lorsque l’abbé du Tronché lui abandonne la terre du Val Hervelin que de lui il tenait en fief

-Trehanus fils Brient donne en 1241 à V.V. une demie mine de froment à prendre en la terre de Harel ainsi que trois jours de cueillettes sur les herbages de son frère (n°12)
Trehan de Saint-Broladre cité en 1070 en une charte relative aux moines du Mont-Saint-Michel
-Trihannus fils de Brient témoin en 1070 de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol [il est peut-être Tréhan ci-dessus]
-Trihannus fils de Glaii et frère de Normandus tous trois eux aussi cités lors de la donation de la dite abbaye de Saint-Florent sous Dol

– Truffier de Meillac, père de Manasser. Un litige ou une revendication ayant opposée son fils Manasser à Gelduin de Montsorel, fils de Hamon, sera rappelée lors de la fondation de V.V. (n°1)

– Urfoen de Charruiers (ou Cherrueix) père de Guillaume; Urfoen père de Hingand; 

– Valence de Morvan, sœur de Guillaume de Morvan, tous deux enfants d’Agnès fille d’Olivier de Ploguenoit (n°62)

Viridario (ou Magna nova viridario): le nouveau grand jardin. Hervé Mercarius (ou Hervé Marchand) (n°10)

– Ysold ou Iseuld de Dol femme de Hasculph de Subligny et fille de Jean II de Dol (n°5-10-25-26-28-79);

– Zacharie de Porcum (ou de Porcon) parent de Guillaume Porcon (n°68). 

Les principales maisons doloises antérieures, par leur assise structurelle, au Pays de Dinan :

La famille Flaad, Alan fils Flaad etc. sénéchaux héréditaire de Dol. Alan fils de Jordan, sénéchal héréditaire de Dol, eu deux filles. A savoir Alice qui prendra pour époux Geoffroy de L’espine, et Olive qui prendra pour époux Robert de Saint-Jean. Au titre de leur épouse respective Geoffroy et Robert seront successivement les tous derniers « sénéchal héréditaire de Dol ».

la Boussac
– 08/08/1137. Hervé Taun(ou Taon)lequel se donna en personne aux religieux, en même temps qu’il leur abandonnait sa terre en La Boussac. Les témoins de cet acte furent, outre le fondateur, l’Archevesque, et le seigneur de Dol, Geffroy Chapelain, Brient Le Moine, Benedict de Chesné, Raoul de Combour, Bardoul de Spiniac, et plusieurs autres.
– Hugues Taon qui vivait en 1078, Hervé Taon qui avait des biens en La Boussac, et Robert Taon qui existait au temps de l’enquête de 1181.
Vers 1160, il faut aussi noter la famille de Geoffroy Courtepie dont la sœur épousera Geoffroy de l’Espine celui-ci alors Pincerne de Dol. Cette soeur sera citée lorsqu’elle donnera à V.V. sa dîme dite « de Launay » assise en la Boussac ; elle aura deux frères, Geoffroy et Thomas Courtepie. Geoffroy sera cité en la paroisse de Saint-Marcan et Thomas le sera au travers de sa fonction de sénéchal de Dol.
– Vers 1190. Gervais Baderon, époux de Dionisia Villicus, est né vers 1130. Il donne à l’abbaye de Vieuville toutes ses dimes assises en la Boussac, sa prairie de Travidal, le ¼ de ses terres d’Harel, tout son village d’Herbert ainsi que la moitié de sa dîme du Ville Hervé, toujours à la Boussac. Par sa sœur il était, de fait, le beau-frère d’Heymeri père de Jean et d’Alain de Lanvallay tous deux aussi possesseurs de la terre d’Harel, en Espiniac. Il se fera moine à Vieuville.
Dionisa sa femme, fut la fille de Geoffroy celui-ci, de sa charge, Voyer de Dol, cette charge étant à l’origine de son patronyme « Villicus » ; Geoffroy participera à l’insurrection menée à Dol en 1173 contre Henri II d’Angleterre. Et sa charge de « Voyer » de Dol se transmettra au sein de sa propre famille tout au long de 3 générations entières son fils Jean, possesseur de Vignes à Dol, et son petit-fils, Hasculphe, ayant aussi été « Voyer » de Dol. Hasculphe né vers 1190 par son prénom semble pouvoir être rattaché à la maison seigneuriale des Subligny de Dol (Hascuphe de Subligny, né vers 1140, pris pour épouse Yseul de Dol fille héritière de la seigneurie de Dol-Combourg, par son père Jean II de Dol. Ils auront tous les deux pour enfant Jean III de Dol. Jean le Voyer, possesseur de vignes à Dol donc, fils de Geoffroy et père d’Hasculphe, aurait ainsi pu prendre, pour épouse, une parente née « de Subligny).

