Le bâti de la Magdeleine au pont à Dinan

Chapitre en construction et non terminé…

Peut être une image de les Cotswolds, plein air et arbre
Le bas des rues de l’Abbaye et de la Madeleine.
De gauche à droite :
Le pignon haut de la maison de Robert Remont édifiée entre 1801 et 1807 ; la petite forge de la cour de Bretagne citée au milieu du XVI siècle ; l’entrée de la Cour de Bretagne cité en 1733 ; le petit immeuble relevant de la Cour de Bretagne édifié au XVII siècle ; le grand logis de la Cour de Bretagne déjà existant en 1598 ; l’entrée de la rue de l’Abbaye; la maison du sieur Pierre Salmon « ancienne barrière ou octroie » en 1693 ; au retour de celle-ci la dite auberge de la Croix-verte et au delà du dit grand logis la petite maison à pan de bois ci-dessous décrite.
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Le bas de la rue de l’Abbaye vers 1930.

La rue de l’Abbaye ou de la Baille ou ses deux deux premières appellations

Au XVI siècle, en 1556 pour être précis, nommée le chemin conduisant aux croix de Coetquen, puis nommée au XVII siècle la rue de la Baille du fait que le prieuré très proche la délimitant relevait alors de la Baille de Marmoutier, (le mot Abbaye au XVII siècle s’écrivait il est vrai Baille. Ainsi vers 1670 lorsque Dom Floraine religieux de l’Abbaye de Marmoutier viendra prendre ici même possession de sa commende il sera dit : Mémoire des dépendances et consistance du prieuré de Ste Marie Magdeleine dans la parroisse de Lanvallay eveché de Dol et lesse le pont a Dinan dont est prieur Dom Floraine marchand Docteur de Sorbonne ancien religieux de la baye de Marmoutier. Pour info le prieuré de la Magdelaine au XVII siècle quittera l’aile protectrice de l’Abbaye de Saint-Florent de Saumur pour être reprise par celle de l’Abbaye de Marmoutier via l’Ordre nouveau de Saint-Maur. Je pense qu’il nous faut voir dans le terme rue de la Baille l’appellation rue de l’Abbaye le dit prieuré bordant cette rue relevant en effet et successivement des deux abbayes ci-dessus précitées).
l’actuelle rue de l’Abbaye dans sa totalité est alors déjà une rue fort ancienne remontant le temps, une ancienne rue remontant elle aussi jusqu’au Moyen-âge ; aujourd’hui elle est encore en partie plongée dans un jus presque originel. 

1693. La première énumération de son bâti

La fin du XVII siècle, en 1693 exactement, au travers d’un acte d’imposition féodal seront répertoriées en cette rue près de vingt-cinq feus tous différents, près de vingt-cinq familles toutes individuelles dont certaines étaient de grands notables ici même établis, tous sieur et Dame de ceci ou sieur et Dame de cela toutes et tous devant en effet impôt seigneurial au prieur commendataire de Marmoutier.
Certaines de ces maisons tout au long des XVIII et XIX siècles seront LOUEES et il en sera ainsi notamment pour la dernière maison en pans de bois encore existante en cette rue, maison édifiée très probablement au XVI siècle ; composée de deux maisons très étroitement associées l’une à l’autre celle ci comprendra en profondeur un embats entièrement professionnel en lequel notamment œuvra un ferronnier lorsque son étage, en sa totalité desservi par une même petit escalier extérieur à perron, lui recevra deux maisons distinctes, deux couples distincts, deux familles distinctes l’une de l’autre.
Le XVII siècle semble voir apparaitre en cette rue un second bâti probablement édifié en remplacement d’un bâti beaucoup plus ancien lui en pans de bois ; ainsi partiellement adossée à cette maison en pans de bois sera construite en 1656 une petite maison faite entièrement de pierres, maison nommée en la dite année 1693 : la maison de la cour de Bretagne .

Assise depuis la nuit des temps dans le prolongement même de l’ancienne rue moyenâgeuse du Jerzual au titre de l’impôt qui déjà était dû dans son bas se trouvait installée à droite en montant aussi une barrière, une barrière aussi nommée octroi en la plupart des actes écrits, une barrière établie pour recevoir l’impôt fixé sur toutes les marchandises sortant ici aussi du port de Dinan ; cet octroi sera effectivement cité barrière en ce même acte d’imposition féodal rédigé en la dite année 1693....dans la bas de la rue de l’Abbaye, de l’autre costé de la barrière le sieur...

Sa léproserie ou maladerie

1648. Pouillié général écrit par Gervais Alliot citant la présence d’une maladrerie au Pont à Dinan en 1648.

La première citation de la présence d’une léproserie ou Maladerie au pied du prieuré sera faite en l’année 1219 lors d’un désaccord ayant opposé en le tout début du XIII siècle et Olivier de Coëtquen et le prieur du prieuré (Probablement Even ici en mandature en cette même année).
La seconde citation ou attestation et celle « ci-dessus » laquelle, rédigée en l’année 1648, confirme ici même au pont de Dinan la « toujours présente » maladrerie celle-ci relevant alors directement de l’évêché de Dol et donc de l’archevêché de Tours. La troisième et dernière citation, indirectement cette fois, sera celle faite en l’année 1693 lorsque sera énuméré en un acte écrit l’ensemble des tenanciers devant impôts au prieuré du Pont à Dinan; le souvenir de cette maladrerie se fera probablement au travers de l’appellation du « Jardin de l’Hopital », jardin appartenant en la dite année 1693 et en en propre à Carize et Julienne Bacheu toutes deux sœurs la dite Carize possédant également une maison assise en la « Cour de Bretagne » alors toute proche

Quelques années auparavant en 1648, cela toujours au travers d’un acte d’imposition féodal citant son propre revenu financier, sera attestée ici même sur le quartier de la Magdelaine la présence d’une maladrerie; il est troublant de savoir qu’en cette dite année 1693 le même acte d’imposition assoira sous l’actuel viaduc alors non encore construit, faisant face à la rivière de Rance, un grand jardin nommé par celui-ci «le jardin de l’hôpital ». Aurions-nous par ce même acte d’imposition féodal enfin trouvez ici en cette rue ancestrale l’emplacement de la dite maladrerie ou léproserie voulue au lendemain même de l’édification du prieuré du pont à Dinan, prieuré très tôt placé sous la sainte protection de Marie-Magdeleine patronne des morts, des lépreux et des pestiférés ?

Ce prieuré élevé avec sa propre église à la charnière des XI et XII siècles sera en effet à l’origine même de l’apparition de cette dite maladrerie cette dernière étant en effet encore existante la dite année 1648.

Ses différents bâtis

Cette rue déjà très fortement habitée en 1693 gardera jusqu’au début du XX siècle trois maisons originelles à pans de bois toutes édifiées sur un embats faits de pierres, embats alors toujours professionnel; aujourd’hui malheureusement il n’en reste plus qu’une seule. La plupart des autres maisons appareillées entièrement de pierres, maisons presque toutes très fortement modifiées dans leurs embats et ouvertures respectifs, présentent toutes une architecture propre au XVIII siècle (En la bas de cette rue construit en la cour de la Croix-Verte était hier un bâti à gauche en montant, bâti ou longue maison faite toute de pierres ; encore présente vers 1940 sur un dessin d’Yvonne-Jean Haffen cette longue maison aujourd’hui n’existe plus. Le RDC ou embats de ce bâti, probablement écurie, était desservit par la dite cour de la Croix verte ; son premier étage assis à la hauteur de la rue était lui desservi par celle-ci probable logement alors qu’il était).

Toutefois en l’une d’entre elles, au numéro 6 actuel, restent toujours en notre heure présente quelques rares éléments architecturaux propres au XVII siècle à qui sait les découvrir en son derrière.

Il y a également bien sur, au plus bas de son bas, assis à l’angle de la rue de la Madeleine, la présence de l’ancien noble logis de la Cour de Bretagne cité lui dans un acte judiciaire établi en l’année 1598. En 1693 le haut de cette rue s’arrêtait sous l’actuel viaduc le restant de son cheminement n’étant alors qu’un simple petit « trait d’union l’unissant au bourg de Lanvallay » ; ainsi il sera encore nommé en 1811… 

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XVI siècle. Maison de forgeron.
Maison de forgeron en pans de bois rue de l’Abbaye.
Elle sera l’objet en 1964 d’un acquêt passé entre madame Renée-Amélie Roinel épouse de Felix-Lucien Vellutini, militaire, et monsieur Philippe-Marcel-René-Marcel Busson céramiste de son état ; vendue pour la somme pour cinq mille sept cent cinquante francs, 5.750,00 fs, elle sera ainsi décrite
:
…une maison de construction ancienne en pierres et colombages, sous ardoises, ayant au rez de chaussée une grande pièce et un cellier ; au premier étage deux pièces auxquelles on accède par un escalier extérieur en pierres, grenier au dessus…
Cette ancienne maison de forgeron sera ainsi cité le 22/11/1957 lors de la succession de feu Auguste-René-Jean Roinel ..Article deuxième. – Une maison de construction ancienne construite en pierres et colombages, couverte d’ardoises, comprenant au rez de chaussée une grande pièce autre fois à usage de forge, au premier étage deux pièces avec grenier au-dessus, auquel premier étage on accède par un escalier de pierres, petite cour au derrière…

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Vendue pour la somme de 1.500,00 francs le 01/02/1924 à monsieur et madame Roinel-Lucain par madame Marie-Joseph Chauchix alors déjà veuve de monsieur Lemercier, héritière de celle-ci par son père Albert-Joseph-Marie Chauchix, madame Chauchix demeurait alors en le grand logis y attenant ici à sa gauche immédiate, l’ancien grand logis de la Cour de Bretagne, logis aussi hier par droits d’hérédités reçu pour moitié par feu son père celui-ci y décédant le 1/01/1905 alors veuf de madame Marie-Angèle Coudert.
La vente de la maison en pans de bois ne sera pas accompagnée de la vente du dit grand logis madame Chauchix veuve Lemercier vendant celui-ci que le 15/09/1945 pour la somme de 25.000,00 francs (possédé en indivis avec son frère Albert-Chauchix de son métier avocat madame Chauchix deviendra après partage seule propriétaire et de la maison et du dit logis que le 03/06/1913).

Avant sa rénovation fait en l’année 2000 voici la dernière maison à pans de bois édifiée sur un embats professionnel fait tout de pierre ; elle est la seule encore existante aujourd’hui en cette rue.
Cet ensemble en 1693 sera le bien communs des héritiers d’Alain Pontfily et de Carize Horel son épouse les deux plus anciens propriétaires retrouvées pour celle ci ; pour certains BMS de Lanvallay celui-ci de son état était maître boucher à Dinan …De l’aultre costé de la rue proche la barrière Joseph et Alain Ponfily et Thomasse Angers, les enfants d’Ollivier Pontfily et Carize Horel, uune maison, cellier, cour, fontaine et petit jardin desrière...
Cette maison à pan de bois sera citée en plusieurs actes de ventes successifs bordée qu’elle était, et qu’elle est toujours encore aujourd’hui il est vrai, par une ancienne venelle de servitude desservant pour le menu, ou pour le petit, et la vallée de Bretagne et la fontaine Clairet.

Lors de sa toute dernière rénovation menée en 2000 par monsieur et madame Philippe Busson, propriétaires de celle-ci, travaux concernant toute la remise à neuf de la façade, les bois de nouveau furent mis en pleine vue. Pendant ces mêmes travaux seront retrouvées les anciennes ouvertures originelles antérieurement condamnées par simple remplissage et enduisage ainsi que la présence d’une porte haute coupée ; lors de cette campagne de travaux pour respecter l’authenticité première de la maison l’ensemble de la façade sera remis entièrement à l’authentique.
A sa gauche immédiate se trouve toujours être l’ancien noble logis de la cour de Bretagne dont l’existence par acte écrit est attestée en la fin du dit XVI siècle en un acte judiciaire; cité une nouvelle fois en 1693 ce « grand corps de logis » est alors le bien hérité des enfants héritiers du feu Alain Gigot sieur des Anges ce même logis comprenant alors aussi plusieurs autres constructions dont un petit immeuble particulier sur rue, une grande cour nommée la Cour de Bretagne, une petite forge, une maison assise au fond de sa cour etc. plusieurs jardins ...Les enfants du feu sieur dit Anges Gigot, Jeanne, Catherine et Marie, un grand corps de logix, cour, cellier et apantif, maison et jardin proches le Cheminneuf…

Cette maison lors de son édification en la rue montante de l’Abbaye fut perpendiculairement assise à celle-ci ; de fait elle est aussi assise en contrebas de la descendante vallée de Bretagne elle même ainsi dénommée dans différents anciens actes écrits .
Cette maison de tout temps sera un ensemble de deux maisons, de deux maisons jumelles ou associées; deux maisons ensemble assises sur un seul et même embats professionnel celui-ci possédant donc en son dessus deux maisons orientées de nord à sud. La première est aspectée sur la rue à sud tout en s’ouvrant à orient quand la deuxième, elle, est seulement aspectée à orient par sa simple porte d’entrée (la maison aspectée au sud et donnant donc sur la rue est la plus grande des deux; elle possédera toujours en totalité le dit embats professionnel).

Le 30/08/1780 lors de la Prise, Partage et Allotissement du grand logis de la Cour de Bretagne, grand logis comprenant alors également la maison de la Cour de Bretagne (Celle-ci est l’actuel n°14 de la rue de l’Abbaye ; cette maison sera ainsi nommée il est vrai en la dite année 1693. Aujourd’hui desservie QUE par la rue de l’Abbaye elle était alors AUSSI desservie par la dite cour de Bretagne son premier étage l’étant lui exclusivement QUE depuis celle-ci ), tous deux alors biens de Jacques Giffard et de feue Guillemette Teto son épouse, il sera dit par deux fois que ces deux maisons associées par le même embats professionnel étaient alors le bien et de Jane Busson pour l’une et de Françoise Briand veuve Teto pour l’autre. Ainsi pour le dit grand logis il sera dit : …La dite maison joignant au surplus du bout occident au pavé de la rue du faubourg de la Magdeleine conduisant au chemin neuf, du midi à la rue de l’Abbaye et d’orient à la maison de demoiselle Janne Busson et d’autresAinsi pour la maison de la cour de Bretagne il sera aussi dit : ……joignant du nord à maison du sieur Folain , du midi à la maison de demoiselle Jane Busson et à Françoise Briand veuve Teto, d’orient au penhari et d’occident à la dite demoiselle Busson… (Janne Busson se mariera le 10 janvier 1763 à Dinan avec Pierre Salmon fils de Pierre Salmon en son temps fermier général des biens temporels du prieuré du pont mais aussi marchand tanneur ; Pierre Salmon « fils », né le 12 septembre 1736 à Châteauneuf-d’Ille-et-Vilaine sera, de son état, et marchand-tanneur lui aussi mais aubergiste. Il décède le 24 fructidor an XI (11 septembre 1803) à Dinan ; Jane Busson alors déjà veuve en 1811 ne possédera plus cette dite « portion » de maison mais sera alors en possession de la maison lui faisant face, l’actuelle maison sise au n°17 de la rue de l’Abbaye, ou l’ancienne BARRIERE en 1693…).

Plan cadastral de 1844.
La maison de la Cour de Bretagne est ici le n°162 et la maison à pans de bois, ancienne maison de forgeron, elle aux n° 165 et 166 la rue de l’Abbaye étant à midi, ou au sud, la rue de la Magdeleine étant assise quant à

elle à occident, ou à ouest. A occident la maison de la Cour de bretagne, le n°162, touche le n°166, ou celle de la dite « demoiselle Janne Busson » veuve en 1811 de Pierre Salmon fils ; en conséquence le n° 165, maison possédant aussi tout l’embats professionnel, est donc celle de la dite Françoise Briand veuve Guillaume Teto.
Vers 1830. Plan de de reconstitution de la Magdeleine
Plan de reconstitution du tissu urbain de la Magdelaine vers 1844. Travail réalisé d’après le plan cadastral de 1844; travail personnel.
Le bâti ici présent et dessiné vers 1844 est différent du bâti énuméré en 1813 lors de la mise en vente par licitation de l’Hostellerie ou grande auberge de la Croix-Verte. Cette « superbe auberge » est ici sur ce plan de reconstitution positionnée par le X. La petite et la grande écuries sont le long bâtiment rectiligne prolongeant la dite auberge vers le vieux pigeonnier seigneurial. Les premiers actes de dénombrements du prieurés, actes rédigés au XVI siècle, ne citent aucunement les dites écuries il est vrai. La petite écurie elle est citée en 1693 ; la grande écurie, se présentant là ou était hier l’église, semble donc être postérieure au Directoire, période gouvernementale post révolutionnaire en laquelle les biens du prieuré furent saisis puis vendus comme biens nationaux en effet.
La Magdeleine avant 1786, avant le réalignement de la dite auberge de la Croix-Verte, avant la destruction de l’église du prieuré et la disparition de son cimetière ici en couleur grise (travail personnel).
Peut être une image de plein air
Un lien émotionnel uni par un lien d’Histoire à…la Cour Tourendel

Magnifique et très RARE carte postale du pont à Dinan montrant le bâti de ses 2 rives.
En effet pour qui connaît le port, pour qui étudie cette vieille carte postale si riche, si belle, elle contient en sa partie basse à gauche le vieux corps de maisons à pans de bois ayant hier en son derrière contenu toute la Cour de Tourendel, le puits de Tourendel, le vieux pressoir de Tourandel, les vieux celliers de Tourendel, la vieille auberge de Tourendel nommée plus tard l’Auberge du Croissant.
Aujourd’hui, entièrement disparues, ces 5 maisons seraient assises tout au long du bas de la rue de la Madeleine aujourd’hui grand jardin privatif enclos et donnant sur la rue au numéro actuel du 28.
Ici nous voyons aspectees vers orient , alors encore existantes au tout début du XX siècle, les quelques maisons ayant formées hier cette cour citée dans les actes dès l’année 1533.
Cette cour nommée de Tourendel était assise juste en face du grand Logis de la Cour de Bretagne.
Le bâtis de la Cour Tourandel aujourd’hui entièrement disparu pour tout un pan de celui-ci.

Il est ici assis à la gauche de la grande maison du dit sieur Christophe Leroux des Aulnais ; vers vous il est assis au devant des ancien entrepôts et hostel du sieur Pierre Follens. Ci dessous sur le plan cadastral de 1844 ce sont : la parcelle 48 ; les deux parcelles dépendantes 47 et la parcelle 46.

La cour Tourendel.

