Les moulins à VENT et à EAU du Gué Parfond.

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Les moulins à VENT et à EAU du Gué Parfond et Origine orthographique du nom du « Gué Parfond »…

Juste assis au dessus et au plus près du hameau du Gué Parfond, à la gauche de celui quand on remonte sur le Mezerais, culmine une large et grande butte de terre labourable celle-ci surplombant de toute sa hauteur tout le hameau.

Si cette butte aujourd’hui n’est point nommée, si elle ne possède aucune appellation au début du XIX siècle, en 1844 elle est nommé  » Le Gué » notre hameau et notre ruisseau tous deux dits du « Gué Parfond » étant eux situés en contrebas. »Parfond » quant à lui est un vieux mot françois déjà utilisé au début du XVI siècle puisqu’on le rencontre dans une œuvre de Rabelais : …quand ilz furent au plus parfond du gué, au dessus de la roue du moulin…Monsieur le Comte Jaubert dans son glossaire linguistique rédigé en 1836 lui donne pour signification le sens de « profond »…ou bien « au fond ».

Ainsi dans certains écrits nous trouvons il est vrai, toujours dans Rabelais, : … et doibt leur âmes damner au parfond de la plus ardente chauldière qui soyt en enfer…ou bien encore dans un livre naturel : …il y a parfond des herbes où le poisson se retire… Il faut donc comprendre « parfond » pour « par le fond » ou bien « au fond de ».Conclusion : Le Gué Parfond aurait donc été dans un temps déjà ancien, peut-être au XVI siècle, le nom donné à ce hameau lequel lorsqu’il s’installa s’est assis « en le fond du Gué », ou bien « par le fond du Gué », ou bien encore « au fond du Gué » ou « au dessous du gué »celui-ci étant bien sur la large butte de terre appelée en 1844 « le Gué » puis, par transformation linguistique : le Gué Parfond. Reste à savoir maintenant l’origine même de cette appellation « Gué » donnée à cette dite butte de terres labourables en 1844 !

En des temps très anciens y aurait t-il pu y avoir ici même une tour de gué féodale ?

Après en des temps moins reculé y aurait t-il pu y avoir ici même aussi un moulin ?

Si les seconds plans cadastraux réalisés en 1844 n’assoient ici même aucun bâti, quel qu’il soit, il en va tout autrement pour les premiers plans cadastraux dits napoléoniens qui eux seront réalisés en 1811. En effet ces premiers plans cadastraux assoient ici même sur cette hauteur, toujours pour le hameau du Gué Parfond, un moulin à Vent ; celui-ci d’ailleurs servira aux géomètres du cadastre pour pouvoir faire leurs propres visées trigonométriques. Il est alors dénommé : le moulin du Gué Parfond; ce moulin à vent disparaitra entre 1811 et 1844 étant il est vrai entièrement absent sur les dits plans cadastraux établis en 1844.

Il semble y avoir eu aussi au plus près du ruisseau un moulin à eau cette possibilité étant étayée par la présence d’une grande surface d’eau, surface que nous retrouvons ainsi dessinée pour tout moulin à eau il est vrai.La surface parcellaire de ce même réservoir sur le plan de 1811 porte le n° 278; le moulin lui devrait être en la parcelle n°59. Quoique non représenté en 1811, ni en 1844, il semble cependant bel et bien devoir exister en 1845 puisque le grand géographe Jean Ogée en tant que tel le cite : …moulin de Gué Parfond à eau…

En 1855 il en sera de même pour Benjamin Jollivet autre géographe qui en 1855 fera un copié-collé du propos d’Ogee, un copié collé il est vrai.En vérité NON représenté ici même en ce hameau sur les différents plans cadastraux, qu’ils soient ceux de 1811 ou de 1844, qu’ils soient ceux de Lanvallay, Tressaint ou de Saint-Solen, il serait tout à fait possible, voir très probable même, que ce même moulin dit du Gué Parfond soit finalement celui de la Begassiere lui-même, puisque celui-ci en effet est assis sur le ruisseau du même nom MAIS aussi nommé le ruisseau de Sainte-Suzanne lequel n’en est que le prolongement, la continuité et sa propre terminaison.

À défaut d’avoir eu assis sur ce ruisseau, ruisseau nommé le Gué Parfond, deux moulins à eau, un à Saint-Solen et un à Saint-Helen, si tel devait être la Vérité alors le dit moulin du Gué Parfond aurait de tout temps été assis sur Saint-Helen et non pas sur Saint-Solen tout en étant celui du ruisseau du Gué Parfond.

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