Meillac
– 1147. Meillac ou Millac. Les enfants de Trusser (ou Troussier)de Meillac, à savoir Manascher, Guillaume (tous deux témoins lors de la fondation de l’abbaye de Vieuville, en 1137)et Dameta leur sœur (femme de Guillaume de La Sauvagère père et mère de Hingand et de Geffroy. Ils seront eux-aussi témoins lors de la fondation de Vieuville) notamment, lorsqu’ils donnèrent à V.V. le village de la Chapelle de Nazarie. Ce don comprenait 80 arpents de terre ainsi que tout le bois nécessaire utile pour chauffer les moines (Ou l’actuelle Chapelle Lazary en l’ancien village de Meillac, proche de l’ancienne motte féodale. Meillac est assis à 3 et demie d’Epiniac).

Cherrueix
– Vers 1060. Cherrueix ou Charrruiers. Guillaume fils Urfoen de Charrueix, le dit Guillaume naissant vers 1030, recevra de l’archevêque de Dol, Juthael, les verdières et pêcheries de Cherrueix. Guillaume recevra un peu plus tard de Jean 1er de Dol, le nouvel Elu de Dol, successeur de Jutael, tout Kercou afin que celui-ci puisse nourrir ses chiens. Kercou était de fait un village assis à l’extrémité nord/est de la ville de Dol. Puis Rolland, Elu de Dol à son tour, confirmera à l’abbaye de Savigny une portion de la grève de Cherrueix afin de pouvoir y bastir une pêcherie. Cette grève sera offerte par Robert de Charrueix, à Vieuville, fille de Savigny, avec le consentement de ses oncles, Thomas et Hervé de Charrueix.

Guguen
– Vers 1070. Guguen en l’ancienne paroisse de Combourg (voir Langan/Lanrigan). Main fils Théoginète, père de Haimon et de Gautier, et frère d’Hervé de Langan/Lanrigan celui-ci établi à 3 lieues seulement de Guguen, donnera à Marmoutiers les églises de Cuguen et de Noyal (A cette époque, le bienheureux Barthélemy, abbé de Marmoutiers de 1064 à 1084, vint en Bretagne faire la visite des prieurés dépendant de son abbaye. Un jour qu’il se trouvait au monastère de Combourg, Main le vint « supplier de lui faire la grâce de descendre jusqu’à Cuguen pour y visiter Haimon et Gautier, ses deux fils, qui étaient dangereusement malades. Barthélemy y alla et se contenta de faire le signe de la croix sur leur front, et à l’instant ils s’endormirent, et à leur réveil se trouvèrent en parfaite santé. Main, voyant un miracle si évident, n’eut pas de peine d’en croire deux autres qu’on lui avoit racontés de ce saint homme, le premier d’avoir guéri un lépreux en le baisant, et l’autre d’avoir changé l’eau en vint » D. Martène, Histoire de Marmoutiers, I, 408. Pour témoigner sa reconnaissance au saint abbé, Main, d’accord avec son père, déjà vieillard, et du consentement de ses fils, Haimon et Gautier, donna aux moines de Combourg l’église de Cuguen et celle de Noyal).
– A la même époque, Alan fils Flaad, sénéchal héréditaire de Dol, sera AUSSI possesseur de droits en l’église de Guguen.
– Guillaume fils de Thomas, seigneur de Pont-Gerard, donnera à V.V. 2 sous à prendre sur ses biens de Cuguen ; plus tard il fera une seconde donation celle-ci s’élevant à 5 sols toujours à prendre en la dite paroisse de Guguen. Pont-Gerard était une terre assise au plus près de Vieuville. L’une de ses filles épousera Jean de Langan, seigneur de Langan ; Nicolas de Langan, frère de Jean, sera cité dans une charte de V.V. quand son susdit frère, le même Jean, fera une donation pour le repos de l’âme de son neveu, fils de Thomas de l’Espine.
– 1154/1160. Hugues le Roux, archevêque de Dol (entre 1154 et 1160), reçoit d’Alain fils de Jordan, sénéchal héréditaire de Dol, et d’Eudo Spina (Eudes de l’Espine), tous les biens que tous deux détenaient de leurs ancestres en l’église de Guguen.
– En Cuguen, le comte de Combourg possède « le lieu, terre et seigneurie du Plessix-Espine, prez, bois de haute futaie, auquel il y a deux mottes, en l’une desquelles y a emplacement de maison et forteresse environnée de douves, avec deux estangs et un moulin à eau, domaines et garennes, le tout contenant 80 journaux de terre ou environ«  (Déclaration de Combourg en 1580 – Archives du château de Châteauneuf). La seigneurie du Plessix-Espine tire son origine et son nom d’une famille l’Espine, très considérée au XIIème siècle dans le pays de Dol. 