Celle-ci de tout temps releva de l’auberge de l’Ecu bien au XVII siècle siècle de noble homme Mousset de la Villeneuve possesseur des terres et château de Carheil en Saint-Samson. ; bien en 1711 de la dite veuve Yvonne Turpin celle-ci deviendra auberge du l’Ecu sous la possession du Felix Baguelin fils de Pierre (Felix possèdera également l’entrepôts à chaux en le n° parcelle 46 Pierre son père lui possédant alors la cour de Bretagne ici relevant de la parcelle n°169 ;
L’auberge de l’Ecus porte ici le n° cadastral 51 la grande auberge de Tourendel, demain auberge du Croissant, elle les deux n° associés 49 et 50. La cor de Tourendel possedera en son sein le puits Tourandel, les écuries Tourandel, le pressoir Tourendel en un cellier perpendiculaire à la rue de la Madeleine, cellier ici appuyé tout au long de la parcelle n°46).

Le noble logis de Grillemont, bien en 1583 de Claude Apuril Dame de Grillemont, bien au XVIII siècle de Pierre Follen puis celui de Pierre Salmon « fils », est ici la parcelle n°50 ; au XVI et XVII siècle la grande parcelle n°43, à la fin du XVIII siècle entrepôts et immeuble que Pierre Follen fera construire, n’existait pas encore et seul était ici même les grands jardins relevant du dit logis de Grillemont (Le sieur Christophe le Roux des Aulnais, gendre de Pierre Salmon l’Aisné, possesseur de la grande auberge de Tourendel possédera également les grands entrepôts et écuries assis en la parcelle 44 la maison assise en la parcelle 45 n’apparaissant ELLE que ENTRE 1811 et 1844 construite qu’elle sera à l’extrémité d’un jardin relevant de la dite parcelle n°44).
Peut être une image de texte qui dit ’C0 4 4- Dinan (C.-du-N.)- Vue générale sur la Rance Passemard, édit., Dinan’
Carte postale ancienne datée de 1908, cartographie colonisée.

Dans toute son authenticité elle nous montre une très belle ancienne maison à pans de bois dans la rue de l’Abbaye, maison entièrement disparue aujourd’hui.
De nos jours à sa place, au numéro actuel 8, est désormais une maison moderne faite vers 1970.
Ne reste en cette rue en cette heure présente qu’une seule et dernière maison à pans de bois non aperçue ici.
Il nous faut en plusieurs points analyser cette Très belle ancienne carte postale consacrée surtout au quartier de la Madeleine, photographie faite au lendemain de la disparition de la très grande auberge de Tourandel assise hier en la bas de la rue de la Madeleine.
Cette auberge haute, construite sur un embats et 3 étages, tout en pans de bois et encorbellement, auberge citée dès l’année 1533, en effet est ici absente définitivement détruite qu’elle sera au lendemain de 1905.
A noter aussi sur cette carte postale l’immense vallée de Bretagne tout en verger cultivé, vallée ne possédant alors aucun arbre planté, vallée toute en culture que notre Région aujourd’hui à tors a définitivement classé comme zone uniquement forestière. Hier en cette vallée dite de tout temps de Bretagne chaque riverain de la Madeleine avait son propre sillon qu’il cultivait; cette vallée était alors elle aussi tout un lieu de rencontre sociale à l’image alors de tout le port devenu aujourd’hui uniquement touristique.
Elle s’étirait alors de l’ancienne tannerie des héritiers du feu Jacques Salmon, cités en 1811, à l’actuel viaduc.
A remarquer aussi à droite en remontant l’ancien cheminneuf, soit l’actuelle rue de la Madeleine, la grande vallée de la Madeleine ainsi dénommée en 1801 bien alors de Julien Merel de son état « marchand de fer » et possesseur du grand logis de la Cour de Bretagne.
Il nous faut aussi remarquer, présente en la rue du Four, toute l’importance de la hauteur de l’ancienne maison du prieuré, maison qui a perdu tout un niveau abaissée depuis en effet qu’elle a été. Cette maison sera citée en un acte en 1513 lorsque sera ici même prieur Christophe May.
En cette même rue, perpendiculaire à cette même maison, est alors toujours présente l’immense écurie parallèle à la rue de l’Abbaye, écurie apparaissant sous le Directoire lorsque ce même prieuré deviendra l’immense bien de l’aubergiste François Mars. Sont encore entièrement construites en bordure du chemin de halage, proches de l’ancienne tannerie déjà bien professionnel du sieur François de la Ville Allée ici même cité dès l’année 1781, les deux anciens petits ateliers de filature de toile.


Peut être une image de plein air et arbre
XVII siècle. La façade arrière de la dite auberge de l’Ecu en l’ancienne cour de Tourandel.
Peut être une image de plein air et mur de briques
XIX siècle. Cette petite maison assurant l’angle de la Madeleine et de la rue Jean Perquis apparait de fait que ENTRE 1811 et 1844.

Edifiée à l’extrémité d’un jardin relevant de la parcelle cadastrale n°44 en 1844 ce jardin en 1718 relèvera du dit logis de Grillemont.
Peut être une image de les Cotswolds et plein air
L’ancienne grande auberge de la Croix-verte édifiée en 1576 ; elle sera notamment le bien en 1711 de la veuve Turpin maison par elle acquise du sieur de la Morandais Mesnage.

Cette maison assise en la bas de la rue de l’Abbaye, au plus près de la cour de Tourendel, assurant son angle avec la rue de la Madeleine, hier le cheminneuf, sera entièrement déposée au lendemain de 1786 dans sa façade nord, ici sur la rue, lors des grands travaux d’aménagements portuaires (Avant son dit réalignement elle était sur le rue dans la prolongement de l’ancienne barrière, de l’ancien octroie). Composée de tout temps de deux maisons associées l’une à l’autre son actuelle façade du XVIII siècle ne présente cependant de nos jours qu’une seule et même entité ; composé de trois travées la première maison comprend la première travée verticale, à orient, la deuxième à occident étant elle composée des deux autres travées verticales depuis non desservie par la rue quant à elle. C’est lors de son dit réalignement que sera réutilisée en réemploi en l’embrasure de la grande fenêtre de son embats la pierre tumulaire d’honorables gens Macé Marot et Guillemette Roland sa femme tous deux sieurs et Dame du dit Cheminneuf.


Cette ancienne noble maison sera en la dite année 1693 le bien de Jacques Mesnage de la Morandais héritier de celle-ci de feus ses père et mère Macé Mesnage et Simone Lefrançois sieur et Dame des Morandais elle même héritière de celle-ci par son propre père. Uni à Françoise-Marie-Josephe Sauveur Jacques Mesnage de sa charge sera Procureur aux Etats de Bretagne ; il semble devoir vendre ce logis à N.H. René-Yves de la Mousche.
Donc ici est cette ancienne auberge noble bien en décembre 1734 du dit noble homme René-Yves de la Mousche sieur de la Millière ; celui-ci à son tour semble devoir vendre cet immeuble le 05/01/1734 au dit sieur Pierre Follen époux Chomené. Hérité par le fils de celui-ci elle sera la dite superbe grande auberge de la Croix-verte bien en 1813 du dit sieur François-Alexandre-François Mars époux de Jacquemine Daumalin tous deux aussi propriétaires de la dite petite maison en pans de bois.
Cette auberge sera mis en vente par adjudication au décès de François-Alexandre-François Mars pour le besoin de sa femme et ceux de ses enfants, enfants alors tous placés sous le tutora exceptionnel de Pierre Follen fils époux Baguelin ancien propriétaire de ce bien.
Pour cette même auberge la matrice cadastrale de 1811 dira …Marc veuve François et enfants aubergiste à la Magdelene…
Cette acquisition fut faite le 15/09/1794 pour une somme s’élevant à 4230.00 livres.  Bien qu’attenant au prieuré cette grande auberge, hier noble logis, ne faisait aucunement partie des biens relevant du prieuré.
Il était un bien lequel, de tout temps, fut le bien de propriétaires successifs.
A ce titre ce logis ne fut donc pas confisqué à la Révolution avec les biens religieux du prieuré. L’église et la maison prieurale et ses biens, les jardins du prieuré aussi, à ce titre furent EUX confisqués comme « Biens nationaux » puis vendus aux enchères peu de temps après, sous le Directoire (Monsieur Le fer de la Gervinais à ce titre acquis lui la Maison du Prieuré ; voir pour cela l’acte de vente Anne Tardif-Pierre Remont…).
Monsieur Marc, ou Mars aussi, acquit-il la Grande maison de la Croix Verte d’une façon normale même si peu de temps après il est vrai il acheté aussi aux Biens nationaux la maison prieurale du prieuré sans les dépendances ? (Ces mêmes dépendances adossées au dit logis du prieur, dépendances comprenant alors le four, les écuries, les granges à bois et logements annexes seront comme biens nationaux acquis quant à eux par le sieur Yves Salmon sieur du Bas Frêne le propre frère du sieur de la Touche Salmon lequel LUI se portera acquéreur du dit petit immeuble particulier hier bien du dit sieur Alain Gigot sieur des Anges ; à la mort du dit sieur Yves Salmon sieur du Frêne Anne Tardif sa veuve vendra tout cet ensemble il est vrai à Pierre Resmond , ou Rémont, alors déjà propriétaire de la Cour de Bretagne).
Les Armoires de la cheminée monumentale de la grande auberge de la Croix-verte, Armoiries comportant la date inscrite de 1576.

Cheminée aux armoiries muettes comportant toutefois la date de 1576.
Ces armoiries furent probablement celles de Jacques Rolland cité présent au port dès l’année 1583; à défaut elles seraient celles du dit couple Rolland Rolland – Janne Feron les plus premiers possesseurs ATTESTES de la dite maison de la Croix-Verte.
Jacques fut-il le père de Rolland Rolland « sieur de la Croix-Verte le dit Rolland prenant pour épouse Jeanne Ferron en l’année 1573 ?
Jacques Rolland sera en effet cité en 1583 en un acte de redevance seigneurial propre au prieuré; il sera également cité dans un acte de redevance pour une terre qu’alors il possédait juste au dessus de l’actuel débouché de la rue de l’Abbaye.
En la seconde moitié de XVI siècle, vers 1580, ce logis sera le bien propre de Rolland Rolland et celui de son épouse, Jeanne Ferron, tous deux Sieur et Dame de la Croix-Verte, tous deux nés vers 1530. Jeanne Ferron eut pour oncle direct Pierre Ferron prieur du prieuré de la Magdeleine du Pont à Dinan en 1556 ; leur fils à tous deux, Nicolas Rolland, sera en 1608 pour trois parfaites cueillettes le fermier général du dit prieuré du Pont
cela après le propre frère de sa mère, Guillaume Ferron seigneur du Chesne (Janne de par sa naissance était la fille du seigneur du Chesne-Ferron en Saint-Carné, nièce de Pierre Ferron hier prieur ici même en les murs de notre prieuré, mais aussi la petite fille de Bertrane Ferré seigneur en ses terres de la Conninais en Taden ; elle possédera aussi pour une moitié la grande hostellerie de Tourandel).
Légumier et pierre tombale.
En l’ancienne grande auberge de la Croix-verte, qui fut lors de son édification en 1576 un noble logis, furent retrouvées en l’année 2000 lors de sa complète réfection cet ancien légumier et la dite pierre tumulaire tous deux réutilisés lors de la réalisation au lendemain de 1786 de la grande fenêtre ouverte en sa toute nouvelle façade
1576.
L’ancien escalier à vis désormais décentré dans la côtale occidentale de la grande maison de la Croix-Verte.
Cette côtale fut amplement avalée par une nouvelle maçonnerie lorsque les travaux d’aménagement du port firent reculer la façade de cette maison d’un retrait de presque 2 mètres de profondeur.


Citée en cet acte rédigé en 1780 pour Françoise Briand dite veuve Teto il s’agit en fait de Françoise Briand veuve de Guillaume Této certains actes B.M.S. nous l’ayant appris; Françoise était la fille d’Ollivier Briand celui-là même qui sera en 1733 lors de la vente de la Cour de Bretagne présenté comme étant maréchal sur route œuvrant alors en la petite forge assise en cette cour au plus près des pavés. du cheminneuf (Guillaume Teto et sa femme Françoise Briand semble devoir tous deux posséder et vivre en la moitié de la grande auberge de la Croix-verte, la partie ou maison assise à occident la première moitié assise à orient, côté rue de l’Abbaye, étant elle alors le bien de Pierre Follen époux Chomené celui seul possesseur hier de ces deux moitiés acquis de N.H. René-Yves de la Mousche. Guillaume Teto en effet en 1786 sur le plan dit des d’Alignements à suivre sera de celle-ci cité « propriétaire »; Lire plus bas…).
Le dit Ollivier Briand, son père, fut t’il lui aussi de son vivant propriétaire de l’une de ces deux maisons associées ? (Si OUI alors au seul regard de son activité professionnelle de maréchal sur route, maréchal œuvrant en la dite petite forge, Ollivier Briand posséda probablement la maison aspectée sur rue de l’Abbaye, soit la maison possédant tout l’embats professionnel, maison que recevra à son décès sa propre fille de lui héritière, à savoir la dite Françoise Briand dite veuve de Guillaume Teto le dit jour 30/08/1780).
Né le 10/10/1712 et décédé le 22/12/1764 Guillaume Této époux Briand était le propre fils de Guillaume Této « père » ce dernier ayant été de sa propre charge l’un des deux trésoriers de l’église du prieuré de la Magdeleine avec Pierre Baguelin son gendre.
Pierre Baguelin en effet épousera en première union sa fille, Jane Teto, celle-ci ayant aussi une sœur au travers de la dite Guillemette Teto femme du dit Jacques Giffart chirurgien de son état. De fait Guillaume Této père, trésorier de l’église du prieuré de la Magdeleine, eu trois enfants attestés : Guillaume époux de la dite Françoise Briand; Jane femme du dit Pierre Baguelin ; Guillemette femme du dit Jacques Giffart.
A noter que Pierre Baguelin époux de Jane Teto achètera le 05/12/1733 la Cour de Bretagne à Catherine Gigot et que Jacques Giffard époux de Guillemette Teto, beau-frère par sa femme du dit Pierre Baguelin, lui
achètera à la même Catherine Gigot le dit grand logis de la Cour de Bretagne (Celui-ci cependant ne gardera pas longtemps la dite cour puisqu’il la revendra le 06/07/1739 un tout nouveau couple nouvellement venu au port de Dinan, à savoir à Pierre Follen époux de Laurence Chomené tous deux originaire de la Tandais en Quévert, tous deux riches commerçants assis socialement aussi des deux côtés du port de Dinan. Lire ci-dessous…).
Guillaume Teto « père » est ici le tout premier Teto trouvé présent sur le site de la Madeleine ; sa propre honorabilité semble ecependant pouvoir être confirmée par son propre statut de TRESORIER de l’église du prieuré ; sa paroisse d’origine ne nous est pas connue.
Pierre Baguelin, lui même fils de Pierre, était quant à lui par son père originaire de la paroisse de Sauveur de Dinan ; naitra de son premier mariage avec Jane Teto le sieur Felix Baguelin celui-ci étant demain PROPRIETAIRE de la grande auberge de l’Ecus assise juste en face de la dite Cour de Bretagne, assise aussi juste en face de la grande auberge de la Croix-verte, assise aussi accolée à elle qu’elle était à la très grande auberge de Tourandel.


Pour Folain cité ci-dessus en l’acte de Prise, Partage et Allotissement du 30/08/1780 Il s’agit de Pierre Follen qui, veuf de Anne-Marie Cabaret, épousera en seconde noce le 24/04/1781 Guillemette Baguelin et qui sera par ses père et mère, les dits Pierre Follen et Laurence Chomené, héritier de la Cour de Bretagne (Cette transmission héréditaire ainsi fut faite malgré le fait que le propre père de sa femme, Pierre Baguelin, a été propriétaire de cette même cour acquise par acquêt le 05/12/1733. En fait celui-ci en 1739 revendra la cour à Pierre Follen époux Chomené les propres parents de son futur gendre).

Peut être une image de intérieur
Seconde moitié du XVI siècle. Cheminée aux Armoiries muettes au second étage du grand logis de la Cour de Bretagne.

Peut être une image de arbre, mur de briques et plein air
La petite maison à pans de bois vu en son premier étage.

La généalogie connue et authentifiée de la petite maison à pans de bois :
Ici est son dit premier étage constitué de deux maisons en effet associées, toutes deux assises sur un même embats professionnel, toutes deux desservies par ce même petit escalier à perron.
Deux portes de communications en son dessus, aujourd’hui ouvrant sur la même pièce, hier desservaient chacune sa propre maison toutes deux alors séparées l’une de l’autre par une simple cloison à pans de bois laquelle cloison de nos jours n’existe plus.
Avant 1693. Bien unique d’Olivier Pontfily et de Carize Horel sa femme.
En 1693.
Bien partagé des propres héritiers des précédents.
Le 30/08/1780. Le bien partagé entre les susdites Jane Busson, épouse de Pierre Salmon fils, et Françoise Briand veuve Guillaume Teto (Ces derniers seront aussi possesseurs rappelons le de toute la moitié droite de la grande auberge de la Croix-Verte).
En 1811.
De nouveau bien unique elle sera celui de Dame Jacquemine Domalin alors veuve de l’aubergiste François-Michel Alexandre Mars de son vivant aussi propriétaire de la grande auberge de la Croix-verte toute proche assise. En plus de l’achat normale de la dite grande auberge de la Croix-verte celui-ci achètera au titre des Biens nationaux également l’ancienne maison du prieur ; tout laisse à penser que dans la continuité de ces même achats il acheta aussi en totalité les biens respectifs et de la dite Françoise Briand veuve Teto et ceux de la dite Jane Busson.
En 1813. Elle sera celui de leurs enfants héritiers tous placés sous le tutora exceptionnel de Pierre-Charles-louis Follen fils héritier des dits Pierre Follen et Anne-Marie Cabaret.
Avant 1844. De nouveau partagé elle sera le bien du dit Pierre-Charles-Louis Follen mais aussi celui de Jean Picquelais ce dernier demeurant toutefois alors à Dinan.
En 1844. elle sera toujours le bien partagé du dit Jean Picquelais mais cette fois aussi celui de Jeanne-Marie Merel alors VEUVE du dit Pierre-Charles-Louis Follen celle-ci semblant devoir au cours de son propre veuvage acheter la maison relevant hier du dit Jean Picquelais.
Transmis ensuite par droits d’hérédité ce bien dans sa totalité sera ensuite celui de Virginie Follen fille héritière des précédents et époux Joseph Chauchix.
Toujours par voie d’hérédité elle sera ensuite le bien du seul Albert-Joseph-Marie Chauchix fils héritier des précédents, né le 27/07/1846 de son état marchand de vin établit à la Magdeleine de son vivant aussi l’un des maires de cette commune. Très riche marchand en vin il achètera par adjudication le dit grand logis de la Cour de Bretagne bien en 1800 de son propre arrière-grand-père le dit Julien Merel ; héritier sur le quai talard des anciens entrepôts de feu son aïeul, Pierre-Charles-louis Follen, entrepôts en lesquels professionnellement il s’établira il n’arrêtera cependant pas là puisqu’il achètera également la dite cour de Bretagne avec toutes les maisons y relevant (A savoir l’actuelle maison sise au n°25 de la rue de la Madeleine. Epoux de madame Marie-Angèle Coudert il décédera veuf en ce grand logis le 01/01/1905).
Au lendemain du 01/01/1905. Bien en indivis des deux enfants de ce dernier ; à savoir Marie-Joseph-Angèle-Virginie Chauchix épouse Léon-Jean-René Lemercier et Albert Chauchix son frère de son métier avocat (La division des biens entre ces deux héritiers, division qui mettra fin au dit indivis, ne sera faite faite que le 03/06/1913).
Au lendemain du dit jour 03/06/1913. Après la fin de l’indivis seule Marie-Joseph-Angèle-Virginie Chauchix deviendra propriétaire de cette maison la fin de l’indivis lui ayant aussi apporté la propriété du dit grand logis de la cour de Bretagne, grand logis attenant la maison à occident.
Le 26/02/1924. Vente établit de la maison entre la dite Marie-Joseph-Angèle-Virginie Chauchix et monsieur et madame Auguste Roinel-Amélie Lucain ces derniers l’achetant pour la somme de mille cent cinquante francs (1.150,00 francs. Tous deux décéderont en leur maison sise aujourd’hui au 28 de la rue de la Madeleine en Lanvallay, lui le 29/11/1937 et elle le 12/11/1952, maison alors en possession de l’ancienne cour de Tourandel. Assise juste en face du dit n°28 Auguste-René-Jean-Paul Roinel, l’un de leurs enfants enfants héritiers, le 27/01/1821 achètera avec son épouse Solange-Elise Bance à monsieur Auguste Rigade et à sa femme Madeleine Cayatte, tous demeurant à Laval monsieur Rigade y étant Conseiller de préfecture, toute l’ancienne cour de Bretagne cette vente entre eux se faisant alors pour la somme principale de 2.000,00 francs. Madame Roinel née Amélie Lucain laissera pour héritiers de tout son bien ses deux enfants ; à savoir le dit Auguste-René-Jean-Paul Roinel et Maurice-Joseph-Georges Roinel son frère. Né à Dinan le 23/10/1904, uni à madame Solange-Elise Bance et demeurant tout deux aussi en la dite maison du 25 de rue de la Madeleine monsieur Auguste-René-Jean-Paul Roinel y décédera le 12/02/1957 laissant pour héritières sa femme et deux filles ; à savoir : Renée-Amélie Roinel née à Lanvallay le 18/12/1934 épouse de Felix-Lucien Vellutini militaire et Geneviève-Solange Roinel née à Rueil-Malmaison le 25/12/1929 épouse de René-Jean Bricault de son état ouvrier de l’état tous deux demeurant à Versailles. Au lendemain de la mort de son époux madame Bance ira s’établir à Meudon en Seine et Oise).
En 1964. Les héritiers susnommés, à savoir madame Roinel épouse Vellutini, madame Bance alors veuve Roinel, madame Geneviève Roinel épouse Bricault toutes trois vendront cette maison à pans de bois à monsieur Philippe Busson de son état céramiste et alors célibataire né à Chatenay-Malabry le 04/05/1941 et alors y demeurant (le prix de l’acquisition se montera à 5.750,00 francs).
Le 26/08/2021. Cette maison appartient toujours aujourd’hui au dit monsieur Philippe Busson et à son épouse tous deux habitant Annecy (En cette ville monsieur Busson ensuite en effet s’établira et y fera carrière en y étant le régisseur de son théâtre municipal).

Les multiples biens Follen-Chauchix par l’image

Peut être une image de plein air
Immeuble et entrepôt édifié avant 1778 par Pierre Follen alors trésorier de l’église du prieuré.
Ce grand immeuble particulier et ces entrepôts furent édifiés entre 1756 et 1811 sur le talard, biens édifiés après l’extradition du talard de Pierre Salmon, marchand tanneur, expulsé du dit lieu en la dite année 1756 pour la réalisation de l’actuel quai Talard (Aux XVI et XVII siècles seront ici même les jardins du noble logis de Grillemont). Tout cet ensemble en la dite année 1811 sera le bien du dit Pierre Follen alors déjà uni en seconde union avec Guillemette Baguelin ; Pierre Follen héritera notamment de ses propres père et mère de la Cour de Bretagne qu’il revendra en 1801 au sieur Robert Resmond Charron. Pierre Follen entre 1786 et 1811 habitera en y étant propriétaire l’ancien noble logis du sieur René Mouton, logis faisant l’angle du dit talard avec le pavé du carouël. Aïeul d’Albert-Joseph-Marie Chauchix celui-ci, son propre petit-fils, dans ce même entrepôt y installera sa propre activité de marchand de vin.
Décédé en ses terres de Quévert en 1807  Pierre Follen époux Baguelin  semble devoir transmettre le dit noble logis de Grillement à son propre fils, Pierre-Charles-Louis Follen, puisque celui-ci, né à Lanvallay le 20/06/1776 (celui-ci était né de la première épouse Anne-Marie Cabaret), en sera toujours propriétaire en 1825 comme le montre le « Registre des augmentations pour cette dite année 1825. Pierre-Charles-Louis Follen entrera en effet par voie de succession en la possession et du dit logis de Grillemont et du grand entrepôt que son père de son vivant fit probablement construire à nord du dit logis là où hier s’étiraient en la dite année 1693 dles jardins du dit logis de Grillemont. Il est possible toutefois que ce dit entrepôt fut édifié par Pierre-Charles-Louis lui même ce même entrepôt n’apparaissant très nettement que sur le plan napoléonien de 1811.                                                                        
Pierre Follen époux Cabaret et Baguelin (Celui-ci était le fils du dit Pierre Follen époux Chomené rappelons le) , père de Pierre-Charles-Louis Follen , en faveur de celui-ci se retira en effet en ses terres de la Tandais assises en la paroisse de Quevert, paroisse en laquelle il s’éteindra le 03/04/1807 ; il laissera ainsi à son fils le dit Pierre-Charles-Louis Follen l’ensemble de ses biens fonciers ici même assis à la Mahdeleine.

Vu depuis midi voici le dit noble logis de Grillemont déjà présente au XVI siècle ; Claude Apuril en celle -ci sera en effet dite « Dame de Grillemont » en 1583 ; ce fait sera attesté lors d’une « recette d’impôt » établie par les comptes fiscaux du prieuré du Pont. Sur le carouël assurant l’angle du talard voici donc aussi la dite maison des dits Pierre Follen époux Guillemette Baguelin, maison qu’isl posséderont de 1786 à 1811 ces deux dates citant Pierre comme en étant le propriétaire ; l’ancienne logis qui lui fait suite est la dite auberge de l’Ecu bien de 1786 à 1811 du propre demi-frère de Guillemette Baguelin à savoir Felix Baguelin (Probablement auberge louée Felix en 1811 sera dit résidé à Dinan en effet. Cette même auberge avec sa cour sera au début du XX siècle le bien Roinel-Lucain aussi possesseur de la cour de Bretagne sise au 25 rue de la Madeleine mais aussi possesseur de la petite maison en pans de bois sise au n°16 de la rue de l’Abbaye).
Seconde moitié du XVII siècle bien en 1811 de Pierre Follen époux Baguelin
Maison à escalier en pierres sise au n°2 de la rue de l’Abbaye citée dès l’année 1693 ; en 1811 elle était déjà l’association de deux maisons jumelées l’une à l’autre.

La grande maison de la Croix-Verte bien en 1734 de Pierre Follen époux Chomené.
A gauche aspectée à nord voici l’ancienne auberge de la Croix-Verte maison noble édifiée en 1573 par le sieur Rolland Rolland et Janne Ferron son épouse Sr et Dame de la Croix-Verte, des Croix, Dame des Salles, de Vauboeuf etc. (A défaut de l’avoir été par son père, Jacques Rolland ; la partie de droite, à gauche du grand portail, apparaitra qu’au Directoire lors de la saisie du prieuré comme bien national puisqu’en celle-ci était en effet hier le cimetière de l’église) . Cet ancien noble logis composée de deux maisons associées l’une à l’autre sera frappé de REALIGNEMENT lors des grands travaux portuaires de 1786 (Depuis la maison de gauche composée de la première travée verticale se trouve être desservie par le pavé et le derrière de la cour celle de droite, composée elle des travées verticales 2 et 3 l’étant depuis la cour et que par celle-ci).
Immeuble à trois travées elle forme un ensemble de deux maisons associées.
Pierre Follen le 05/01/1734 achètera avec sa dite épouse Laurence Chomenée tout cet ensemble du noble homme René-Yves de la Mousche …plus a déclaré avoir acquis pendant leur communauté de honneste homme René Yves Le Mouche et Dlle Françoise le Roy son épouse un grand corps de maison avis l’église et simetière de la Magdelaine, cour au derrière dans laquelle il y a logements, écuries, appantit et jardin... (Le N.H. René-Yves de la Mousche, sieur de la Millière, de ses charges fut avocat au Parlement et Capitaine de la milice de Dinan. ; il prendra pour épouse le 03/08/1700 Françoise-Jeanne Leroy Né en 1670, décédé le 15/09/1749 il eu pour parents N.H. René de la Mousche sieur de la Millière et Halna).. Il semble devoir acquérir cette ancienne noble maison d’Yvonne Turpin dite veuve en 1718 lors de l’énumération de tous ces biens propriétaire qu’elle est alors de ce grand logis dite en ce même acte de dénombrement la grande maison de la Croix-verte).
Pierre Follen époux Chomené semble devoir vendre la maison de droite puisque en celle-ci les plans d’alignement de 1786 assoit le sieur Guillaume Této le même plan assoyant en la maison de gauche son fils héritier, Pierre Follen époux Baguelin (Laurence Chomené décède le 7 mai 1752 ; le 08/07/1766 alors encore en vie pour ses enfants il fera établir un inventaire de tous ses biens financiers après de pouvoir préparer entre ses enfants lui survivant la répartition de ses biens ; c’est à cet inventaire fait que nous devons toutes ces informations).
Riche notable né le Saint-Malo le 24/01/1693 et décédé à Dinan le 10/06/1781 Pierre Follen époux Chomené sera dit « Sieur de la Tandais » pour sa métairie de la Tandais en Quévert bien hier du feu Messire François Jamet (C’est Pierre Follen époux Chomené qui le 06/07/1739 achètera à Pierre Baguelin et Rose Leforestier sa seconde épouse, tous deux père et mère de Guillemette Baguelin sa propre belle-fille, épouse de son fils, la dite cour de Bretagne cet achat le même jour étant aussi accompagné de l’achat du petit immeuble privatif desservi par la même cour, immeuble appartenant alors à noble homme Pierre Blondeau de la Villeménard).
Peut être une image de plein air, arbre et mur de briques
En le bas de la rue de l’Abbaye assises juste en face du dit grand logis de la Cour de Bretagne sont ces deux maisons.
. A gauche est l’ancienne maison de Pierre Salmon et de Janne Busson tous deux propriétaires de la maison en pans de bois située juste en face ; en 1693 était ici même la BARRIERE ou octroie.
A droite la première maison formant avec sa travée verticale la Grande maison ou auberge de la Croix-verte ; en son embats est la grande fenêtre en laquelle seront réemployés et la pierre tumulaire et le chauffe-plat. Le décalé de ces deux maisons correspond au réalignement imposé à cette maison en la dite année 1786. La maison du sieur Pierre Salmon à sa gauche était elle AUSSI frappée de réalignement ; celle-ci cependant y échappa.
1756. La maison du sieur Pierre Salmon « l’Aisné« .
Cette maison fut édifiée ici même en 1756 sur les extrémités des jardins ayant appartenu au XVII siècle à Alain Gigot sieur des Anges, jardins relevant alors du dit grand logis de la Cour de Bretagne ; Catherine Gigot sa fille héritière semble au lendemain de la vente du dit grand logis, 1733 vente Gigot-Baguelin, vendre en effet avant de mourir en 1745 ces mêmes jardins au dit sieur Salmon. Celui-ci expulsé cette même année 1756 de ses entrepôts et maison assis sur le talard, face à la rivière, en face du dit noble logis de Grillemont, fera en effet aussitôt édifier cette nouvelle maison en la cour de laquelle au derrière il installera aussi ses cuves à tanner les peaux. Fermier général des biens temporels du prieuré, mégissier et marchand de cuir, Il fut surtout le père du dit Pierre Salmon épouse Busson, du dit Yves Salmon sieur du Bas Frêne époux Tradif, du dit Jan sieur de la Touche Salmon, du dit Jacques Salmon concepteur des anciennes tanneries encore présentes aujourd’hui en le bas de la rue de la Madeleine, de la dite Hélène Salmon épouse de Christophe Leroux des Aulnais lequel, régisseur du marquisat de Coëtquen, fut aussi possesseur au pont à Dinan de très grands entrepôts ainsi que de la grande auberge de Tourandel.
Peut être une image de plein air
Pierre tombale familiale en le vieux cimetière de Lanvallay de l’honorable famille Chauchix propriétaire aussi en son temps du grand logis de la Cour de Bretagne.
La cheminée monumentale de l’embats du grand logis de la Cour de Bretagne.
L’ancienne auberge de l’Ecu.
Appuyée à la droite de l’ancien noble logis de Grillemont cette auberge ici représentée fut en la seconde moitié du XVII siècle l’un des biens mobiliers de Louis-Guillaume Mousset de la Villeneuve et de Claire Jan son épouse Sieur et Dame de la terre et château de Carheil en Saint-Samson avant d’être acquise par la dite veuve Yvonne Turpin. De sa charge Louis-Guillaume Mousset fut sénéchal de Châteauneuf.
Cafetière établie « place des Cordeliers » à Dinan, lui étant dit « tanneur », Marie-Yvonne Angot et son mari Guillaume Této en 1828 achèteront tous deux cette dite auberge de l’Ecu à Felix Baguelin lequel, par voie d’hérédité  l’a détenait lui même de ses parents, Janne Teto et Pierre Baglin, tous deux unis le 03/07/1723 (Guillaume Této ici cité était l’un des enfants de Jan Teto et de Janne Arot tous deux possesseurs du dit petit immeuble particulier sis au n°29 de la rue de la Madeleine, immeuble relevant en 1733 du dit grand logis de la Cour de Bretagne ; Jan de son vivant sera le possesseur sur le quai à Dinan de la première fabrique de tuiles. Marie-Yvonne Angot veuve, dite veuve Teto, achètera plus tard en la rue de la Madeleine, le 24/04/1832, la maison construite en 1756 par le dit sieur Pierre Salmon bien alors de son arrière-petite fille Dame Adélaïde Turpin épouse François Bertin ; celui-ci de son état était alors chirurgien notablement assis à Saint-Jouant des Guérets ).
Les anciennes écuries et entrepôts du sieur Leroux des Aulnais époux d’Hélène Salmon (La parcelle n°44 sur le plan cadastral de 1844).
Ci-dessus à la droite de la cour Tourandel, à la droite immédiate du puits Tourandel, est l’ancien magasin à chaux du sieur Pierre Baguelin ; à sa droite immédiate, aujourd’hui logements, se dressaient en la seconde moitié du XVIII siècle, adossées les uns aux autres, les anciennes écuries et entrepôts du sieur Christophe le Roux des Aulnais et ceux de son épouse, Hélène Salmon fille de Pierre salmon l’Aisné et sœur de Pierre Salmon « Fils » époux Busson
Ces entrepôts avec leurs propres écuries au niveau 0 seront tout au long des XVIII et XIX siècles, au début du XX siècle aussi probablement, utilisés pour entreposer les marchandises arrivant au port de Dinan par la rivière ou pour en sortir. Les logements tous assis au niveau 1 seront dits être en ruine en un acte rédigé au début du XIX siècle…
Maison sise au 39 de la rue de la Madelaine.
Elle sera édifiée en 1829 dans la continuité de l’aménagement du port de Dinan, dans la continuité de la réalisation du chemin de halage.
A son emplacement se dressait l’ancienne maison de Jan Lechappelier époux de Julienne Rolland, maison alors à pans de bois. 
Suite au décès de Jan Lechappelier son bien en 1671 sera l’objet d’un acte de dénombrement notarial afin d’assurer la répartition successorale entre les différents héritiers.
Au derrière de cette maison à pans de bois, avant sa destruction faite en amont de l’année 1827, sera construit à bord d’eau un agrandissement vers midi, agrandissement faisant face à la rivière en effet, logement distinct du premier puisque la matrice cadastrale de 1811 présente ici même deux logements entièrement distincts l’un de l’autre.
Détruite et refaite à neuf en la dite année 1829 il reste aujourd’hui antérieure à la dite année 1829 que ce même agrandissement cité ci-dessus ; Le tout aujourd’hui ne forme plus un seul et même logement
.
Logement d’habitation de Pierre Follen époux Baguelin entre 1786 et 1811 puis, en 1825, celui de son fils héritier Pierre-Charles-Louis Follen.

XVI siècle. Assis sur le talard et donnant aussi sur le pavé du carouël voici l’ancien noble logis du dit sieur René Gigot René Mouton né vers 1640-50 (Ce logis depuis TRES FORTEMENT modifié à sud et à occident sera sous l’appellation logis de Grillemont cité dès la seconde moitié du XVI siècle ; né vers 1640-50,  N.H. sieur du Plessis, apothicaire, échevin et capitaine de la milice de Dinan en sera le propriétaire y déposant ses propres Armoiries. Au lendemain de 1700 il semble devoir être le logis de Nicolas Briand de la Feillée et Françoise Aubry son épouse tous deux aïeuls des grands frères Lamennais). Ce logis noble en ses toutes premières heures entre 1786 et 1811 sera la maison du dit Pierre Follen et Guillemette Baguelin (Elle était la fille de Pierre et de Rose Leforestier ; le demi-frère de Guillemette né du premier mariage ayant uni Pierre Baguelin son père à Jane Teto sera lui en la dite année 1786 le propriétaire de l’auberge de l’Ecus, auberge assise sur le carouel au plus près de cet ancien noble logis).
En 1828 Pierre Salmon « fils » sera le nouveau possesseur de ce logis de Grillemont malgré que l’on n’est pas envers nous l’acte d’acquêt qui fut établi entre Pierre-Charles-Louis Follen et Pierre Salmon « fils » époux Busson entre les dites dates 1825 et 1828 ; La possession en 1828 du logis de Grillemont par Pierre Salmon « fils » en effet est démontré en un acte notarial établi pour la vente de la dite auberge de l’Ecu, auberge  accolée à orient, à sa droite, vente faite alors par Yvonne Angot, veuve de Guillaume, vente sera faite en faveur de François Moncoq époux de Yvonne Lavergne.