Dingé
– Entre 1070 -1118. Dingé. Paroisse située à une lieu de Combourg, proche de Tinténiac. Main, scripte de son état, malade, donnera aux moines de Saint-Florent le Vieil, son tiers de dîmes attaché à Dingé ; Jean 1er de Dol, offrira les deux autres tiers de dîmes attachés à Dingé. Il est troublant de savoir que les 3/3 de dimes de Dingé étaient ainsi partagées entre Main et la maison seigneuriale de Dol/Combourg. Main décédé son frère, Hamon, contestera cette donation ; pour contrer cette contestation les moines de Saint-Florent lui permettront de son vivant de jouir de la moitié des dons hier offerts à Saint-Florent par Main.
– 1137. Thomas Boutier et Noga sa femme, fille de Guillaume Morel tous deux témoins lors de la fondation de Vieuville. Les Boutier avaient beaucoup de biens en Dingé. On connaît La Motte Boutier, de 30 m. de diamètre, située dans la forêt de Tanouarn, en Tinténiac, juste à la limite de la paroisse de Dingé.
– Vers 1190 Jehan Catus, ou Jean le Chat, offrira à l’abbaye de Vieuville une dîme assise en la paroisse de Dingé ; ce don sera ratifié par Pierre Giraud alors évêque de Saint-Malo.



Fresnaie
– En 1150. Fresnaye– Fresnaie. Floride, épouse de Bertrand du Guesclin, seigneur de Guarplic, donne, à la mort de son mari, la terre de la Fresnaye aux moines de l’Abbaye de la Vieuville, fondée cinq ans auparavant, en 1137. On suppose que cette terre venait d’elle et qu’elle était de la maison de Landal (Montsorel)parce que la paroisse de la Fresnaye relevait de la seigneurie de ce nom.
Vers 1090. A deux lieues d’Epiniac. Né vers 1040-50 Hamon fils de Main, petit-fils Theoginete, donne à l’abbaye de Saint-Florent ses dîmes assises en la Fresnaie pour son oncle, Robert.
– A la même époque Jourdan fils d’Alain, sénéchal de Dol héréditaire, redonne le cimetière et les églises de « la Sainte-Croix » et de « Saint-Meven de la Fresnaye » aux moines de Marmoutier. Alain avait, de droit « laïc » de son état, hérité de ces mêmes biens et cela par droit d’hérédité son père, Alan fils de Flaad.
– Judicaël de Hirel donne à Vieuville la terre de Burnel en la Fresnaye avec l’assentiment de son seigneur direct, Alain dapifer de Dol. Hirel est une ancienne paroisse assise proche de Cherrueix, à 3 lieues et demie d’Epiniac.
– Guillaume Bouterat, bouteiller de Dol, sera possesseur d’un fief en la Fresnaye. Il était le fils de Radulfus Flacheoi et d’Appolionius sœur de Jehan de Lanvalei… feodo Buticellarii in parrochia de la Fresneya…