Ses premiers propriétaires successifs connus furent :
Claude Apuril dite « Dame de Grillemont » en 1583. Ce fait sera attesté lors d’une « recette d’impôt » établie par les comptes fiscaux du prieuré du Pont.
 
– Julienne Apuril. En 1608 ce logis  sera le bien de Damoiselle Julienne Apuril, enfant mineur probable puisqu’elle était alors placée sous le tutorat de Julienne Gallier femme de Guillaume Ferron.
Sieur et Dame de Beauchêne, fils de Julien Ferron seigneur du Chêne-Ferron en Saint-Carné, cité dès l’année 1569, ces deux derniers seront les fermiers généraux du bien temporel du prieuré du Pont.
Julienne Apuril aura ensuite pour nouveau tuteur, celui-ci prenant la « charge » de Julienne Gallier, H.H Gilles Mouton sieur du Plessis lequel décèdera le 23/03/1635. Au seul titre de son tutorat pour le dit logis de Grillemont Gilles Mouton versera impôts féodaux au seigneur prieur. Uni en 1594 à Laurence Porée née le 15/04/1572 Gilles Mouton, hormis Jean ci-dessous, aura pour enfant Carize Mouton née elle le 25/02/1597. Carize prendra pour époux N.H Olivier Gigot lequel héritera de ses père et mère du noble logis de la Cour de Bretagne situé lui aussi sur le dit faubourg tout proche de Grillemont.
 
– Jean Mouton. L’honorable famille « Mouton » à terme semble devoir recevoir en ses propres mains le dit noble logis de Grillemont au travers du propre fils de Gilles ci-dessus cité, à savoir Jean.
Jean Mouton en effet prendra pour épouse Carize Apuril, fille de Hamon Apuril et de Janne Rolland tous deux « sieur et dame » des Salles, les « Salles » terres toujours situées aujourd’hui  au dessus du dit faubourg de la Madelaine. Jean Mouton et Carize Apuril, tous deux sieur et dame de la Gromillais, auront effectivement pour fils René Mouton lequel lui sera POSSESSEUR ATTESTE du dit noble logis de Grillement les Armoiries de ce dernier ayant été à l’époque sculptées sur l’une des cheminées de ce noble logis.                                   
                                                                                                                          – René Mouton ci-dessus né vers 1640-50.  N.H. sieur du Plessis, apothicaire, échevin et capitaine de la milice de Dinan il sera aussi « procureur du roi » à Dinan. Né en 1648, marié le 23/08/1678 à Guillemette Guillot, il sera inhumé en l’église de Saint-Sauveur de Dinan dans la chapelle de St-Nicolas le 05/11/1730 à l’âge très respectable pour l’époque de 82 ans
.

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Le 25 rue de la Madeleine relevant de la Cour de Bretagne.
En 1733 lors de la vente de la Cour de Bretagne établie entre Catherine Gigot et Pierre Baguelin époux Jane Této n’existait ici même qu’une petite forge donnant sur le pavé et un jardin y attenant à nord donnant lui aussi sur le pavé. (Pierre Baguelin en 1739 vendra à son tour tout ce bien hier acquis à Pierre Follen époux Laurence Chomené le fils de ces derniers épousant LUI Guillemette Baguelin la propre fille du susnommé non héritière de cette cour par la dite vente Baguelin-Follen. Elle entrera cependant en possession ce celle-ci par son propre mariage avec le dit Pierre Follen fils).
En 1786, alors bien du dit Pierre Follen époux Baguelin, n’existait ici même toujours QUE la petite forge de la cour de Bretagne ici en retrait la petite maison de gauche ; tout le restant n’était que jardin Pierre Follen et son épouse Baguelin vendront la cour et ce bien en 1801 au dit sieur Robert Resmond charron (Sur la plupart des actes notariaux nous rencontrons cependant l’orthographe Remont).
Celui-ci entre la dite année 1801 et celle de 1807 fera construire sur les jardins la deuxième petite maison ici alignée à la grande ; Pierre Resmond époux d’Anne Lesné, son fils celui-ci aussi charron de son état, entre 1832 et 1844 fera lui construire sur le restant du dit jardin la grande maison à trois travées.
Pierre lui aussi socialement bien établi et demeurant alors à la Magdeleine achètera en la rue du Four le 11/10/1821 pour un montant de 300 francs, cela des mains d’Anne Tardif alors veuve du sieur Salmon du Frêne, toute une partie des anciens bâtiments conventuels du prieuré dont notamment les écuries, les granges à bois, le logement du fournier faisant aussi office de prison, la petite cour ainsi que l’un des deux logements tous hier bien du sieur Salmon du Frêne acquit par celui-ci sur adjudication le 20 vendémiaire An II comme biens nationaux ( Fils de Pierre Salmon ancien fermier général du prieuré, frère du sieur Salmon de la Touche acquéreur du dit petit immeuble particulier sis au 29 rue de la Madeleine, le sieur Salmon du Frêne avait aussi acheté la métairie noble de Rigounan assise en Taden).
L’ensemble de tous ces biens par Pierre Remont acquis en la dite rue du Four seront par ses héritiers vendu le 08/11/1888.
Pierre né à Rennes en 1796, soit 4 années avant que Robert son père achète cette cour, décédé à Lanvallay le 28/09/1859, laissera pour héritiers hormis sa femme Adolphe qui s’établira à Dinan comme carrossier ; Marie qui femme de Pierre Coumelin suivra celui-ci à Paris professeur qu’il y était ; Marc-Arsène né le 01/02/1845 à Lanvallay qui lui sera ici même charron tout en demeurant à Dinan et enfin Victorine qui épousera Emile Rigade. Cette cour et tout ce que alors qu’elle contenait en bien et en devoir de servitude sera le 27/08/1921 vendue à monsieur et madame Roinel-Lucain pour le prix principal de 2.100,00 francs et cela par monsieur Auguste Rigade Conseiller de préfecture à Laval (Le couple Roinel-Lucain déjà possesseur de l’ancienne auberge de l’écu sise au 28 de la rue de la Madeleine achèteront aussi demain de la dite héritière Chauchix la dite petite maison en pans de bois de la rue de l’Abbaye, cela le 26/02//1924).
Vendue par les héritiers Roinel-Lucain le 20/02/1968 pour la somme de 78.000, 00 francs (A savoir madame Renée-Amélie Roinel alors sans profession née Vellutini à Lanvallay le 18/12/1934 et madame Geneviève-Solange Roinel aussi sans profession épouse de René-Jean Bricaud ouvrier de l’Etat demeurant alors à Versailles) à monsieur Soulabail, agent hospitalier demeurant à Montcontour de Bretagne, celui-ci le 23/05/1977 revendra cette cour et tout son contenant à mesdames Marie et Marie-Anges Marchix, mère et fille demeurant à Romorantin entre elles pour moitié indivise.
Jean-Jacques et Jean-Pierre Fournier-Moy déjà possesseur par droits d’hérédité du dit grand logis de la Cour de Bretagne s’en porteront eux mêmes acquéreurs en 2018 par acquêt établit en indivis entre eux mêmes et la dite Marie-Anges Marchix héritière de la propre moitié de feue sa mère elle même possédant déjà l’autre moitié. (La maison à pans de bois construite en cette cour entre 1801 et 1807 par ces derniers sera vendue à son tour à monsieur Hugo Poilly).
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Petit immeuble particulier bien en 1739 de Pierre Follen époux Chomené.
A l’actuel n°29 de la rue de la Madeleine est le dit petit immeuble particulier ayant aussi appartenu en la dite année 1693 aux enfants héritiers du dit sieur Alain Gigot sieur des Anges époux Guillemette Rillet ; au lendemain de la division, division ou répartition des biens de feu Alain Gigot établie entre ses trois filles, Catherine elle héritant du dit grand logis, Marie Gigot épouse de Pierre Blondeau sa sœur semble devoir entrer en possession de ce même petit immeuble particulier puisque ces deux enfants, Marie et Pierre Blondeau, en seront ensemble héritiers au décès de leur mère (Jeanne leur sœur époux d’André Lerenec semble devoir hériter d’autres biens NON assis à la Magdeleine)..
Cet immeuble sera longtemps partie intégrante du grand logis de la Cour de Bretagne, ici adossé à sa droite immédiate, avant d’en être séparé par vente au lendemain des déboires financiers du dit Pierre Blondeau susnommé.
Il sera en effet par acquêt du 06/07/1739 le bien de Pierre Follen et de Laurence Chomené sa femme ces deux dernier l’acquérant du dit Pierre Blondeau. Pierre Follen alors veuf Chomené depuis la dite année 1852 semble devoir vendre ce bien au sieur de la Touche Salmon (Jan Salmon fils de Pierre Salmon l’ancien fermier général des biens temporels) puisqu’un acte d’allotissement du grand logis de la cour de Bretagne, acté rédigé le 23/01/1781, nous apprend que ce même petit immeuble était alors le bien du sieur Jan Teto lui même acquéreur du dit sieur de la Touche Salmon.
Jan Teto fabriquant de tuiles au port de Dinan, décédé en 1801, laissera ce même bien à sa veuve Jane Arot lequel bien sera ensuite celui de leur fils Guillaume Této possesseur de cet immeuble pour la matrice cadastrale de 1811.
Julien Merel marchand de fer, bisaïeul du dit Albert-Joseph-Marie Chauchix, en 1812 année de sa propre mort achètera ce même bien ; après sa mort presque immédiate à cette même acquisition, et la division de ses biens qui s’en suivra, cet immeuble sera transporté naturellement entre les mains de sa fille héritière, Julienne-Anne Merel la propre tante de la dite Virginie Follen mère du dit Albert-Joseph-Marie Chauchix .
Ce petit immeuble particulier est aujourd’hui le bien de madame Susan Verner, anglaise.
1655. Ici est la dite « maison de la Cour de Bretagne« .
Bordée depuis toujours par la petite venelle desservant déjà au XVII siècle et la fontaine Clairet et la grande vallée de Bretagne, aujourd’hui desservie que par la rue de l’Abbaye, cette maison au XVII siècle relevait aussi de la Cour de Bretagne. Dite « neuve » en 1693 lors de la Tenue des tenanciers du prieuré du Pont elle  est alors le bien propre de Guillaume Beauchesne et de Carize Becheu ou Bechu et possède alors en effet un accès direct donnant sur la dite Cour de Bretagne.  En 1733 elle sera le lien de leurs héritiers et, en 1781, celui de Jacques Giffard veuf de Guillemette Této ; au lendemain de celui-ci en sera le possesseur en 1811 noble homme François Grignard de Champsavoir maître cordonnier en icelle
(En son embats une porte imposante mais aveugle, modifiée et murée, fut effectivement retrouvée dans le mur la séparant de la dite cour; cela se fera vers 2010  lorsqu’elle fut elle même l’objet d’une rénovation menée en profondeur).
La cheminée datée de 1655 de la maison de la Cour de Bretagne.
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Fin XVII siècle. L’ancienne auberge de l’Ecus.
Bien vers 1780 du sieur Felix Baguelin fils de Pierre et de Jane Teto, cette auberge était assise juste en face de la grande maison de la Croix-Verte, juste en face aussi du cimetière de l’église (Ici se présente à sa droite vers orient la façade du dit grand logis de la Cour de Bretagne).
Située hier entre le dit noble logis de Grillemont et la grande auberge Tourandel, plus tard du Croissant, elle sera en 1718 l’un des composants des biens immobiliers de la veuve Yvonne Turpin alors aussi propriétaire de la grande auberge de la Croix-verte
(Auberge acquise par celle-ci de noble homme Morandais Jacques Mesnage puis ensuite vendue après division entre elles par l’une de ces propres filles héritières à noble homme René-Yves de la Mousche de son état Procureur au Parlement et Capitaine de la milice de Dinan) . En l’acte notarial qui énumérera l’ensemble des biens de la dite Turpin il sera dit que celle-ci acquerra cette maison, alors logis, du sieur de la Villeneuve Mousset possesseur des terres et château de Carheil en Saint-Samson (Janne Teto épouse du dit Pierre Baguelin était la sœur de Guillemette Teto laquelle, avec son époux Jacques Giffard, possédait alors le dit grand logis de la Cour de Bretagne).

En la première moitié du XX siècle, vers 1930, cette auberge devenue simple « café » tiendra aussi journellement un dépôt de sable de mer, sera le bien d’Auguste Roinel-Amélie Lucain déjà possesseurs le 26/02/1924 de la dite petite maison à pans de bois de la rue de l’Abbaye (avec le départs des dits sieurs Mousset de la Villeneuv, Gigot, Mouton, Marot, Blondeau, Lerenec, Gillier, Mesnage, Ferron, Rolland, Serizay, de la Mousche etc. disparue au tout début du XVIII siècle toute la noblesse de robe présente ici même au pont à Dinan tout au long des XVI et XVII siècles ; celle-ci sera en effet remplacée par toute une nouvelle bourgeoisie, de métier celle-ci, à savoir les Baguelin, les Follen, les Teto, les Salmon, les Leroux des Aulnais etc. Un patronyme cependant va perdurer au travers de la famille de Serville, devenue Desserville, accompagnée qu’elle sera il est vrai de quelques robes à l’image des Denoual de la Houssaye ou des de la Bigne de la Villeneuve tous deux présents ici même au XIX siècle).
Fin XVIII siècle. La maison du sieur Christophe Leroux sieur des Aulnais.
Ci-dessus, à gauche de la maison que le dit Pierre Salmon fera construire en 1756, est la grande maison que le sieur Leroux des Aulnays, gendre du précédent, fera probablement construire vers 1770.
Dans son projet même de construction elle sera frappée d’alignement devant être suivis ; elle sera construite nous pensons au lendemain même de la mort de Pierre Salmon « beau-père » du dit sieur Leroux, mort d’icelui survenue en 1774 (ce grand ensemble de logis sera ensuite divisé entre les différents enfants succédant ; Pierre Leroux, fils de Christophe et d’Hélène Salmon lui héritera de la grande maison voulu par son père maire de Lanvallay que sera Pierre au lendemain du Directoire).
Le 23 octobre de l’année 1744 le prieuré aura en effet pour fermier général Pierre Salmon époux d’Hélène Lemée ces derniers ayant alors ici même signés leur premier bail pour une durée de 9 parfaites cueillettes ou de 9 années si nous préférons. Ce bail sera reconduit plusieurs fois et cela malgré des litiges ayant opposés et Pierre Salmon et le prieur du prieuré. Peu avant la fin de son 1er bail, en 1754,  Pierre commencera par demander à Marmoutier une diminution de sa « redevance annuelle » de 200 livres, soit 10% de la valeur annuelle de son bail, ce dernier estimant le montant du bail de sa ferme trop élevée par rapport à son profit né de la seule gestion de sa dite ferme. Suite à cette demande Marmoutier ferra établir une enquête cela afin de pouvoir estimer au plus juste la valeur du bien temporel devant être géré. Pierre Salmon et Hélène Salmon seront tous deux les « avant derniers » fermiers généraux la ferme du prieuré étant en effet en 1771 affermée au sieur Jean-Baptiste Rimoneau et à son épouse Anne-Louise Maubousin.  1789 sonnera en effet  le glas pour moult prieurés et monastères…
 https://lanvallayhistoirepatrimoine.com/xviii-siecle-pierre-salmon-au-pont-a-dinan-ou-lopulence-dun-port/

Le grand logis et la Cour de Bretagne

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Le grand logis de la Cour de Bretagne regardé depuis la vallée de Bretagne.

Vers nord voici la tour d’escalier du dit grand logis de la cour de Bretagne donnant sur sa cour ; à sa droite immédiate est le dit petit immeuble lequel au XVII siècle avec le dit grand logis et la dite cour sera le bien du dit Alain Gigot père de Catherine, de Janne et de Marie ; ce petit immeuble sera au début du XVIII siècle le bien du dit Pierre Blondeau celui-ci par sa mère Marie étant le propre neveu de la même Catherine venderesse de la dite cour le 05/12/1733.
A sa gauche immédiate est la petite maison à pans de bois sise rue de l’Abbaye .
Le bâti assis lui même à la gauche de celui-ci fut lui la dite Maison de la Cour de Bretagne qui sera édifié en l’année 1656 ; bien en 1693 de la dite Carize Bachu il fera partie en 1780 de la succession de Guillemette Teto-Jacques Giffard ceux-ci achetant vers 1740 le dit grand logis de la Cour de Bretagne à la dite Catherine Gigot. En 1811 la dite maison de la Cour de Bretagne sera professionnellement installé en celui-ci l’écuyer François Grignard de Sansçavoir (Ainsi écrit sur la matrice cadastrale de 1811 mais en vérité il faut « Champsavoie ou Chamsavoy ») lequel, né à Evran et décédé ici même en cette dite maison le 13/09/1869, sera maître cordonnier de son état (les de Champsavoie sont une famille noble issue de la première moitié du XIV siècle et qui seront seigneurs de Saint-Judoce en Evran; elle sera alors apparentée à Rober et Robin de Quédillac tous deux seigneurs de Taden pour leur manoir de la Grand-Cour).
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La cour de Bretagne vers occident

Achetée seule le 05/12/1733 par Pierre Baguelin et Jane Teto sa « première épouse », la venderesse étant alors Catherine Gigot héritière de celle-ci par feu son père Alain Gigot sieur des Anges, la cour de Bretagne avec tout son contenu sera le 06/07/1739 par le même Pierre Baguelin revendue au sieur Pierre Follen époux de Laurence Chomené ceux-ci, le même jour, achetant le petit immeuble privatif attaché à la cour, petit immeuble alors bien de Pierre Blondeau hier héritier de celui-ci (Pierre Blondeau par sa propre mère Marie Gigot était le neveu directe de la dite Catherine Gigot. Hier avant 1733, du temps des parents, aïeux et bisaïeux de la dite Catherine Gigot le grand logis de la cour de Bretagnede fait comprenait tout ce même ensemble, logis, maisons, celliers, dépendances, forge, cour, jardins etc. le tout EXPLOSANT par division lors de la seule répartition des biens d’Alain Gigot sieur des Anges père de Catherine, Marie et Jeanne Gigot).

Héritier de ses parents Pierre Follen, époux de Guillemette Baguelin alors sa seconde femme, fille hier non héritière pour la dite cour de feu son père Pierre Baguelin, vendra cette cour et tout son contenu le 30/11/1801 à Françoise Meslé et à son Robert Resmond son époux, charron de son état et futur acquéreur demain des bâtiments conventuels de l’ancien prieuré eux assis en la rue du Four (Robert Resmond, écrit aussi parfois Remont, avait pris en effet pour épouse Françoise Lesné ; Celle-ci ayant AUSSI achetée cette cour avec son époux lors de son décès, décès survenue avant 1807, ses enfants seront pour certains millièmes avec leur propre père directement héritiers d’elle ; ainsi à ce titre en 1811 la nouvelle petite maison attenante à l’ancienne petite forge, la maison en pan de bois comprise, sera le bien du seul Robert Resmond le jardin restant y attenant lui étant alors le bien des seuls héritiers de Françoise Meslé sa femme. Au nom des rachats successifs de ces mêmes millièmes au sein même de la fratrie Resmont en 1844 l’ensemble de cette propriété tout compris sera le bien du seul Pierre Resmond fils des dits Robert Resmonf-Françoise Lesné. Les Resmond « famille de charron » seront en effet pour la plupart charron de métier de père en fils pendant trois générations successives Pierre l’étant en 1844 et au lendemain de cette date le fils de celui-ci aussi).

Décédée en 1745 Catherine Gigot après avoir vendu en 1733 la dite cour de Bretagne semble aussi devoir vendre le grand logis de la Cour de Bretagne à Jacques Giffard époux de Guillemette Teto (Pour rappel celle-ci était la propre sœur de Jane Teto la première épouse du dit sieur Pierre Baguelin) .
A droite du portail, en retrait et surbaissée, est l’ancienne petite forge citée en la dite année 1733, forge en laquelle œuvra en cette même année Ollivier Briand maréchal sur Route; celui-ci en 1733 sera le futur beau-père de Guillaume Teto époux Briand (Guillaume Teto susdit, son gendre, sera le frère de Jane Teto épouse de Pierre Baguelin et le frère aussi de Guillemette Teto épouse de Jacques Giffard ; en ce croisement de personnages Pierre achetera à Catherine Gigot la Cour seule et Jacques lui, à la même Catherine, son dit grand logis de la cour de Bretagne).
A la gauche du portail, délimité par le « donnant » de la cour, est le petit immeuble privatif ci-dessus représenté le logis de la Cour de Bretagne étant lui à la propre gauche immédiate de ce même petit immeuble.
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La cour de Bretagne à orient et midi.

En partie haute à droite et en dernier plan est la dite maison nommée en 1693 la maison de la cour de Bretagne, maison construite en 1656 et bien en 1844 de la veuve du maître cordonnier François de Champsavoie; en son devant immédiat en premier plan est la dite petite courette de la maison à pan de bois terminant ainsi celle-ci en son nord, maison à pans de bois aspectée à orient et à midi toujours assise aujourd’hui en la rue de l’Abbaye (En 1693 cette courette n’existait pas encore et était alors à sa place, ici même, l’ancien accès desservant la maison de la Cour de Bretagne celle-ci étant en effet aussi desservie par la cour).
A la gauche de la dite petite courette, édifié sur la cour, était le petit appentis construit au devant de la maison assise elle en fond de cour ; en déport vers midi, ou à la gauche immédiate du dit appentis, était le WC commun à toute la cour, commun à tous, toilettes communes raccordées alors à la rivière.
Le logement de la petite forge ?

Absente de tout acte relatif à la cour établit entre 1733 et 1825 la maison à pans de bois assise en cette cour, ici à droite de l’ancienne petite forge, semble avoir été construite qu’au lendemain de 1801 par Robert Resmond lui même acquéreur de cette cour en 1801 en effet ; cette maison sera édifiée à la place d’un appentis déjà existant en cette même année 1801 la dite année 1733 citant ici même adossé à la petit forge qu’un jardin VENDU avec la dite cour :
Savoir est une boutique située en l’entrée du chemin neuf donnant sur le pavé et servant de forge occupé actuellement par Ollivier Briand maréchal sur route avec une porte à quoi il y a huis et couverte d’ardoise, et à côté est un grand portail ci après, compris le donnant au côté de la dite forge commun entre la dite venderesse et le sieur de la Villeménard Blobdeau…un petit jardin au côté de la ci-forge et prise en icelui clos de muraille du côté du chemin neuf…
– Savoir est une boutique donnant sur le pavé servant autrefois de forge, grenier au dessus, couverte d’ardoise au midi de laquelle est un grand portail pour le service d’une cour au derrière ci après, le dit portail néanmoins commun servant de passage pour le service des maisons de la veuve Této, Julien Merel et du jardin de la citoyenne Salmon veuve des Aulnais Leroux, à l’entretien duqiel ils sont assujettis avec le vendeur, la dite boutique contenant de largeur environ 8 pieds et 6 pouces et de longueur 7 pieds 6 pouces, un petit appentis au nord couvert d’ardoise, un petit jardin au nord dans lequels sont les bâtiments ci-devant…

De fait cette maison à pans de bois construite perpendiculairement à la rue, entre celle-ci et la dite venelle de servitude, maison faite de pierres en ses pignons assis et à occident et à orient, sera il est vrai dès sa première heure en pans de bois en ses 2 façades principales avant et arrière elles assises et à midi et à nord ; elle sera la première maison construite sur le dit jardin vendu en 1733 avec la cour.
La seconde maison construite en le restant du jardin, maison donnant elle aussi sur le pavé du cheminneuf, maison agrandissant ainsi la première maison édifiée avant 1807, sera elle édifiée entre 1832 et 1844 par Pierre Resmond le propre fils du dit Robert Resmond acquéreur de la cour en 1801.
Donc édifiée au lendemain de 1801, avant le 20/03/1807 en tout cas, cette maison à pans de bois et pierres apparait citée pour la toute première fois qu’en la dite année 1825 en un acte relatif à l’indivision alors existante depuis 18 ans entre les enfants héritiers du dit Robert Remont.
Son fils Julien Resmond, charron et époux Leturquis, revendra en effet à Pierre son frère, lui même époux de Dame Anne Lesné, ses propres % d’indivis appliqués depuis près de 20 ans sur cette première petite maison attenant à la dite ancienne petite forge …la portion appartenant au dit Julien Resmond vendeur tant pour les biens immeubles dépendant des successions de feue Françoise Meslé sa mère, et Marc Resmond son frère germain l’un et l’autre décédés il y a plus de 18 ans consistant en une maison située du côté orient à midi de la grande route au dit lieu de la Magdeleine, commune de Lanvallay, composée d’un embas, chambre et grenier au dessus sous couverture d’ardoises construites en pierres, cour au derrière vers midi sur laquelle sont construits deux bâtiments servant de cellier ou boutique, l’un construit en maçonnaille , l’autre en colombage sous couverture d’ardoises ainsi que le tout est plus ou long describé dans le procès verbal du partage des biens d’aquêts dépendant de la communauté qui avait existé entre la dite Françoise Meslé décédée femme Robert Resmond ; fait entre ce dernier, le vendeur, l’acquéreur et Marc Resmond leur frère décédé en date du 10 mars 1807, enregistré le 20/03/1807 au droit de 1 francs 10 centimes..

Il est possible toutefois que cette maison soit beaucoup plus ancienne même si elle apparait en les actes écrits qu’au lendemain de 1801.
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La cour de Bretagne à orient

Appuyé sur le contrebas de la vallée de Bretagne est ici le fond de la Cour de Bretagne en lequel déjà en 1733 était présente une petite maison construite sur un embats faisant office de magasin ; en sa partie haute il y avait alors une unique chambre à feu en laquelle on accédait par un escalier en pierre assis à l’extérieur et sous lequel était la soue à cochon. A droite ou à midi elle s’appuie sur la maison nommée en 1693 la maison de la Cour de Bretagne, maison ALORS ELLE AUSSI desservie par cette cour ; à sa droite immédiate et assise au devant de celle-ci est la petite courette de la maison à pans de bois assise en la rue de l’Abbaye
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La tour d’escalier du grand logis de la cour de Bretagne vu de puis la cour.

Desservit en son principal par la rue de l’Abbaye voici le grand logis de la Cour de Bretagne déjà existant en 1598, logis duquel relevait la dite cour de Bretagne avant que celle-ci n’en soit détachée avec sa petite forge en 1733 lors de la vente qui sera établie entre Catherine Gigot, héritière de feu son père Alain Gigot sieur des Anges, et Pierre Baguelin époux Jane Teto.
Guillemette Teto la sœur de celle-ci, femme de Jacques Giffard de son état chirurgien, avec celui-ci achètera le dit grand logis de la Cour de Bretagne leur frère à toutes deux, Guillaume Této lui prenant pour épouse la propre fille d’Ollivier Briand maréchal sur route en la dite petite forge en 1733 celui-ci achetant la petite maison à pans de bois assise en la rue de
l’Abbaye.
Ce dit grand logis est du type « manoir » possédant une grande tour d’escalier extérieure donnant aussi sur la dite cour de Bretagne ; cette tour sera partiellement avalée au XVII siècle lorsque qu’un petit immeuble privatif lui sera associé, immeuble aussi desservit par cette même tour d’escalier pour son 1er étage et son grenier sous comble. Le RDC de ce même immeuble communiquera directement au dit grand logis par une porte de communication reliant les deux logis depuis leur embats respectif ; ce petit immeuble privatif déjà existant en 1733, alors bien par droit d’hérédité du propre neveu de Catherine Gigot, Pierre Blondeau de la Villeménard fils de sa soeur Marie, fut très probablement construit à la demande du dit Alain Gigot sieur des Anges celui-ci étant déjà décédé en la dite année 1693.
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Le grand logis de la Cour de Bretagne depuis la rue de la Madeleine.
Assise juste en face de la Cour de Bretagne voici à droite, aspectée vers orient, la Cour de Tourandel et sa très vieille et haute auberge à pans de bois.

Assise hier en le bas de la rue de la Madeleine, elle sera citée en 1532 dans un acte de « Rémission » pour un larcin lequel fut commis au port de Dinan en la maison et auberge de Jacques Tourondel
par le sieur Jehan Giffard (Celui-ci était accusé de vol de chevaux).

Vers 1570 bien pour moitié de Janne Ferron alors aussi possesseur de la noble maison de la Croix-Verte, bien en 1693 des héritiers du feu sieur du Cheminneuf Guerin, nommée auberge du Croissant au XVIII siècle elle sera en 1811 le bien du sieur Christophe Leroux des Aulnays gendre du dit sieur Pierre Salmon fermier général des biens temporels du prieuré ; le beau-frère de celui-ci, Pierre Salmon fils, époux Busson, fils du dit fermier général, sera lui possesseur de la parcelle n°48 (ici la maisons surbaissée à sa droite immédiate ; à la droite de celle-ci était le dit pressoir Tourandel).
Dans sa cour était présent et le puits tourandel et le pressoir Tourandel cet ancien pressoir hier seigneurial étant ici même au pont de Dinan cité au XIII siècle ; il appartenant alors à Olivier de Coëtquen frère supposé d’Alain de Lanvallay (Au XIX siècle ce pressoir sera encore existant ici même au sein de cette cour en un petit bâtiment alors le recevant).

Cette grande auberge à pans de bois sur 4 niveaux semble avoir été détruite au lendemain de 1905. Ce dessin dont l’auteur reste inconnu, fut réalisé au lendemain des grands travaux portuaires, au lendemain du réalignement de la grande maison de la Croix-Verte ; juste en face le cheval est arrêté devant la dite Cour de Bretagne (Ce dessin semble avoir été réalisé entre 1786 et 1807, entre les dits travaux portuaires et la dite maison du dit sieur Pierre Remont cette dernière ayant en effet été faite entre 1801 et 1807, maison accolé à nord à la dite cour de Bretagne ; ce dessin montre en effet en ce même emplacement une autre maison à pans de bois entièrement différente de celle d’aujourd’hui. Dessin offert par mr Yves Castel).
En la rue du Four voici l’emprise de l’ancienne maison du prieur et ses propres dépendances bâties.

La cour du four à ban et ses anciennes dépendances
(Celles-ci avec la maison du prieuré étaient attenantes au cimetière de l’église, attenantes aussi à la grande auberge de la Croix-verte laquelle auberge au Directoire sera acquise par le dit sieur François Mars celui-ci achetant aussi l’ancienne maison du prieur) En n°1 l’ancien four banal et le logement du fournier; n°2 l’ancienne maison du prieur; n°3 ancienne dépendance; n°4 les anciennes écuries transformées en logement par Pierre Resmond vers 1840; n°5 la cour du fournier; n°6 ancien cellier; n°7 ancien stockage à bois du fournier; n°8 ancienne porte aujourd’hui condamnée des anciennes grandes écuries de la grande maison de la Croix-Vert [ Le logement du prieur au début du XX siècle était beaucoup plus haut comme en témoignent certaines cartes postales anciennes ; il semble avoir depuis perdu un niveau complet. Pierre Resmond déjà possesseur de la Cour de Bretagne, charron de son état, achètera la cour, le four et ses dépendance le 11/10/1821 des mains d’Anne Tardif alors déjà veuve du sieur Yves Salmon sieur du Bas Frêne ; Yves Salmon achètera aux biens nationaux tout ce bien hier relevant du seul prieur ; en 1813 lorsque la veuve de François Mars vendra sur adjudication l’ensemble des biens de feu son époux, la grande auberge de la Croix-verte et la dite maison du prieuré. Monsieur Le Fer de la Gervinais en la seconde moitié du XIX siècle, avant 1888, se portera acquéreur de la dite maison du prieuré).
La maison du fournier au ancienne prison depuis la cour au midi

En la rue du Four la nuit du 13 février 1620…
Nous sommes alors dans les toutes premières années de règne du jeune roi Louis XIII. La nuit du 13 février 1620 vit la colère sur le prieuré du pont à Dinan d’un orage fort et terrible ; il occasionnera moult dégâts faisant jusqu’à choir du haut du logis prieural une tourelle présente sur son toit.
Cette chute entraînera la destruction d’une très grande partie de la toiture et obligera à la réfection du pignon assis à occident et cela sur tout un tiers ; seront aussi touchés cette même nuit le moulin et le puits assis en la rue du Four lesquels tous deux seront aussi entièrement refaits; le puits lui le sera jusque dans ses fondements.
Menaçant de s’effondrer dans le prolongement de ce travail sera aussi réalisée en la petite cave millénaire l’édification de deux piliers de soutien pour le seul pignon. Quelques années après seulement, en 1623, on profitera de ces mêmes travaux pour réaliser tout un mur de séparation afin de délimiter les cours et jardins de la rue du Four elle même ; cette construction s’étirera sur près de 30 mètres de long.

Dans la continuité de ce travail sera aussi édifié en la grande cour un très grand cellier; celui aujourd’hui absent sera encore présent au tout début du XIX siècle comme en témoignent plusieurs cartes postales.
La fenêtre de la dite prison ?
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L’ancienne gueule à feu du four à ban portant en sa pierre la date inscrite de 1738.
Peut être une image de arbre
Aspectées vers nord voici la maison du Prieur avec son ancienne cour nommée la Cour de Devant ; à occident est la maison du fournier contenant en son sein l’ancien four à ban.

Histoire d’un four à ban.
Assise ici sur cette photographie à droite fût déjà refait au XVII siècle le logis du fournier qui de tout temps fut toujours attenante au logis prieural ; celui-ci sur cette photo est toute la partie de droite assise à orient.
Ce logement du fournier, lequel faisait aussi office de prison, au travers de sa fonction propre sera cité dès l’année 1543 et sommairement décrit dès l’année 1639
(recevant en son embats la gueule seule du four à ban son étage sous grenier recevait au travers d’une seule chambre le logement du dit fournier.
On y accédait alors par une petite montée en bois… le dessus du dit grenier était alors entièrement couvert de pierres)
.
En l’un de ses actes premiers, qui lui sera rédigé en l’année 1620, on nous présente ce logement aussi comme étant la prison de la justice prieurale; en la petite cour dite «de derrière » de cet épisode reste toujours aujourd’hui en la fenêtre de l’embats la grille de défense très fortement fortifiée pour un logement de simple fournier il est vrai
(Cet acte demandera la réalisation de travaux importants de remise en état) ; cet acte donnera pour dimensions à cet ensemble, logis du fournier et four à ban compris, 7.30 mètres de laise par 7.60 mètres de long.
Beaucoup plus tard, suite à de nouvelles intempéries survenues en l’année 1738 exactement, pour permettre le fermage de Gilles Deshaies et de Jeanne Dohiet sa femme, alors tous deux les nouveaux fermiers généraux des biens temporels du prieuré en charge de la ferme, le four à ban et le moulin prieural seront tous deux entièrement refaits en leur intérieur respectif ; la rénovation de ces deux dépendances conventuelles concernera également la réfection et des maisons et des logements tous dépendant du dit prieuré ; sera aussi réhabilité le colombier seigneurial.
Malgré de très importants travaux apportés à tout ce même ensemble en la dite année 1620, au lendemain d’une nuit noire et destructrice en cette même année de l’an 1738 les bâtiments et dépendances du prieuré étaient donc de nouveau dans un bien triste état…état interdisant alors la reprise de toutes nouvelles ferme. Les travaux eurent lieu et l’ancienne gueule à feu du fournil porte toujours
aujourd’hui en sa pierre la date
inscrite de 1738.

1760. Affermage de la maison du prieur à l’Armée.
En 1760, vidée depuis très longtemps de ses prieurs ces derniers vivant au dehors et loin du prieuré, l’église du prieuré restant le seul bien ici alors vraiment religieux, la maison du prieur et ses dépendances seront toutes affermées à l’intendance militaire de la ville de Dinan et placées sous le munitionnaire du roi. Pour cela le fermier général remettra en état les bâtiments du prieuré  alors probablement abimés par ce même abandon religieux ; cet affermage se fera sous le mandat de Pierre Salmon alors fermier général du prieuré monsieur Broutier 
[peut-être le procureur fiscal du prieur] passant un contrat avec le munitionnaire du roi. En effet le Noël de la dite année 1760 regardera le logement du prieur transformé en caserne militaire.
Qu’elle sera l’origine de cette transformation ou utilisation à des fins ou usages  « militaires » de l’ensemble des bâtiments du prieuré en ce Noël 1760 ?
Servaient-ils pour entreposer du matériel militaire ou bien pour le stockage des denrées alimentaires pour les troupes armées militaires du roi ?
Cette dite maison au lendemain de la Révolution française, sous le Directoire, sera avec le cimetière, l’église et la grande auberge de la Croix Verte acquise par adjudication par le sieur François Mars celui-ci n’achetant aucunement les bâtiments conventuels puisque ceux ci de la même façon seront acquis par le sieur Yves Salmon du Bas Frêne fils de feu Pierre Salmon hier fermier général de ce même prieuré ; en l’année 1888 nous retrouvons la dite maison de prieuré comme étant alors le bien de monsieur Le Fer de la Gervinais possesseur du château de Grillemont.