Hirel
– Entre 1163 et 1177. Hirel. Judicaëlis de Hirel, sous la mandature de Jean évêque de Dol, offre à V.V. la Fresnaye de Burnel ; cela sera concédé par son seigneur, Alain fils de Jordan, dapifer héréditaire de Dol.
– 1181. La grande enquête ordonnée par Henri Plantagenêt nous apprend que l’Archevêché de Dol possède alors, à lui seul, les 2/3 tiers des droits de la paroisse et que ces deux tiers étaient déposés dans la maison d’un particulier appelé mais restaient à la disposition du prélat. Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne, I, 686 . »due partes decime de Hirel …ferebantur ad domum Grise Calige... ».
– Vers 1181 sera cité en une charte, rédigée sous Hasculph de Soligné seigneur de Dol/Combourg, Jean de Hirel. Chevalier ce Jean de Hirel semble paraître aussi en une seconde charte rédigée en 1196.
– 1181. Guillaume de Hirel sera possesseur de prés relevant des biens de l’archevêché de Dol. Et Guillaume Hirel sera le gendre de Geoffroy « Pincerne Doli », à savoir le gendre de Geoffroy de l’Espine, Pincerne de Dol en effet ; le beau-frère du même Geoffroy de l’Espine sera Guillaume Bouterat (déjà rencontré ci-dessus) lequel, bouteiller de Dol, né vers 1210, sera un personnage important dans le Pays de Dol puisque celui-ci aura, comme sénéchal personnel, Raoul d’Aubigné seigneur de Landal et de Montsorel.
– Il faut aussi noter l’existence de Geoffroy de Hirel, père de Geldouin de Hirel ; de fait Gelduin eu une sœur laquelle prit pour époux Pierre de Querloel et, au titre de son union, Pierre sera « jouveigneur d’aisné » de Geldouin lui-même. Pierre de Querloel partant lui aussi en croisade il offrira à V.V. les deux parts de ses dîmes relevant du Marais de Dol alors fief de Geoffroy de l’Espine, sénéchal de Dol, lequel détenait ce même fief de Raoul d’Aubigny et de sa femme, Mahaut de Montsorel.