Peut être une image de plein air et arbre
https://lanvallayhistoirepatrimoine.com/xviii-siecle-la-tannerie-de-francois-de-la-marre-de-la-ville-allee/
En premier plan les deux petites maisons du sieur Jacques Giffard alors aussi possesseur en 1781 du dit grand logis de la Cour de Bretagne ; cet ensemble divisé en deux lots au lendemain de sa succession celle qui à midi s’appuyait sur le bien du dit Guillaume Leturquis, celle qui toujours aujourd’hui s’appuie sur l’ancienne cour des Cuves sera , en 1825, le bien personnel de Pierre-Julien Salmon et d’Adélaïde Lebret son épouse (Pierre-Julien Salmon était aussi marchand-tanneur de son état mais dans la rue du Petit-Fort quant à lui ; fils de Pierre Salmon et de Rose Tétot par sa mère Pierre-Julien était le petit-fils de Françoise Briand et de Guillaume Této et l’arrière petit-fils du dit Briand maréchal sur route en la cour de Bretagne en la dite année 1733. Par son père, le susdit Pierre Salmon époux Lebret, Pierre-Julien était le petit-fils de de Julienne Lesage épouse Julien Salmon celui-ci ayant eu pour propre frère notre grand Pierre Salmon « l’Aisné » marchand tanneur et fermier général des biens temporels du prieuré. Au sein des rues de la Magdeleine, au sein des cours internes de la Madeleine tout au long des XVIII et XIX siècles les mêmes patronymes tels des notes de musiques sans cesse se croisaient et toujours ensemble se composaient…). La première maison ici à droite du feu Jacques Giffard fut faite en 1746 cette date étant inscrite dans l’une de ses pierres…
La rue du Four. En premier plan l’actuel club d’Aviron, hier maison de « marchand tanneur », bien professionnel et privé de Guillaume le Turquis attesté dès 1823 par les écritures BMS.

Dès la fin du XVIII siècle la rue du Four va voir apparaitre en son croissant deux cours nouvelles, des activités nouvelles, un nouveau Bâti propre à cette rue.

Ci-dessus ce bâti professionnel fut édifié très probablement dans les dernières heures du XVIII siècle, avant 1793 ; celui-ci apparait par le dessin en 1811 représenté qu’il sera  sur les premiers plans dit napoléoniens.
La Cour intérieure de ce bâti sera donc nommée « la cour des Cuves » cette ci-étant située à occident, vers la rivière de Rance ; plusieurs familles exerceront ainsi ici même, en cette cour dite des Cuves, deux activités professionnelles alors en plein essors au pont de Lanvallay, à savoir celle du cuir et celle du lin  [En la Cour des Cuves sera professé aussi le métier de Vannier. En effet la maison brisée fermant la dite cour des Cuves, appelée la maison « Hervé » sur sa côtale faisant face à la rivière, fut le bien de Hervé Victor ce dernier étant dit vannier lors de la naissance de son fils Hervé Auguste, enfant né le 23/09/1877. Effectivement les B.M.S. pour tout le XIX siècle de la commune de Lanvallay répertorient en tout et pour tout que deux Hervé dont un habitant en la rue Anne en Lanvallay, marchand de son métier]. Le deuxième cour sera celle dite de la Lingerie adossée que celle-ci sera à la précédente vers midi…

Tout début du XIX siècle. La Cour de la Lingerie

A droite de la cour de la Lingerie la rue du Four puis à son Orient le prieuré et la Cour de la Grande Croix-Verte. En bas à droite et en premier plan la maison du prieur et la cour de ses bâtiments annexes tel le fournil, grange à bois etc.
A gauche de la rivière et en bordure de celle-ci, en bas et donc à gauche, se trouvent êtres les anciens entrepôts de Jacques Salmon, fils de Pierre Salmon Lainé et d’Hélène Lesné hier marchand tanneur et fermier général des biens temporels du prieuré (Ces entrepôts aujourd’hui forment en partie le restaurant nommé « Le Zag ». ; Jacques Salmon sera aussi possesseur de la grande tannerie assise en le bas de la rue de la Madeleine bien industriels en 1811 de ses propres enfants de lui héritiers).
L’ancienne hostellerie du lion d’Or.
Ici à gauche est l’ancienne hostellerie du Lion d’Or » bien professionnel en 1793 de Pierre Anger et Françoise Heuzé son épouse ; ce noble bâti avant 1811 deviendra le bien propre de Jacques Salmon ci-dessus lequel, peut-être, fera construire la tannerie attenante à orient celle-ci en 1811 étant le bien d ses propres héritiers avec cette même hostelerie.

Avant et au lendemain de 1693 l’ensemble originel ici bâti, en fond de cour, soit peut-être l’ancienne auberge dite du Lion d’Or en 1693, semble avoir été  le bien propre de Thomas Asseline et héritiers ceux-ci ayant été « Sieurs du Chenmineuf » puisque cette . Ce même ensemble, en 1844, deviendra le bien de Paul Larere la matrice cadastrale de 1844 asseyant ici même ce médecin professant alors à Dinan. En son derrière se trouve toujours être une très grande cour comprenant dépendances, puits et vieille servitude laquelle desservait hier encore la grande « Vallée de Bretagne ». Cette servitude, depuis seulement, quelques années est devenue caduque. La maison de droite est celle qui fut à la fin du XVIII siècle le bien propre de Christophe Le Roux et Hélène Salmon son épouse cette dernière étant la soeur du dit Jacques-Philippe Salmon.

Propriété originelle Gigot. Extrait du plan cadastral de 1844.

Existant déjà en 1598 la propriété foncière du grand logis de la cour de Bretagne s’étirait de midi à nord depuis l’actuelle rue de l’Abbaye à l’aplomb l’actuel de rue Jean Perquis et d’orient à occident de la grande vallée de Bretagne à la rue actuelle de la Madeleine (le puits situé à la gauche de tout cet ensemble, juste au dessus de la parcelle n° 172, est l’ancien puits du dit grand logis de la Cour de Bretagne celui-ci au XVI siècle englobant aussi la parcelle n° 172 alors non détachée, alors non construite, alors partie du grand jardin, partie du tout).

La parcelle n°167 est le dit grand logis de la Cour de Bretagne assurant l’angle avec la rue de l’Abbaye.
La parcelle n° 168 est le dit petit immeuble particulier bien aussi du dit sieur Alain Gigot sieur des Anges (Pour sa propre succession reprendre le texte ci-dessus…).
La parcelle n° 169 est son extrémité droite fut l’ancienne petite forge..
La parcelle n°169 en son extrémité gauche est la petite maison et son extension à pans de bois faite entre 1801 et 1807 par le sieur Robert Resmond ou Rémont natif de Rennes.
La parcelle n°170 est la maison sur 2 niveaux que fera édifier entre 1832 et 1844 le dit sieur Pierre Resmond fils de Robert.
La parcelle n°171 est l’ancien grand jardin qui sera divisé au lendemain du décès du sieur Alain Gigot sieur des Anges du nord à midi entre Catherine et Marie Gigot sa sœur ; Catherine recevra celle aspectée sur le rue et Marie, elle, celle touchant la vallée de Bretagne (A l’extrémité de la parcelle de Catherine en 1756, après une vente probablement établie entre Pierre Follen père et Pierre Salmon, celui-ci fera édifier l’actuelle maison sise au n°21 de la rue de la Madeleine le puits se trouvant alors être commun à ces deux possesseurs ; avec les jardin desservit lui aussi depuis des lustres par la dite venelle de servitude ce puits et cette venelle seront très probablement à l’origine même d’une dispute, puis d’un procès lequel éclatera au lendemain de la construction de cette nouvelle maison).
– Au lendemain de 1733 les parcelles n°169 et 170 possèdent la dite Cour de Bretagne (En celle-ci la surface portant croix en 1801 est un grand appentis couvert construit sur la cour ; au derrière de celui-ci, assis en fond de cour, est la maison qui sera en 1733 vendue avec la cour, demain magasin objet de les divisions successives qui seront faites en sein des héritiers de Robert Rémont).
Au derrière immédiat des parcelles 170 et 169 est la petite venelle de servitude déjà citée en 1733 lors de la vente Gigot-Baguelin, venelle servant alors à desservir d’autres biens et héritages que la dite Catherine avait gardait pour elle dont notamment son propre jardin.
– Les parcelles n° 166 et 165 composent toutes deux la dite petite maison à pans de bois assise en la rue de l’Abbaye à l’actuel n°16 (Celle-ci dans sa totalité, bien en 1693 d’Olivier Pontfilly, en 1811 sera le bien du dit sieur Marc ou Mars alors aussi possesseur de la grande auberge de la Croix-verte avant de devenir celui du couple Follen-Merel ; par ce même couple et par voie d’hérédité elle sera ensuite celui de mr Chauchix marchand de vin à la Madeleine etc.).
La parcelle n°162 est la petite maison toute en pierre laquelle, construite en 1656, sera nommée en 1693 la maison de la Cour de Bretagne (Bien en 1693 de la veuve Carize Bachu, bien en 1811 du cordonnier Ecuyer Grignard de Champsavoie et celui en 1844 de sa propre veuve ; cette maison vers 1750 sera AUSSI le bien de Jacques Giffart et de Guillemette Teto tous deux nouveaux acquéreurs du dit grand logis de la cour de Bretagne acquis hier entre 1733 et 1745 de Catherine Gigot celle-ci décédant en sa maison de la rue Haute-voie le 20 juin 1745 à l’âge de 81 ans).
– La parcelle n° 85 est l’actuelle maison sise au n° 17 de la rue de l’Abbaye. Assise sur en face du grand logis de la Cour de Bretagne déjà existante qu’elle était en 1786 elle sera en 1811 le bien de la veuve du sieur Pierre Salmon, Perrine-Janne Busson (En cette parcelle sera située en la dite année 1693 la BARRIERE, barrière oui octroie, barrière alors présente en le bas de cette rue. Pierre Salmon ici cité était l’un des nombreux fils de l’ancien fermier général du prieuré de la Magdeleine Pierre Salmon aussi marchand tanneur celui-ci faisant construire au lendemain de son extradition du talard en 1756 l’actuelle maison sise au n° 21 de la rue de la Madeleine ; il sera en effet le frère du sieur Salmon de la Touche possesseur de la maison sise aujourd’hui au n° 25 de la rue de la Madeleine et aussi le frère du sieur Yves Salmon du Frêne qui lui sera acquéreur sous le Directoire des anciens bâtiments conventuels tous relevant de l’ancien prieuré. Tous trois par leur sœur Hélène Salmon seront les beaux-frères du sieur Christophe des Aulnais Leroux en son vivant aussi régisseur du marquisat de Coëtquen. Pierre Salomon « fils » se mariera le 10 janvier 1763 à Dinan avec Perrine-Janne Busson. Né le 12 septembre 1736 à Châteauneuf-d’Ille-et-Vilaine il sera de son état marchand-tanneur et aubergiste ; décédé le 24 fructidor an XI (11 septembre 1803) à Dinan ).
La parcelle n°84 est l’ancienne grande auberge de la Croix verte édifiée en 1573 (Edifiée peut-être par Jacques Rolland sieur des croix en Lanvallay elle fut la possession attestée de Rolland Rolland et de Janne Ferron en la seconde moitié du XVI siècle, bien ensuite du sieur Jacques Mesnage de la Morandais, puis celui de la veuve Yvonne Turpin acquéreur du précédent, puis celui en 1693 du noble Homme René-Yves de la Mousche, puis celui en 1734 de Pierre Follen époux Chomené, celui du sieur François-Michel-Alexandre Mars etc…Reprendre le travail ci-dessus).
La parcelle n° 83 en 1811 fera partie intégrante de la Parcelle n°84, à savoir partie intégrante de la grande auberge de la Croix-verte (cette parcelle n’apparait seulement qu’au lendemain de 1787, qu’au lendemain des grands travaux portuaires réalisés à la fin du XVIII siècle au port de Dinan. Parallèle à rue du Four et fermant l’angle oriental de la dite maison du prieur est une très grande bâtisse rejoignant à nord la cour et maisons ou auberge de la Croix-Verte ; ici seront les très grandes écuries de l’ancienne auberge de la Croix-verte probablement réalisée au XVIII sicèel lorsque ici même en cette cour apparaitra le tout premier relais à coches reliant Dinan à Rennes, relais de coches créé par le sieur Lerenec sieur de Malaunais le propre beau-frère de Catherine Gigot possesseur quant à elle du dit grand logis de la Cour de Bretagne. Ce relais à coches relèvera de la dite auberge…).
La parcelle n°82 est l’ancienne maison du prieur construite sur sa cave originelle du XI-XII siècle (De celle-ci relèvera aussi le n°81. Vendues comme bien national elles seront acquises sous le Directoire par le sieur Le Fer de la Gervinais ; celui-ci semble devoir les vendre au sieur Mars au tout début du XIX siècle puisque celles ci-feront alors partie intégrante de sa dite grande auberge en 1811).
La parcelle n°80 regroupe les anciennes dépendances complémentaires de la dite parcelle n° 81 toutes relevant de la dite maison du prieur (Elle sera pendant le Directoire comme bien national acquis par le sieur Yves Salmon du Frêne époux d’Anne Tardif ; celle-ci alors veuve en 1821 la vendra au dit Pierre Remont fils de Robert alors propriétaire de l’actuelle maison assise au n°25 rue de la Madeleine. Les héritiers de celui-ci en 1888 revendront ce bien à monsieur Eugène Tremaudan époux Françoise Omnés voituriers installés au pont à la Madeleine. ; la veuve de celui-ci en 1926 vendra ce même bien à madame Joseph Esnault).
La parcelle n° 78, toujours aujourd’hui grand jardin, sera acquise par le dit sieur Robert Remont père de Pierre (Aujourd’hui elle relève toujours du bien du n°80 hier bien du dit Pierre Rémont celui-ci achetant cette même parcelle au lendemain de celle de son père).
Les parcelles n°49 et 50 sont les deux entités ayant formées hier la dite auberge de Tourandel. Bien en 1811 du sieur Christophe Leroux sieur des Aulnais le propre beau-frère de celui-ci, le dit Pierre Salmon époux de Perrine-Janne Busson, lui sera AUSSI au pont possesseur de la parcelle n°48 attenante à nord à la dite auberge.
La parcelle 51 est l’ancienne auberge de l’Ecus bien en 1718 de la dite veuve Yvonne Turpin alors aussi propriétaire de la grande maison de la Croix verte acquise quant à elle du sieur Morandais Mesnage. La veuve Turpin entrera en possession de cette seconde maison par acquêt échangé avec le sieur Mousset de Villeneuve déjà possesseur du château de Carheil en Taden ; cette auberge dite de l’Ecus sera le bien ensuite de l’une des héritière Turpin avant de passer ensuite entre les mains de Felix Baguelin fils de Pierre et de Jane Teto sa première femme tous deux acquéreurs de la dite Cour de Bretagne par acquêt passé en 1733 avec la dite Catherine Gigot petite-fille de noble homme Ollivier Gigot et de Carize Mouton.

).

Le 19/04/1813. Proclamation faite au public par le Tribunal civil de Dinan de la vente judiciaire de la grand auberge de la Croix-verte, auberge appartenant à feu François-Michel Alexandre Mars (ou Mari ou Marc suivant l’écrit lu) époux de Dame Jacquemine Domalin tous deux de leur vivant aussi possesseurs de la petite maison à pans de bois toujours assise aujourd’hui en le bas de la rue de l’Abbaye (Cette vente judiciaire en 1813 sera probablement engagée à l’encontre de la veuve du dit sieur François-Michel Alexandre Mars sur un seul plan financier; lors de cette dite vente judiciaire Dame Jacquemine Domalin était déjà veuve déclarée depuis 1811. François Marc était originaire du Moulin La Marche, commune alors située en le jeune département de l’Orne, commune en laquelle François Marc vit le jour) .
Cette déclaration de vente judiciaire proclamera aussi pour les enfants de feu François-Alexandre-François Mars le tutorat spécial spécialement confié au dit sieur Pierre-Charles-louis Follen demain propriétaire aussi de cette même maison avec sa dite épouse Jeanne-Marie Merel fille de Julien Mérel lui même possesseur hier du dit grand logis de la Cour de Bretagne mais NON HERITIERE de son père cependant (Tutorat très probablement prononcé avant 1811 année en laquelle pour la petite maison à pans de bois de la dite Dame Jacquemine Domalin il sera dit en la première matrice cadastrale de 1811 …Veuve Marc François à la Magdeleine… ) .
Par droit d’hérédité la dite petite maison à pans de bois sera ensuite transmise à leur fille, Virginie Follen, celle-ci prenant pour époux à Lanvallay le 22/11/1842 Joseph Chauchix natif de Combourg.
Virginie Follen épouse Chauchix décédera le 28/05/1890 Joseph Chauchix son époux lui décédant le 17/05/1885 ; né le 27/07/1846 leur fils Albert-Joseph-Marie Chauchix de son état marchand de vin établit à la Magdeleine en héritera celui-ci achetant par adjudication suivant un jugement rendu le 06/03/1885 par le tribunal civil de Dinan le dit grand logis de la cour de Bretagne bien hier de son propre propre arrière-grand-père, le dit Julien Merel (Quels furent les liens ayant pu hier unir avant 1811 les dits François-Alexandre-François Mars et Pierre-Charles-louis Follen pour que celui-ci ait été choisi comme TUTEUR SPECIAL des enfants du dit sieur Mars ?) .

Plan cadastral établi en 1811.
Bien en 1693 d’Olliver Ponfily et de Carize Horel la petite maison en pans de bois de la rue de l’Abbaye est positionnée ici à la gauche immédiate de la venelle de servitude desservant dès l’année 1671 la fontaine Clairet ; elle contient ici les n° cadastraux 91 et 92 appartenant en 1811 en totalité à la veuve et enfants de François Marc aubergiste à la Magdelaine (L’auberge de François Marc sera l’ancienne auberge ou grande maison de la Croix Verte assise juste en face ici sur ce plan au n° 88).
La petite maison à pans de bois est alors l’association en effet de deux maisons toutes deux adossées l’une à l’autre en le premier étage desservi par une petit perron externe, toutes deux construites sur un grand et unique embats professionnel.