Lanrigan / Langan
– 1070. Lorsque Guillaume, fils de Riwallon, seigneur de Combourg, prit l’habit religieux à Saint-Florent, ses frères Jean 1er de Dol et Gilduin(Saint-Gilduin)donnèrent à cette abbaye, entre autres choses, la moitié de l’église de Lanrigan et la moitié de sa dîme, « medietatem ecclesiœ de Lanrigan et medietatem decimœ ». Plus tard, Guillaume de Dol, étant devenu en 1070 abbé de Saint-Florent de Saumur(Saint-Florent le Vieil), acheta l’autre moitié de cette église et la dîme de Riwallon, fils du prêtre Constance ; il la paya 4 livres, et obtint de Riwallon la promesse qu’il le défendrait au besoin contre tous. Ses frères Jean et Gilduin donnèrent aussi leur approbation à cet acte, étant seigneurs suzerains de Lanrigan (« Alteram medietatem comparavit abbas Guillelmus IV libras denariorum a Rivallone filio Constantii presb., annuentibus Johanne et Gilduino, ipsoque Rivallone promittente se defensurum contra omnes homines » – Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne, I, 433).
– Trihan (ou Théoginète père aussi de Main établi à 3 lieues, à Guguen exactement. Voir Guguen). Né vers 970. Père d’Hervé de Langan qui suit.
– Hervé père de Raoul né vers 1000 (époux d’Oram fille de Gautier, évêque de Rennes aux alentours de 1000/1019 ; né vers 970).
Le Cartulaire de Marmoutiers mentionne le don de l’église Saint-Martin de Langan, « ecclesiam Sancti Martini de Langan », fait à l’abbaye de Marmoutiers par Hervé, fils de Trihen ; ce seigneur ajouta à cette donation celle d’une certaine quantité de terre et des coutumes qui y étaient attachées.
Vers 1090. Son fils Gaultier donna à son tour aux moines les deux tiers de la dîme de Langan, « duas partes decime ecclesie de Langan » ; il fit cette aumône pour le salut des âmes de son père, de son frère Sylvestre qui avait été tué, de sa mère et de ses propres enfants inhumés dans le cimetière de Saint-Martin de Combourg (Bibliothèque Nationale, Blancs-Manteaux).
Ces actes ne sont pas datés, mais le dernier eut pour témoin Daniel, évêque de Saint-Malo ; or, deux prélats de ce nom gouvernèrent le diocèse : Daniel Ier, décédé en 1085, et Daniel II, décédé en 1120 ; c’est donc vers la fin du XIème siècle ou au commencement du XIIème siècle qu’il faut rapporter cette donation de Langan. 
A la génération d’après apparaissent, présents à Combourg, issus de la même famille, Hamon de Langan et Guitmond Le Chat (fils de Raoul celui-ci frère de Gaultier susdit. Dom Morice, Preuves de l’Histoire de Bretagne, I, 426, 429, 455, 463, 493, 515, 522, 545, 567, 568 etc).
Ces derniers seront en effet dits « neveux » de Raoul fils de d’Hervé.
– Entre 1073 et 1085 Geoffroy de Langan, possesseur de biens assis en la paroisse de Lanrigan, offrira une métairie appartenant à son frère lorsqu’il se fera moine en l’abbaye de Saint-Florent de Saumur. Il doit naitre vers 1030.
Geoffroy de Langan, renonçant au monde pour se faire moine à Saint-Florent, pria en effet son frère Gaultier de l’autoriser à donner à ce monastère une métairie que Gaultier possédait en Lanrigan, « medietariam unam in Lanrigan ». Gaultier y consentit volontiers, mais sa femme s’opposa à cette donation disant que cette terre faisait partie de sa dot. Les Bénédictins de Saint-Florent voyant cela, ne s’occupèrent plus de cette affaire ; mais plus tard cette dame revint à de meilleurs sentiments, et pour obtenir les prières des moines pour le salut de son âme, elle consentit à ce que désirait son beau-frère. Alors Geffroy en compensation abandonna à son frère Gaultier tout ce qu’il possédait parce que celui-ci assura aux religieux de Saint-Florent la possession de sa métairie de Lanrigan ; puis il s’empressa de recevoir l’habit monastique (Archives départementales de Maine-et-Loire, Livre blanc de Saint-Florent – D. Huynes, Histoire de Saint-Florent, 91).
Nés vers 1080. Apparaît aussi une famille. Celle de Genzone (peut-être la même famille que le précédent. Genzone semble en effet devoir être un frère des susdits Geoffroy et Gaultier ); elle porte aussi le nom de Lanrigan ; elle se composait de Genzone, qui épousa Adelèse, sœur de Guillaume, abbé de Marmoutiers (1104-1124), et de leurs enfants Tudualus (Tugdual), Garin et Judette. Garin de Lanrigan devint prieur de Combourg (il parait en 1108 dans une charte. Dom Morice tome 1 colonne 515). Quant à sa mère Adelèse, elle donna sa terre de la Bigotière aux religieux de Marmoutiers, qui en reconnaissance l’admirent dans un couvent de femmes existant alors près de leur abbaye ; renonçant au monde, cette dame y prit l’habit monastique.
Vers 1080. Toujours à la même époque. La terre de Land’Huan (ou Landuhan), en Lanrigan, est donnée en fief par Jean Ier de Dol, seigneur de Combourg, (en vérité par Guillaume de Tinténiac, sujet de Jean de Dol) à l’un de ses homme en arme nommé Adam fils d’Urvoi ; celui-ci en remettra la moitié à l’abbaye Saint-Florent en Anjou. Cette dernière la transmet aux moines de l’abbaye de Dol (prieuré de l’Abbaye-sous-Dol).
– 1108. Garin de Lanrigan (susdit ; fils de Genzone) est témoin en une charte relative au don fait à Saint-Martin de Josselin par Jostho, vicomte du Porhoet. (Dom Morice Tome 1 colonne 515).
– 1162. En 1162, Iseldis de Dol, dame dudit lieu de Combourg, étant sous la garde de Jean de Soligné à Combourg (père de son futur époux), à qui le roi d’Angleterre mandat audit Soligné de pacifier le différend qui étoit pour la forêt de Bourgoueth, laquelle avait été donnée quitte et libre par Jean seigneur de Dol, père d’Iseldis (Yseul)à l’abbaye et couvent de la Vieuville, entre André de Langan et Guillaume de Langan frères, seigneurs qui avoient droit par privilège et octroy fait par leurs prédécesseurs, par les anciens seigneurs de Dol et Combourg, d’usage à chauffage et merrain dans laditte forest et ledit abbé et couvent de la Vieuville ; par lequel lesdits seigneurs de Langan donnèrent leurs droits audits religieux, ainsi qu’il est simplement porté par la charte de l’abbaye, à charge de certain debvoir.
– Vers 1190. Etienne Gouyon, seigneur de Matignon et de Plevenon, né vers 1190, et sa femme Lucie née « de Matignon », donneront tous deux à Vieuville une mine de froment à prendre sur les dîmes de Langan(ancienne enclave de l’évêché de Dol située entre Rennes et Bécherel, proche de Romillé).
– Vers 1230-40. Jean de Langan accorde à V.V., pour la sépulture de son neveu, celui-ci fils de Thomas de l’Espine, inhumé en l’église de Vieuville, le prélèvement de 6 pièces de monnaies d’Angers à prendre sur ses dîmes de Travel. Ont concédé cela son frère Michel, et sa sœur femme de Thomas de l’Espine, ainsi que la fille de ces derniers [Jean de Langan était le frère de Guillaume de Langan lequel prit, pour femme, Stéphanie Botier fille de Thomas. La transmission de la dite terre de Travel des dits « Botier » aux dits « Langan » semble pouvoir ici attester « une parenté » certaine ayant unie et Adam et Thomas Botier].