Le n° parcellaire 90 ici concerne le grand logis de la Cour de Bretagne le n°96 lui concernant la maison de la Cour de Bretagne édifiée en 1656 et ainsi dénommée en 1693 ; cette maison cadastrée ici n° 96 sera en 1811 le bien du sieur François Grignard en celle-ci cordonnier de son état (Depuis longtemps desservie en totalité QUE depuis la rue de l’Abbaye entre 1693 et 1781 elle sera cependant en sa partie haute desservie QUE depuis la dite cour de Bretagne, cour relevant alors du grand logis de la Cour de Bretagne ; de là vient en 1693 et 1781 son appellation : maison de la Cour de Bretagne).
L’origine même de ce dit grand logis sera clairement établit au travers d’un procès judiciaire lequel éclatera en les dites héritières du dit sieur des Anges Alain Gigot et le prieur du prieuré de la Magdelaine, procédure qui éclatera en l’année 1702 lorsque celles-ci seront déjà ensemble propriétaires à la Magdeleine du dit grand logis de la Cour de Bretagne, cour comprises, biens hérités avant 1693 de feu leur père Alain Gigot décédé avant cette même date ...1693. Les enfants du feu sieur dit Anges Gigot, Jeanne, Catherine et Marie, un grand corps de logix, cour, cellier et apantif, maison et jardin proches le Cheminneuf…
Devant la Cour elles présenteront en effet une grosse notariale en velin établie en 1598, grosse étayant leur prétention commune de ne pas vouloir payer au seigneur prieur l’impôt foncier appliqué à ce grand logis. Cette procédure perdurera plusieurs années au terme des lesquelles toutes trois seront déboutées de leur prétention commune la dite grosse, hormis sa date de 1598, ayant été jugée trop illisible par la Cour et la Cour disant aussi que leur père et aïeux de tout temps avaient de leur propre côté toujours sur ce dit logis honorés la dite taxe.
Par le terme père et aïeux
utilisé lors de ce procès judiciaire nous savons donc que ce grand logis de fait avait déjà été auparavant le bien d’Alain Gigot sieur des Anges leur père à toutes trois mais aussi celui de Noble homme Olivier Gigot deuxième du nom, sieur de la Lande, et Carize Mouton sa femme tous deux père et mère du dit Alain sieur des Anges. Fils d’Olivier Gigot premier du nom, aussi sieur de la Lande, et de Julienne Jan son épouse, né le 13/06/1584 Olivier épousera Carize Mouton à Lanvallay le 30/06/1614 ; Olivier sera inhumé dans une chapelle assise derrière le Chœur de l’église Saint-Sauveur de Dinan le 18/09/1652 à l’âge de 68 ans Carize née le 25/02/1597 le suivant 16 années après dans cette même chapelle, le 17/02/1668, à l’âge de 71 ans. Tous deux reposeront ainsi ensemble en cette même chapelle, tous deux ouvriront ainsi ensemble l’utilisation mortuaire de cette chapelle puisque tous deux furent les instaurateurs de cette concession mortuaire familiale établie en cette même chapelle : GY EST LA SEPVLTVRE DE NOBLES GENS OLLIVIER GIGOT ET ZACHARIE MOVTON SA COMPAGNE SR ET DAME LA LANDE. FAI. PA.LEVRS HOIRS.
La date du 13/06/1584 étant celle de la propre naissance d’Olivier Gigot deuxième du nom, la date du 30/06/1614 étant celle du dit mariage ayant uni le même Olivier Gigot à Carize Mouton, la date de 1598 étant celle en laquelle la dite grosse notariale en velin présentée devant la Cour en 1702 par les dites héritières sera rédigée, le dit grand logis de Bretagne fut donc réalisé au plus tard par le propre père d’Olivier Gigot deuxième du nom, à savoir par Olivier Gigot premier du nom, lui aussi sieur de la lande, et par la femme de celui-ci la dite Julienne Jan (Olivier Gigot premier du nom décédera avant l’année 1612 puisque le 04/05/1612 Julienne Jan son épouse sera dite « veuve » lors du baptême de Perrine Gigot ; sur certains actes étudiés, actes d’imposition usuels et non de « dénombrement, il sera dit qu’ Olivier Gigot et son épouse Julienne Jan devaient eux aussi « impôt féodal » au sieur prieur).

Les n° parcellaires 94 et 95, la Cour de Bretagne par elle même laquelle avant 1733 relevait du seul grand logis de la Cour de Bretagne, sera le 05/12/1733 vendue par Catherine Gigot à Pierre Baguelin époux en première noce de Janne Teto tous deux unis le 03/07/1723 (Janne Teto décèdera le 07/10/1749 et de cette première union naitra Felix Baguelin possesseur de l’auberge de l’Ecu à la Magdeleine, auberge alors située en la Cour Tourandel, cour assise juste en face de la Cour de Bretagne ; Pierre Baguelin de son état était alors l’un des deux trésoriers responsables d’économie de l’église du prieuré du pont à Dinan le second trésorier étant le propre père de la dite Guillemette Teto sa 1ère femme, à savoir Guillaume Teto. Catherine Gigot, demoiselle de Launay demeurant alors au faubourg de la Madeleine, en la dite année 1733 semble devoir vendre cette cour au dit sieur Pierre Baguelin par besoins financiers. En effet le 20/07/1731 elle avait déjà hypothéqué tous ses biens réels et mobiliers, présents et à venir, à André Lerenec alors sieur de Malaunay lequel, dit ancien bourgeois de Lanvallay, était le propre mari de sa sœur aînée, Janne Gigot née en 1663, tous deux résidants alors en Dinan en leur propre maison assise en la rue de la Chaux ; cette dette concernait un prêt de 200 livres remboursables à raison de 10 livres remboursables par an. Née en 1667 Catherine Sœur de l’Ordre de Saint-François à Dinan, décèdera en sa maison de la haute Voie à Dinan le 20/06/1745 à l’âge honorable de 81 ans).
En la dite année 1733 en vendant la dite cour de Bretagne Catherine Gigot de fait vend aussi avec la cour et une petite forge citée dans les actes écrits dès la seconde moitié du XVI siècle, et un caveau souterrain, et une portion de jardin, et une petite forge ainsi qu’une maison située en fond de cour en son orient, maison adossée à la vallée de Bretagne.
Cette maison en 1733 est alors constituée d’un embats faisant office de cellier et d’une chambre à feu sous comble dont l’accès se faisait alors par un petit escalier extérieur en pierre ; le dessous de celui-ci servait alors de porcherie ; en ce même acte de 1733 il sera dit aussi qu’elle était alors adossée à la vallée appartenant à l’enfant de Thomas Asseline joignant aussi la maison appartenant aux héritiers de Carize Bachu. De fait il s’agit ici à orient de la vallée de Bretagne et du petit enfant de Jan Asseline sieur de la Mare lequel, cité en 1693, sera alors le possesseur de l’auberge du Lion d’or assise toute proche ; pour la maison des héritiers de Carize Bachu il s’agit de la maison assise au midi, ici la parcelle n°96, celle qui sera nommée en 1693 : la maison de la Cour de Bretagne …un cellier au haut de la cour donnant du côté du jardin avec une grille de fer et deux grilles aussi de fer dans le devant , un grenier au dessus avec une cheminée dans icelui, couvert d’ardoises en forme de Mansarde dans lequel on monte par un degré de pierre sous lequel est bâti une soue à cochons, joignant le tout du dit cellier et grenier d’un côté à maison appartenant aux héritiers de Carize Bachu, et du derrière à une vallée appartenant à enfant de Thomas Asseline… En 1683 Carize Bécheu alors femme de « Guillaume » Tranchemer  mettra au monde Noëlle née le 05/09/1683

Pierre Baguelin en seconde union prendra pour épouse le 05/10/1751 Rose Leforestier et de ce second mariage naitra le 14/05/1754 Guillemette Baguelin ; celle-ci NON héritière de son père Pierre, veuve de Gervais Angot son premier mari, prendra pour second époux le 24/04/1781 Pierre Follen lui même fils de Pierre et de Laurence Chomené ou Lomené (cette cour aurait dû en toute logique parvenir à Pierre Follen époux de Guillemette Baguelin par celle-ci, sa propre dite épouse, puisque le père de celle-ci, le dit Pierre Baguelin, en effet l’achètera en 1733 à la dite Catherine Gigot. En vérité Pierre Baguelin, alors toujours époux de Janne Teto, vendra le 06/07/1739, c’est à dire six années après l’avoir lui même acheté, la dite cour à Pierre Follen père et époux de Laurence Chomené tous deux père et mère de Pierre Follen époux de la dite Guillemette Baguelin ; ce fait sera rappeler lors de la vente de la cour faite en 1801, vente alors établie entre Pierre Follen fils et Robert Resmond et Françoise Meslé sa femme le dit Robert étant charron de son état …Une autre grosse sur velin d’un contrat d’acquêt fait par les père et mère du vendeur du six juillet mil sept cent trente neuf au rapport de Quemerai notaire à Dinan référé, contrôlé et insinué le même jour... ).
Pierre Follen et Guillemette Baguelin tous deux alors demeurant au faubourg de la Magdeleine le 13/11/1801 vendront la dite cour de Bretagne au sieur Robert Resmond et à Françoise Meslé sa femme Robert étant charron de son état ; en 1811 elle sera toujours le bien de Robert Resmond.
Entre le 24/04/1832 et 1844, entre le sieur Robert Resmond fera en les jardins relevant de cette cour, jardins attenant à l’ancienne petite forge adossée à la Cour à sud, édifier l’actuelle maison portant aujourd’hui le n° de rue 25 (En la dite année 1801 la cour de Bretagne comprenait toujours les mêmes éléments qu’en 1733 sauf que le cellier assis en fond de cour avait été grandement modifié et que la petite forge n’existait plus remplacée qu’elle avait été par une simple boutique; en effet de ces derniers il sera alors dit ..est une boutique donnant sur le pavé, servant autrefois de forge, grenier au dessus couvert d’ardoises au midi de laquelle est un grand portail pour le service d’une cour au derrière ci-après, le dit portail néanmoins commun servant de passage pour le service des maisons de la veuve Teto, Julien Merel et du jardin de la citoyenne Salmon veuve des Aulnais Leroux, à l’entretien duquel ils sont assujettis avec le vendeur, la dite boutique contenant de largeur environ huit pieds et six pouces et de longueur sept pieds six pouces. Un petit appentis au nord couvert d’ardoise, un petit jardin au nord dans lequel est le bâtiment ci-devant, clos de murs à l’orient le long d’une venelle de passage pour le jardin de la citoyenne Leroux des Aulnais qu’elle même a comblé le passage de terre, au tout midi est une porte commune avec elle pour le service du présent jardin contenant icelui de longueur environ trente sept pied (12ml) et de largeur seise pieds ou environ (5.20ml). Une cour au derrière de la boutique et donnant sur le chemin contenant de largeur vingt quatre pieds et de longueur quarante huit pieds ou environ dans laquelle cour il sera libre aux acquéreurs d’y bâtir ce que bon leur semblera ainsi qu’avaient le droit de le faire les vendeurs et leurs auteurs conformément au premier titre. En haut et à orient de laquelle cour est une maison bâtie en bas-côté, couverte d’ardoises consistant en un grand embats servant de magasin, deux chambres et grenier au dessus ayant une grille de fer du côté du jardin de la dite Salmon veuve des Aulnais Leroux, au devant de laquelle mais du nord de la cour est un petit caveau voûté qui se prolonge sous le jardin de la dite Salmon veuve des Aulnais Leroux le tout des dits biens se tenant et joignant d’orient au jardin de la dite Salmon veuve des Aulnay Leroux, et de Merel du midi à la maison de ces derniers et de la veuve Teto, d’occident au pavé de la rue, du nord au jardin de la citoyenne veuve Leroux des Aulnais et quoique se fait le tout des dits héritages se contiennent et se poursuivent et appartiennent aux vendeurs pour leur être échus de la succession de Pierre Follen et Laurence Lomené ses pères et mères et comme il avait droit d’en jouir avec tous droits de communauté et dû selon les anciens titres, circonstances et dépendances, sans aucune réservation au soutient de la propriété. Lesquels héritages les dits vendeurs ont présentement remis aux acquéreurs : 1- une grosse sur velin d’un contrat de vente d’iceux par Catherine Gigot à Pierre Baguelin et femme du 05/12/1733…2- Une autre grosse sur velin d’un contrat d’acquêt fait par les père et mère du vendeur du six juillet mil sept cent trente neuf au rapport de Quemerai notaire à Dinan référé, contrôlé et insinué le même jour… .

Pierre Baguelin et son épouse Janne Teto en 1733 achèteront donc la Cour de Bretagne la détachant ainsi du dit grand logis de la Cour de Bretagne ; cette vente viendra des mains de Catherine Gigot en totalité héritière avec ses sœurs du noble homme Alain Gigot sieur des Anges du DIT grand logis de la Cour de Bretagne ; après division successorale Catherine de fait entrera en possession du dit logis, ici n°93, ainsi que de la forge et jardins ici les n° 94 ET 95 Marie sa sœur, unie au sieur Pierre Blondeau de la Villeménard, elle héritant du petit immeuble adossé au dit logis, l’actuel n°93 ainsi que la grande parcelle n°115; leur sœur à toutes deux, Janne, épouse d’André Lerenec sieur de Malaunay et de la Villeameline en Tressaint, semble elle devoir hériter d’autres biens ici en le quartier de la Magdelaine non assis (Sur cette même parcelle n°115, après l’avoir acquis de Pierre Blondeau fils, Pierre Salmon de son état marchand tanneur mais aussi fermier général des biens temporels du prieuré du pont y fera édifier en 1756 l’actuelle maison sise aujourd’hui au n°21 de la rue de la Madeleine ; cette construction sera faite au lendemain de son expulsion du quai talard, expulsion exigée pour la réhabilitation du dit talard. Cette maison et ce grand jardin seront le bien en 1801 de sa fille héritière, Hélène Salmon, alors déjà veuve du sieur Christophe Leroux des Aulnais de son état marchand et régisseur du marquis de Coêtquen).

Ici le numéro parcellaire n°93 concerne l’actuel petit immeuble sis au n° 29 de la rue de la Madelaine ; ce petit immeuble privatif sera déjà existant en 1733 puisque cité en effet il sera lorsque la dite Catherine Gigot vendra la dite Cour de Bretagne au dit couple Baguelin-Chomené Catherine gardant pour elle même et le dit grand logis de la Cour de Bretagne et différents autres biens eux aussi par elle hérités, eux aussi tous desservis par la même cour. Catherine Gigot ne prendra jamais époux et n’aura donc jamais aucun enfant héritier; sœur de l’Ordre de Saint-François de Dinan elle meurt en sa maison rue Haute-Voie le 20/06/1745 à l’âge honorable de 81 ans. Avant de décédé elle semble devoir vendre le dit grand logis de la Cour de Bretagne à Jacques Giffard et Guillemette Této son épouse Jacques étant de son état chirurgien.
Lors de la vente de la dite Cour de Bretagne faite en 1733 il sera en effet dit indirectement que ce petit immeuble privatif appartenait alors au sieur Blondeau de la Villeménard fils héritier de Marie Gigot sœur de Catherine et de Janne ; de fait en amont de 1733, avant même la répartition successorale qui sera établie entre les 3 sœurs héritières il appartenait hier au dit Alain Gigot sieur des Anges pères de Catherine, Marie et Jeanne Gigot … savoir est une boutique située en l’entrée du cheminneuf donnant sur le pavé, servant de forge, occupée actuellement par Ollivier Briand maréchal sur route, avec une porte à quoi il y a huis et couverte d’ardoise et, à côté, est un grand portail pour le service d’une cour ci après, compris le donnant au côté de la dite forge, commun entre la dite venderesse et le sieur de la Villeménard Blondeau, contenant de largeur environ huit pieds et demi, joignant du derrière à la dite cour et du devant au pavé de la rue dans laquelle cour il sera libre aux ci-acquéreurs d’y bâtir ce que bon leur semblera ainsi qu’avait droit de le faire la dite venderesse, sans pouvoir boucher le passage dû au dit Blondeau et au sieur Porée mari et procureur de la damoiselle Marie Blondeau aux fins des partages fait entre eux le… ledit portail entre tenable par moitié par la dite Gigot et le sieur Blondeau…
Le noble homme Pierre Blondeau époux de Marie Gigot, de son état marchand de draps de soie et lieutenant de la milice de Dinan, possesseur par sa dite femme de cet immeuble, décèdera le 08/03/1720. En cette dite année 1733 il ne peut donc ici s’agir que du son propre fils né de Marie Gigot, à savoir Pierre Blondeau fils, frère de Marie et de Jeanne Blondeau, lui aussi sieur de la Villeménard ; né le 05/12/1704 celui-ci lors de cette vente de 1733, alors âgé de 29 ans, était donc en possession avec sa dite sœur Marie, déjà épouse Jacques Porée, par seuls droits d’hérédité de ce petit immeuble.

Pierre Blondeau fils va connaitre de très forts problèmes d’insolvabilités financières lesquels le mèneront jusqu’à l’intérieur même de la prison de Dinan, jusqu’à vendre certains de ses héritages aussi bien hérités du côté de son père qu’hérités du côté de sa mère, Marie Gigot, biens alors tenus en indivis entre lui même et ses deux sœurs et cela à l’image de ce petit immeuble appartenant en indivis et à lui même et à sa dite sœur Marie (De fait comme nous venons de le lire ci-dessus Pierre Blondeau fils sera héritier avec sa sœur Marie, épouse Jacques Porée, de ce petit immeuble et cela après partage fait entre eux Janne Blondeau leur sœur à tous deux, épouse de Jan Porée, héritant elle d’autres bien. Ce fait sera confirmé en effet en ce même acte de vente de 1733, acte de vente Catherine Gigot – Pierre Baguelin ainsi qu’avait droit de le faire la dite venderesse, sans pouvoir boucher le passage dû au dit Blondeau et au sieur Porée mari et procureur de la damoiselle Marie Blondeau aux fins des partages fait entre eux le… ).
Ainsi emprisonné pour dettes civiles dues à la Dame de Porto-Corvo il sortira provisoirement de sa cellule le 19/05/1740 afin de pouvoir faire face à une vente forcée de certains de ses héritages assis en la paroisse de Saint-Juvat, assis en les villages de Tegris et de la Croix de Paumelin, biens tous tenus en indivis avec ses deux sœurs Jane et Marie Blondeau respectivement mariées à Jean et Jacques Porée tous deux probable frères germains, tous deux fils supposés de Jacques Porée lui aussi marchand de draps de soie ; le même jour à la sortie de l’étude notariale de maître Vaugrenat, notaire royal, Pierre Blondeau et ses deux sœurs, ces dernières avec l’acceptation de leurs propres maris, vendront d’un commun accord tous solidaires l’un de l’autre, ces mêmes biens hier entre eux hérités (Sieur de Fromentel en Lanvallay Jan Porée et Janne Blondeau son épouse demeuraient alors tous deux en leur maison de la Saudrais en Pleudihen ; Jacques Porée sieur dudit nom, son frère supposé, époux de Marie Blondeau sœur de Janne, lui avec sa dite épouse demeurait en leur maison de Dinan, rue de la Mitrie ; ainsi ici nous avons les deux frères Porée qui épouseront les deux sœurs Blondeau, toutes deux sœurs de Pierre fils Blondeau, toutes deux avec leur dit frère Pierre Blondeau enfants directes de Pierre Blondeau et de Marie Gigot).
Ces biens hérités assis en la paroisse de Saint-Juvat Pierre et ses deux sœurs les avaient perçu de leur père, Pierre Blondeau époux de Marie Gigot, celui-ci les ayant lui même perçu par bénéfices testamentaires de son oncle le sieur de la Grange Vallée (A savoir Christophe Blondeau né en 1629 sieur de la Grange Vallée, oncle de Pierre Blondeau père, de son état aussi marchand de drap de soie lui aussi. Ce petit immeuble particulier possédait sur la rue une porte extérieure pour le desservir en son embats son premier étage et son comble, comble faisant alors aussi grenier, étant tous deux desservis depuis la cage d’escalier du dit grand logis de la Cour de Bretagne ; ce petit immeuble fut je pense édifié à la demande du dit Alain Gigot sieur des Anges pères des dites filles Catherine, Janne et Marie Gigot celui-ci voyant le jour vers 1630 puisqu’il prendra pour épouse le 30/10/1659 Guillemette Rillet. La servitude de la cage d’escalier du dit logis pour le service de ce petit immeuble particulier deviendra caduque qu’en 1866 année en laquelle Julienne Merel, alors propriétaire héritière et du logis et de ce même petit immeuble particulier, vendra le dit logis de la Cour de Bretagne aux couples Deschamps-Lemarchand elle même gardant pour elle le dit petit immeuble particulier).
Dans la continuité de ces dits problèmes financiers Pierre Blondeau et sa sœur Marie, épouse Jacques Porée, tous deux en indivis propriétaires de ce même petit immeuble particulier, semblent tous deux devoir vendre celui-ci au sieur de la Touche Salmon ; Jacques Salmon sieur de la Touche était alors le fils de Pierre Salmon lui même déjà propriétaire des jardins ayant hier appartenus à Janne Gigot (il s’agit ici de Jeanne qui fut la sœur et de Catherine et de Marie toutes trois filles héritières du dit Alain Gigot sieur des Anges).
Jacques Salmon sieur de la Touche, fils de l’ancien fermier général Pierre Salmon de son état aussi marchand tanneur, semble peu de temps après vendre à son tour ce même petit immeuble particulier puisque celui-ci en 1781 sera le bien de Jan Tetot alors fabricant de tuiles sur le quai de Dinan ; cela le sera clairement dit lors de l’établissement d’un état des lieux lequel, concernant le dit grand logis de la Cour de Bretagne, sera établi pour la succession de la défunte Guillemette Teto épouse Jacques Giffart …le tout des chambres et grenier servi paru n escalier en bois au derrière vers nord de la salle ou cuisine, commun avec la maison du sieur Teto, acquéreur du sieur de la Touche Salmon, avec un siège de latrine en l’endroit de la première chambre du corps de logis, qui est aussi commun aux deux maisons et entretenu en commun frais…
Jan Této fabriquant de tuiles sur le quai de Dinan décèdera le 19 Vendémiaire an  XIII, soit le 11 Octobre 1804 ; avec Janne Arot sa femme il semble devoir héréditairement transmettre à l’un de leurs propres enfants ce même petit immeuble particulier puisqu’en 1811, soit 7 ans après le décès du dit Jan Teto, la matrice cadastral citera comme étant propriétaire de ce même immeuble …Guillaume Teto marchand à la Magdeleine…
Julien Merel en son vivant propriétaire de la dite petite maison à pan de bois, propriétaire aussi du grand logis de la Cour de Bretagne qu’il semble devoir acquérir du dit sieur Jacques Giffart au lendemain de 1781, semble devoir aussi acheter ce petit immeuble particulier entre la dite année 1811 et 1812 par acquêt établit entre lui même et le dit Guillaume Této; l’année 1812 sera malheureusement l’année de sa propre mort.
Ce petit immeuble particulier fera l’objet en 1835 de la division de tous les biens du feu Julien Merel lors de la répartition qui en sera faite entre ses trois enfants héritiers alors devenus adultes, enfants nés de son second mariage, mariage contracté en 1802 avec Marie-Jeanne Follen la propre sœur du son futur gendre, celui-ci le même jour pendant la même cérémonie prenant lui pour épouse la propre fille de Julien née de son premier mariage contracté le 05/02/1782 avec Jeanne-Nicole Briand (Julien Merel décédant en 1812 il laissera en effet pour enfants nés de son second mariage trois enfants en bas age, trois enfants âgés respectivement de 4, 6 et 8 ans). Julienne-Jeanne Merel l’un de ces trois enfants, alors unie en première noce à Mr Legeron, après répartition des dits biens propriétaire et du dit grand logis et du dit petit immeuble particulier, en 1866 vendra il est vrai le dit grand logis de la Cour de Bretagne au couple Dechamps-Lemarchand).

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Pierre-Charles-louis Follen et Janne-Marie Merel eurent pour enfants héritières deux enfants, deux filles, Janne-Marie Follen et Virginie Follen ; Janne-Marie Follen viendra au monde en Lanvallay le 02/03/1811 Virginie prenant elle pour époux Joseph Chauchix.
Virginie semble devoir entrer par droits d’hérédités en possession de la maison en pan de bois puisque en 1884 elle en sera encore la propriétaire ; cela sera dit en effet en 1884 lorsque sera mise en vente par adjudication le dit grand logis de la Cour de Bretagne les propriétaires de celui-ci, monsieur et madame Deschamps ne pouvant rembourser une dette d’argent qu’il avaient eux mêmes contracté envers Janne-Marie Follen ci-dessus nommée, à savoir la propre sœur de Virginie …une maison construite en pierres…à l’angle de la rue de l’Abbaye et de l’ancienne route de Dinan à Rennes et Saint-Malo joignant vers nord à monsieur Remont et autres, au midi la rue de l’Abbaye, vers couchant la grande route et vers orient madame veuve chauchix, droit à la cour derrière la dite maison et passage pour arriver à la rue de la Magdelaine…
Janne-Marie Follen, rentière par ses parents et grand-parents, quels qu’ils aient été, paternels ou maternels, prêtera de l’argent de son vivant à plusieurs personnes résidentes au port de Dinan ; de son métier les différents actes écrits relatant ces divers prêts dirons tous d’elle qu’elle était « rentière » dont notamment un acte de « prêt » lequel fut établi en 1866 entre et Jeanne-Marie Follen et les consorts Deschamps. Ces derniers pour obtenir ce prêt hypothécaire « privé » acceptèrent pour condition drastique d’engager financièrement en garantie de remboursement le noble logis de la Cour de Bretagne, logis qu’ils souhaitaient tous deux acquérir, grand logis en lequel déjà alors ils habitaient…monsieur et madame Deschamps par hypothèques spéciale au profilt de Mlle Follen…tous les immeubles en nature de maisons, bâtiments d’exploitation, cour, déport, jardin qu’ils possède en la commune de Lanvallay…savoir une maison construite de pierre…petit corps de bâtiment en appentis…le tout joignant vers nord monsieur Rémont…et vers orient madame Chauchix… 
Jeanne-Marie Follen alors âgé de 51 ans, sœur de Virgine épouse Chauchix, acceptera ce prêt durement réfléchi pour permettre au consorts Deschamps d’acquérir le noble logis de la « Cour de Bretagne » bien hier de feu de son grand-père, Julien Merel: …le trois septembre mil huit cent soixante deux……ont comparu monsieur Jean-Louis Descchamps, maître d’Hôtel et madame Julie Lemarchand son épouse qu’il autorise, demeurant ensemble à Lanvallay rue de l’Abbaye ci-devant et actuellement à Dinan, boulevard Thiers. Lesquels ont par ces présentes reconnus devoir bien et légitimement à mademoiselle Jeanne-Marie Follen, rentière, demeurant au pont en la commune de Lanvallay ici présente et qui accepte la somme de mille francs..
Jeanne-Marie Follen acceptera ainsi d’un tiers la demande d’un prêt financier personnel lequel s’élevait alors à la somme de 1000 francs ; Virginie sa sœur lors de la succession parentale semble devoir entrer en la possession de la maison en pans de bois Jeanne-Marie touchant elle, il me sembl, toute une enveloppe de numéraires.

XVI siècle.
Le grand logis de la Cour de Bretagne et la maison à pans de bois.
Après sa rénovation fait en 2000 voici cette même maison à pans de bois assise sur un embats appareillé entièrement de pierres.
A remarquer les deux corbelets en bois supportant tous deux la façade haute dans sa structure même ; ce principe de supports en bois, ou corbelets, disparaitra complétement au XVII siècle.
En 1866 lors d’un prêt financier qui sera établit entre les futurs acquéreurs du dit logis de la « Cour de Bretagne », les époux Deschamps,  et Jeanne-Marie Follen leur créancière enfant de feux madame Jeanne-Marie Merel et Pierre Follen tous deux susnommés, la maison à pans de bois par droits d’hérédité était alors le bien propre de la sœur de Jeanne-Marie-Follen, Virginie-Anne, elle même épouse de Joseph-Georges-François Chauchix (Virginie-Anne Follen naît à Lanvallay le 22/04/1808, se mariera à Lanvallay le 22/11/1842 et décèdera à Lanvallay le 28/05/1890 à l’âge honorable de 82 ans ; Joseph-Georges-François Chauchix son mari, fils d’un notaire professant à Pleugueneuc, était originaire de Combourg).
Madame Virginie Chauchix née Follen, toujours propriétaire de cette maison à pans de bois en 1885, sera dite « veuve Chauchix  » lorsque son fils Albert-Joseph-Marie Chauchix par adjudication se portera acquéreur le 21/12/1885 du dit logis de la « Cour de Bretagne » bien hier vers 1800 de son propre arrière-grand-père le dit Julien Merel ; Albert-Joseph-Marie Chauchix ci-dessus nommé acquerra à la bougie ce grand logis, logis touchant la maison à pans de bois de ses propre parents, lorsque la succession des dits époux Lemarchand ne pourra pas faire face aux dettes que ce couple avait contracté et cela notamment envers Jeanne-Marie Follen sa propre tante, créancière principale de la dette Deschamps et sœur de sa mère Virginie.
Jean-Louis Deschamps maitre d’hôtel à Dinan avait en effet contracté en 1866 avec son épouse, madame Julie Lemarchand, une première dette de 1000 francs envers Jeanne-Marie Follen ces derniers voulant se porter acquéreurs du grand logis de la Cour de Bretagne alors mis en vente par Julienne-Anne Merel, épouse en seconde noce Dandin, héritière en 1812 de ce logis au décès de son père, Julien Merel ; les époux Deschamps demeuraient alors tous deux rue de l’Abbaye au pont à Dinan en une autre maison proche du dit logis (Le grand logis de la Cour de Bretagne en 1885, hier avant 1812 entièrement occupé par Julien Merel, avait été au décès de celui-ci transformé en appartements locatifs par sa propre fille héritière, Julienne-Anne Merel. Transformé en revenu immobilier le grand logis en 1885 contenait 4 locataires ; à savoir au RDC monsieur Lefort forgeron pour un revenu annuel der 100 francs, au premier étage madame Bigarré pour un revenu annuel de 65 francs le deuxième lui contenant deux locataires à savoir le couple Lejas et la veuve Mautendre chacun pour un revenu annuel de 30 francs. Ainsi le revenu immobiliers du logis de la Cour de Bretagne en 1885 s’élevait annuellement à la somme globale de 225 francs).
Le couple Deschamps toujours envers Jeanne-Marie Follen contracteront le 20/12/1882 une deuxième dette s’élevant quant à elle à la somme de 1044,58 francs ; monsieur Jean-Louis Deschamps décédera le 27/08/1884 en son autre maison de Dinan sans avoir avec sa femme purgé ses dettes laissant tous ses héritiers porteurs de ces dettes lesquelles en tout et pour tout s’élevaient à la somme globale de 3519,70 francs (Julienne Lemarchand sa femme était pour 1/4 propriétaire de ces dettes son fils Jean-Louis Deschamps vétérinaire rue Tiers à Dinan avec ses deux sœurs Ernestines-Marie et Marie-Joseph possédant eux les autres 3/4 des dettes. Les héritiers Deschamps au regard du revenu locatif annuel du logis se montant seulement à 225 francs renonceront tous quatre à leur propre héritage chacun si endetté).
Le dit jour 21/12/1885, soit plus d’un an après le décès de Jean-Louis Deschamps, l’adjudication du grand logis de la Cour de Bretagne sera mise à prix à 3500 francs la troisième bougie voyant une dernière proposition s’élevant à 3520 francs. A l’extinction de cette dernière bougie Albert-Joseph-Marie Chauchix, alors déjà veuf, sera proclamé adjudicataire du grand logis de la Cour de Bretagne délivrant de suite l’ensemble des dettes; Il délivrera ainsi à sa propre tante Jeanne-Marie Follen, créancière principale de la dite dette Deschamps, la somme de 2130,78 francs, puis la somme de 1117,06 francs à mademoiselle Prual seconde créancière et enfin le surplus de la dette de 71,75 francs à monsieur Durand commis greffier du Tribunal civil de 1ère Instance de Dinan. Ces versements sur le champ exécutés les créanciers consentir quittance définitive à Albert-Joseph-Marie. Lors de l’acquisition
Albert-Joseph-Marie Chauchix ici cité, de son état négociant en vin demeurant au Pont en Lanvallay, entrera par droit d’hérédité directs aussi en la possession des anciens entrepôts de son aïeul Pierre-Follen époux Merel, entrepôts assis sur le talard, entrepôts en lesquels lui même installera sa propre entreprise de marchand de vin. Monsieur Albert-Joseph-Marie Chauchix voit le jour en Lanvallay le 27/07/1846 ; lors de la vente du Logis laquelle sera faite en 1948, vente Pansart-Moy, en les origines de propriété il sera dit que Albert-Joseph-Marie Chauchix de son état était alors négociant en vin … dans la succession de monsieur Albert Chauchix son père, en son vivant négociant en vin demeurant au pont commune de Lanvallay…le même immeuble appartenait à monsieur Albert Chauchix père de madame veuve Lemercier pour avoir été acquis par lui au cours de son veuvage… Celui-ci déjà veuf lorsque de sa propre acquisition du logis laissera pour enfants héritiers une fille et un garçon, à savoir Marie-Joseph-Angèle-Virginie Chauchix la future madame Lemercier et Albert Chauchix de son état avocat. Albert-Joseph-Marie Chauchix leur père décèdera en ce logis le 13/01/1905 veuf de Marie-Angèle Coudert laissant chacun de ses deux enfants héritier pour moitié Marie-Joseph-Angèle-Virginie recevant elle le grand logis de la Cour de Bretagne suivant acte enregistré avec son frère le 03/06/1913. Devenue veuve de Léon-Jean-René Lemercier Marie-Joseph-Angèle-Virginie vendra le 15/09/1945 pour un prix de 25.000,00 francs le dit grand logis à monsieur Gustave-Victor Pinsart de son état maréchal des Logis chef de Gendarmerie à la retraite déjà demeurant au Vieux Pont de Dinan à lanvallay. Trois années après, en 1948, ce même gendarme à la retraite vendra le logis de la Cour de Bretagne à mes propres grand-parents à savoir monsieur Frédéric Moy employé de chemin de fer et madame Marie-Louise-Victorine lambert tous deux demeurant alors au 5 Place de la Cathédrale à Dol possesseur que grand-mère était du bistro de la Cathédrale. En 1948 lors de l’acquisition de cet immeuble par mes grand-parents le RDC avec sa cave pour un revenu annuel de 1000 francs était loué à monsieur Maurice Rollot ; quant à lui le premier étage divisé en deux lots pour le premier de ces deux lots sera loué pour un loyer annuel de 250 francs à madame De Lavigne le second lot lui étant pour 2000,00 francs loué à monsieur Eugène Lemoine ; le deuxième étage étant vacant mes grand-parents y logeront. Estimé en 1835 pour une valeur de 4.000,00 francs, vendu en 1945 pour un montant total de 25.000,00 francs mes grand-parents en 1948 l’achèteront 17.000,00 anciens francs.

Cette maison à pans de bois très longtemps fut une forge en son embats au regard du fait que le chemin la contournant contient en son sol une quantité très importante de « scories » métalliques ; cette activité sera absente en icelle pendant tout le XX siècle celle-ci ayant alors deux logements locatifs tous deux assis sur l’embats.

Remontant cette rue en 1794 vous pouviez apercevoir au plus près de vous, assise elle aussi en son propre cimetière, l’église de ce lieu…  

Notes : (1) Il existe en effet un acte de dénombrement lequel, rédige vers 1660, présente la venue ici en notre prieuré de Dom Floriane celui-ci ayant été choisi pour en être le futur abbé commendataire. Il sera précisé en cet acte que Dom Floriane, docteur en théologie, venait de LA BAILLE de Marmoutier de Tours. Le mot «abbaye » au XVI siècle s’écrivait en effet soit : l’Abbaye soit la Baille.

(2) Seront ainsi sur le port répertoriées 4 barrières, ou 4 octrois; un dans le bas du dit Jerzual, un à l’extrémité du quai en l’actuelle petite vignolette, un en l’entrée de la rue du Four et enfin une dernière barrière en le bas de notre petite rue de l’Abbaye. Il est possible toutefois qu’il y est eu aussi un cinquiesme octroi là où se dresse aujourd’hui le bar des rossignols.

La rue de l’Abbaye vers 1930-40. Jean Urvoy, né en 1898 et mort en 1989, est un peintre-graveur français

Vers 1940.
Dessin d’Yvonne Jean-Haffen  montrant encore existante la dite longue maison assise en la cour de la Croix-verte (ici la première maison à gauche).

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