Pleine-Fougères : Plana Filgeria.
– Paroisse proche de Roz sur Couesnon, proche de Saint-Marcan et de Saint-Georges de Grehaigne.

1032. Roianteline « vicomtesse de Dol Combourg » est citée pour ses métairies de Leze et du Pin ; elle les offrira à l’abbaye de Saint-Georges de Rennes .
– Vers 1070. Guillaume, Gelduin et Jean, « petits-fils » de Roianteline, sont cités pour les dîmes de l’église et deux autres métairies; à savoir celle de Tescelin et de Rainier toutes deux aussi assises en Pleine-Fougères.
– 1086. La paroisse est citée en une charte relatant les calomnies divisant alors Geoffroy et Guy, tous deux laïcs, tous deux fils de Guillaume et petits-fils de Gaultier, et les moines de Saint-Florent de Saumur.
Ce désaccord portera sur les dîmes assises en l’église de Pleine-Fougères, dîmes hier données à Saint-Florent de Saumur par leur père, Guillaume fils de Gaultier
(Goffredus et Guido, filii Guillelmi filii Gualterii, attaquèrent les moines de Saint-Florent au sujet de l’église, du cimetière et de la dîme de Pleine-Fougères. Mais l’abbé Guillaume de Dol parvint à faire entendre raison à ces récalcitrants et les reçut à la participation des bonnes oeuvres de son monastère, en les prenant sous sa protection au moyen de sa crosse, dans la paroisse d’Izé, où ils se trouvaient alors. Bien plus, les moines admirent en leur clôture un jeune clerc nommé Hubert, que lui recommandaient Geffroy et Guy, et ils donnèrent à ces derniers une somme de 11 livres monnaie de Rennes. Alors Geffroy et Guy, renonçant à toutes leurs prétentions, investirent l’abbé Guillaume au moyen d’un couteau au manche noir que leur prêta le cellérier. Dom Morice tome 1. Colonne 462).
En effet Hubert, leur frère mineur, dans la continuité du calme retrouvé, entrera comme moine en le dit monastère de Saint-Florent.
Guy et Geoffroy tous deux naissent vers 1060; leur père Guillaume donc doit voir le jour vers 1030 contemporain qu’il était d’Olivier 1er seigneur de Dinan.
Leur aïeul Gaultier, père du dit Guillaume,  naît très probablement vers 1000. Comment le susdit Guillaume fils de Gaultier entra t-il vers 1030 en la possession de ces droits assis en l’église de Pleine Fougère alors que Roianteline, mère de Josselin 1er seigneur de Dinan, était elle-même possesseur d’autres dîmes assises dans la même église ?

– En 1086. Giron seigneur de Châteaugiron, fils d’Ansquetil, pour les dîmes de l’église (Ansquetil, père donc Giron, semble devoir être le fils d’Angérius du Pont cité sur l’acte de fondation du prieuré du pont à Dinan, vers 1100. Angérius est alors cité pour avoir été possesseur au pont à Dinan, de l’autre côté de la Rance, aujourd’hui en Lanvallay, d’une étendue de terre délimitée par celle d’Orguen femme de Josselin 1er seigneur de Dinan. Tout laisse à penser que Orguen et Angérius furent probablement frère et sœur).
– En 1086. Hervé fils de Mainguy
(aussi cité en Saint-Broladre), et sa femme Hardwise, donnent à Saint-Florent de Saumur le 1/3 de leurs dîmes ainsi que tous ce qu’ils pouvaient posséder en la dite église de Pleine-Fougères (ils en investirent les religieux au moyen du couteau du moine Jean, fils de Riwallon, qu’ils remirent à Sylvestre, évêque de Rennes entre 1076 et 1093, pour le plus grand bien de Saint-Florent. En reconnaissance de ce bienfait, les religieux offrirent une somme de 10 livres à Hervé et promirent de lui donner l’habit monastique s’il le désirait quelque jour, et de le faire participer à tout le bénéfice de leurs prières s’il mourait laïque, le traitant comme un frère (Livre Blanc de Saint-Florent, 86).

Roz Landrieux
Vers 1080. Roz Landrieux ou Roz. Sa première apparition se fait en 1079 lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol ; alors est cité notamment Hamet, celui chevalier. Cette paroisse fut l’un des « berceau » de la famille des « Bouteiller de Dol » cette même paroisse ayant, en ses terres ou ses villes, la seigneurie « de la Chesnayes au Bouteiller » . Lors de la grande enquête de 1181 il sera dit que Roz relevait de l’archevêché de Dol; cette enquête dira également que chacune des villes relevant de la paroisse de Roz devait chacune une mine de froment, douze deniers ainsi un bélier.
– Vers 1070. Herveus Butellarius, ou Hervé le Bouteiller, né vers 1030 ; celui-ci offre aux moines de Saint-Florent sous Dol l’église de Roz dans sa totalité. Il offrira aussi une maison assise en le cimetière de Roz en laquelle, hier, avait vécu son père. Il donnera également le tiers de ses dîmes ; il fera tout cela avec l’assentiment de son père supposé, Hugues (Tout me laisse supposé que Hugues pût être le propre fils d’Eudes de Pohoët, celui-ci Vicomte du Pohoët, et de la Vicomtesse Roianteline).
– Toujours à la même époque Iterius, ou Itier de Roz, seigneur de Roz, donnera en présence de Hervé Bouteiller (Bouteillé ou échanson héréditaire de Dol), aux moines de Saint-Florent, six acres de terre en sa possession en Roz Landrieux.

Saint-Broladre :
– Aujourd’hui en l’arrondissement de Saint-Malo, au sud de l’ancien marais de Dol proche de Cherrueix et du Vivier
(Saint-Broladre pourrait être un détachement de la paroisse primitive de Pleine-Fougères).
– 1075. Trehan de Sancto Broaladrio donne aux moines du Mont Saint-Michel toutes ses dîmes relevant de Saint-Broladre, dîmes applicables sur ses terres, sur l’église et sur le cimetière de Saint-Broladre que de droit il possédait de ses parents
(de fait il était possesseur en le cimetière de la maison de Juvenis laquelle faisait patie de son domaine. Dom Morice Preuves 1 colonne 441) . Cela sera concédé notamment par son fils, Geoffroy, et sa femme Adeline.
Serait-il le « Trihannus filius Brientii
(ou Trehan fils de Briant) lequel sera cité vers 1070-76 lorsque sera fondée l’abbaye de Saint-Florent sous Dol ?
 Si oui alors à ce titre il serait le frère de Normandus, tous deux dits fils de Glaii, lors de la fondation de l’abbaye de Saint-Florent sous Dol.
 – Irfoi de Sancto Broaladrio (ou Urvoi ?) frère de Trehan ci-dessus. Il donne aux moines de Saint-Michel 2 actes de terre et tous ses droits applicables sur les églises de Saint-Broladre.          
– Entre 1107 et 1130. Guillaume fils d’Irfoi,  et frère d’Hervé, donne aux moines de Saint-Michel une certaine dîme assise en Saint-Broladre qu’il détenait de l’archevêché de Dol. Parti en Terre Sainte au lendemain de 1090, sans enfant lui succédant, il laisse pour seul « héritier » son frère Hervé. Témoins : Gilduin fils de Hamon et Eudes fils de Baderon
(Dom Morice Preuve 1 colonne 522. Hervé fut en effet le successeur de son frère. Cependant il semble devoir spolier au Mont-Saint-Michel les dîmes hier offertes par son frère Guillaume. Tombé malade suite à la « colère divine » de Dieu, cela entre 1107 et 1130, pendant la mandature de Baldric à l’archevêché de Dol,  Hervé fit appeler celui-ci à son chevet pour le pardon de ses fautes et de sa spoliation faite à l’encontre des moines du Mont-Saint-Michel. Il rendra, pour le pardon de son vol, les dîmes hier offertes par son frère en Saint-Broladre ayant, pour faire, le consentement de son petit-neveu, Hugues.
Au lendemain de la mort de Hervei, Hugues susdit, et Baldric, se réuniront tous deux, devant le Chapitre de Dol, Hugues obtenant devant celui-ci le pardon pour son grand-oncle, Hervé. Pour ce pardon, pendant trente année à chaque jour de l’anniversaire d’Hervé, une messe en son nom sera ainsi réalisée).
  – Helie Bouterat
(ou Buterat ) né vers 1100. Renouvelle à St-Michel du Mont les donations faites hier par Trehande Sancto Broladrio, son ancestre (Il est possible que celui-ci, probable « bouteiller », ait pris le nom de sa fonction pour fonder sa propre dynastie. Tout laisse à penser qu’Helie pris, pour « femme », une enfant née de Hervé fils d’Irfoi puisqu’il sera dit que son ancestre était Trehande de Saint Broladre).
– Au XII siècle, Hervé fils de Mainguy (cité aussi en Pleine-Fougères), cède vers cette époque aux moines du Mont Saint-Michel tous ses droits dans les églises de cette paroisse, « in ecclesiis ».  
– En 1109, un nommé Riwallon fils de Gaultier confirma aux mêmes religieux le don précédemment fait par son père du tiers des églises de Saint-Pierre et de Saint-Broladre, sous l’approbation du prêtre Hervé qui, lui aussi, prétendait avoir par droit héréditaire une portion de ces églises (« Ego Rivallonus Galteri filius dono… terciam videlicet partem ecclesiarum Sancti Petri et Sancti Broaladri, concedente Herveo presbytero qui in prefatis ecclesiis hereditario jure portionem clamare solitus fuerat » – Cartulaire du Mont Saint Michel, 38 et 70).      
– Rivellonis de Flacheio. Né vers 1180 il est le frère attesté de Guillaume lorsque celui-ci fera une donation en l’abbaye de Montmorel pour le repos de l’âme de leur oncle, Jean de Subligny ; Rivellonis donne ainsi aux moines de l’abbaye de Vieuville un bien assis en Saint-Broladre.                                                                                                             
– Guillaume Bouterat. Né vers 1180. Il est le fils attesté, par une charte, de Radulfus Flacheio (Raoul du Flechet) époux d’Appolionus (sœur de Jehan de Lanvalei ; Guillaume Bouterat à ce titre était donc le propre neveu de Jehan de Lanvalei). Guillaume autorisera les moines du prieuré de Saint-Broladre à réédifier un mur séparatif les séparant de lui-même et de Guillaume de Coëtquen (ou Guillaume II fils d’Olivier 1er de Coëtquen, parents des seigneurs de Lanvalei. Comment les seigneurs de Coëtquen entrèrent t’ils en la possession d’un bien assis en la cette paroisse ? De fait, Guillaume fils de Raoul, aïeul du même Guillaume II de Coëtquen, avait pris pour épouse Denise de Dol fille du seigneur de Dol-Combourg. Quant à elle la possession des Lanvalei s’explique très bien par l’union des susdits Appolionus de Lanvalei/Radulfus Flacheio ; Guillaume de Coëtquen susdit ira, lui aussi, de la même autorisation).

Tomen
– Entre 1164 et 1170. Tomen (ou Toumen ou encore Thoumein). Chaperon de Toumen, chevalier, père de Geoffroy et d’Eudes de Toumen, lors de la Grande enquête de 1181, attestera du fait que la dîme de Carfentin (quartier ou extrémité de Dolen laquelle sera édifié l’abbaye de saint-Florent sous Dol) et le fief de Hamon, fils d’Herland, relevaient de l’archevêché de Dol.
– Hervé de Trémigon, entre 1164 et 1170, offre à V.V. 2 jauges de terres assises proche de la fontaine de Saint-Martin en le village de Thoumein ; pour cela donnera son accord sa femme, ses fils et son seigneur Willelmo de Montesorel
(Le premier seigneur de Trémigon était issu de la terre de Saint-Méloir des Bois proche de Corseul, de Plélan et de Bourseul, terre au bas moyen-âge « enclave » du diocèse de Dol enchâssée dans le diocèse de Saint-Malo. Hervelin, père du dit Hervé de Tremigon, avant de mourir se vêtira de l’habit monastique pour s’enfermer en le prieuré de Combourg).
– Rolland de Tremigon, fils de Hervelin, offrira à V.V. ses propres dimes.

Jean-Pierre Fournier-Moy